★ À maîtriser
📌 La communication orale-auditive passe de la bouche à l’audition, tandis que la communication visuelle repose sur une forme concrète ou des actions, notamment les gestes, les expressions faciales et le langage corporel.
Une communication réussie transforme une intention en message codé, transmet ce message par un ou plusieurs médias, le fait percevoir par les sens, puis le décode en signification avant un retour du récepteur devenu émetteur.
Les conditions nécessaires sont:
📌 Un problème de communication peut se situer au niveau du codage, du média de transmission, du décodage, de la réception perceptive ou de facteurs environnementaux produisant du bruit, comme le bruit de fond ou une distance excessive.
Compléments
Intention → codage → transmission → perception → décodage → feedback
★ À maîtriser
La production d’un mot transforme progressivement une intention en parole selon des processus linguistiques puis moteurs organisés hiérarchiquement, dans le modèle en cascade de Levelt (1989) et Van der Merwe (1997).
L’encodage phonologique sélectionne les phonèmes et les syllabes dans le bon ordre et détermine le cadre métrique du mot; pour « éléphant », les phonèmes sont /o/, /l/, /i/, /f/, /a/, /n/, /t/ et le schéma accentuel est fort-faible-faible, avec l’accent sur la première syllabe.
📌 Le plan moteur définit les objectifs spatiaux et temporels des mouvements articulatoires, tandis que le programme moteur prépare les commandes musculaires précises en direction, amplitude, tension et vitesse.
Compléments
Concept → lexique → grammaire → phonologie → planification → programmation → exécution
★ À maîtriser
La compréhension d’un mot parlé transforme le signal acoustique en signification grâce à l’analyse auditive, à la reconnaissance lexicale et au lien avec une représentation sémantique en mémoire à long terme.
Les cellules ciliées internes de la cochlée transforment les vibrations acoustiques en activité neurologique transmise par le nerf auditif et le tronc cérébral jusqu’au cortex auditif des lobes temporaux.
Compléments
📌 L’hémisphère gauche traite surtout les signaux rapidement changeants et brefs de la parole, tandis que l’hémisphère droit traite davantage les informations changeant plus lentement, comme la prosodie.
Signal acoustique → analyse auditive → reconnaissance lexicale → accès au sens
★ À maîtriser
📌 La reconnaissance d’un mot consiste à l’identifier comme un mot connu appartenant au lexique, tandis que sa compréhension consiste à lui associer une représentation sémantique ou un concept. - Ellis en Young, 1998
Compléments
📌 Répéter silencieusement, visualiser et analyser le contenu augmentent l’attention et permettent de maintenir plus longtemps l’information dans la mémoire à court terme, dont la capacité de traitement reste limitée. - Medwetsky, 2011
Analyser → décoder → maintenir
★ À maîtriser
📌 Selon le modèle de Bates, le stade perlocutoire dépend principalement de l’interprétation de l’adulte, le stade illocutoire correspond à une intention communicative de l’enfant et le stade locutoire repose sur l’emploi de signes langagiers conventionnels.
Vers 9 mois, l’enfant commence généralement à communiquer intentionnellement en cherchant à influencer son environnement. - Lichtert, 2004
Entre 12 et 15 mois, l’enfant commence à utiliser des signes conventionnels tels que des mots parlés ou des gestes. - Lichtert, 2004
📌 Le proto-impératif sert à obtenir une action de l’adulte, tandis que le proto-déclaratif sert à attirer l’attention de l’adulte sur un objet ou un événement. - Lichtert, 2004
Compléments
📌 Le « tendre pour de vrai » consiste à atteindre un objet pour le prendre soi-même, tandis que le « tendre comme signal » sert à inciter l’adulte à procurer l’objet à l’enfant. - Bruner, 1983
Pré-intentionnel → intentionnel → symbolique
★ À maîtriser
🔄 Les phases du regard communicatif sont (Lichtert & Vyt, 2005):
À partir d’environ 6 mois, l’enfant utilise le regard de l’adulte comme indice social et attentionnel pour interpréter certaines situations et suivre la direction de son regard. - Lichtert, 2004
À partir de 9 à 10 mois, l’enfant développe une attention visuelle partagée et implique intentionnellement l’adulte pour obtenir de l’aide, partager une expérience ou attirer son attention sur un objet. - Lichtert & Vyt, 2005
Compléments
Face-à-face → objet → attention partagée
★ À maîtriser
Chez le nourrisson, le conduit vocal est environ trois fois plus petit que celui de l’adulte et fonctionne comme un tube unique facilitant la coordination entre respiration, succion et déglutition. - Bernthal et al., 2017
Le babillage est principalement marqué par des consonnes bilabiales et alvéolaires lorsque les mouvements de la langue se différencient, alors que les mois précédents produisent surtout des consonnes postérieures.
