QCM : Conduction et rayonnement thermique (65 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description distingue correctement les trois états solide, liquide et gazeux ?

Le solide est ordonné et compact, le liquide est compact sans ordre à longue portée, et le gaz est très dispersé.
Le solide est dispersé et désordonné, le liquide est ordonné, et le gaz est compact avec de fortes interactions.
Le solide et le liquide sont très dispersés, tandis que le gaz est compact et organisé par de fortes interactions.
Le solide est compact mais fluide, le liquide est éloigné et dispersé, et le gaz possède un ordre à longue portée.

Le solide est ordonné et compact, le liquide est compact sans ordre à longue portée, et le gaz est très dispersé.

Explication

Dans un solide, les particules sont compactes et ordonnées ; dans un liquide, elles restent compactes mais perdent l’ordre à longue portée ; dans un gaz, elles sont éloignées et interagissent faiblement. La description opposée entre notamment la compacité du liquide et celle du gaz.

2. Quelle classification des phases est correcte ?

Les solides et les liquides sont condensés, tandis que les liquides et les gaz sont fluides.
Les solides et les liquides sont fluides, tandis que les gaz sont condensés.
Les liquides et les gaz sont condensés, tandis que les solides et les liquides sont fluides.
Les solides et les gaz sont condensés, tandis que les liquides et les gaz sont fluides.

Les solides et les liquides sont condensés, tandis que les liquides et les gaz sont fluides.

Explication

Les phases solide et liquide sont qualifiées de condensées, alors que les phases liquide et gazeuse sont qualifiées de fluides. Le liquide appartient donc aux deux catégories, car il est à la fois condensé et capable de s’écouler.

3. Un domaine d’étude situé entre l’échelle atomique et l’échelle macroscopique, contenant de nombreuses particules, relève de quelle échelle ?

L’échelle macroscopique, car elle commence dès qu’une seule molécule peut être observée.
L’échelle microscopique, car elle correspond à tout domaine contenant des particules en nombre mesurable.
L’échelle atomique, car elle concerne les régions dont la taille dépasse généralement le millimètre.
L’échelle mésoscopique, car elle est intermédiaire et décrit un volume local contenant beaucoup de particules.

L’échelle mésoscopique, car elle est intermédiaire et décrit un volume local contenant beaucoup de particules.

Explication

L’échelle mésoscopique est intermédiaire entre l’échelle microscopique des atomes et molécules et l’échelle macroscopique. Elle est locale, mais suffisamment grande pour contenir un grand nombre de particules.

4. Quelle relation définit la masse volumique locale au point MM ?

ρ(M)=dmdV\rho(M)=\frac{dm}{dV}
ρ(M)=dmdN\rho(M)=\frac{dm}{dN}
ρ(M)=dNdV\rho(M)=\frac{dN}{dV}
ρ(M)=dVdm\rho(M)=\frac{dV}{dm}

$$\rho(M)=\frac{dm}{dV}$$

Explication

La masse volumique locale est le rapport différentiel entre la masse dmdm et le volume dVdV, soit ρ(M)=dmdV\rho(M)=\frac{dm}{dV}. La relation dNdV\frac{dN}{dV} décrit plutôt la densité particulaire locale.

5. Que désigne un système thermodynamique ?

L’ensemble du milieu extérieur entourant une portion étudiée sans frontière de séparation.
Une région exclusivement matérielle dont les échanges avec l’extérieur sont nécessairement nuls.
Une grandeur macroscopique servant à mesurer l’énergie échangée avec l’environnement.
Une portion de l’univers séparée du milieu extérieur par une frontière réelle ou fictive.

Une portion de l’univers séparée du milieu extérieur par une frontière réelle ou fictive.

Explication

Un système thermodynamique est la portion spatiale étudiée, isolée réellement ou fictivement du reste de l’univers par une frontière. Le milieu extérieur correspond au reste de l’univers et ne désigne pas le système lui-même.

6. Quelle combinaison d’échanges caractérise un système fermé ?

Il n’échange ni matière ni énergie avec le milieu extérieur.
Il échange de l’énergie avec le milieu extérieur, mais pas de matière.
Il échange de la matière avec le milieu extérieur, mais pas d’énergie.
Il échange à la fois de la matière et de l’énergie avec le milieu extérieur.

Il échange de l’énergie avec le milieu extérieur, mais pas de matière.

Explication

Un système fermé peut échanger de l’énergie avec son environnement, tout en conservant une quantité de matière fixe. Un système isolé n’échange ni matière ni énergie, tandis qu’un système ouvert échange les deux.

7. Quel objet d’étude caractérise la thermodynamique ?

Les réactions chimiques rapides étudiées sans recourir à des variables d’état.
Les états d’équilibre des systèmes macroscopiques décrits par des grandeurs macroscopiques.
Les trajectoires individuelles des particules microscopiques suivies à chaque instant.
Les propriétés des systèmes astronomiques décrites par leurs seules dimensions géométriques.

Les états d’équilibre des systèmes macroscopiques décrits par des grandeurs macroscopiques.

Explication

La thermodynamique étudie les états d’équilibre de systèmes macroscopiques au moyen d’une description macroscopique. Elle ne consiste donc pas à suivre individuellement la trajectoire de chaque particule.

8. Quelle propriété permet de distinguer une grandeur extensive d’une grandeur intensive ?

Une grandeur extensive est définie par la pression, tandis qu’une grandeur intensive est définie par le volume.
Une grandeur extensive reste indépendante de la taille, tandis qu’une grandeur intensive s’additionne lors d’une subdivision.
Une grandeur extensive dépend de la taille et s’additionne lors d’une subdivision, contrairement à une grandeur intensive.
Une grandeur extensive décrit l’équilibre thermique, tandis qu’une grandeur intensive mesure les échanges de matière.

Une grandeur extensive dépend de la taille et s’additionne lors d’une subdivision, contrairement à une grandeur intensive.

Explication

Une grandeur extensive varie avec la taille du système et ses contributions s’additionnent lorsqu’on le subdivise. Une grandeur intensive, comme la pression ou la température, ne dépend pas de la taille du système.

