QCM : Psychologie cognitive — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue l’imagerie motrice de l’observation directe d’une action ?

Elle mobilise des capacités mentales pour comprendre et interpréter l’action sans dépendre de sensations directement reçues.
Elle enregistre les sensations reçues sans leur attribuer d’interprétation mentale particulière.
Elle reproduit les mouvements observés avec le corps afin d’en vérifier immédiatement la réussite.
Elle transforme les informations sensorielles en réponses automatiques avant toute analyse consciente.

Elle mobilise des capacités mentales pour comprendre et interpréter l’action sans dépendre de sensations directement reçues.

Explication

L’imagerie motrice mobilise une activité mentale pour comprendre, sentir, analyser et interpréter une action, même en l’absence de perception directe. L’observation directe repose au contraire sur des informations effectivement reçues par les sens, ce qui rend la deuxième proposition inadéquate.

2. Dans la chasse à l’épuisement, quelle démarche permet au chasseur de suivre efficacement un animal ?

Il repère des traces, élabore une hypothèse sur leur signification, puis vérifie son efficacité.
Il attend que l’animal apparaisse afin de mémoriser ses mouvements sans interpréter ses traces.
Il suit une direction fixe en se fiant aux sensations immédiates produites par son environnement.
Il rassemble plusieurs traces sans formuler d’hypothèse jusqu’à ce que l’animal soit retrouvé.

Il repère des traces, élabore une hypothèse sur leur signification, puis vérifie son efficacité.

Explication

Le chasseur interprète les traces comme des indices, construit une hypothèse, puis la confronte à ce qu’il observe ensuite. La troisième proposition décrit une conduite fondée sur les sensations immédiates, alors que la chasse à l’épuisement implique une interprétation et une vérification.

3. Quel enchaînement correspond au raisonnement scientifique présenté ?

Formuler une hypothèse, en déduire les conséquences possibles, puis rechercher des observations compatibles.
Observer un résultat, généraliser une règle, puis inventer une hypothèse qui lui corresponde.
Déduire une conséquence, choisir une intuition, puis confirmer cette intuition par une observation.
Accumuler des observations, retenir la plus fréquente, puis appliquer cette conclusion au cas étudié.

Formuler une hypothèse, en déduire les conséquences possibles, puis rechercher des observations compatibles.

Explication

Le raisonnement suit une séquence où l’hypothèse est formulée, ses conséquences sont déterminées, puis des arguments empiriques compatibles sont recherchés. La deuxième proposition inverse notamment la place de l’hypothèse et décrit une généralisation qui ne correspond pas à l’enchaînement présenté.

4. Que permet principalement la résistance cognitive dans le raisonnement ?

Elle inhibe les intuitions et les automatismes afin de mieux contrôler l’activité de raisonnement.
Elle accélère la première réponse intuitive pour préserver la spontanéité de la décision.
Elle remplace l’analyse des informations par une réponse acquise lors d’expériences précédentes.
Elle favorise l’apparition d’automatismes cognitifs lorsque la situation semble familière.

Elle inhibe les intuitions et les automatismes afin de mieux contrôler l’activité de raisonnement.

Explication

La résistance cognitive désigne la capacité à inhiber une intuition ou un automatisme pour exercer un contrôle accru sur le raisonnement. La deuxième proposition décrit plutôt le fonctionnement d’une réponse intuitive immédiate, sans inhibition ni contrôle supplémentaire.

5. À quel moment les tests de rétention et de transfert sont-ils réalisés dans l’expérience d’apprentissage du tir modifié ?

Au quatrième jour, après trois jours comprenant chacun 160 essais d’apprentissage.
Au premier jour, avant que les participants ne commencent les séries d’essais pratiques.
À la fin de chaque journée d’apprentissage, après une quantité variable d’essais.
Au troisième jour, pendant les dernières séries d’essais consacrées à l’acquisition du tir.

Au quatrième jour, après trois jours comprenant chacun 160 essais d’apprentissage.

Explication

Les participants réalisent 160 essais par jour pendant les trois premiers jours, puis passent les tests de rétention et de transfert au quatrième jour. La quatrième proposition confond la période d’apprentissage avec la phase ultérieure d’évaluation.

6. Quelle différence oppose la consigne par analogie à la consigne explicite dans l’apprentissage du tir ?

L’analogie propose une image mentale globale, tandis que la consigne explicite détaille le geste, la posture et la trajectoire.
L’analogie décrit chaque position du corps, tandis que la consigne explicite invite à imaginer une scène complète.
L’analogie demande une exécution autonome, tandis que la consigne explicite ne fournit aucune indication sur le mouvement.
L’analogie repose sur des corrections verbales successives, tandis que la consigne explicite utilise une métaphore globale.

L’analogie propose une image mentale globale, tandis que la consigne explicite détaille le geste, la posture et la trajectoire.

Explication

La consigne par analogie s’appuie sur une image mentale globale, alors que la consigne explicite décompose les éléments du geste à réaliser. La troisième proposition correspond plutôt à la consigne de contrôle, qui vise une exécution autonome.