La myélinisation progressive des axones et l’expérience sensorimotrice rendent possible vers le sixième mois une maîtrise corticale intentionnelle des mouvements, qui remplace progressivement les réflexes.
Le contrôle des mouvements de parole commence pendant la période prélinguistique avec le jeu vocal entre 4 et 7 mois, puis le babillage entre 7 ou 8 et 12 mois.
Compléments
Maturation anatomique et myélinisation → contrôle moteur de la parole
★ À maîtriser
Le contrôle moteur volontaire apparaît progressivement grâce aux expériences répétées et à l’augmentation de la myélinisation, puis les réflexes sont progressivement inhibés par le contrôle conscient des mouvements.
Les réflexes de succion et de déglutition permettent au nouveau-né de s’alimenter au début de sa vie. - van den Engel-Hoek, 2011
Compléments
Expérience → myélinisation → contrôle moteur volontaire
📌 Le système de feedback utilise les informations sensorielles auditives et somatosensorielles pour comparer la production à une cible et la corriger, tandis que le système feedforward produit automatiquement les mouvements à partir de prédictions et de la mémoire motrice.
Le modèle DIVA signifie « Directions Into Velocities of Articulators » et décrit l’interaction entre les mouvements de parole, les informations auditives et les informations somatosensorielles. - Waelkens, Spraakontwikkelingsdyspraxie, 2017
Dans la première phase du modèle DIVA, le bébé produit des articulations, associe leurs conséquences motrices, auditives et somatosensorielles, puis stabilise progressivement les routes correspondantes par la répétition.
Le babillage canonique apparaît vers six à huit mois, reste globalement similaire dans le monde entier et n’est pas encore spécifique à une langue ni associé à une signification.
Pendant la phase d’imitation, l’enfant compare le signal auditif produit avec la cible auditive, corrige son geste si une erreur est détectée, puis actualise sa mémoire des codes de parole.
Feedback corrige ; feedforward automatise
★ À maîtriser
📌 Les quatre erreurs articulatoires perceptibles sont l’omission, qui supprime un son, la substitution, qui le remplace, la distorsion, qui le déforme, et l’addition, qui ajoute un son.
Compléments
À un an, l’inventaire consonantique des enfants étudiés comporte en moyenne 4,4 consonnes, avec une médiane de 4 et une étendue de 0 à 16 ; les consonnes typiques sont /m/, /d/, /b/ et /n/.
Les erreurs articulatoires évoluent généralement avec l’âge : les omissions prédominent vers trois ans, puis les substitutions augmentent avant que les distorsions deviennent plus fréquentes.
OSDA : omission, substitution, distorsion, addition
★ À maîtriser
📌 Le backing déplace l’articulation vers l’arrière de la bouche, tandis que le fronting la déplace vers l’avant ; par exemple, « toe » devient « koe » dans le backing et « ik ga » devient « it ta » dans le fronting.
Compléments
Le stopping remplace une fricative par une explosive, comme lorsque « soep » devient « toep », tandis que le devoicing remplace une consonne voisée par une consonne non voisée, comme lorsque « boom » devient « poom ».
Dans la réduction de groupe consonantique, « bloem » peut devenir « boem », tandis que dans l’épenthèse, « kerk » peut devenir « kerek ».
Initiale → finale → médiale
★ À maîtriser
Dans une réduction de groupe consonantique, une suite de deux ou trois consonnes est réduite à une ou deux consonnes, comme lorsque « bloem » devient « boem » ou « strik » devient « stik » ou « tik ».
La délétion de la consonne finale consiste à supprimer la consonne finale d’un mot, comme lorsque « boot » devient « boo » ou « bal » devient « ba » ; ce processus s’éteint entre 3 et 4 ans et ne se manifeste plus après 4 ans.