9. Quelle forme peut prendre une équation d’état pour un système à l’équilibre ?

f(P,V,T)=1f(P,V,T)=1, car les variables d’état sont toujours normalisées à l’équilibre.
f(P,V,T)=PVTf(P,V,T)=\frac{P}{V T}, car toute relation d’équilibre doit être un quotient.
f(P,V,T)=0f(P,V,T)=0, car elle relie les variables d’état du système.
f(P,V,T)=P+V+Tf(P,V,T)=P+V+T, car une équation d’état additionne les grandeurs macroscopiques.

$$f(P,V,T)=0$$, car elle relie les variables d’état du système.

Explication

Une équation d’état exprime la relation entre les variables d’état d’un système à l’équilibre et peut s’écrire sous la forme f(P,V,T)=0f(P,V,T)=0. Les autres formes proposées ne constituent pas la définition générale d’une équation d’état.

10. Une phase condensée dont la masse volumique ne varie ni avec la pression ni avec la température est-elle décrite par quelles propriétés ?

Elle est compressible et indilatable, car seule la température laisse sa masse volumique inchangée.
Elle est incompressible et dilatable, car seule la pression laisse sa masse volumique inchangée.
Elle est compressible et dilatable, car sa masse volumique varie avec les deux paramètres.
Elle est incompressible et indilatable, car la pression et la température n’affectent pas sa masse volumique.

Elle est incompressible et indilatable, car la pression et la température n’affectent pas sa masse volumique.

Explication

L’incompressibilité signifie que la masse volumique ne dépend pas de la pression, tandis que l’indilatabilité signifie qu’elle ne dépend pas de la température. Les deux invariances entraînent donc les deux propriétés simultanément.

11. Quelle équation d’état décrit une phase condensée indilatable et incompressible ?

V(T,P)=T+P+V0V(T,P)=T+P+V_0, où le volume dépend linéairement des paramètres.
V(T,P)=V0TPV(T,P)=\frac{V_0}{TP}, où le volume diminue avec les deux variables.
V(T,P)=V0TPV(T,P)=V_0TP, où le volume augmente avec la pression et la température.
V(T,P)=V0V(T,P)=V_0, où V0V_0 est une constante.

$$V(T,P)=V_0$$, où $$V_0$$ est une constante.

Explication

Pour une phase condensée indilatable et incompressible, le volume ne varie ni avec la température ni avec la pression : il vaut donc la constante V0V_0. Les autres expressions introduisent une dépendance à au moins un de ces paramètres.

12. Dans quelle situation l’approximation du gaz parfait est-elle particulièrement pertinente ?

Lorsque les molécules sont très rapprochées à forte pression et que leurs interactions dominent le comportement du gaz.
Lorsque les molécules restent immobiles dans un volume fixe et présentent des interactions importantes.
Lorsque les molécules sont condensées en phase liquide et que leur distance moyenne devient très faible.
Lorsque les molécules sont très éloignées, notamment à pression peu élevée, et que leurs interactions sont négligeables.

Lorsque les molécules sont très éloignées, notamment à pression peu élevée, et que leurs interactions sont négligeables.

Explication

Le modèle du gaz parfait néglige les interactions entre particules et devient pertinent lorsque les molécules sont très éloignées, notamment à faible pression. À forte pression, les interactions d’un gaz réel deviennent plus importantes et l’approximation est moins adaptée.

13. Quelle relation décrit l’état d’un gaz parfait lorsque les grandeurs sont exprimées dans les unités appropriées ?

PT=nRVPT=nRV
PV=nRTPV=nRT
V=nPRTV=nPRT
P=nVRTP=nVRT

$$PV=nRT$$

Explication

L’équation d’état d’un gaz parfait relie la pression, le volume, la quantité de matière et la température par PV=nRTPV=nRT. Les autres expressions placent les variables dans une combinaison qui ne correspond pas à cette loi.

14. Un échantillon contient 1,2044×10241{,}2044\times10^{24} particules ; quelle quantité de matière contient-il approximativement ?

1,2044×1024 mol1{,}2044\times10^{24}\ \mathrm{mol}
0,50 mol0{,}50\ \mathrm{mol}
6,02×1023 mol6{,}02\times10^{23}\ \mathrm{mol}
2,00 mol2{,}00\ \mathrm{mol}

$$2{,}00\ \mathrm{mol}$$

Explication

La quantité de matière se calcule par n=NNAn=\frac{N}{N_A}, donc n=1,2044×10246,022×1023≈2,00 moln=\frac{1{,}2044\times10^{24}}{6{,}022\times10^{23}}\approx2{,}00\ \mathrm{mol}. Le nombre de particules NN n’est pas lui-même une quantité exprimée en moles.

15. Quelle description correspond à l’énergie interne d’un système thermodynamique ?

L’énergie mécanique liée au mouvement global du système
Le travail fourni par le système pendant sa transformation
La chaleur transférée entre le système et son environnement
La moyenne de l’énergie microscopique totale de ses constituants

La moyenne de l’énergie microscopique totale de ses constituants

Explication

L’énergie interne regroupe, sous forme de moyenne, les énergies cinétiques microscopiques et les énergies potentielles d’interaction des constituants. Le mouvement global relève de l’énergie mécanique macroscopique, tandis que la chaleur et le travail décrivent des échanges liés à une transformation.

16. Laquelle de ces grandeurs est une fonction d’état extensive mesurée en joules ?

La chaleur échangée QQ
Le travail thermodynamique WW
La température absolue TT
L’énergie interne UU

L’énergie interne $$U$$

Explication

L’énergie interne UU est une fonction d’état extensive qui dépend des variables d’état du système et s’exprime en joules. La chaleur et le travail dépendent du chemin suivi lors de la transformation, tandis que la température n’est pas une énergie.

17. Pour un gaz parfait monoatomique contenant 2 mol2\ \mathrm{mol} à la température TT, quelle expression donne son énergie interne ?

U=32RTU=\frac{3}{2}RT
U=5RTU=5RT
U=52RTU=\frac{5}{2}RT
U=3RTU=3RT

$$U=3RT$$

Explication

Pour un gaz parfait monoatomique, U=32nRTU=\frac{3}{2}nRT ; avec n=2 moln=2\ \mathrm{mol}, on obtient U=3RTU=3RT. L’expression 52nRT\frac{5}{2}nRT correspond au modèle du gaz parfait diatomique.

18. Pourquoi l’expression de l’énergie interne d’un gaz parfait diatomique est-elle U=52nRTU=\frac{5}{2}nRT dans le modèle considéré ?

