QCM : Consommation et distinction sociale (26 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Que mesure l’élasticité-prix de la demande ?

La variation du coût de production après un changement de quantité
La part du budget consacrée à un bien selon son prix
La réaction de la quantité demandée à une variation du prix du bien
La variation du revenu d’un ménage après une variation de prix

La réaction de la quantité demandée à une variation du prix du bien

Explication

Elle décrit comment la quantité demandée réagit lorsque le prix du bien varie. La variation du revenu du ménage relève d’une autre relation économique.

2. Quelle formule exprime l’élasticité-prix de la demande ?

EQ/P=Q/PΔQ/ΔPE_{Q/P} = \frac{Q/P}{\Delta Q/\Delta P}
EQ/P=ΔP/PΔQ/QE_{Q/P} = \frac{\Delta P/P}{\Delta Q/Q}
EQ/P=ΔQ/QΔP/PE_{Q/P} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta P/P}
EQ/P=ΔQΔPE_{Q/P} = \frac{\Delta Q}{\Delta P}

$$E_{Q/P} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta P/P}$$

Explication

L’élasticité-prix rapporte la variation relative de la quantité demandée à la variation relative du prix. Inverser ces deux variations relatives ne donne pas la formule de cette élasticité.

3. Deux biens ont des élasticités-prix de valeurs absolues respectives de 0,2 et 1,8 : quelle comparaison est correcte ?

La demande du second bien réagit moins au prix car sa valeur absolue est plus élevée
La demande du premier bien est plus sensible au prix que celle du second
La demande du premier bien est moins sensible au prix que celle du second
Les deux demandes ont une sensibilité identique puisque les signes sont omis

La demande du premier bien est moins sensible au prix que celle du second

Explication

Une faible valeur absolue correspond à une demande peu sensible au prix, tandis qu’une valeur élevée correspond à une demande très sensible. La valeur absolue de 1,8 indique donc une sensibilité plus forte, et non plus faible.

4. Pourquoi la demande de biens de première nécessité, comme le pain, est-elle généralement peu sensible au prix ?

La quantité demandée augmente lorsque le revenu du ménage diminue
Le prix élevé leur donne une valeur de prestige et de distinction sociale
Les consommateurs doivent continuer à en acheter malgré une variation de prix
Les consommateurs peuvent facilement reporter ces achats à une autre période

Les consommateurs doivent continuer à en acheter malgré une variation de prix

Explication

Les ménages continuent à acheter des biens essentiels, ce qui rend leur demande relativement peu sensible au prix. Le report ou la suppression des achats caractérise plutôt certains biens de loisir.

5. Un ménage réduit ses sorties et ses loisirs après une hausse de prix, tout en maintenant ses achats alimentaires de base : quelle caractéristique cela illustre-t-il ?

Les achats de loisir sont plus sensibles au prix et peuvent être reportés ou supprimés
Les biens de loisir sont des biens de Veblen recherchés pour leur prestige
Les biens de loisir sont des biens de Giffen dont la demande croît avec le prix
Les achats de première nécessité sont plus sensibles au prix car leur prix a augmenté

Les achats de loisir sont plus sensibles au prix et peuvent être reportés ou supprimés

Explication

Les dépenses de loisir peuvent être reportées ou abandonnées, ce qui rend leur demande souvent plus sensible au prix. La demande des biens essentiels tend au contraire à être moins sensible.

6. Quel comportement caractérise un bien de Giffen ?

La demande augmente avec le prix parce que le bien confère du prestige et un statut social
La quantité demandée augmente avec le prix pour un bien inférieur essentiel important dans le budget d’un ménage pauvre
La quantité demandée diminue avec le prix parce que le bien est un achat de loisir reportable
La consommation augmente avec le revenu parce que le bien est une nécessité pour les ménages aisés

La quantité demandée augmente avec le prix pour un bien inférieur essentiel important dans le budget d’un ménage pauvre

Explication

Un bien de Giffen est essentiel, inférieur et pèse fortement dans le budget d’un ménage pauvre; sa quantité demandée augmente lorsque son prix augmente. La hausse de demande liée au prestige décrit plutôt un bien de Veblen.

