QCM : Connaissance des principaux matériaux — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles fonctions générales les matériaux de construction peuvent-ils remplir dans un ouvrage ?

Des fonctions de fondation, de ventilation, d’éclairage et de transport des personnes
Des fonctions structurelles, agricoles, énergétiques et de production industrielle
Des fonctions décoratives, acoustiques, électriques et exclusivement hydrauliques
Des fonctions structurelles, de protection, thermiques et de conduction des fluides

Des fonctions structurelles, de protection, thermiques et de conduction des fluides

Explication

Les matériaux de construction peuvent assurer des fonctions structurelles, de protection et de finition, thermiques, ainsi que de conduction des fluides. Les fonctions proposées dans les autres réponses ne correspondent pas à cette classification générale.

2. Quelle distinction décrit correctement l’isolation et l’inertie thermique dans un bâtiment ?

L’isolation améliore la résistance mécanique, tandis que l’inertie protège contre l’humidité
L’isolation limite les échanges de chaleur, tandis que l’inertie stocke puis restitue la chaleur
L’isolation stocke la chaleur, tandis que l’inertie limite les échanges avec l’extérieur
L’isolation favorise la conduction thermique, tandis que l’inertie supprime les variations de température

L’isolation limite les échanges de chaleur, tandis que l’inertie stocke puis restitue la chaleur

Explication

L’isolation réduit les échanges thermiques, alors que l’inertie thermique permet de stocker puis de restituer de la chaleur. La résistance mécanique et la protection contre l’humidité relèvent d’autres fonctions des matériaux.

3. Lequel de ces ensembles regroupe des familles de matériaux du génie civil ?

Les sols, les métaux, le béton, les fibres, les céramiques et les composites
Les bétons, les peintures, les solvants, les combustibles, les verres et les engrais
Les sols, les carburants, les textiles, les aliments, les métaux et les végétaux
Les roches, les bois, les papiers, les lubrifiants, les mousses et les adhésifs

Les sols, les métaux, le béton, les fibres, les céramiques et les composites

Explication

Les familles citées comprennent notamment les sols, granulats et roches, les métaux, le béton, les fibres, les plastiques, les céramiques, le verre et les composites. Les autres ensembles mélangent des matériaux de construction avec des produits qui ne constituent pas des familles principales du génie civil.

4. Dans quelle situation les sols, granulats et roches jouent-ils un rôle caractéristique en construction ?

Ils servent à fabriquer les vitrages, isoler les murs et assurer la finition des façades
Ils servent à façonner les terrains, soutenir les fondations et produire du béton
Ils servent à renforcer les peintures, étancher les toitures et produire des fibres
Ils servent à protéger les câbles, réaliser les huisseries et conduire l’électricité

Ils servent à façonner les terrains, soutenir les fondations et produire du béton

Explication

Les sols, granulats et roches sont utilisés pour la mise en forme des terrains, le support des fondations et comme matière première du béton. Les huisseries et les réseaux électriques relèvent notamment d’usages associés aux métaux.

5. Quelle proposition distingue correctement les matériaux naturels des matériaux industriels ?

Les fibres végétales, le métal et le béton armé sont naturels, tandis que le bois est industriel
La terre crue, le bois et les fibres végétales sont naturels, tandis que le métal et le béton armé sont industriels
Le béton armé, le bois et les ciments industriels sont naturels, tandis que la terre crue est industrielle
Le métal, le bois et la terre crue sont naturels, tandis que les fibres végétales et le béton armé sont industriels

La terre crue, le bois et les fibres végétales sont naturels, tandis que le métal et le béton armé sont industriels

Explication

La terre crue, le bois et les fibres végétales appartiennent aux matériaux naturels, tandis que le métal, le béton armé et les produits issus des ciments industriels appartiennent aux matériaux industriels. Les autres réponses classent incorrectement plusieurs matériaux.

