QCM : Communication, voix et audition (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit le mieux la communication humaine ?

Un échange alterné de significations entre un émetteur et un récepteur
Une production de sons destinée à être perçue par l’audition
Une expression individuelle sans interprétation par un interlocuteur
Une transmission linéaire d’informations depuis une seule personne

Un échange alterné de significations entre un émetteur et un récepteur

Explication

La communication humaine implique un échange de significations entre au moins deux personnes qui alternent les rôles d’émetteur et de récepteur. La production de sons relève plus précisément de la communication orale-auditive et ne couvre pas toutes les formes de communication humaine.

2. Quelle distinction caractérise la communication orale-auditive et la communication visuelle ?

La première dépend des expressions faciales, tandis que la seconde passe par l’audition
La première transmet des significations, tandis que la seconde ne permet pas d’interaction
La première utilise le son, tandis que la seconde repose sur des formes ou des actions
La première repose sur des gestes, tandis que la seconde utilise les vibrations sonores

La première utilise le son, tandis que la seconde repose sur des formes ou des actions

Explication

La communication orale-auditive passe de la bouche à l’audition, alors que la communication visuelle s’appuie notamment sur les gestes, les expressions faciales et le langage corporel. Les gestes et les expressions faciales ne constituent donc pas le canal oral-auditif.

3. Dans quel ordre général se déroule une communication réussie ?

Transmission, décodage, intention, perception, codage, puis retour
Perception, intention, décodage, transmission, codage, puis réponse
Intention, codage du message, transmission, perception, décodage, puis retour
Codage, perception, intention, décodage, transmission, puis interprétation

Intention, codage du message, transmission, perception, décodage, puis retour

Explication

Le processus commence par une intention transformée en message codé, puis transmise et perçue avant d’être décodée en signification, ce qui permet un retour. La perception et le décodage interviennent donc après la transmission, et non avant la formulation de l’intention.

4. Une personne entend mal un message parce qu’un bruit de fond important couvre la voix du locuteur. À quel niveau le problème se situe-t-il principalement ?

Dans le décodage, qui attribue une signification au message perçu
Dans le codage, qui transforme l’intention en message linguistique
Dans l’environnement, qui introduit un bruit lors de la transmission
Dans la réception perceptive, qui analyse les informations déjà transmises

Dans l’environnement, qui introduit un bruit lors de la transmission

Explication

Le bruit de fond est un facteur environnemental qui perturbe la transmission du message en produisant du bruit. Le codage et le décodage concernent respectivement la formulation et l’interprétation du message, tandis que la difficulté décrite vient de l’environnement.

5. Qu’est-ce que la conceptualisation dans la production de la parole ?

L’organisation grammaticale de mots déjà choisis pour former une phrase
La préparation des commandes musculaires destinées aux organes de la parole
La formation d’une intention ou d’une idée préverbale avant sa mise en forme linguistique
La sélection des phonèmes et des syllabes nécessaires à la réalisation d’un mot

La formation d’une intention ou d’une idée préverbale avant sa mise en forme linguistique

Explication

La conceptualisation forme le concept ou l’intention que le locuteur veut transmettre avant qu’une forme linguistique soit déterminée. L’organisation grammaticale et la sélection des phonèmes interviennent à des étapes ultérieures de la production.

6. Quel rôle le lexique joue-t-il dans la production de la parole ?

Il transforme directement les commandes musculaires en mouvements articulatoires coordonnés
Il conserve les mots, leurs significations et leurs relations pour sélectionner le lexème approprié
Il organise les vibrations acoustiques afin de permettre la reconnaissance des mots entendus
Il détermine la position de chaque organe pendant l’exécution des gestes de parole

Il conserve les mots, leurs significations et leurs relations pour sélectionner le lexème approprié

Explication

Le lexique est une mémoire des mots, de leurs significations et de leurs relations; il permet de choisir le lexème correspondant au concept visé. Les mouvements articulatoires et l’analyse des sons appartiennent à la production motrice ou à la compréhension, non au rôle du lexique.

7. Que détermine l’encodage phonologique lors de la production d’un mot ?

Les commandes musculaires précises concernant la tension et la vitesse
Les phonèmes, les syllabes dans leur ordre et le cadre métrique du mot
Les objectifs spatiaux des mouvements et la trajectoire des articulateurs
Le concept communicatif, l’intention du locuteur et le thème de l’énoncé

Les phonèmes, les syllabes dans leur ordre et le cadre métrique du mot

Explication

L’encodage phonologique sélectionne les phonèmes et les syllabes dans le bon ordre et établit le cadre métrique, notamment l’accentuation. Les objectifs articulatoires et les commandes musculaires relèvent respectivement du plan moteur et du programme moteur.

8. Quelle différence oppose le plan moteur au programme moteur dans la production de la parole ?

Le plan fixe les objectifs des mouvements, tandis que le programme prépare les commandes musculaires précises
Le plan analyse les sons entendus, tandis que le programme identifie leur signification
Le plan sélectionne les mots, tandis que le programme construit le concept à communiquer
Le plan choisit les phonèmes, tandis que le programme établit le cadre métrique du mot

Le plan fixe les objectifs des mouvements, tandis que le programme prépare les commandes musculaires précises

Explication

Le plan moteur définit les objectifs spatiaux et temporels des mouvements articulatoires, tandis que le programme moteur prépare les commandes musculaires nécessaires à leur réalisation. La sélection des mots et des phonèmes appartient à des étapes linguistiques antérieures.

9. Quelles étapes permettent de transformer un mot parlé en signification ?

La reconnaissance d’une langue, la répétition du signal et la production d’une réponse
L’analyse auditive, la reconnaissance lexicale et l’accès à une représentation sémantique
La perception visuelle, la sélection lexicale et la préparation des mouvements
La planification motrice, la programmation musculaire et l’exécution articulatoire

L’analyse auditive, la reconnaissance lexicale et l’accès à une représentation sémantique

Explication

La compréhension d’un mot parlé repose sur l’analyse du signal acoustique, sa reconnaissance lexicale et son association avec une représentation sémantique en mémoire à long terme. Reconnaître la langue ou la forme sonore ne suffit pas à accéder au sens.