Parce que chaque molécule possède trois degrés de translation et deux de rotation
Parce que chaque molécule possède cinq degrés de translation et aucun degré de rotation
Parce que la pression d’un gaz diatomique est cinq fois celle d’un gaz monoatomique
Parce que les molécules diatomiques n’ont pas d’énergie cinétique microscopique

Parce que chaque molécule possède trois degrés de translation et deux de rotation

Explication

Le modèle attribue aux molécules diatomiques trois degrés de liberté de translation et deux de rotation, ce qui conduit à U=52nRTU=\frac{5}{2}nRT. Les autres propositions confondent le nombre de degrés de liberté avec la pression ou décrivent incorrectement les mouvements moléculaires.

19. Qu’appelle-t-on transformation thermodynamique d’un système fermé ?

La conservation de la température pendant une évolution du système
La mesure simultanée de toutes les variables d’état à l’équilibre
Le passage d’un état d’équilibre initial à un état d’équilibre final
La succession d’états microscopiques sans état final défini

Le passage d’un état d’équilibre initial à un état d’équilibre final

Explication

Une transformation thermodynamique est le passage d’un système fermé entre deux états d’équilibre, initial et final. La conservation de la température caractérise une transformation isotherme, qui constitue un cas particulier.

20. Quelle association entre transformation et grandeur conservée est correcte ?

Isochore : volume ; isotherme : température ; isobare : pression
Isochore : température ; isotherme : pression ; isobare : volume
Isochore : pression ; isotherme : volume ; isobare : température
Isochore : quantité de matière ; isotherme : volume ; isobare : énergie interne

Isochore : volume ; isotherme : température ; isobare : pression

Explication

Une transformation isochore conserve le volume, une transformation isotherme conserve la température et une transformation isobare conserve la pression. Les autres associations échangent ces définitions ou attribuent à ces transformations des contraintes non indiquées.

21. Quelle distinction décrit correctement une transformation monotherme et une transformation isotherme ?

La transformation monotherme impose une température uniforme au système, tandis que l’isotherme maintient un contact avec un thermostat
La transformation monotherme maintient un contact avec un thermostat fixe, tandis que l’isotherme impose une température uniforme constante au système
La transformation monotherme conserve le volume, tandis que l’isotherme conserve la pression du système
La transformation monotherme conserve l’énergie interne, tandis que l’isotherme conserve la quantité de matière

La transformation monotherme maintient un contact avec un thermostat fixe, tandis que l’isotherme impose une température uniforme constante au système

Explication

Une transformation monotherme maintient le système en contact avec un thermostat à température extérieure fixe, sans imposer à chaque instant une température uniforme du système. Une transformation isotherme concerne au contraire une température uniforme et constante du système lui-même.

22. Un gaz est comprimé, de sorte que son volume diminue. Quel signe prend le travail des forces de pression reçu par le système ?

Il dépend du transfert thermique accompagnant la compression.
Il est positif, car dV<0dV<0 dans une compression.
Il est négatif, car la pression extérieure augmente.
Il est nul, car le volume final reste mesurable.

Il est positif, car $$dV<0$$ dans une compression.

Explication

Comme δW=−PextdV\delta W=-P_{ext}dV et que dV<0dV<0 lors d’une compression, le travail reçu est positif. Le signe du travail découle ici de la variation de volume, et non directement de la chaleur échangée.

23. Quelle condition caractérise une transformation adiabatique ?

Le système n’échange pas de chaleur, donc Q=0Q=0.
La pression extérieure demeure constante entre les deux états.
Le volume du système reste constant durant la transformation.
La température du système reste constante pendant l’évolution.

Le système n’échange pas de chaleur, donc $$Q=0$$.

Explication

Une transformation adiabatique est définie par l’absence de transfert thermique, ce qui s’écrit Q=0Q=0. Une température ou une pression constante correspond à d’autres contraintes possibles, mais ne définit pas l’adiabaticité.

24. Pour un système fermé dont la variation d’énergie mécanique est négligeable, quelle relation exprime le premier principe ?

ΔU=W−Q\Delta U=W-Q
ΔU=W+Q\Delta U=W+Q
ΔU=Q−W\Delta U=Q-W
ΔU=WQ\Delta U=WQ

$$\Delta U=W+Q$$

Explication

Lorsque l’énergie mécanique ne varie pas de manière significative, le premier principe devient ΔU=W+Q\Delta U=W+Q. Le travail et la chaleur reçus contribuent donc ensemble à la variation d’énergie interne.

25. Pourquoi la température de l’air diminue-t-elle lors de la formation des nuages ?

L’air chaud descend, sa pression augmente et sa compression adiabatique le refroidit.
L’air chaud monte, sa pression baisse et sa détente adiabatique le refroidit.
La pression augmente avec l’altitude, ce qui accélère le transfert thermique vers l’extérieur.
La vapeur d’eau se condense d’abord, puis cette condensation provoque la montée de l’air.

L’air chaud monte, sa pression baisse et sa détente adiabatique le refroidit.

Explication

L’air chaud et moins dense monte, subit une baisse de pression, puis se détend adiabatiquement, ce qui entraîne une diminution de sa température. La condensation de la vapeur d’eau intervient ensuite dans la formation des gouttelettes.

26. Comment l’enthalpie d’un système thermodynamique est-elle définie ?

H=U−PVH=U-PV
H=U+PVH=U+PV
H=U+P/VH=U+P/V
H=PV−UH=PV-U

$$H=U+PV$$

Explication

L’enthalpie est définie par H=U+PVH=U+PV : elle comprend l’énergie interne et le terme pression-volume. Elle ne se confond donc pas avec l’énergie interne UU.

27. Pour une transformation monobare avec équilibre mécanique aux états initial et final, quelle relation applique-t-on ?

ΔH=U+PV+Q\Delta H=U+PV+Q
ΔH=Wautre+Q\Delta H=W_{autre}+Q
ΔH=Wpression−Q\Delta H=W_{pression}-Q
ΔH=Wautre−Q\Delta H=W_{autre}-Q

$$\Delta H=W_{autre}+Q$$

Explication

Dans ces conditions, le premier principe se réécrit ΔH=Wautre+Q\Delta H=W_{autre}+Q, où WautreW_{autre} représente le travail des forces autres que les forces de pression. Le terme de chaleur s’ajoute donc au travail non pression.

28. Un système monobare n’est soumis qu’à des forces de pression. Que peut-on alors conclure sur sa variation d’enthalpie ?