6. Comment distinguer les critères intrinsèques des critères attribués lors du choix d’un matériau ?

Les critères intrinsèques concernent l’usage du bâtiment, tandis que les critères attribués mesurent la résistance mécanique
Les critères intrinsèques sont propres au matériau, tandis que les critères attribués dépendent du contexte
Les critères intrinsèques dépendent du prix, tandis que les critères attribués décrivent la composition du matériau
Les critères intrinsèques relèvent de l’esthétique, tandis que les critères attribués correspondent aux propriétés physiques

Les critères intrinsèques sont propres au matériau, tandis que les critères attribués dépendent du contexte

Explication

Les critères intrinsèques sont liés aux caractéristiques propres du matériau, alors que les critères attribués ou extrinsèques dépendent du contexte technique et socio-économique. Le prix et l’esthétique sont plutôt des critères attribués, et non des définitions des critères intrinsèques.

7. Qu’étudient principalement les propriétés mécaniques d’un matériau de construction ?

Sa réponse aux efforts, aux déformations et aux phénomènes de fatigue
Son aptitude à la mise en forme, sa couleur et sa maintenance
Sa dureté, sa rugosité et son aspect de surface
Son prix, sa disponibilité et son impact écologique

Sa réponse aux efforts, aux déformations et aux phénomènes de fatigue

Explication

Les propriétés mécaniques décrivent la résistance à l’effort, à la déformation et à la fatigue. La dureté, la rugosité et l’aspect relèvent des propriétés de surface, ce qui constitue la confusion la plus courante.

8. Quelles performances sont attendues d’un ouvrage lors de l’évaluation de sa qualité globale ?

La disponibilité, le prix, l’esthétique et l’origine géographique
La sécurité, le confort, la facilité de maintenance et l’accessibilité
La couleur, la masse, la transparence et la conductivité électrique
La résistance chimique, la rugosité, la densité et la température de fusion

La sécurité, le confort, la facilité de maintenance et l’accessibilité

Explication

Les performances attendues d’un ouvrage concernent notamment la sécurité, le confort, la facilité de maintenance et l’accessibilité. Le prix et la disponibilité sont des critères de choix du matériau, mais ne constituent pas directement les performances attendues de l’ouvrage.

9. Quelle relation définit la masse volumique d’un matériau ?

La différence entre sa masse et son volume
Le rapport entre son volume et sa masse
Le rapport entre sa masse et son volume
Le produit de sa masse par son volume

Le rapport entre sa masse et son volume

Explication

La masse volumique indique la masse contenue dans une unité de volume et se calcule par ρ=mV\rho=\frac{m}{V}. Le rapport inverse, entre le volume et la masse, ne correspond pas à cette grandeur.

10. Quelle valeur correspond à la masse volumique de l’eau ?

0,1 g/cm30,1\ \mathrm{g/cm^3}
10 g/cm310\ \mathrm{g/cm^3}
100 g/cm3100\ \mathrm{g/cm^3}
1 g/cm31\ \mathrm{g/cm^3}

$$1\ \mathrm{g/cm^3}$$

Explication

La masse volumique de l’eau vaut 1 g/cm31\ \mathrm{g/cm^3}, ce qui équivaut à 1000 kg/m31000\ \mathrm{kg/m^3}. Une valeur de 10 g/cm310\ \mathrm{g/cm^3} est dix fois trop élevée.

11. Comment réalise-t-on un essai d’absorption capillaire sur un échantillon ?

En mettant une seule face au contact d’une nappe d’eau constante et en suivant les gains de masse
En immergeant complètement l’échantillon et en suivant les gains de masse
En mettant toutes les faces au contact de l’eau puis en mesurant sa température
En déposant l’échantillon à sec et en mesurant sa variation de volume

En mettant une seule face au contact d’une nappe d’eau constante et en suivant les gains de masse

Explication

L’essai impose un contact par une seule face, tandis que les faces latérales sont imperméabilisées et les gains de masse sont mesurés à intervalles définis. L’immersion complète constitue une autre configuration expérimentale et ne permet pas d’isoler l’absorption par une face.