10. Quel rôle les cellules ciliées internes de la cochlée jouent-elles dans la compréhension de la parole ?

Elles convertissent les vibrations acoustiques en activité neurologique transmise vers le cortex auditif
Elles distinguent principalement la prosodie grâce au traitement des informations lentes
Elles analysent la signification des mots et activent les représentations sémantiques en mémoire
Elles produisent les commandes musculaires qui coordonnent les mouvements de la parole

Elles convertissent les vibrations acoustiques en activité neurologique transmise vers le cortex auditif

Explication

Les cellules ciliées internes transforment les vibrations acoustiques en activité neurologique, ensuite acheminée par les voies auditives jusqu’au cortex auditif. L’analyse des sons et l’interprétation linguistique relèvent d’étapes ultérieures, notamment au niveau cortical.

11. Que désigne le décodage lexical lors de la compréhension d’un mot parlé ?

La conversion des vibrations de l’air en activité neurologique dans la cochlée
La mise en relation des informations acoustiques avec des représentations lexicales stockées en mémoire
La transformation d’une intention communicative en séquence de phonèmes articulés
La détermination des objectifs spatiaux et temporels des mouvements de parole

La mise en relation des informations acoustiques avec des représentations lexicales stockées en mémoire

Explication

Le décodage lexical met en relation les informations acoustiques analysées avec des représentations phonologiques, morphosyntaxiques et sémantiques conservées en mémoire à long terme. La conversion cochléaire concerne la réception auditive, tandis que la planification des mouvements appartient à la production de la parole.

12. Quelle opération caractérise le décodage lexical lors du traitement de la parole ?

Il mesure les seules propriétés acoustiques du signal sans accéder aux représentations lexicales.
Il compare les signaux entrants aux représentations lexicales stockées et relie le son aux formes linguistiques.
Il transforme directement les sons entendus en concepts sans passer par des représentations phonologiques.
Il maintient les sons dans la mémoire de travail sans les mettre en relation avec le lexique mental.

Il compare les signaux entrants aux représentations lexicales stockées et relie le son aux formes linguistiques.

Explication

Le décodage lexical compare les patrons neuroélectriques entrants aux représentations lexicales de la mémoire à long terme et les relie aux informations phonologiques, morphosyntaxiques et sémantiques. L’analyse auditive, en revanche, se limite à l’identification des caractéristiques sonores.

13. Quelle distinction décrit correctement la reconnaissance et la compréhension d’un mot ?

Reconnaître un mot consiste à analyser ses phonèmes, tandis que le comprendre consiste à vérifier sa présence dans le lexique.
Reconnaître un mot consiste à l’identifier comme connu, tandis que le comprendre consiste à lui associer un concept.
Reconnaître un mot consiste à en saisir le concept, tandis que le comprendre consiste à repérer sa forme sonore.
Reconnaître un mot consiste à le répéter correctement, tandis que le comprendre consiste à mémoriser sa prononciation.

Reconnaître un mot consiste à l’identifier comme connu, tandis que le comprendre consiste à lui associer un concept.

Explication

La reconnaissance établit qu’un élément appartient au lexique connu, alors que la compréhension lui associe une représentation sémantique. Une personne peut donc reconnaître un mot étranger sans en comprendre le sens.

14. Que se passe-t-il lorsqu’une représentation linguistique activée devient consciente dans la mémoire de travail ?

L’information consciente devient illimitée lorsque les représentations lexicales sont correctement activées.
L’information consciente disparaît immédiatement dès que le signal acoustique cesse d’être présenté.
L’information consciente peut être maintenue pendant environ deux secondes sans soutien attentionnel.
L’information consciente reste disponible plusieurs minutes grâce à l’activation de la mémoire à long terme.

L’information consciente peut être maintenue pendant environ deux secondes sans soutien attentionnel.

Explication

L’activation des représentations en mémoire à long terme permet à l’information d’accéder à la perception consciente dans la mémoire de travail, où elle dure environ deux secondes sans maintien attentionnel. La mémoire à long terme contribue à l’activation, mais ne rend pas la durée consciente illimitée.

15. Quelle association entre les stades de Bates et leurs caractéristiques est correcte ?

Le perlocutoire exprime une intention enfantine, l’illocutoire dépend de l’interprétation adulte et le locutoire précède toute intention communicative.
Le perlocutoire coordonne un objet partagé, l’illocutoire repose sur des mots parlés et le locutoire correspond aux réactions de l’adulte.
Le perlocutoire utilise des signes conventionnels, l’illocutoire concerne les sons sans intention et le locutoire dépend des interprétations parentales.
Le perlocutoire dépend de l’interprétation adulte, l’illocutoire exprime une intention enfantine et le locutoire utilise des signes conventionnels.

Le perlocutoire dépend de l’interprétation adulte, l’illocutoire exprime une intention enfantine et le locutoire utilise des signes conventionnels.

Explication

Dans le modèle de Bates, le stade perlocutoire est principalement construit par l’interprétation de l’adulte, le stade illocutoire implique une intention de l’enfant et le stade locutoire repose sur des signes conventionnels. Confondre le perlocutoire et l’illocutoire revient à attribuer trop tôt une intention propre à l’enfant.

16. À quel moment l’enfant commence-t-il généralement à communiquer intentionnellement pour influencer son environnement ?

Vers 18 mois, lorsque son vocabulaire parlé devient suffisamment étendu pour guider ses interactions.
Vers 9 mois, lorsque ses conduites commencent à viser intentionnellement une influence sur l’environnement.
Entre 12 et 15 mois, au moment où apparaissent les premiers signes langagiers conventionnels.
Dès la naissance, lorsque ses réactions réflexes modifient déjà systématiquement le comportement des adultes.

Vers 9 mois, lorsque ses conduites commencent à viser intentionnellement une influence sur l’environnement.

Explication

La communication intentionnelle apparaît généralement vers 9 mois, lorsque l’enfant cherche à agir sur son environnement. Les signes conventionnels, comme les mots ou certains gestes, commencent plutôt entre 12 et 15 mois.

17. Quand l’enfant commence-t-il généralement à employer des signes conventionnels comme des mots ou des gestes ?

Après 18 mois, lorsque les premières combinaisons de mots rendent les gestes conventionnels inutiles.
Entre 12 et 15 mois, avec l’apparition progressive de mots parlés ou de gestes conventionnels.
Vers 9 mois, au moment où apparaît la communication intentionnelle dirigée vers l’environnement.
Vers 6 mois, lorsque l’enfant commence à suivre le regard de l’adulte dans les interactions.

