QCM : Le concept de puissance en relations internationales (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment Julian Fernandez définit-il la puissance internationale ?

Une hiérarchie juridique établissant les droits respectifs des États dans le système international
Un ensemble d’alliances garantissant la protection diplomatique d’un État contre ses adversaires
Une combinaison de capacités et de ressources servant à défendre et promouvoir les intérêts d’un acteur
Une accumulation de richesses destinée à accroître la prospérité intérieure d’un pays

Une combinaison de capacités et de ressources servant à défendre et promouvoir les intérêts d’un acteur

Explication

Pour Julian Fernandez, la puissance internationale rassemble des capacités et des ressources permettant à un acteur de défendre et de promouvoir ses intérêts. La constitution d’alliances peut contribuer à la puissance, mais elle n’en constitue pas la définition générale.

2. Dans la vision réaliste, quelle double fonction la puissance remplit-elle pour un État ?

Elle protège le territoire national et garantit la croissance économique intérieure
Elle constitue une norme juridique et un instrument de coopération entre les gouvernements
Elle facilite les échanges commerciaux et renforce la légitimité des institutions internationales
Elle sert de moyen pour atteindre ses objectifs et de finalité de sa politique étrangère

Elle sert de moyen pour atteindre ses objectifs et de finalité de sa politique étrangère

Explication

Dans la vision réaliste, la puissance est à la fois un instrument permettant à l’État d’atteindre ses objectifs et un objectif recherché par sa politique étrangère. La protection territoriale peut être un objectif particulier, mais elle ne résume pas cette double fonction.

3. Quelle distinction oppose la capacité de faire à la capacité de faire faire chez Serge Sur ?

La première dépend d’une alliance, tandis que la seconde s’exerce par la contrainte militaire
La première influence autrui, tandis que la seconde repose sur les ressources matérielles de l’État
La première empêche une action adverse, tandis que la seconde permet de refuser une décision
La première agit directement, tandis que la seconde mobilise une autre entité pour agir

La première agit directement, tandis que la seconde mobilise une autre entité pour agir

Explication

Chez Serge Sur, faire signifie agir directement, alors que faire faire consiste à obtenir qu’une autre entité agisse. L’influence d’autrui décrit plus largement une relation de pouvoir et ne précise pas cette distinction entre action directe et action déléguée.

4. Quelle opposition Joseph S. Nye établit-il entre hard power et soft power ?

Le hard power recourt à des moyens matériels et coercitifs, tandis que le soft power repose sur l’attractivité
Le hard power dépend de la stabilité politique, tandis que le soft power provient de la supériorité démographique
Le hard power repose sur l’attractivité culturelle, tandis que le soft power mobilise des sanctions économiques
Le hard power agit par la coopération diplomatique, tandis que le soft power s’appuie sur la menace militaire

Le hard power recourt à des moyens matériels et coercitifs, tandis que le soft power repose sur l’attractivité

Explication

Joseph S. Nye associe le hard power aux moyens matériels et coercitifs, tandis que le soft power découle de l’attractivité politique, culturelle et technologique. L’attractivité culturelle relève donc du soft power, et non d’une capacité coercitive du hard power.

5. Quelle est la définition de la puissance internationale selon Julian Fernandez?

La somme des capacités et ressources permettant à un acteur de défendre et promouvoir ses intérêts dans les relations internationales.
La capacité d’un État à imposer sa volonté par la force ou la coercition.
La capacité d’un État à influencer les autres par la persuasion et la diplomatie.
L’ensemble des moyens militaires, économiques et culturels d’un pays pour dominer ses voisins.

La somme des capacités et ressources permettant à un acteur de défendre et promouvoir ses intérêts dans les relations internationales.

Explication

Julian Fernandez définit la puissance internationale comme la somme des capacités et ressources permettant à un acteur de défendre et promouvoir ses intérêts. La réponse incorrecte évoque des aspects spécifiques ou limités de la puissance, mais ne correspond pas à la définition globale.

6. Selon O. Beaud, comment la puissance légitimée par le droit se distingue-t-elle de la force brute ?

La puissance légitimée est basée sur la coercition, alors que la force repose sur la persuasion.
La puissance légitimée par le droit devient le pouvoir, tandis que la force est un instrument coercitif.
La puissance légitimée repose uniquement sur la force militaire, alors que la force est toujours légitime.
La puissance légitimée ne peut jamais être utilisée pour imposer la volonté, contrairement à la force.