12. Une force de 2000 N2000\ \mathrm{N} agit sur une surface de 0,01 m20,01\ \mathrm{m^2}. Quelle contrainte est appliquée ?

20 000 Pa20\,000\ \mathrm{Pa}
2 000 000 Pa2\,000\,000\ \mathrm{Pa}
2 000 Pa2\,000\ \mathrm{Pa}
200 000 Pa200\,000\ \mathrm{Pa}

$$200\,000\ \mathrm{Pa}$$

Explication

La contrainte se calcule par σ=FS\sigma=\frac{F}{S}, donc σ=20000,01=200 000 Pa\sigma=\frac{2000}{0,01}=200\,000\ \mathrm{Pa}. Utiliser la force sans la rapporter à la surface conduirait à une grandeur qui ne décrit pas la sollicitation surfacique.

13. Une éprouvette possède une longueur initiale de 100 mm100\ \mathrm{mm} et s’allonge de 0,5 mm0,5\ \mathrm{mm}. Quelle est sa déformation longitudinale ?

0,050,05
0,0050,005
200200
55

$$0,005$$

Explication

La déformation longitudinale est la variation relative de longueur, soit ε=ΔLL0=0,5100=0,005\varepsilon=\frac{\Delta L}{L_0}=\frac{0,5}{100}=0,005. Le module de Young relie ensuite la contrainte à cette déformation par E=σεE=\frac{\sigma}{\varepsilon}.

14. Quelle différence caractérise la traction directe et la traction indirecte ?

La traction directe fléchit l’éprouvette, tandis que la traction indirecte la soumet à une compression uniforme
La traction directe comprime l’éprouvette, tandis que la traction indirecte étire directement ses extrémités
La traction directe étire l’éprouvette, tandis que la traction indirecte comprime les génératrices d’un cylindre
La traction directe tord l’éprouvette, tandis que la traction indirecte mesure sa masse volumique

La traction directe étire l’éprouvette, tandis que la traction indirecte comprime les génératrices d’un cylindre

Explication

La traction directe produit un étirement de l’éprouvette, alors que la traction indirecte utilise la compression des génératrices d’un cylindre pour induire une traction centrale. La compression uniforme correspond à une autre sollicitation et ne décrit pas le principe de la traction indirecte.

15. Que représente la conductivité thermique d’un matériau ?

La résistance mécanique d’un matériau soumis à un gradient de température
La quantité de chaleur stockée dans un kilogramme de matériau pour une température donnée
La vitesse d’une onde sonore traversant un mètre de matériau à température constante
Le flux de chaleur traversant un mètre de matériau pour une différence de température d’un kelvin

Le flux de chaleur traversant un mètre de matériau pour une différence de température d’un kelvin

Explication

La conductivité thermique caractérise le flux de chaleur traversant un matériau d’un mètre d’épaisseur sous une différence de température d’un kelvin, en W m−1 K−1\mathrm{W\,m^{-1}\,K^{-1}}. La quantité de chaleur stockée relève plutôt de la chaleur spécifique.

16. Quel matériau peut généralement être utilisé comme isolant thermique selon sa conductivité ?

Un matériau dont la conductivité est inférieure à 0,1 W/(m K)0,1\ \mathrm{W/(m\,K)}
Un matériau dont la conductivité est supérieure à 10 W/(m K)10\ \mathrm{W/(m\,K)}
Un matériau dont la conductivité est proche de 1 W/(m K)1\ \mathrm{W/(m\,K)}
Un matériau dont la conductivité est égale à 100 W/(m K)100\ \mathrm{W/(m\,K)}

Un matériau dont la conductivité est inférieure à $$0,1\ \mathrm{W/(m\,K)}$$

Explication

Une conductivité thermique inférieure à 0,1 W/(m K)0,1\ \mathrm{W/(m\,K)} permet généralement d’obtenir un isolant thermique. Une conductivité élevée favorise au contraire le passage de la chaleur.