Entre 12 et 15 mois, avec l’apparition progressive de mots parlés ou de gestes conventionnels.

Explication

L’emploi de signes conventionnels commence généralement entre 12 et 15 mois et peut inclure des mots parlés ou des gestes. La communication intentionnelle apparaît plus tôt, vers 9 mois, mais elle ne suppose pas encore ces signes conventionnels.

18. Quelle différence fonctionnelle distingue le proto-impératif du proto-déclaratif ?

Le proto-impératif exprime une émotion, tandis que le proto-déclaratif sert à produire un mot conventionnel.
Le proto-impératif attire l’attention sur un objet, tandis que le proto-déclaratif vise à obtenir une action de l’adulte.
Le proto-impératif vise à obtenir une action, tandis que le proto-déclaratif attire l’attention sur un objet ou un événement.
Le proto-impératif correspond à une imitation adulte, tandis que le proto-déclaratif consiste à prendre un objet soi-même.

Le proto-impératif vise à obtenir une action, tandis que le proto-déclaratif attire l’attention sur un objet ou un événement.

Explication

Le proto-impératif sert à demander ou provoquer une action de l’adulte, alors que le proto-déclaratif sert à partager l’attention de l’adulte envers un objet ou un événement. La différence porte donc sur le but communicatif du geste.

19. Quelle séquence décrit l’évolution du regard communicatif chez le jeune enfant ?

L’orientation vers les objets précède les échanges face à face, puis les réactions réflexes au visage humain.
L’attention visuelle partagée précède les échanges face à face, puis l’orientation individuelle vers les objets.
Les échanges face à face précèdent l’orientation vers les objets, puis l’attention visuelle partagée.
Les échanges face à face et l’attention partagée apparaissent ensemble avant toute orientation vers les objets.

Les échanges face à face précèdent l’orientation vers les objets, puis l’attention visuelle partagée.

Explication

Le regard communicatif évolue des protoconversations face à face vers l’orientation de l’attention vers les objets, puis vers la coordination visuelle du partenaire et de l’objet. L’attention partagée représente donc une étape de coordination plus élaborée que le simple face-à-face.

20. Comment l’enfant utilise-t-il généralement le regard de l’adulte à partir d’environ 6 mois ?

Il coordonne déjà systématiquement l’adulte et un objet pour partager intentionnellement une expérience.
Il l’utilise principalement pour produire des signes conventionnels et demander verbalement un objet précis.
Il s’en sert comme indice social et attentionnel pour interpréter des situations et suivre la direction du regard.
Il détourne son regard du visage adulte afin de réserver son attention aux objets présents dans l’environnement.

Il s’en sert comme indice social et attentionnel pour interpréter des situations et suivre la direction du regard.

Explication

À partir d’environ 6 mois, l’enfant peut utiliser le regard adulte comme information sociale et attentionnelle, notamment pour suivre sa direction. La coordination intentionnelle d’un adulte et d’un objet caractérise plutôt l’attention visuelle partagée qui se développe vers 9 ou 10 mois.

21. Que caractérise le développement de l’attention visuelle partagée vers 9 ou 10 mois ?

L’enfant interprète le regard adulte comme un indice social, sans encore tenter d’agir sur l’attention de son partenaire.
L’enfant commence à préférer le visage humain et à suivre ses mouvements sans chercher à coordonner les attentions.
L’enfant emploie principalement des mots conventionnels pour désigner des objets sans solliciter la participation adulte.
L’enfant implique intentionnellement l’adulte pour obtenir de l’aide, partager une expérience ou attirer son attention sur un objet.

L’enfant implique intentionnellement l’adulte pour obtenir de l’aide, partager une expérience ou attirer son attention sur un objet.

Explication

Vers 9 ou 10 mois, l’enfant coordonne intentionnellement son attention avec celle de l’adulte afin d’obtenir de l’aide, de partager une expérience ou de montrer un objet. Le suivi du regard comme indice social apparaît plus tôt, autour de 6 mois, sans constituer encore cette coordination intentionnelle.

22. Quel ensemble décrit correctement les composantes du système phonatoire ?

Le cerveau, le cervelet, le larynx et les muscles respiratoires
Les poumons, le larynx, les cavités de résonance et les organes articulatoires
Les cordes vocales, les dents, le pharynx et les nerfs auditifs
Les poumons, la langue, le cortex moteur et les cavités nasales

Les poumons, le larynx, les cavités de résonance et les organes articulatoires

Explication

Le système phonatoire associe le flux d’air produit par les poumons, le larynx et les cordes vocales, les cavités de résonance ainsi que les organes articulatoires. Les cavités de résonance modifient le signal, tandis que les organes articulatoires façonnent le flux d’air pour produire les sons.

23. Pourquoi le conduit vocal du nourrisson est-il particulièrement adapté aux premières fonctions vitales ?

Parce qu’il est long et compartimenté pour favoriser une parole riche en contrastes
Parce qu’il est large et rigide pour stabiliser les mouvements rapides de la langue
Parce qu’il est séparé en plusieurs conduits coordonnant l’audition et la phonation
Parce qu’il est court et forme un tube unique facilitant la respiration, la succion et la déglutition

Parce qu’il est court et forme un tube unique facilitant la respiration, la succion et la déglutition

Explication

Le conduit vocal du nourrisson est environ trois fois plus petit que celui de l’adulte et fonctionne comme un tube unique, ce qui facilite la coordination entre respiration, succion et déglutition. L’organisation adulte est davantage adaptée à une parole différenciée.

24. Quelles consonnes caractérisent principalement le babillage lorsque les mouvements de la langue commencent à se différencier ?

Des consonnes bilabiales et alvéolaires
Des consonnes exclusivement vocaliques et nasales
Des consonnes principalement pharyngales et uvulaires
Des consonnes principalement vélaires et glottales

Des consonnes bilabiales et alvéolaires

Explication

Lorsque les mouvements de la langue se différencient, le babillage est principalement marqué par des consonnes bilabiales et alvéolaires. Les périodes précédentes comportent davantage de consonnes postérieures.