Elle vérifie ΔH=Q\Delta H=Q.
Elle vérifie ΔH=W+Q\Delta H=W+Q avec un travail extérieur non nul.
Elle vérifie ΔH=−Q\Delta H=-Q en raison du travail de pression.
Elle vérifie ΔH=0\Delta H=0 quelle que soit la chaleur reçue.

Elle vérifie $$\Delta H=Q$$.

Explication

Lorsque les forces de pression sont les seules forces appliquées, le travail des autres forces vaut zéro et la relation monobare donne ΔH=Q\Delta H=Q. L’enthalpie peut donc varier lorsque le système reçoit ou cède de la chaleur.

29. Quelle propriété caractérise l’enthalpie d’un gaz parfait ?

Elle vaut H=U+nRTH=U+nRT et dépend uniquement de la température.
Elle vaut H=U−nRTH=U-nRT et dépend uniquement de la pression.
Elle vaut H=U+PVH=U+PV et dépend simultanément de la pression et du volume.
Elle vaut H=PV−UH=PV-U et dépend uniquement du volume.

Elle vaut $$H=U+nRT$$ et dépend uniquement de la température.

Explication

Pour un gaz parfait, on a H=U+nRTH=U+nRT et l’enthalpie ne dépend que de la température. La relation générale H=U+PVH=U+PV ne signifie donc pas que pression et volume sont des variables indépendantes déterminant directement l’enthalpie.

30. Quelle distinction décrit correctement une transformation réversible et une transformation irréversible ?

La transformation réversible exige une température constante, tandis que l’irréversible exige une pression constante.
La transformation réversible ne comporte aucun échange thermique, tandis que l’irréversible comporte toujours un échange thermique.
La transformation réversible peut être inversée par une variation infinitésimale des contraintes, contrairement à l’irréversible.
La transformation réversible se produit spontanément dans un seul sens, tandis que l’irréversible est quasistatique.

La transformation réversible peut être inversée par une variation infinitésimale des contraintes, contrairement à l’irréversible.

Explication

Une transformation réversible est quasistatique et son sens peut être inversé par une modification infinitésimale des contraintes. Une transformation irréversible possède au contraire un sens temporel spontané qui ne s’inverse pas de cette manière.

31. Quelle propriété distingue l’entropie d’un système de l’entropie échangée et de l’entropie créée ?

L’entropie du système est mesurée en joules, tandis que les deux autres sont mesurées en watts.
L’entropie du système dépend du chemin, tandis que les termes échangé et créé sont des fonctions d’état.
L’entropie du système est une fonction d’état, tandis que les termes échangé et créé dépendent du chemin.
L’entropie du système est une grandeur intensive, tandis que les deux autres sont des grandeurs extensives.

L’entropie du système est une fonction d’état, tandis que les termes échangé et créé dépendent du chemin.

Explication

L’entropie SS est une fonction d’état extensive mesurée en joules par kelvin. L’entropie échangée et l’entropie créée décrivent des contributions liées au déroulement de la transformation et dépendent donc du chemin suivi.

32. Que signifie l’inégalité du second principe pour une transformation irréversible ?

L’entropie créée est nulle, donc Screˊeˊe=0S_{créée}=0.
L’entropie créée est strictement positive, donc Screˊeˊe>0S_{créée}>0.
La variation d’entropie du système est nécessairement nulle pendant l’évolution.
L’entropie échangée est nécessairement positive, quelle que soit la transformation.

L’entropie créée est strictement positive, donc $$S_{créée}>0$$.

Explication

Le second principe s’écrit ΔS=Screˊeˊe+Seˊch\Delta S=S_{créée}+S_{éch} avec Screˊeˊe≥0S_{créée}\geq0, et une transformation irréversible vérifie Screˊeˊe>0S_{créée}>0. L’annulation de l’entropie créée caractérise au contraire une transformation réversible.

33. Un système reçoit une chaleur QQ à travers une frontière homogène maintenue à la température constante TfrontT_{front}. Quelle est l’entropie échangée ?

Seˊch=Q TfrontS_{éch}=Q\,T_{front}
Seˊch=TfrontQS_{éch}=\frac{T_{front}}{Q}
Seˊch=Q+TfrontS_{éch}=Q+T_{front}
Seˊch=QTfrontS_{éch}=\frac{Q}{T_{front}}

$$S_{éch}=\frac{Q}{T_{front}}$$

Explication

Lorsque la température de frontière est homogène et constante, l’entropie échangée vaut Seˊch=QTfrontS_{éch}=\frac{Q}{T_{front}}. Cette quantité dépend du transfert thermique et de la température de frontière, tandis que l’entropie créée mesure l’irréversibilité interne.

34. Une phase condensée indilatable et incompressible possède une capacité thermique constante CC. Quelle expression décrit la variation d’entropie lorsqu’elle passe de T0T_0 à TT ?

ΔS=Cln⁡(T0T)\Delta S=C\ln\left(\frac{T_0}{T}\right)
ΔS=CT−T0\Delta S=\frac{C}{T-T_0}
ΔS=Cln⁡(TT0)\Delta S=C\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)
ΔS=C(T−T0)\Delta S=C\left(T-T_0\right)

$$\Delta S=C\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)$$

Explication

Pour une phase condensée indilatable et incompressible de capacité thermique CC, la variation d’entropie dépend du logarithme du rapport des températures. L’expression avec T0/TT_0/T inverserait le signe de la variation.

35. Un gaz parfait passe de l’état (T0,P0)(T_0,P_0) à l’état (T,P)(T,P). Quelle relation donne sa variation d’entropie ?

ΔS=nCP,mln⁡(T0T)+nRln⁡(PP0)\Delta S=nC_{P,m}\ln\left(\frac{T_0}{T}\right)+nR\ln\left(\frac{P}{P_0}\right)
ΔS=nRln⁡(TT0)+nCP,mln⁡(PP0)\Delta S=nR\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)+nC_{P,m}\ln\left(\frac{P}{P_0}\right)
ΔS=nCP,mln⁡(PP0)−nRln⁡(TT0)\Delta S=nC_{P,m}\ln\left(\frac{P}{P_0}\right)-nR\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)
ΔS=nCP,mln⁡(TT0)−nRln⁡(PP0)\Delta S=nC_{P,m}\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)-nR\ln\left(\frac{P}{P_0}\right)

$$\Delta S=nC_{P,m}\ln\left(\frac{T}{T_0}\right)-nR\ln\left(\frac{P}{P_0}\right)$$

Explication

Pour un gaz parfait, la variation combine un terme thermique positif en logarithme de T/T0T/T_0 et un terme de pression soustrait en logarithme de P/P0P/P_0. Intervertir les rapports ou les signes modifie la dépendance physique correcte.