17. Quel effet une chaleur spécifique élevée produit-elle sur le comportement thermique d’un matériau ?

Elle diminue sa masse volumique et favorise l’absorption capillaire
Elle augmente sa conductivité thermique et facilite le passage du flux de chaleur
Elle diminue son inertie thermique et accélère les variations de température
Elle augmente son inertie thermique et rend sa température plus difficile à modifier

Elle augmente son inertie thermique et rend sa température plus difficile à modifier

Explication

Une chaleur spécifique élevée signifie qu’il faut davantage de chaleur pour modifier la température du matériau, ce qui augmente son inertie thermique. Elle ne détermine pas directement la conductivité thermique, qui décrit le transport de chaleur.

18. Quelle propriété permet à un ouvrage de conserver ses fonctions sur le long terme malgré l’action d’agents extérieurs ?

La rigidité instantanée
La durabilité
La masse volumique
La résistance initiale

La durabilité

Explication

La durabilité désigne le maintien des fonctions et des performances d’un ouvrage au cours du temps face aux agents extérieurs. La résistance initiale décrit plutôt l’état du matériau au moment de sa mise en œuvre, sans caractériser son évolution à long terme.

19. Pourquoi le gel peut-il fissurer un matériau contenant de l’eau, comme le béton ?

Parce que la chaleur du gel augmente la pression dans ses pores
Parce que l’eau gelée change de volume et provoque une cryo-succion
Parce que le rayonnement ultraviolet désorganise directement sa structure
Parce que l’évaporation de l’eau crée une carbonatation accélérée

Parce que l’eau gelée change de volume et provoque une cryo-succion

Explication

Le gel endommage les matériaux contenant de l’eau par le changement de volume lié au gel et par la cryo-succion. Le rayonnement ultraviolet correspond principalement à l’action du soleil et ne constitue pas le mécanisme décrit pour le gel.

20. Quel ensemble d’effets peut être favorisé par la présence d’eau dans les matériaux et les ouvrages ?

La neutralisation des métaux, la suppression des capillaires et la minéralisation du bois
La vitrification des métaux, la disparition des pores et le séchage du bois
L’oxydation des métaux, les effets capillaires et les moisissures du bois
La fusion des métaux, l’imperméabilisation des pores et la calcination du bois

L’oxydation des métaux, les effets capillaires et les moisissures du bois

Explication

L’eau favorise l’oxydation des métaux, les effets capillaires dans les matériaux poreux ainsi que le développement de moisissures et de champignons dans le bois. Les autres ensembles associent à l’eau des transformations qui ne correspondent pas aux effets indiqués.

21. Quelle distinction décrit correctement le fluage et la relaxation ?

Le fluage est une déformation lente sous contrainte constante, tandis que la relaxation réduit la contrainte à déformation constante.
Le fluage est une variation thermique du matériau, tandis que la relaxation désigne une reprise élastique après déchargement.
Le fluage est une rupture instantanée sous charge élevée, tandis que la relaxation correspond à un gonflement sans contrainte.
Le fluage est une réduction de contrainte à déformation constante, tandis que la relaxation augmente la déformation sous charge variable.

Le fluage est une déformation lente sous contrainte constante, tandis que la relaxation réduit la contrainte à déformation constante.

Explication

Le fluage correspond à l’évolution lente de la déformation lorsque la contrainte reste constante, alors que la relaxation correspond à la diminution progressive de la contrainte lorsque la déformation reste constante. Les autres réponses confondent ces notions avec une rupture, une variation thermique ou une reprise élastique.