25. Quel changement permet vers le sixième mois une maîtrise intentionnelle des mouvements de parole ?

L’augmentation du débit respiratoire rend les mouvements laryngés indépendants
La myélinisation progressive et l’expérience sensorimotrice remplacent progressivement les réflexes
La croissance des dents déclenche directement la sélection consciente des gestes
La maturation des cavités de résonance transforme les réflexes en sons articulés

La myélinisation progressive et l’expérience sensorimotrice remplacent progressivement les réflexes

Explication

La myélinisation progressive des axones, combinée à l’expérience sensorimotrice, permet vers le sixième mois une maîtrise corticale intentionnelle des mouvements. Cette maîtrise prend progressivement le relais des réponses réflexes, plutôt que de dépendre de la croissance dentaire ou respiratoire.

26. Que désigne la myélinisation dans le développement du contrôle moteur ?

La croissance des cavités vocales, qui améliore la résonance des productions
La répétition de réponses réflexes, qui renforce les muscles impliqués dans la parole
La formation progressive de myéline autour des axones, qui accélère la conduction nerveuse
La transformation des sons entendus en gestes articulatoires adaptés au contexte

La formation progressive de myéline autour des axones, qui accélère la conduction nerveuse

Explication

La myélinisation est la formation progressive d’une gaine de myéline autour des axones, ce qui améliore la communication entre les cellules nerveuses et accélère la conduction. Les réflexes correspondent à des réponses motrices et non à la formation d’une gaine nerveuse.

27. Comment le contrôle moteur volontaire se développe-t-il progressivement chez le jeune enfant ?

La croissance du conduit vocal transforme directement les réponses réflexes en gestes intentionnels
La maturation respiratoire supprime les mouvements appris et privilégie les réponses automatiques
Les expériences répétées et la myélinisation favorisent le contrôle conscient, qui inhibe progressivement les réflexes
Les réflexes se renforcent avec la répétition jusqu’à produire des actions conscientes et sélectionnées

Les expériences répétées et la myélinisation favorisent le contrôle conscient, qui inhibe progressivement les réflexes

Explication

Le contrôle moteur volontaire apparaît grâce aux expériences répétées et à l’augmentation de la myélinisation, puis le contrôle conscient inhibe progressivement les réflexes. Les réflexes restent des réponses automatiques, distinctes de la sélection volontaire d’une action.

28. Quelle fonction les réflexes de succion et de déglutition remplissent-ils chez le nouveau-né ?

Ils lui permettent de sélectionner consciemment des gestes articulatoires
Ils lui permettent d’associer les sons entendus à des significations lexicales
Ils lui permettent de produire des mots différenciés dès la naissance
Ils lui permettent de s’alimenter au début de sa vie

Ils lui permettent de s’alimenter au début de sa vie

Explication

Les réflexes de succion et de déglutition permettent au nouveau-né de s’alimenter au début de sa vie. Ils constituent des réponses automatiques liées aux fonctions vitales, et non des comportements de parole volontaire.

29. Quelle opposition décrit correctement les systèmes de feedback et de feedforward dans le modèle DIVA ?

Le feedback inhibe les mouvements appris, tandis que le feedforward remplace les informations auditives par des réflexes
Le feedback corrige une production à partir d’informations sensorielles, tandis que le feedforward déclenche un geste prédit et automatisé
Le feedback produit les gestes articulatoires, tandis que le feedforward mesure leurs conséquences somatosensorielles
Le feedback planifie une production grâce à la mémoire, tandis que le feedforward compare le son produit à une cible

Le feedback corrige une production à partir d’informations sensorielles, tandis que le feedforward déclenche un geste prédit et automatisé

Explication

Le feedback compare la production à une cible grâce aux informations auditives et somatosensorielles, puis corrige une erreur actuelle. Le feedforward s’appuie sur des prédictions et la mémoire motrice pour produire automatiquement les mouvements.

30. Que signifie l’acronyme DIVA et que décrit ce modèle ?

« Dynamic Integration of Vocal Actions », un modèle de planification syntaxique des phrases
« Development of Internal Verbal Associations », un modèle de compréhension du langage oral
« Direct Interaction of Voice and Audition », un modèle de perception des sons de la parole
« Directions Into Velocities of Articulators », un modèle du contrôle moteur de la parole

« Directions Into Velocities of Articulators », un modèle du contrôle moteur de la parole

Explication

DIVA signifie « Directions Into Velocities of Articulators » et décrit l’interaction entre les mouvements de parole, les informations auditives et les informations somatosensorielles. Il porte sur le contrôle moteur de la parole, tandis que le modèle de Levelt concerne notamment sa planification et sa programmation.

31. Que se passe-t-il pendant la première phase du modèle DIVA ?

Le bébé mémorise des significations lexicales avant d’exécuter des mouvements articulatoires variés
Le bébé produit des articulations, associe leurs conséquences sensorielles et stabilise les routes par la répétition
L’enfant compare des mots adultes à ses productions et corrige immédiatement leur structure grammaticale
L’enfant imite des phrases entendues et remplace progressivement les gestes par des représentations écrites

Le bébé produit des articulations, associe leurs conséquences sensorielles et stabilise les routes par la répétition

Explication

Dans la première phase, le bébé produit des articulations, associe leurs conséquences motrices, auditives et somatosensorielles, puis stabilise progressivement les routes correspondantes grâce à la répétition. Cette étape concerne l’établissement de liens sensorimoteurs, et non encore la comparaison grammaticale de mots adultes.

32. Comment l’enfant apprend-il à ajuster sa production pendant la phase d’imitation du modèle DIVA ?

Il compare le signal produit à la cible auditive, corrige son geste puis actualise sa mémoire des codes de parole
Il répète un geste sans contrôle sensoriel, puis remplace la mémoire auditive par une réponse réflexe
Il associe chaque production à un geste communicatif, puis attend la maturation des organes articulatoires
Il sélectionne une signification lexicale, puis modifie la longueur du conduit vocal pour l’exprimer

Il compare le signal produit à la cible auditive, corrige son geste puis actualise sa mémoire des codes de parole

Explication

Pendant l’imitation, l’enfant compare le signal auditif produit avec la cible, corrige son geste lorsqu’une erreur est détectée et actualise sa mémoire des codes de parole. Le processus repose donc sur une boucle de comparaison et de correction, plutôt que sur la répétition dépourvue de contrôle sensoriel.