36. Lors d’une détente de Joule-Gay-Lussac d’un gaz parfait, le volume double et le système est isolé du point de vue des échanges mécaniques et thermiques. Quelle conclusion est correcte ?

Tf=TiT_f=T_i et ΔS=nRln⁡2>0\Delta S=nR\ln 2>0
Tf=TiT_f=T_i et ΔS=−nRln⁡2\Delta S=-nR\ln 2
Tf=2TiT_f=2T_i et ΔS=0\Delta S=0
Tf=Ti/2T_f=T_i/2 et ΔS=nRln⁡2\Delta S=nR\ln 2

$$T_f=T_i$$ et $$\Delta S=nR\ln 2>0$$

Explication

Dans cette détente, Q=0Q=0 et W=0W=0, donc l’énergie interne reste constante et la température d’un gaz parfait ne change pas. Le doublement du volume entraîne toutefois une augmentation d’entropie égale à nRln⁡2nR\ln 2.

37. Un gaz parfait subit une transformation isentropique avec un rapport γ\gamma constant. Quelle relation de Laplace peut être utilisée entre la pression et le volume ?

P+Vγ=csteP+V^\gamma=\mathrm{cste}
PV1/γ=cstePV^{1/\gamma}=\mathrm{cste}
PγV=csteP^\gamma V=\mathrm{cste}
PVγ=cstePV^\gamma=\mathrm{cste}

$$PV^\gamma=\mathrm{cste}$$

Explication

Une transformation isentropique d’un gaz parfait vérifie la loi de Laplace PVγ=cstePV^\gamma=\mathrm{cste}. L’exposant porte sur le volume, et non sur la pression.

38. Quelle caractéristique permet de définir une machine thermique fonctionnant en cycle ?

L’agent thermique revient à son état initial après une succession d’échanges
L’agent thermique reste isolé de l’extérieur durant toutes les transformations
L’agent thermique ne reçoit aucune énergie mécanique pendant le fonctionnement
L’agent thermique conserve une température constante pendant toute l’évolution

L’agent thermique revient à son état initial après une succession d’échanges

Explication

Une machine thermique effectue une succession de transformations et ramène théoriquement son agent à l’état initial. Une transformation isolée ou une évolution à température constante ne suffit pas à définir un cycle.

39. Selon les conventions de signe considérées, comment distingue-t-on un moteur thermique d’un récepteur thermique ?

Les deux vérifient W=0W=0, car ils fonctionnent sur un cycle
Le moteur vérifie W≤0W\leq0, tandis que le récepteur vérifie W>0W>0
Le moteur et le récepteur vérifient tous deux W<0W<0
Le moteur vérifie W>0W>0, tandis que le récepteur vérifie W≤0W\leq0

Le moteur vérifie $$W\leq0$$, tandis que le récepteur vérifie $$W>0$$

Explication

Un moteur thermique fournit du travail selon la convention adoptée, ce qui correspond à W≤0W\leq0, tandis qu’un récepteur reçoit du travail extérieur et vérifie W>0W>0. Le retour à l’état initial n’impose pas un travail nul.

40. Pour une machine thermique réalisant un cycle complet, quelle combinaison d’équations exprime les deux principes de la thermodynamique ?

W+∑iQi=ΔUW+\sum_iQ_i=\Delta U et ∑iTiQi=Screˊeˊe\sum_i\frac{T_i}{Q_i}=S_{créée}
W−∑iQi=0W-\sum_iQ_i=0 et ∑iQiTi+Screˊeˊe=0\sum_iQ_iT_i+S_{créée}=0
W=∑iQiW=\sum_iQ_i et ∑iQiTi=Screˊeˊe\sum_i\frac{Q_i}{T_i}=S_{créée}
W+∑iQi=0W+\sum_iQ_i=0 et ∑iQiTi+Screˊeˊe=0\sum_i\frac{Q_i}{T_i}+S_{créée}=0

$$W+\sum_iQ_i=0$$ et $$\sum_i\frac{Q_i}{T_i}+S_{créée}=0$$

Explication

Sur un cycle, le premier principe donne un bilan nul de l’énergie interne, soit W+∑iQi=0W+\sum_iQ_i=0, et le second relie les échanges thermiques à l’entropie créée. Les échanges de chaleur et de travail peuvent donc être non nuls malgré ΔU=0\Delta U=0.

41. Dans quelle situation l’égalité est-elle atteinte dans l’inégalité de Clausius pour une machine thermique ?

Lorsque le fonctionnement est réversible, avec ∑iQiTi=0\sum_i\frac{Q_i}{T_i}=0
Lorsque le travail est nul, avec ∑iQiTi=1\sum_i\frac{Q_i}{T_i}=1
Lorsque la machine ne reçoit aucune chaleur, avec ∑iQiTi<0\sum_i\frac{Q_i}{T_i}<0
Lorsque le fonctionnement est irréversible, avec ∑iQiTi>0\sum_i\frac{Q_i}{T_i}>0

Lorsque le fonctionnement est réversible, avec $$\sum_i\frac{Q_i}{T_i}=0$$

Explication

L’inégalité de Clausius impose ∑iQi/Ti≤0\sum_i Q_i/T_i\leq0, et l’égalité correspond au fonctionnement réversible. Un fonctionnement irréversible introduit une entropie créée positive et rend l’inégalité stricte.

42. Quels sont les signes des échanges d’un moteur ditherme selon la convention adoptée ?

W<0W<0, Qc>0Q_c>0 et Qf<0Q_f<0
W>0W>0, Qc<0Q_c<0 et Qf>0Q_f>0
W<0W<0, Qc<0Q_c<0 et Qf>0Q_f>0
W>0W>0, Qc>0Q_c>0 et Qf<0Q_f<0

$$W<0$$, $$Q_c>0$$ et $$Q_f<0$$

Explication

Un moteur ditherme reçoit de la chaleur de la source chaude, en rejette vers la source froide et fournit du travail, d’où Qc>0Q_c>0, Qf<0Q_f<0 et W<0W<0. La combinaison opposée décrit le fonctionnement d’un récepteur.