22. Comment la carbonatation peut-elle conduire à la corrosion des armatures en acier dans le béton ?

Le CO₂ transforme les granulats en matériau souple, réduit la porosité et bloque la fissuration.
Le CO₂ réagit avec l’hydroxyde de calcium, abaisse le pH et supprime la passivation de l’acier.
Le CO₂ évapore l’eau des pores, crée une surcharge mécanique et rompt directement les armatures.
Le CO₂ forme de l’ettringite expansive, augmente le pH et protège les armatures contre la corrosion.

Le CO₂ réagit avec l’hydroxyde de calcium, abaisse le pH et supprime la passivation de l’acier.

Explication

La carbonatation fait pénétrer le CO₂, qui réagit avec l’hydroxyde de calcium et diminue le pH ; l’acier perd alors sa passivation, ce qui favorise la corrosion et la fissuration. La formation d’ettringite expansive relève de la réaction sulfatique interne, et non de la carbonatation.

23. Quelle dégradation du béton est caractérisée par la formation tardive d’ettringite expansive ?

La corrosion électrochimique
La réaction sulfatique interne
La carbonatation progressive
Le retrait de dessiccation

La réaction sulfatique interne

Explication

La réaction sulfatique interne correspond à la formation tardive d’ettringite expansive, qui provoque un gonflement interne et des fissures dans le béton. La carbonatation implique plutôt la pénétration du CO₂ et la diminution du pH.

24. Quelle association entre matériau et origine de la ressource est correcte ?

Le bois est géosourcé et la terre crue est biosourcée.
Le bois est biosourcé et la terre crue est géosourcée.
Le bois est minéral et la terre crue est métallique.
Le bois est synthétique et la terre crue est pétrosourcée.

Le bois est biosourcé et la terre crue est géosourcée.

Explication

Les matériaux biosourcés proviennent de la biomasse, comme le bois, tandis que les matériaux géosourcés proviennent de ressources minérales, comme la terre crue. Les autres associations inversent ou attribuent à ces matériaux des origines qui ne correspondent pas à leur définition.

25. Que quantifie une analyse de cycle de vie pour un produit ?

Son aspect esthétique depuis la conception jusqu’à la réception du chantier
Ses impacts environnementaux depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie
Son coût financier depuis l’achat des composants jusqu’à la revente du produit
Sa résistance mécanique depuis la fabrication jusqu’à la première mise en charge

Ses impacts environnementaux depuis l’extraction des matières premières jusqu’à sa fin de vie

Explication

L’analyse de cycle de vie quantifie les impacts environnementaux d’un produit sur l’ensemble de son cycle, de l’extraction des matières premières à la fin de vie. Elle ne se limite ni à la résistance mécanique, ni au coût financier, ni à l’apparence du produit.

26. Lequel de ces éléments constitue un impact environnemental évalué notamment par une ACV ?

La capacité portante
La résistance initiale
L’unité fonctionnelle
Le changement climatique

Le changement climatique

Explication

Une ACV peut évaluer notamment le changement climatique, ainsi que la consommation d’énergie et d’eau, les déchets, l’acidification et diverses pollutions. L’unité fonctionnelle est une référence de calcul du bilan, tandis que la résistance initiale et la capacité portante sont des propriétés mécaniques.

27. Pourquoi le bois est-il qualifié d’anisotrope ?

Ses propriétés varient selon les plans tangentiel, radial et transversal
Sa masse volumique augmente progressivement vers la périphérie
Son humidité dépend principalement de la température extérieure
Sa composition change entre le cœur, l’aubier et l’écorce

Ses propriétés varient selon les plans tangentiel, radial et transversal

Explication

Le bois est anisotrope parce que ses caractéristiques mécaniques et physiques diffèrent selon les plans tangentiel, radial et transversal. La variation entre le duramen et l’aubier concerne sa structure interne, mais ne définit pas l’anisotropie.