33. Que mesure l’indice d’intelligibilité dans un échantillon spontané de parole ?

Le nombre de consonnes produites correctement par l’enfant
La proportion de phrases contenant une voyelle correctement articulée
La fréquence des erreurs relevées dans chaque position syllabique
Le pourcentage de mots compris de manière fiable par le transcripteur

Le pourcentage de mots compris de manière fiable par le transcripteur

Explication

L’indice d’intelligibilité correspond à la proportion de mots qu’un transcripteur peut comprendre de façon fiable. Il dépend donc de la compréhension de l’auditeur, contrairement à la production articulatoire, qui décrit les capacités de l’enfant.

34. Quel niveau d’intelligibilité est attendu chez un enfant de trois ans typiquement développé pour des personnes qui ne le connaissent pas ?

Environ 15 à 35 %
Environ 40 à 65 %
Environ 93 à 100 %
Environ 70 à 95 %

Environ 70 à 95 %

Explication

À trois ans, un enfant typiquement développé est compris par des inconnus dans une proportion d’environ 70 à 95 %. La fourchette de 93 à 100 % correspond plutôt à l’intelligibilité attendue vers quatre ans.

35. Un enfant produit un son déformé, sans le supprimer ni le remplacer : quelle erreur articulatoire observe-t-on ?

Une substitution
Une addition
Une distorsion
Une omission

Une distorsion

Explication

Une distorsion modifie la qualité d’un son sans le supprimer ni lui substituer un autre son. L’omission supprime un son, la substitution le remplace et l’addition en introduit un nouveau.

36. Quelle progression décrit le mieux l’acquisition des structures vocaliques et consonantiques chez l’enfant ?

Les groupes de deux consonnes précèdent les diphtongues, puis les groupes de trois consonnes
Les groupes de deux et trois consonnes sont acquis avant les voyelles et les diphtongues
Les groupes de trois consonnes précèdent les voyelles, puis les groupes de deux consonnes
Les voyelles et diphtongues précèdent les groupes de deux consonnes, puis ceux de trois consonnes

Les voyelles et diphtongues précèdent les groupes de deux consonnes, puis ceux de trois consonnes

Explication

Les voyelles et les diphtongues sont généralement acquises avant trois ans, les groupes de deux consonnes vers six ans et ceux de trois consonnes plus tard. Les autres propositions inversent cette progression développementale.

37. Pourquoi l’enfant utilise-t-il des processus phonologiques lorsqu’il produit certains mots ?

Pour distinguer les consonnes acquises des voyelles encore absentes
Pour augmenter volontairement le nombre de syllabes dans les mots
Pour remplacer les mots adultes par des formes grammaticalement nouvelles
Pour simplifier des combinaisons de sons encore difficiles à produire

Pour simplifier des combinaisons de sons encore difficiles à produire

Explication

Les processus phonologiques permettent à l’enfant d’adapter une forme adulte lorsque certaines combinaisons sonores restent difficiles à produire. Ils concernent donc la simplification de la forme phonologique, et non l’ajout volontaire de syllabes.

38. Dans quel ordre les consonnes sont-elles généralement acquises selon leur position dans le mot ?

En position médiale, puis initiale, puis finale
Les trois positions sont acquises simultanément
En position initiale, puis finale, puis médiale
En position finale, puis médiale, puis initiale

En position initiale, puis finale, puis médiale

Explication

L’acquisition suit généralement l’ordre position initiale, position finale, puis position médiale. L’exemple de /k/ illustre cette progression avec « koe », « tak », puis « suiker ».

39. Quelle transformation illustre un phénomène de backing ?

« kerk » devient « kerek », avec l’ajout d’un schwa entre deux consonnes
« soep » devient « toep », avec le remplacement d’une fricative par une explosive
« ik ga » devient « it ta », avec un déplacement de l’articulation vers l’avant
« toe » devient « koe », avec un déplacement de l’articulation vers l’arrière

« toe » devient « koe », avec un déplacement de l’articulation vers l’arrière

Explication

Le backing déplace l’articulation vers l’arrière de la bouche, comme dans la transformation de « toe » en « koe ». « Ik ga » devenant « it ta » illustre au contraire un fronting, orienté vers l’avant.

40. Lequel de ces phénomènes appartient aux processus portant sur la structure syllabique ?

Le devoicing
Le backing
Le stopping
La métathèse

La métathèse

Explication

La métathèse fait partie des processus qui modifient la structure syllabique, avec la réduction de groupe, la suppression finale, l’épenthèse, la coalescence et la suppression d’une syllabe. Le backing, le stopping et le devoicing concernent plutôt le lieu ou le type d’articulation.

41. Comment caractériser les processus phonologiques de simplification chez l’enfant ?

Ce sont des transformations de la production adulte touchant les sons, les syllabes ou les mots
Ce sont des erreurs limitées aux consonnes placées en fin de mot
Ce sont des augmentations de la forme adulte destinées à complexifier les productions
Ce sont des changements qui concernent exclusivement l’ordre des consonnes

Ce sont des transformations de la production adulte touchant les sons, les syllabes ou les mots

Explication

Ces processus transforment ou simplifient la production adulte et peuvent porter sur les sons, les syllabes ou la structure des mots. Ils ne se limitent donc ni aux consonnes finales ni aux changements d’ordre consonantique.

42. Quelle production constitue une réduction de groupe consonantique ?

« kerk » devient « kerek », avec un schwa ajouté entre deux consonnes
« hesp » devient « heps », avec l’ordre des consonnes modifié
« strik » devient « stik », avec une consonne du groupe supprimée
« boot » devient « boo », avec la consonne finale supprimée

« strik » devient « stik », avec une consonne du groupe supprimée

Explication

Dans « strik » devenu « stik », une suite de consonnes est réduite par suppression d’un élément du groupe. Les autres exemples illustrent respectivement la délétion finale, l’épenthèse et la métathèse.