43. Quelle expression donne le rendement d’un moteur ditherme et sa limite supérieure thermodynamique ?

η=Qc−W=1−QfQc≤1+TfTc\eta=\frac{Q_c}{-W}=1-\frac{Q_f}{Q_c}\leq1+\frac{T_f}{T_c}
η=−QfW=1−QcW≤Tc−Tf\eta=-\frac{Q_f}{W}=1-\frac{Q_c}{W}\leq T_c-T_f
η=QfQc=1+WQc≤TfTc\eta=\frac{Q_f}{Q_c}=1+\frac{W}{Q_c}\leq\frac{T_f}{T_c}
η=−WQc=1+QfQc≤1−TfTc\eta=-\frac{W}{Q_c}=1+\frac{Q_f}{Q_c}\leq1-\frac{T_f}{T_c}

$$\eta=-\frac{W}{Q_c}=1+\frac{Q_f}{Q_c}\leq1-\frac{T_f}{T_c}$$

Explication

Le rendement compare le travail fourni à la chaleur reçue de la source chaude et s’écrit −W/Qc-W/Q_c. La limite de Carnot dépend du rapport des températures absolues, sous la forme 1−Tf/Tc1-T_f/T_c, et non de leur différence seule.

44. Un moteur ditherme réversible fonctionne entre une source chaude à TcT_c et une source froide à TfT_f. Quel est son rendement ?

ηrev=1−TfTc\eta_{rev}=1-\frac{T_f}{T_c}
ηrev=TcTf−1\eta_{rev}=\frac{T_c}{T_f}-1
ηrev=TfTc−Tf\eta_{rev}=\frac{T_f}{T_c-T_f}
ηrev=1−TcTf\eta_{rev}=1-\frac{T_c}{T_f}

$$\eta_{rev}=1-\frac{T_f}{T_c}$$

Explication

Le rendement de Carnot d’un moteur réversible est déterminé par le rapport des températures absolues et vaut 1−Tf/Tc1-T_f/T_c. L’expression Tf/(Tc−Tf)T_f/(T_c-T_f) correspond à l’efficacité réversible d’une machine frigorifique.

45. Quels échanges caractérisent un récepteur ditherme utile ?

W<0W<0, Qf<0Q_f<0 et Qc>0Q_c>0
W>0W>0, Qf<0Q_f<0 et Qc>0Q_c>0
W>0W>0, Qf>0Q_f>0 et Qc<0Q_c<0
W<0W<0, Qf>0Q_f>0 et Qc<0Q_c<0

$$W>0$$, $$Q_f>0$$ et $$Q_c<0$$

Explication

Un récepteur ditherme reçoit du travail extérieur, prélève de la chaleur à la source froide et en cède à la source chaude. Les signes correspondants sont donc W>0W>0, Qf>0Q_f>0 et Qc<0Q_c<0.

46. Dans le modèle du moteur thermique terrestre, quelles régions jouent le rôle de source chaude et de source froide ?

Les océans sont la source chaude et les continents la source froide
Les continents sont la source chaude et les océans la source froide
Les pôles sont la source chaude et l’équateur la source froide
L’équateur est la source chaude et les pôles la source froide

L’équateur est la source chaude et les pôles la source froide

Explication

L’équateur reçoit davantage d’énergie solaire et constitue donc la source chaude, tandis que les pôles jouent le rôle de source froide. Le rendement global associé à ce moteur thermique naturel est estimé à environ 1 %, et non à une valeur élevée comparable à celle d’une machine idéale.

47. Une centrale nucléaire fonctionne entre un réacteur à Tc=600 KT_c=600\,\mathrm{K} et une rivière à Tf=300 KT_f=300\,\mathrm{K}. Quelle comparaison entre ses rendements est correcte ?

Le rendement de Carnot vaut 30 %, tandis que le rendement réel atteint 50 %
Le rendement de Carnot vaut 50 %, tandis que le rendement réel est inférieur
Le rendement de Carnot vaut 40 %, tandis que le rendement réel dépasse 50 %
Le rendement de Carnot vaut 60 %, tandis que le rendement réel reste proche de 50 %

Le rendement de Carnot vaut 50 %, tandis que le rendement réel est inférieur

Explication

Pour ces deux températures, le rendement de Carnot vaut 1−300600=50 %1-\frac{300}{600}=50\,\%. Le rendement réel se situe entre 30 et 40 %, car les irréversibilités et les pertes réduisent les performances par rapport au cycle idéal.

48. Quelle distinction décrit correctement les trois modes fondamentaux de transfert thermique ?

La conduction exige un fluide mobile, la convection traverse le vide et le rayonnement déplace de la matière
La conduction déplace les particules en bloc, la convection traverse les solides et le rayonnement exige un contact matériel
La conduction se fait sans matière déplacée, la convection avec un fluide en mouvement et le rayonnement par ondes électromagnétiques
La conduction repose sur des ondes électromagnétiques, la convection se fait dans le vide et le rayonnement chauffe un fluide

La conduction se fait sans matière déplacée, la convection avec un fluide en mouvement et le rayonnement par ondes électromagnétiques

Explication

La conduction transmet l’énergie sans déplacement macroscopique de matière, la convection implique le mouvement d’un fluide et le rayonnement correspond à une émission électromagnétique pouvant se propager dans le vide. La convection ne peut donc pas être assimilée à un transfert radiatif dans le vide.

49. Dans une pièce chauffée par convection naturelle, quel mécanisme met l’air en mouvement ?

Une différence de température crée une différence de masse volumique qui fait monter l’air chaud
Un ventilateur impose une vitesse constante aux particules d’air refroidies
Le rayonnement infrarouge pousse les particules chaudes vers les zones froides
Une pression uniforme provoque la descente de l’air chaud et la montée de l’air froid

Une différence de température crée une différence de masse volumique qui fait monter l’air chaud

Explication

La convection naturelle apparaît lorsqu’une différence de température entraîne une différence de masse volumique : l’air chaud monte et l’air froid descend. Un ventilateur correspondrait plutôt à une convection forcée, car le mouvement serait imposé par une action extérieure.