📌 L’assimilation modifie partiellement ou totalement un son sous l’influence d’un son voisin ; elle peut être progressive lorsque le premier son influence le suivant, comme « tafel » devenu « tatel », ou régressive lorsque le son suivant influence le précédent, comme « tafel » devenu « fafel ».
Compléments
L’épenthèse consiste à ajouter un schwa entre deux consonnes, comme dans « kerek » pour « kerk » ou « melek » pour « melk ».
La métathèse consiste à modifier l’ordre des consonnes dans un mot ou une syllabe, comme lorsque « hesp » devient « heps ».
La réduction simplifie la forme syllabique, tandis que l’assimilation modifie un son sous l’influence d’un autre.
★ À maîtriser
📌 Les disfluences langagières concernent la recherche des mots ou la formulation des phrases, tandis que les disfluences de parole concernent la production motrice des sons par le cerveau, les muscles et la bouche.
Les disfluences normales comprennent notamment:
Les disfluences atypiques comprennent: la répétition de mots monosyllabiques, la répétition partielle d’un son ou d’une syllabe, les prolongations, les blocages, les mots interrompus sous l’effet d’une tension
Le bégaiement est associé à la présence persistante ou fréquente de disfluences de parole atypiques, et non à la seule présence de disfluences normales.
Compléments
Les disfluences normales concernent surtout les frontières entre mots, les disfluences atypiques perturbent les mots eux-mêmes.
★ À maîtriser
📌 Le critère de trois à cinq disfluences atypiques pour 100 syllabes, ou de trois disfluences atypiques pour 100 mots selon certaines études, aide à distinguer les enfants qui bégaient de ceux qui ne bégaient pas.
📌 La neuroplasticité élevée du jeune enfant et l’efficacité supérieure des traitements du bégaiement avant 6 ans justifient une intervention précoce plutôt qu’une attente prolongée du rétablissement spontané.
Les modèles multifactoriels regroupent quatre composantes:
La structure de l’interaction dépend de:
Compléments
Neuroplasticité précoce → traitement plus efficace ; attendre trop longtemps augmente les risques.
★ À maîtriser
Une exposition prolongée à un son inférieur à 75 dB(A) est probablement sans danger auditif, tandis que le risque augmente lorsque l’intensité ou la durée d’exposition augmente.
Une exposition à 80 dB(A) peut durer 8 heures par jour, et chaque augmentation de 3 dB réduit de moitié la durée d’exposition considérée comme sûre.
📌 Le traumatisme acoustique résulte d’une exposition unique à un son impulsionnel très intense et entraîne un déplacement permanent du seuil auditif, tandis que la perte auditive induite par le bruit résulte d’expositions répétées et prolongées à des sons nocifs.
La perte auditive induite par le bruit commence souvent par une atteinte des hautes fréquences, située entre 3000 et 6000 Hz, avec une encoche caractéristique autour de 4000 Hz.
Une perte auditive temporaire peut récupérer en environ 16 à 48 heures après l’éloignement de la situation sonore dangereuse, mais des expositions répétées avec peu de récupération peuvent entraîner une perte permanente.
Compléments
Son trop intense ou trop long → déplacement temporaire du seuil → risque de perte auditive permanente.
★ À maîtriser
📌 La perte auditive induite par le bruit peut être totalement évitée, mais aucune guérison n’est actuellement possible (Royster 2017).
Les effets sanitaires comprennent (Engels, 2017): des acouphènes, une hyperacousie, une augmentation de la fréquence cardiaque, une augmentation de la fréquence respiratoire, une augmentation de la pression artérielle, des troubles digestifs, des difficultés de sommeil, une diminution de l’attention et des problèmes de concentration
Dans le modèle CAALM, le son fort provoque d’abord un inconfort et des bénéfices, puis l’adaptation auditive réduit l’inconfort et produit une tolérance au son fort; le conditionnement et l’acculturation renforcent ensuite l’attrait pour cette musique.
Compléments
Les bénéfices associés à la musique forte sont:
L’organe de l’équilibre est stimulé par des sons de 100 à 300 Hz à des niveaux supérieurs à 90 dBA, ce qui peut favoriser l’envie de bouger sur la musique.