43. Quelle affirmation décrit correctement la délétion de la consonne finale ?

Elle réduit une suite de deux ou trois consonnes située au début du mot
Elle inverse l’ordre de deux consonnes présentes dans la même syllabe
Elle supprime la consonne finale et ne devrait plus se manifester après quatre ans
Elle ajoute un schwa entre deux consonnes afin de faciliter la production

Elle supprime la consonne finale et ne devrait plus se manifester après quatre ans

Explication

La délétion de la consonne finale consiste à supprimer le dernier son consonantique, comme dans « boot » devenu « boo », et elle ne se manifeste plus après quatre ans dans le développement décrit. La réduction de groupe, l’épenthèse et la métathèse correspondent à d’autres processus.

44. Dans « tafel » devenu « tatel », quel type d’assimilation est illustré ?

Une assimilation progressive, où le premier son influence le suivant
Une métathèse, où deux consonnes échangent leur position
Une assimilation régressive, où le son suivant influence le précédent
Une épenthèse, où un schwa est inséré entre deux consonnes

Une assimilation progressive, où le premier son influence le suivant

Explication

L’assimilation est progressive lorsque le premier son influence le son qui le suit, comme dans « tafel » devenu « tatel ». Elle est régressive dans « tafel » devenu « fafel », où le son suivant influence le précédent.

45. Quelle description correspond le mieux à la fluidité de la parole ?

Une parole produite avec une articulation rapide et un effort musculaire élevé
Une parole dont chaque son est contrôlé consciemment avant sa production
Une parole produite à vitesse et rythme normaux avec peu d’effort
Une parole composée de phrases longues avec une intonation particulièrement variable

Une parole produite à vitesse et rythme normaux avec peu d’effort

Explication

La fluidité associe une vitesse et un rythme normaux, une succession aisée des sons et un faible effort mental et musculaire. Elle ne constitue pas une catégorie binaire, car une parole peut être plus ou moins fluide.

46. Quelle situation illustre une disfluence de parole plutôt qu’une disfluence langagière ?

La modification d’une phrase pour préciser le message exprimé
La répétition d’un mot durant la recherche d’une formulation
La prolongation d’un son liée à la production motrice de la parole
La recherche d’un terme adapté pour compléter une idée

La prolongation d’un son liée à la production motrice de la parole

Explication

Les disfluences de parole concernent la réalisation motrice des sons par le cerveau, les muscles et la bouche. La recherche de mots ou la reformulation relèvent plutôt des disfluences langagières.

47. Laquelle de ces manifestations est caractéristique d’une disfluence atypique ?

Une correction de phrase au cours de l’énoncé
La répétition d’un mot comportant plusieurs syllabes
La répétition partielle d’un son ou d’une syllabe
Une interjection utilisée pendant la formulation d’une idée

La répétition partielle d’un son ou d’une syllabe

Explication

Les répétitions partielles de sons ou de syllabes font partie des disfluences atypiques, comme les prolongations, les blocages et les mots interrompus sous tension. Les autres manifestations proposées sont décrites comme des disfluences normales.

48. Quelle caractéristique distingue le bégaiement d’une variation ordinaire de la fluidité ?

La correction spontanée d’une formulation avant la fin de l’énoncé
La présence occasionnelle de pauses remplies dans une conversation
La présence persistante ou fréquente de disfluences de parole atypiques
La répétition ponctuelle de mots polysyllabiques pendant une phrase

La présence persistante ou fréquente de disfluences de parole atypiques

Explication

Le bégaiement est associé à des disfluences de parole atypiques qui apparaissent de manière persistante ou fréquente. Les disfluences normales, prises isolément, ne suffisent pas à caractériser un bégaiement.

49. Quel repère quantitatif peut aider à distinguer les enfants qui bégaient de ceux qui ne bégaient pas ?

Environ trois à cinq disfluences atypiques pour 100 syllabes produites
Environ cinq pauses remplies pour 100 phrases formulées
Environ dix disfluences normales pour 100 mots prononcés
Environ une disfluence atypique pour 100 syllabes produites

Environ trois à cinq disfluences atypiques pour 100 syllabes produites

Explication

Le repère de trois à cinq disfluences atypiques pour 100 syllabes, ou de trois pour 100 mots selon certaines études, aide à différencier les groupes. Les autres seuils concernent des manifestations ou des valeurs qui ne correspondent pas à ce critère.

50. Pourquoi une intervention précoce du bégaiement chez le jeune enfant est-elle généralement privilégiée ?

Parce que les traitements deviennent plus efficaces après l’entrée à l’école
Parce que la neuroplasticité et l’efficacité thérapeutique sont élevées avant 6 ans
Parce que l’attente prolongée permet d’identifier toutes les causes du bégaiement
Parce que le jeune enfant présente une fréquence réduite de disfluences atypiques

Parce que la neuroplasticité et l’efficacité thérapeutique sont élevées avant 6 ans

Explication

La neuroplasticité du jeune enfant et l’efficacité supérieure des traitements avant 6 ans soutiennent une intervention précoce. Une attente prolongée du rétablissement spontané n’est donc pas l’approche privilégiée par cette règle.

51. Quelle opposition décrit correctement les modèles multifactoriels et les modèles par niveaux du bégaiement ?

Les premiers concernent l’enfant, les seconds concernent les interactions avec son environnement social
Les premiers étudient des composantes interdépendantes, les seconds classent des facteurs selon leur rôle temporel
Les premiers classent les facteurs selon leur durée, les seconds étudient les émotions et les capacités cognitives
Les premiers décrivent la production sonore, les seconds mesurent la fréquence des disfluences atypiques

Les premiers étudient des composantes interdépendantes, les seconds classent des facteurs selon leur rôle temporel

Explication

Les modèles multifactoriels examinent notamment les composantes sociale, verbo-motrice, émotionnelle et cognitive. Les modèles par niveaux distinguent les facteurs prédisposants, précipitants et persistants, ce qui correspond à une organisation selon leur rôle.

52. Pour obtenir un échantillon représentatif de parole et de langage chez un enfant, que peut-on ajuster ?

La durée du bilan, la fréquence respiratoire, l’âge vocal et la posture
La structure de l’interaction, l’activité, le niveau de langage et le contexte
La distance entre les interlocuteurs, la latéralité, la mémoire et l’audition
Le volume sonore, la hauteur de voix, la vitesse de lecture et l’éclairage

La structure de l’interaction, l’activité, le niveau de langage et le contexte

Explication

La structure de l’interaction peut être modulée selon la concrétude, l’activité, le niveau de langage et le contexte ou l’environnement. Ces ajustements permettent de recueillir un échantillon adapté aux capacités observées.