50. Que signifie le signe négatif dans la loi de Fourier j⃗th=−λ grad⁡T\vec{j}_{th}=-\lambda\,\operatorname{grad}T ?

Le courant thermique est orienté vers les températures décroissantes
Le courant thermique est orienté vers les températures croissantes
La conductivité thermique est négative dans les matériaux conducteurs
Le gradient thermique disparaît lorsque le courant thermique augmente

Le courant thermique est orienté vers les températures décroissantes

Explication

Le signe négatif indique que le courant thermique se dirige dans le sens opposé au gradient de température, donc des régions chaudes vers les régions froides. La conductivité λ\lambda reste une grandeur positive caractéristique du matériau.

51. Dans une diffusion thermique unidimensionnelle, quelle équation exprime le bilan local de conservation de l’énergie interne ?

j⃗th=−λ grad⁡T\vec{j}_{th}=-\lambda\,\operatorname{grad}T
∂T∂t=a∂2T∂x2\frac{\partial T}{\partial t}=a\frac{\partial^2T}{\partial x^2}
T1−T2=RthϕT_1-T_2=R_{th}\phi
ρc∂T∂t+∂jth∂x=0\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\frac{\partial j_{th}}{\partial x}=0

$$\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\frac{\partial j_{th}}{\partial x}=0$$

Explication

Le bilan local s’écrit ρc∂T∂t+∂jth∂x=0\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\frac{\partial j_{th}}{\partial x}=0 et traduit la conservation de l’énergie interne. La loi de Fourier, elle, relie le courant thermique au gradient de température sans constituer à elle seule l’équation de bilan.

52. Pour un solide homogène, comment la diffusivité thermique intervient-elle dans l’équation unidimensionnelle de la chaleur ?

Elle vérifie a=λρ+ca=\frac{\lambda}{\rho+c} et multiplie la température elle-même
Elle vérifie a=λρca=\lambda\rho c et multiplie le gradient spatial de la température
Elle vérifie a=λρca=\frac{\lambda}{\rho c} et multiplie la dérivée spatiale seconde de la température
Elle vérifie a=ρcλa=\frac{\rho c}{\lambda} et multiplie la dérivée temporelle de la température

Elle vérifie $$a=\frac{\lambda}{\rho c}$$ et multiplie la dérivée spatiale seconde de la température

Explication

Dans un solide homogène, l’équation de la chaleur est ∂T∂t=a∂2T∂x2\frac{\partial T}{\partial t}=a\frac{\partial^2T}{\partial x^2} avec a=λρca=\frac{\lambda}{\rho c}. La diffusivité combine donc la conductivité thermique, la masse volumique et la capacité thermique dans ce rapport précis.

53. Une paroi vérifie la loi d’Ohm thermique T1−T2=RthϕT_1-T_2=R_{th}\phi. Quelle est l’unité de sa résistance thermique ?

Le kelvin par watt, K W−1\mathrm{K\,W^{-1}}
Le watt par kelvin, W K−1\mathrm{W\,K^{-1}}
Le watt-seconde par mètre, W s m−1\mathrm{W\,s\,m^{-1}}
Le joule par kelvin, J K−1\mathrm{J\,K^{-1}}

Le kelvin par watt, $$\mathrm{K\,W^{-1}}$$

Explication

La résistance thermique est définie par le rapport entre une différence de température et un flux thermique, ce qui donne l’unité K W−1\mathrm{K\,W^{-1}}. L’unité W K−1\mathrm{W\,K^{-1}} correspondrait à une conductance thermique plutôt qu’à une résistance.

54. Dans une paroi plane homogène en régime stationnaire unidimensionnel sans source, quelle équation décrit la température ?

d2Tdx2=0\frac{d^2T}{dx^2}=0
d2Tdx2=T\frac{d^2T}{dx^2}=T
∂T∂t=0\frac{\partial T}{\partial t}=0
dTdx=0\frac{dT}{dx}=0

$$\frac{d^2T}{dx^2}=0$$

Explication

L’équation stationnaire unidimensionnelle sans source impose une dérivée seconde nulle, ce qui rend la température affine. Une dérivée première nulle correspondrait à une température uniforme, situation plus restrictive.

55. Une paroi s’étend de x=0x=0 à x=ex=e et ses températures aux extrémités sont T1T_1 et T2T_2. Quelle expression donne la température à la position xx ?

T(x)=T1+T1−T2exT(x)=T_1+\frac{T_1-T_2}{e}x
T(x)=T1+T2e−xT(x)=T_1+\frac{T_2}{e-x}
T(x)=T1+T2−T1exT(x)=T_1+\frac{T_2-T_1}{e}x
T(x)=T2+T2−T1exT(x)=T_2+\frac{T_2-T_1}{e}x

$$T(x)=T_1+\frac{T_2-T_1}{e}x$$

Explication

La température varie linéairement entre les deux valeurs imposées, avec une pente égale à T2−T1e\frac{T_2-T_1}{e}. L’expression proposée vérifie bien T(0)=T1T(0)=T_1 et T(e)=T2T(e)=T_2.

56. Dans une paroi plane en régime stationnaire, comment varie la densité de courant thermique selon la position ?

Elle augmente linéairement avec la distance.
Elle diminue selon l’inverse de la distance.
Elle varie comme le carré de la distance.
Elle reste uniforme dans toute la paroi.

Elle reste uniforme dans toute la paroi.

Explication

La loi de Fourier donne une densité de courant constante dans une géométrie plane stationnaire. Une variation spatiale de cette densité caractérise plutôt certaines géométries cylindriques ou sphériques.

57. Comment calculer la résistance thermique d’un conducteur unidirectionnel d’épaisseur ee, de conductivité λ\lambda et de surface SS ?

Rth=λeSR_{th}=\frac{\lambda}{eS}
Rth=λSeR_{th}=\frac{\lambda S}{e}
Rth=eSλR_{th}=\frac{eS}{\lambda}
Rth=eλSR_{th}=\frac{e}{\lambda S}

$$R_{th}=\frac{e}{\lambda S}$$

Explication

La résistance thermique est proportionnelle à l’épaisseur et inversement proportionnelle à la conductivité et à la surface, d’où Rth=eλSR_{th}=\frac{e}{\lambda S}. La forme λSe\frac{\lambda S}{e} correspond à la conductance thermique, et non à la résistance.

58. Que représente le bilan thermique local ρc∂T∂t+div⁡j⃗th=0\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\operatorname{div}\vec{j}_{th}=0 en l’absence de source volumique ?