Son trop fort → adaptation → tolérance → recherche de bénéfices
★ À maîtriser
📌 Lorsqu’un apprenant rencontre un son absent de sa langue maternelle, il tend à le remplacer par le son de sa langue qui lui ressemble le plus, comme le /θ/ anglais de « think », souvent remplacé par /t/, /d/, /s/ ou /z/ par les néerlandophones.
📌 Le dialecte est une variété parlée dans une région qui diffère de la langue standard par la prononciation, le vocabulaire et la grammaire, tandis que la tussentaal se situe entre la langue standard et le dialecte et diffère notamment par le choix des mots, la syntaxe et la prononciation.
Compléments
Les grands domaines dialectaux sont:
Les adultes néerlandophones produisent en moyenne 7 à 8 syllabes par seconde, soit 14 à 16 sons de parole par seconde (Stes, 1997).
Standardtaal : neutralité ; dialecte : ancrage régional ; tussentaal : entre les deux
Les jeunes produisent davantage d’erreurs sémantiquement liées, tandis que les personnes âgées présentent davantage de problèmes d’accès aux représentations lexicales (Goral, 2004).
Dans l’étude d’Eggers et Elen (2018), le sexe ne modifie pas le nombre total de disfluences, tandis que l’âge influence le nombre et le type de disfluences; les enfants de 3;00 à 7;11 ans en produisent significativement davantage que les autres groupes. - Eggers & Elen, Spraakonvloeiendheden bij personen die niet stotteren (3 – 82 jaar). Invloed van geslacht en leeftijd
La phonation nécessite un flux d’air expiré passant entre les plis vocaux et une pression sous-glottique suffisante, produite par les muscles respiratoires du thorax, de l’abdomen et du dos.
Le type respiratoire costo-abdominal est considéré comme le plus adapté à la parole et au chant; il associe la contraction du diaphragme et le mouvement latéral des côtes inférieures à l’inspiration, puis une relaxation partielle suivie d’une contraction abdominale à l’expiration.
Lors de la parole, l’inspiration est rapide et se fait souvent par la bouche, tandis que l’expiration peut durer jusqu’à 20 fois plus longtemps que l’inspiration et devient active grâce aux contractions musculaires.
📐 Formule - La fréquence fondamentale moyenne est d’environ chez l’homme adulte et chez la femme adulte.
📌 Le registre modal implique la vibration complète des plis vocaux et constitue le mode normal de la parole, tandis que le registre falsetto implique des plis fortement tendus dont seule la partie supérieure vibre.
L’intensité vocale augmente lorsque la compression médiale des plis vocaux, liée à l’activité des muscles adducteurs, s’associe à une pression sous-glottique plus élevée.
L’intensité de la voix peut varier d’environ 40 dB pour une voix très douce à 110 dB pour une voix très forte, tandis que l’intensité conversationnelle moyenne est d’environ 65 dB.
📌 L’hypernasalité survient lorsqu’une résonance nasale apparaît à tort pendant les voyelles et consonnes orales, tandis que l’hyponasalité correspond à l’absence de résonance nasale attendue pour les consonnes nasales.
🔄 L’évolution initiale de la voix suit plusieurs étapes:
🔄 La mutation vocale se déroule en trois phases : (Stes, 1994):
Pendant la mutation, la fréquence de la voix parlée des garçons diminue d’environ huit demi-tons, passant d’environ 268 Hz à 173 Hz, tandis que la baisse est beaucoup moins marquée chez les filles.
Le sexe ne modifie pas le nombre total ; l’âge le modifie
| Étape | Fonction | Difficulté possible |
|---|---|---|
| Codage | Transformer une intention en message | Trouble du langage |
| Transmission | Faire circuler le signal par un média | Bruit ou distance |
| Perception | Recevoir le signal par les sens | Déficience auditive ou visuelle |
| Décodage | Comprendre la signification | Trouble de compréhension |
| Stade | Période | Caractéristique |
|---|---|---|
| Perlocutoire | 0–9 ou 12 mois | Le sens est surtout attribué par l’adulte |
| Illocutoire | Dès 9–10 mois | L’enfant communique intentionnellement |
| Locutoire | Dès 12–15 mois | L’enfant utilise des signes conventionnels |
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