53. Dans quelle situation le risque auditif lié à l’exposition sonore est-il probablement le plus faible ?

Une exposition quotidienne longue à un niveau sonore élevé
Une exposition répétée à un son dépassant 80 dB(A)
Une exposition brève à un son impulsionnel très intense
Une exposition prolongée à un son inférieur à 75 dB(A)

Une exposition prolongée à un son inférieur à 75 dB(A)

Explication

Une exposition prolongée à un son inférieur à 75 dB(A) est probablement sans danger auditif. Le risque augmente lorsque l’intensité sonore ou la durée d’exposition augmente, notamment avec les sons très intenses.

54. Si une exposition à 80 dB(A) est considérée comme sûre pendant 8 heures, quelle durée correspond approximativement à 83 dB(A) ?

Environ 8 heures par jour
Environ 16 heures par jour
Environ 2 heures par jour
Environ 4 heures par jour

Environ 4 heures par jour

Explication

Chaque augmentation de 3 dB réduit de moitié la durée d’exposition considérée comme sûre. Ainsi, passer de 80 à 83 dB(A) réduit la durée de 8 à environ 4 heures.

55. Quelle distinction entre traumatisme acoustique et perte auditive induite par le bruit est correcte ?

Le traumatisme acoustique entraîne une récupération rapide, tandis que l’autre reste toujours temporaire
Le traumatisme acoustique suit une exposition unique et impulsionnelle, tandis que l’autre résulte d’expositions répétées
Le traumatisme acoustique suit des expositions répétées, tandis que l’autre résulte d’un son impulsionnel unique
Le traumatisme acoustique touche les basses fréquences, tandis que l’autre touche les hautes fréquences

Le traumatisme acoustique suit une exposition unique et impulsionnelle, tandis que l’autre résulte d’expositions répétées

Explication

Le traumatisme acoustique résulte d’un son impulsionnel très intense et peut entraîner un déplacement permanent du seuil auditif. La perte auditive induite par le bruit est liée à des expositions nocives répétées et prolongées, ce qui la distingue par son mécanisme.

56. Quelle évolution audiométrique est typique au début d’une perte auditive induite par le bruit ?

Une atteinte initiale de la fréquence vocale avec une encoche autour de 1000 Hz
Une atteinte initiale des hautes fréquences avec une encoche autour de 4000 Hz
Une atteinte initiale des basses fréquences avec une encoche autour de 500 Hz
Une baisse uniforme de toutes les fréquences sans zone caractéristique

Une atteinte initiale des hautes fréquences avec une encoche autour de 4000 Hz

Explication

La perte auditive induite par le bruit commence souvent par les hautes fréquences, entre 3000 et 6000 Hz, avec une encoche caractéristique autour de 4000 Hz. Les autres profils ne correspondent pas à cette évolution typique.

57. Quelle affirmation décrit correctement la perte auditive induite par le bruit ?

Elle peut être guérie, mais les mesures préventives restent généralement limitées.
Elle disparaît spontanément lorsque l’exposition sonore cesse pendant quelques heures.
Elle peut être totalement évitée, mais aucune guérison n’est actuellement possible.
Elle concerne principalement l’équilibre et se traite par une rééducation auditive.

Elle peut être totalement évitée, mais aucune guérison n’est actuellement possible.

Explication

La prévention peut éviter totalement la perte auditive induite par le bruit, alors qu’aucune guérison n’est actuellement disponible. La cessation de l’exposition peut limiter les dommages, mais elle ne rétablit pas nécessairement une audition déjà altérée.

58. Une exposition répétée à une musique très forte peut-elle avoir des effets qui dépassent l’atteinte de l’audition ?

Non, les troubles digestifs et les difficultés de concentration relèvent d’autres causes.
Oui, mais ses effets corporels se limitent généralement à une accélération du rythme cardiaque.
Oui, elle peut aussi perturber le sommeil, l’attention et certaines fonctions physiologiques.
Non, ses conséquences concernent principalement la perception des sons et l’équilibre.

Oui, elle peut aussi perturber le sommeil, l’attention et certaines fonctions physiologiques.

Explication

Les sons trop forts peuvent provoquer des acouphènes et une hyperacousie, mais aussi des effets cardiovasculaires, digestifs, attentionnels et liés au sommeil. Réduire le bruit à une atteinte auditive ignore donc plusieurs conséquences documentées.

59. Que signifie l’acronyme CAALM dans l’explication de l’attrait pour la musique forte ?

Cultural Acclimatization and Acoustic Learning in Music
Conditioning, Adaptation, and Acculturation to Loud Music
Cognitive Adaptation and Auditory Learning from Music
Conditioning and Auditory Avoidance Linked to Musicality

Conditioning, Adaptation, and Acculturation to Loud Music

Explication

CAALM signifie « Conditioning, Adaptation, and Acculturation to Loud Music » et désigne un modèle expliquant pourquoi la musique forte peut être ressentie comme plaisante malgré ses risques. Il s’agit donc d’un modèle de l’attrait, et non d’un programme de prévention.

60. Dans le modèle CAALM, quel processus contribue à rendre la musique forte plus tolérable après un inconfort initial ?

L’adaptation auditive réduit l’inconfort et favorise une tolérance au son fort.
L’exposition brève améliore la perception et élimine les bénéfices associés au volume élevé.
La prévention auditive supprime l’inconfort et empêche toute acculturation musicale.
La diminution de la pression sonore augmente l’inconfort et renforce l’évitement musical.

L’adaptation auditive réduit l’inconfort et favorise une tolérance au son fort.

Explication

Dans ce modèle, l’adaptation auditive réduit progressivement l’inconfort initial et produit une tolérance au son fort. La prévention cherche au contraire à diminuer l’exposition, tandis que le conditionnement et l’acculturation peuvent renforcer l’attrait.

61. Comment un apprenant néerlandophone peut-il souvent réaliser le son anglais /θ/ de « think » ?

En le supprimant afin de préserver la structure rythmique de la langue maternelle.
En le remplaçant par une voyelle longue correspondant à une syllabe accentuée.
En le produisant comme une consonne propre au néerlandais standard.
En le remplaçant par un son proche de sa langue, comme /t/, /d/, /s/ ou /z/.