7. Pourquoi le groupe recevant une consigne explicite est-il moins performant en situation de double tâche ?

Il doit gérer davantage d’informations et de consignes pendant qu’il accomplit la tâche secondaire.
Il ne reçoit aucune information technique et doit construire seul une stratégie de tir adaptée.
Il dépend d’une image mentale trop générale pour contrôler les détails de chaque mouvement.
Il consacre ses ressources à mémoriser les résultats précédents plutôt qu’à produire le tir.

Il doit gérer davantage d’informations et de consignes pendant qu’il accomplit la tâche secondaire.

Explication

La consigne explicite impose la gestion de nombreuses informations sur le geste, la posture et la trajectoire, ce qui augmente la charge cognitive en double tâche. La troisième proposition décrit plutôt la logique d’une consigne par analogie et n’explique pas la difficulté spécifique du groupe explicite.

8. Pourquoi le béhaviorisme rejette-t-il l’introspection comme méthode d’étude ?

Elle repose sur un récit subjectif susceptible d’être reconstruit après coup
Elle décrit les étapes de l’analyse sensorielle avant toute décision
Elle simule les processus cognitifs au moyen de modèles formels
Elle mesure directement les contractions musculaires produites par une réponse

Elle repose sur un récit subjectif susceptible d’être reconstruit après coup

Explication

Le béhaviorisme considère que l’introspection peut être influencée par l’interprétation et la subjectivité, notamment parce qu’elle reconstruit l’expérience après coup. L’analyse sensorielle concerne plutôt le traitement cognitif de l’information, et non la critique béhavioriste de l’introspection.

9. Quel objectif caractérise principalement le béhaviorisme ?

Reconstituer le récit subjectif des expériences internes
Décrire les contenus détaillés de la conscience
Identifier les représentations sémantiques mobilisées
Prédire et contrôler le comportement observable

Prédire et contrôler le comportement observable

Explication

Le béhaviorisme cherche à prédire et à contrôler le comportement observable plutôt qu’à décrire les états conscients. L’étude des contenus mentaux et des représentations relève davantage de la psychologie cognitive.

10. Que cherche à mettre en évidence la psychologie cognitive entre une information reçue et un comportement produit ?

Les processus cognitifs intervenant dans l’activité mentale
Les seules contractions musculaires déclenchées par le comportement
Les récits subjectifs formulés après l’expérience vécue
Les caractéristiques physiques du stimulus indépendamment du traitement

Les processus cognitifs intervenant dans l’activité mentale

Explication

La psychologie cognitive étudie l’activité mentale en analysant les processus qui interviennent entre l’information reçue et le comportement. Les contractions musculaires décrivent une composante de la réponse, mais ne rendent pas compte de l’ensemble de l’activité mentale.

11. Comment le cognitivisme organise-t-il l’étude du traitement de l’information ?

Des contractions musculaires vers des stimuli non analysés
Des entrées sensorielles vers des sorties comportementales
Des simulations informatiques vers des récits introspectifs
Des comportements observables vers des états conscients rapportés

Des entrées sensorielles vers des sorties comportementales

Explication

Le cognitivisme considère le traitement de l’information comme une organisation allant des entrées sensorielles aux sorties comportementales. Les sorties correspondent au comportement produit, tandis que les simulations servent à modéliser le fonctionnement cognitif.

12. Quelle séquence correspond au modèle cognitiviste du traitement de l’information ?

Stimulus, analyse sensorielle, groupement, représentations, décision, réponse
Analyse sensorielle, réponse, stimulus, représentations, groupement, décision
Stimulus, réponse, analyse sensorielle, décision, groupement, représentation
Représentations, stimulus, décision, analyse sensorielle, réponse, groupement

Stimulus, analyse sensorielle, groupement, représentations, décision, réponse

Explication

Le modèle décrit une progression du stimulus vers l’analyse sensorielle, le groupement, les représentations, le traitement décisionnel, puis la réponse. Une réponse comportementale intervient donc après les étapes d’analyse et de décision.

13. Quelle progression décrit correctement le traitement de l’information jusqu’à la réponse ?

Organiser l’information, produire la réponse, identifier le stimulus, puis sélectionner
Sélectionner l’information, programmer la réponse, identifier le stimulus, puis organiser
Identifier le stimulus, sélectionner et organiser l’information, puis programmer la réponse
Programmer la réponse, identifier le stimulus, organiser l’information, puis sélectionner

Identifier le stimulus, sélectionner et organiser l’information, puis programmer la réponse

Explication

Le traitement commence par l’identification du stimulus, continue avec la sélection et l’organisation des informations, puis aboutit à la programmation d’une réponse. La programmation ne précède donc pas l’identification du stimulus.

14. Que comprend l’identification d’un stimulus dans le traitement de l’information ?

Construire une représentation sémantique avant toute sélection perceptive
Produire une réponse motrice après l’achèvement du traitement décisionnel
Repérer l’information pertinente, trier les données et effectuer le filtrage nécessaire
Déclencher une contraction, régler sa force et déterminer sa durée

Repérer l’information pertinente, trier les données et effectuer le filtrage nécessaire

Explication

Identifier un stimulus consiste à repérer la bonne information, à trier les informations disponibles et à effectuer le filtrage nécessaire. Le réglage de la force et de la durée appartient plutôt à la programmation de la réponse motrice.