La puissance légitimée par le droit devient le pouvoir, tandis que la force est un instrument coercitif.

Explication

Selon O. Beaud, la puissance légitimée par le droit devient le pouvoir, ce qui la distingue de la force, qui est un instrument coercitif. La force, en revanche, peut être utilisée sans légitimité, ce qui peut réduire la légitimité de son auteur.

7. Quelle est la fonction principale de l’incitation et de la persuasion dans les relations internationales?

Imposer des sanctions ou recourir à la force pour contraindre un acteur.
Créer des alliances ou des accords pour renforcer la coopération internationale.
Influencer le comportement ou la position d’un acteur en utilisant des arguments ou des avantages.
Conquérir ou dominer un autre acteur par la force ou la menace.

Influencer le comportement ou la position d’un acteur en utilisant des arguments ou des avantages.

Explication

L’incitation et la persuasion visent à faire changer la position d’un acteur par des arguments ou des avantages, plutôt que par la force ou la coercition. La coercition, comme les sanctions, est une autre méthode distincte.

8. En quoi la coercition et les sanctions diffèrent-elles dans leur mode d’action pour influencer un acteur international ?

La coercition est une mesure diplomatique, alors que les sanctions sont des actions militaires.
Les sanctions sont toujours crédibles, contrairement à la coercition qui ne l’est pas.
La coercition utilise la menace ou l’usage de la force, tandis que les sanctions imposent des mesures punitives concrètes.
La coercition repose uniquement sur la force militaire, alors que les sanctions sont toujours économiques.

La coercition utilise la menace ou l’usage de la force, tandis que les sanctions imposent des mesures punitives concrètes.

Explication

La coercition implique souvent la menace ou l’usage de la force pour contraindre un acteur, tandis que les sanctions sont des mesures punitives concrètes comme des restrictions économiques ou diplomatiques. La crédibilité des sanctions est essentielle pour leur efficacité, contrairement à la coercition qui peut parfois manquer de crédibilité.

9. Qui est crédité de la formulation de la définition de la puissance internationale comme étant la somme de capacités et de ressources permettant à un acteur de défendre et promouvoir ses intérêts?

O. Beaud
Joseph S. Nye
Julian Fernandez
Serge Sur

Julian Fernandez

Explication

Julian Fernandez est l'auteur qui définit la puissance internationale comme la somme de capacités et de ressources permettant à un acteur de défendre et promouvoir ses intérêts. Cette définition est essentielle pour comprendre la notion de puissance dans les relations internationales.

10. Quels sont les effets de l'apolarité sur la stabilité du système international ?

Elle conduit à une bipolarité plus marquée entre deux grandes puissances.
Elle encourage la coopération multilatérale en l'absence de pôles dominants.
Elle favorise l'instabilité en empêchant la domination d'une seule puissance.
Elle stabilise le système en répartissant équitablement le pouvoir entre plusieurs acteurs.

Elle favorise l'instabilité en empêchant la domination d'une seule puissance.

Explication

L'apolarité, en l'absence de puissance dominante, peut entraîner une instabilité accrue car aucun acteur ne peut imposer sa volonté, ce qui complique la gestion des crises. La présence d'une seule superpuissance, comme dans l'unipolarité, tend à renforcer la stabilité en centralisant le pouvoir.

11. Comment peut-on appliquer la notion de puissance internationale pour élaborer une stratégie diplomatique efficace ?

En utilisant la capacité de faire faire et d'empêcher de faire pour influencer les autres acteurs.
En se concentrant uniquement sur la puissance militaire pour imposer ses intérêts.
En ignorant les ressources culturelles et technologiques dans la définition de la puissance.
En privilégiant la coercition brute plutôt que la persuasion ou l'incitation.

En utilisant la capacité de faire faire et d'empêcher de faire pour influencer les autres acteurs.

Explication

L'application de la puissance consiste à mobiliser ses capacités de faire, faire faire, empêcher de faire ou refuser de faire pour influencer les autres acteurs. La coercition seule ou l'ignorance des ressources culturelles ne suffisent pas à une stratégie diplomatique efficace.

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Qu'est-ce que la puissance internationale selon Julian Fernandez ?

Une somme de capacités et de ressources pour défendre et promouvoir ses intérêts.

Quelle est la double fonction de la puissance dans la vision réaliste ?

Un moyen d'atteindre des objectifs et le but de la politique étrangère.

Comment Serge Sur définit-il la puissance ?

La capacité de faire, faire faire, empêcher et refuser de faire.

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