28. Quelle succession de zones décrit correctement le bois du centre vers l’extérieur ?

Aubier, duramen, cambium, tissus de l’écorce, liber
Aubier, liber, duramen, cambium, tissus de l’écorce
Duramen, aubier, cambium, liber, tissus de l’écorce
Duramen, cambium, aubier, liber, tissus de l’écorce

Duramen, aubier, cambium, liber, tissus de l’écorce

Explication

Du centre vers l’extérieur, on trouve le duramen, l’aubier, le cambium, le liber puis les tissus de l’écorce. L’aubier est la partie fonctionnelle, tandis que le duramen est généralement la partie morte et plus foncée.

29. Quelle différence distingue le bois lamellé-collé du bois lamellé croisé ?

Le lamellé-collé utilise des plis perpendiculaires, tandis que le lamellé croisé emploie des fibres courtes
Le lamellé-collé garde des lamelles parallèles, tandis que le lamellé croisé alterne leur direction
Le lamellé-collé alterne les lamelles, tandis que le lamellé croisé garde toutes les fibres parallèles
Le lamellé-collé repose sur des copeaux orientés, tandis que le lamellé croisé utilise des placages minces

Le lamellé-collé garde des lamelles parallèles, tandis que le lamellé croisé alterne leur direction

Explication

Dans le lamellé-collé, les lamelles de toutes les couches restent parallèles, alors que le lamellé croisé oriente les couches adjacentes à 90 degrés. L’alternance des directions caractérise donc le lamellé croisé et non le lamellé-collé.

30. Pourquoi le contreplaqué possède-t-il des propriétés relativement similaires dans toutes les directions ?

Ses panneaux associent des copeaux longs et des particules disposées au hasard
Ses plis de bois sont collés avec leurs fils perpendiculaires entre eux
Ses couches sont formées de fibres courtes liées par une forte compression
Ses lamelles de résineux sont orientées dans une même direction dominante

Ses plis de bois sont collés avec leurs fils perpendiculaires entre eux

Explication

Le contreplaqué croise les plis de bois en orientant leurs fils perpendiculairement les uns aux autres, ce qui répartit les propriétés selon plusieurs directions. Une orientation principalement longitudinale correspond plutôt au lamibois.

31. Que signifie la désignation structurelle « C24 » pour un bois ?

Une classe indiquant une conductivité thermique de 24 W/(m·K)
Une classe associant la catégorie C à une humidité maximale de 24 %
Une classe associant la catégorie C à une contrainte de rupture en flexion de 24 MPa
Une classe indiquant 24 couches de bois résineux collées sous pression

Une classe associant la catégorie C à une contrainte de rupture en flexion de 24 MPa

Explication

Une désignation comme C24 associe une lettre de classe à une valeur de contrainte de rupture en flexion exprimée en MPa. Le nombre ne désigne donc ni le nombre de couches ni une valeur d’humidité.

32. Quelle technique de fabrication correspond à l’adobe ?

Une terre humide est déposée dans un coffrage puis compactée par couches successives
Un mélange de terre et de fibres est appliqué autour d’un treillis en bois
Une terre contenant peu d’eau est pressée mécaniquement dans des blocs réguliers
Une terre argileuse et du sable fin sont moulés puis séchés lentement à l’air libre

Une terre argileuse et du sable fin sont moulés puis séchés lentement à l’air libre

Explication

L’adobe est obtenu en moulant une terre argileuse mêlée de sable fin, puis en la séchant lentement à l’air libre. Le compactage dans un coffrage caractérise le pisé, tandis que la presse correspond aux blocs de terre comprimée.

33. Comment le pisé est-il généralement mis en œuvre ?

Une terre humide contenant environ 5 à 15 % d’eau est compactée par couches dans un coffrage
Une terre argileuse assez humide est moulée en éléments puis séchée lentement à l’air libre
Une terre additionnée de chaux est comprimée dans une presse à l’état humide
Un mélange de terre et de fibres est empilé pour former un mur sans coffrage

Une terre humide contenant environ 5 à 15 % d’eau est compactée par couches dans un coffrage

Explication

Le pisé utilise une terre humide contenant généralement 5 à 15 % d’eau, placée dans un coffrage et compactée par couches. Le moulage suivi d’un séchage décrit l’adobe, tandis que la compression en presse concerne les blocs de terre comprimée.