15. Quels paramètres sont déterminés lors de la programmation d’une réponse motrice ?

La forme, le sens et l’usage pragmatique des représentations
L’ordre, la force et la durée des contractions musculaires
La pertinence, le tri et le filtrage des informations disponibles
L’analyse sensorielle, le groupement et la prise de décision

L’ordre, la force et la durée des contractions musculaires

Explication

La programmation motrice détermine l’ordre d’exécution ainsi que la force et la durée des contractions, après leur déclenchement. Le tri et le filtrage concernent l’identification du stimulus, une étape antérieure du traitement.

16. Quelles sont les trois étapes principales du fonctionnement de la mémoire ?

Sélectionner l’information, la comparer, puis la verbaliser
Organiser l’information, la répéter, puis la généraliser
Percevoir l’information, la transformer, puis l’oublier
Capter l’information, la stocker, puis la rappeler

Capter l’information, la stocker, puis la rappeler

Explication

La mémoire fonctionne en captant l’information, en la stockant, puis en la rappelant pour pouvoir l’utiliser. La perception, la transformation et l’oubli ne constituent pas cette séquence fondamentale.

17. Comment distinguer une image mentale d’une perception sensorielle ?

L’image mentale correspond à une réaction automatique déclenchée par un stimulus
L’image mentale est une évocation interne sans stimulation sensorielle extérieure réelle
L’image mentale désigne une information stockée sans expérience consciente
L’image mentale provient d’une stimulation extérieure présente dans l’environnement

L’image mentale est une évocation interne sans stimulation sensorielle extérieure réelle

Explication

Une image mentale est une expérience consciente et interne qui ressemble à une perception, mais qui apparaît sans stimulation sensorielle extérieure réelle. Une perception sensorielle dépend au contraire d’une stimulation présente.

18. Quels éléments déterminent principalement la performance dans une tâche motrice ?

La motivation personnelle, la compétition sportive et le niveau d’expérience
La force musculaire, la souplesse articulaire et la récupération physique
Le choix de la réponse, les procédures motrices et le contrôle de l’action
La perception visuelle, la mémoire verbale et la vitesse de lecture

Le choix de la réponse, les procédures motrices et le contrôle de l’action

Explication

La performance motrice dépend de la pertinence et de la rapidité du choix, de la qualité des procédures motrices et du contrôle exercé pendant l’action. Les autres ensembles regroupent des facteurs possibles, mais ils ne définissent pas ces trois composantes.

19. Un joueur apprend un geste, le conserve en mémoire et le réactive avant de l’exécuter : que décrit cette séquence ?

La modification de l’état émotionnel avant l’effort
Le fonctionnement d’une procédure motrice
Le contrôle de l’action pendant sa réalisation
L’évaluation sensorielle des conséquences du mouvement

Le fonctionnement d’une procédure motrice

Explication

Une procédure motrice est un programme appris, conservé en mémoire, puis réactivé avant l’action. Le contrôle de l’action intervient pendant son déroulement et ne désigne donc pas la procédure elle-même.

20. Comment l’état émotionnel et la motivation peuvent-ils influencer une tâche motrice ?

Ils déterminent la forme du programme moteur stocké avant l’apprentissage
Ils remplacent le contrôle de l’action pendant l’exécution du mouvement
Ils modulent les processus sensorimoteurs et cognitifs engagés dans la tâche
Ils transforment une image mentale en stimulation sensorielle extérieure

Ils modulent les processus sensorimoteurs et cognitifs engagés dans la tâche

Explication

Le stress, comme élément de l’état émotionnel, et la motivation modulent les processus sensorimoteurs et cognitifs. Ils ne remplacent pas le contrôle de l’action et ne transforment pas une représentation mentale en stimulation réelle.

21. Dans quel domaine l’imagerie mentale joue-t-elle un rôle de référence et d’élaboration particulièrement utile ?

Dans la récupération physique après une activité musculaire
Dans l’apprentissage et la performance motrice
Dans le stockage biologique des informations héréditaires
Dans la perception sensorielle immédiate des objets extérieurs

Dans l’apprentissage et la performance motrice

Explication

Dans le domaine moteur, l’imagerie mentale sert de référence et participe à l’élaboration des actions, ce qui la rend particulièrement utile pour apprendre et améliorer une performance motrice. Elle ne désigne ni la perception immédiate ni la récupération physique.

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Qu'est-ce que l'imagerie motrice ?

Mobiliser des capacités mentales pour comprendre et analyser une action sans sensations directes.

Que fait un chasseur pour éviter l'épuisement ?

Il lit les traces de l'animal, construit et vérifie une hypothèse.

Pourquoi traiter une information est-il une activité mentale ?

Parce qu'observer implique de sélectionner et interpréter des indices.

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