La définition de la diffusivité thermique du matériau.
La conservation locale de l’énergie thermique.
La condition d’équilibre radiatif d’une surface.
La relation entre température et résistance thermique.

La conservation locale de l’énergie thermique.

Explication

Ce bilan exprime que la variation locale d’énergie thermique est compensée par la divergence du courant thermique. L’équation de la chaleur apparaît ensuite lorsqu’on y substitue la loi de Fourier.

59. Dans un matériau homogène, quelle relation définit l’équation de la chaleur et sa diffusivité thermique ?

∂T∂t=λΔT\frac{\partial T}{\partial t}=\lambda\Delta T avec λ=aρc\lambda=\frac{a}{\rho c}
∂T∂t=ρcΔT\frac{\partial T}{\partial t}=\rho c\Delta T avec a=λρca=\lambda\rho c
∂T∂t=aΔT\frac{\partial T}{\partial t}=a\Delta T avec a=λρca=\frac{\lambda}{\rho c}
ΔT=a∂T∂t\Delta T=a\frac{\partial T}{\partial t} avec a=ρcλa=\frac{\rho c}{\lambda}

$$\frac{\partial T}{\partial t}=a\Delta T$$ avec $$a=\frac{\lambda}{\rho c}$$

Explication

La diffusivité relie la conductivité à la capacité thermique volumique selon a=λρca=\frac{\lambda}{\rho c}, et l’équation s’écrit ∂T∂t=aΔT\frac{\partial T}{\partial t}=a\Delta T. Elle ne se confond donc pas avec la conductivité λ\lambda.

60. Quelle unité correspond à la puissance volumique PVP_V ?

W.m−3\mathrm{W.m^{-3}}
J.m−3\mathrm{J.m^{-3}}
W.m−2\mathrm{W.m^{-2}}
K.W−1\mathrm{K.W^{-1}}

$$\mathrm{W.m^{-3}}$$

Explication

La puissance volumique mesure une énergie thermique dégagée ou perdue par unité de volume et de temps, ce qui donne l’unité W.m−3\mathrm{W.m^{-3}}. L’unité W.m−2\mathrm{W.m^{-2}} décrit plutôt une puissance par unité de surface.

61. Comment le bilan thermique local est-il modifié lorsqu’une source volumique de puissance PVP_V est présente ?

ρc∂T∂t+div⁡j⃗th=0\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\operatorname{div}\vec{j}_{th}=0
div⁡j⃗th=ρcPV∂T∂t\operatorname{div}\vec{j}_{th}=\rho cP_V\frac{\partial T}{\partial t}
ρc∂T∂t−div⁡j⃗th=PV\rho c\frac{\partial T}{\partial t}-\operatorname{div}\vec{j}_{th}=P_V
ρc∂T∂t+div⁡j⃗th=PV\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\operatorname{div}\vec{j}_{th}=P_V

$$\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\operatorname{div}\vec{j}_{th}=P_V$$

Explication

La source volumique apparaît comme un terme positif au second membre du bilan, donnant ρc∂T∂t+div⁡j⃗th=PV\rho c\frac{\partial T}{\partial t}+\operatorname{div}\vec{j}_{th}=P_V. Le second membre nul correspond à l’absence de source.

62. Quelle caractéristique définit un rayonnement électromagnétique ?

Une onde formée de champs électrique et magnétique variables.
Un transfert d’énergie interne dû aux collisions dans la matière.
Un déplacement macroscopique de matière entre deux régions.
Une propagation de chaleur nécessitant un contact entre solides.

Une onde formée de champs électrique et magnétique variables.

Explication

Un rayonnement électromagnétique est une onde associant un champ électrique et un champ magnétique variables dans l’espace et le temps. La conduction repose quant à elle sur un transfert interne dans la matière.

63. Quelle comparaison entre les domaines visible, infrarouge et ultraviolet est correcte ?

Les infrarouges et les ultraviolets occupent tous deux des longueurs d’onde supérieures au visible.
Les infrarouges et les ultraviolets occupent tous deux des longueurs d’onde inférieures au visible.
Les infrarouges ont des longueurs d’onde supérieures au visible, tandis que les ultraviolets en ont de plus faibles.
Les infrarouges ont des longueurs d’onde inférieures au visible, tandis que les ultraviolets en ont de plus grandes.

Les infrarouges ont des longueurs d’onde supérieures au visible, tandis que les ultraviolets en ont de plus faibles.

Explication

Le visible s’étend approximativement de 400 à 800 nm, les infrarouges se situent au-delà et les ultraviolets en dessous. La distinction repose donc sur leur position respective de part et d’autre du domaine visible.

64. À célérité constante, comment évolue l’énergie d’un photon lorsque sa longueur d’onde augmente ?

Elle diminue selon E=hcλE=\frac{hc}{\lambda}.
Elle reste constante quelle que soit la longueur d’onde.
Elle devient proportionnelle à λ2\lambda^2.
Elle augmente selon E=hcλE=hc\lambda.

Elle diminue selon $$E=\frac{hc}{\lambda}$$.

Explication

La relation E=hcλE=\frac{hc}{\lambda} montre que l’énergie est inversement proportionnelle à la longueur d’onde. Une longueur d’onde plus grande correspond donc à une énergie plus faible.

65. Selon la loi de Stefan-Boltzmann, comment calculer le flux émis par une surface élémentaire d’un corps noir à température TT ?

dϕ=σT2dSd\phi=\sigma T^2dS
dϕ=σT4dSd\phi=\frac{\sigma}{T^4}dS
dϕ=σTdSd\phi=\sigma TdS
dϕ=σT4dSd\phi=\sigma T^4dS

$$d\phi=\sigma T^4dS$$

Explication

Pour un corps noir, le flux élémentaire émis est proportionnel à la surface et à la quatrième puissance de la température, soit dϕ=σT4dSd\phi=\sigma T^4dS. Une dépendance linéaire ou quadratique ne correspond pas à la loi de Stefan-Boltzmann.

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Mémorisez les réponses avec 90 flashcards sur Conduction et rayonnement thermique.

Comment sont disposées les particules dans l'état solide ?

Elles sont compactes et ordonnées.

Quelle caractéristique distingue l'état liquide de l'état gazeux ?

L'état liquide est compact sans ordre à longue portée, l'état gazeux a des particules éloignées.

Quelles phases sont qualifiées de condensées ?

Les phases solide et liquide.

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