En le remplaçant par un son proche de sa langue, comme /t/, /d/, /s/ ou /z/.

Explication

Lorsqu’un son étranger n’existe pas dans sa langue maternelle, l’apprenant tend à utiliser le son qui lui ressemble le plus. Le /θ/ n’étant pas une consonne néerlandaise, plusieurs consonnes néerlandaises peuvent lui être substituées.

62. Quelle succession décrit le mieux l’apprentissage de la prononciation d’une langue étrangère ?

Mémoriser l’orthographe, accélérer le débit, puis supprimer les indices tactiles de production.
Écouter la langue, apprendre sa grammaire, puis remplacer les feedbacks par l’imitation visuelle.
Affiner la perception, discriminer les réalisations, puis utiliser des feedbacks pour produire le son.
Produire le son spontanément, ignorer les erreurs, puis comparer les accents régionaux.

Affiner la perception, discriminer les réalisations, puis utiliser des feedbacks pour produire le son.

Explication

L’apprentissage commence par une perception plus fine et une meilleure discrimination entre réalisations correctes et incorrectes, avant de mobiliser des feedbacks auditifs, tactiles et proprioceptifs pour produire le son. La discrimination aide à entendre la différence, tandis que le feedback guide la production.

63. Quelle définition correspond à la langue standard selon Van Haeringen ?

Une manière individuelle de parler qui varie selon la situation et l’identité du locuteur.
Une forme de langue servant de modèle ou de norme, sans trace de variation régionale.
Une variété régionale dont la prononciation et la grammaire caractérisent une communauté locale.
Une forme intermédiaire qui combine les usages du dialecte et ceux de la langue standard.

Une forme de langue servant de modèle ou de norme, sans trace de variation régionale.

Explication

La langue standard sert de modèle ou de norme et, selon Van Haeringen, ne devrait présenter aucune trace de variation régionale. Une variété régionale relève plutôt du dialecte, tandis qu’une forme intermédiaire correspond à la tussentaal.

64. Quelle distinction décrit correctement le dialecte et la tussentaal ?

Le dialecte est régional et s’écarte de la norme; la tussentaal se situe entre norme standard et dialecte.
Le dialecte appartient à l’écrit formel; la tussentaal désigne une prononciation propre aux locuteurs bilingues.
Le dialecte est une norme nationale; la tussentaal correspond à une langue régionale sans caractéristiques intermédiaires.
Le dialecte varie surtout par le débit; la tussentaal se distingue principalement par la longueur des voyelles.

Le dialecte est régional et s’écarte de la norme; la tussentaal se situe entre norme standard et dialecte.

Explication

Le dialecte est une variété régionale qui diffère de la langue standard par la prononciation, le vocabulaire et la grammaire. La tussentaal occupe une position intermédiaire et se distingue notamment par les mots employés, la syntaxe et la prononciation.

65. Quelle différence entre jeunes et personnes âgées concerne les erreurs et l’accès lexical ?

Les jeunes produisent davantage d’erreurs sémantiques, tandis que les personnes âgées accèdent plus difficilement aux représentations lexicales.
Les deux groupes présentent les mêmes erreurs, mais les personnes âgées parlent avec un débit plus lent.
Les jeunes ont davantage de problèmes d’accès lexical, tandis que les personnes âgées produisent davantage d’erreurs sémantiques.
Les jeunes produisent davantage de disfluences motrices, tandis que les personnes âgées commettent davantage d’erreurs grammaticales.

Les jeunes produisent davantage d’erreurs sémantiques, tandis que les personnes âgées accèdent plus difficilement aux représentations lexicales.

Explication

Les jeunes produisent davantage d’erreurs liées au sens, alors que les personnes âgées rencontrent davantage de difficultés pour accéder aux représentations lexicales. Cette distinction ne signifie pas que les deux groupes se différencient principalement par le débit ou la grammaire.

66. Que désignent les difficultés normales de recherche lexicale liées à l’âge ?

Des difficultés à récupérer une information sémantique, comme lors d’un mot « sur le bout de la langue ».
Des hésitations dues à une respiration insuffisante qui interrompt régulièrement la production de parole.
Des pertes permanentes de compréhension qui empêchent de reconnaître les mots courants en conversation.
Des erreurs de prononciation causées par une faiblesse des muscles responsables de l’articulation.

Des difficultés à récupérer une information sémantique, comme lors d’un mot « sur le bout de la langue ».

Explication

Ces difficultés correspondent à une récupération plus laborieuse d’informations sémantiques et se manifestent notamment par des expériences de mot « sur le bout de la langue ». Elles concernent l’accès lexical, et non une perte permanente de compréhension ou un trouble respiratoire.

67. Quel résultat l’étude d’Eggers et Elen rapporte-t-elle sur les disfluences selon le sexe et l’âge ?

Le sexe et l’âge modifient le nombre total, mais aucun des deux ne change le type de disfluences.
Le sexe n’a d’effet que chez l’adulte, tandis que l’âge explique les différences entre les filles et les garçons.
Le sexe modifie le nombre total, tandis que l’âge n’a d’effet que sur la vitesse de parole.
Le sexe ne modifie pas le nombre total, tandis que l’âge influence le nombre et le type de disfluences.

Le sexe ne modifie pas le nombre total, tandis que l’âge influence le nombre et le type de disfluences.

Explication

L’étude conclut que le sexe ne modifie pas le nombre total de disfluences, alors que l’âge agit sur leur nombre et leur type. Les enfants âgés de 3;00 à 7;11 ans en produisent significativement davantage que les autres groupes.

68. Quels éléments composent la chaîne vocale et permettent de transformer l’air en parole ?

La mastication, la déglutition, la posture cervicale et la motricité fine.
La pression artérielle, la fréquence cardiaque, la résonance et l’équilibre.
La perception auditive, la mémoire lexicale, la syntaxe et l’intonation.
La respiration, la vibration des plis vocaux, la résonance et l’articulation.

La respiration, la vibration des plis vocaux, la résonance et l’articulation.

Explication

La chaîne vocale comprend la respiration, la vibration des plis vocaux, la résonance et l’articulation, qui transforment progressivement l’air en son puis en parole. Les autres éléments peuvent influencer la communication, mais ils ne constituent pas les étapes de cette chaîne.

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