34. Quelle distinction caractérise la bauge et le torchis ?

La bauge repose sur des blocs pressés, tandis que le torchis forme une terre porteuse homogène
La bauge forme des murs épais, tandis que le torchis remplit une ossature en bois et un treillis
La bauge est comprimée dans un coffrage, tandis que le torchis est moulé puis séché séparément
La bauge exige une ossature bois, tandis que le torchis forme des murs épais sans support

La bauge forme des murs épais, tandis que le torchis remplit une ossature en bois et un treillis

Explication

La bauge forme des murs épais à partir d’un mélange comprenant notamment argile, limon, sable fin et fibres. Le torchis sert plutôt de remplissage dans une ossature porteuse en bois munie d’un treillis.

35. Quelle affirmation décrit correctement la terre allégée en construction ?

Elle est non porteuse, s’associe à une ossature bois et offre une très grande isolation thermique
Elle forme des murs porteurs compacts et se met en œuvre dans un coffrage par couches
Elle remplit une ossature bois tout en assurant principalement la résistance mécanique
Elle constitue des blocs pressés et peut recevoir des ajouts de chaux ou de ciment

Elle est non porteuse, s’associe à une ossature bois et offre une très grande isolation thermique

Explication

La terre allégée n’est pas porteuse : elle doit être associée à une ossature bois et se distingue par sa très grande isolation thermique. Le remplissage d’une ossature ne lui confère donc pas une fonction principale de résistance mécanique.

36. Lequel de ces ensembles regroupe des isolants biosourcés couramment utilisés en France ?

Acier, aluminium, liège, perlite et ouate de cellulose
Laine minérale, polystyrène, polyuréthane, chanvre et argile
Béton, brique, verre cellulaire, paille et vermiculite
Laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, lin, paille et liège

Laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, lin, paille et liège

Explication

La laine de bois, la ouate de cellulose, le chanvre, le lin, la paille et le liège figurent parmi les principaux isolants biosourcés employés en France. Le polystyrène et le polyuréthane appartiennent à la famille des isolants synthétiques, et non à celle des matériaux biosourcés.

37. Pour comparer les performances thermiques de la laine de bois et de la ouate de cellulose, quelle affirmation est exacte ?

La ouate de cellulose présente généralement une conductivité légèrement plus faible que la laine de bois.
La laine de bois conduit davantage la chaleur parce qu’elle assure une régulation hygrométrique.
La laine de bois présente généralement une conductivité deux fois plus faible que la ouate de cellulose.
Les deux matériaux possèdent une conductivité identique dans toutes les configurations.

La ouate de cellulose présente généralement une conductivité légèrement plus faible que la laine de bois.

Explication

La ouate de cellulose possède une conductivité d’environ 0,0350,035 à 0,040 W/(m⋅K)0,040\ \text{W/(m·K)}, contre environ 0,0380,038 à 0,045 W/(m⋅K)0,045\ \text{W/(m·K)} pour la laine de bois. La régulation hygrométrique importante de la laine de bois constitue une propriété distincte qui ne signifie pas qu’elle conduit davantage la chaleur.

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Quelles fonctions remplissent les matériaux de construction ?

Ils remplissent des fonctions structurelles, de protection, thermiques et de conduction des fluides.

De quoi dépendent principalement les fonctions structurelles ?

De la résistance mécanique et de l’aptitude à la mise en œuvre.

Quel est l'objectif principal des fonctions thermiques ?

Réduire les échanges de chaleur par l’isolation et exploiter l’inertie thermique.

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