7. Un article de luxe devient plus recherché lorsque son prix élevé renforce son image de prestige : de quel type de bien s’agit-il ?

Un bien inférieur, dont la consommation baisse avec la hausse du revenu
Un bien de première nécessité, dont l’achat se poursuit malgré le prix
Un bien de Veblen, associé à la distinction et au statut social
Un bien de Giffen, essentiel au budget d’un ménage pauvre

Un bien de Veblen, associé à la distinction et au statut social

Explication

Le prix élevé peut accroître l’attrait d’un bien de Veblen en lui conférant une valeur symbolique de prestige. Le bien de Giffen se caractérise plutôt par son rôle essentiel dans le budget d’un ménage pauvre.

8. Que mesure l’élasticité-revenu ?

La variation du revenu du ménage provoquée par une hausse de consommation
La réaction de la consommation d’un bien à une variation du revenu du ménage
La réaction de la quantité demandée à une variation du prix du bien
La variation de la part alimentaire du budget lorsque le prix augmente

La réaction de la consommation d’un bien à une variation du revenu du ménage

Explication

L’élasticité-revenu indique comment la consommation d’un bien réagit à une variation du revenu du ménage. La réaction de la demande à une variation de prix correspond à l’élasticité-prix.

9. Quelle formule correspond à l’élasticité-revenu de la consommation ?

EQ/R=ΔQ/QΔR/RE_{Q/R} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta R/R}
EQ/R=Q/RΔQ/ΔRE_{Q/R} = \frac{Q/R}{\Delta Q/\Delta R}
EQ/R=ΔQ/QΔP/PE_{Q/R} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta P/P}
EQ/R=ΔR/RΔQ/QE_{Q/R} = \frac{\Delta R/R}{\Delta Q/Q}

$$E_{Q/R} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta R/R}$$

Explication

Cette formule divise la variation relative de la consommation par la variation relative du revenu. Employer la variation relative du prix à la place de celle du revenu correspond à une autre mesure.

10. La consommation d’un bien augmente de 4 % quand le revenu augmente de 10 % : que signifie cette réaction ?

Son élasticité-revenu est nulle, donc la consommation reste stable malgré la hausse du revenu
Son élasticité-revenu est supérieure à 1, donc la consommation croît plus vite que le revenu
Son élasticité-revenu est négative, donc la consommation baisse malgré la hausse du revenu
Son élasticité-revenu est positive et inférieure à 1, donc la consommation croît moins vite que le revenu

Son élasticité-revenu est positive et inférieure à 1, donc la consommation croît moins vite que le revenu

Explication

La consommation augmente avec le revenu, ce qui indique une élasticité positive; comme elle croît moins vite, l’élasticité est comprise entre 0 et 1. Une élasticité supérieure à 1 signifierait une hausse de consommation plus rapide que celle du revenu.

11. Le revenu d’un ménage augmente, ses dépenses alimentaires en euros progressent, mais leur part dans son budget total recule : quelle règle explique cette évolution ?

La loi de la demande, qui implique une baisse de la consommation dès que le revenu augmente
La définition d’un bien inférieur, qui implique une baisse des dépenses alimentaires en euros
La loi d’Engel, qui prévoit une baisse de la part budgétaire alimentaire malgré une dépense pouvant augmenter
La mesure de l’élasticité-prix, qui relie la part alimentaire à la variation du prix

La loi d’Engel, qui prévoit une baisse de la part budgétaire alimentaire malgré une dépense pouvant augmenter

Explication

La loi d’Engel indique que la part du budget consacrée à l’alimentation diminue lorsque le revenu augmente, même si la dépense alimentaire en euros peut croître. Une baisse de la part ne signifie donc pas nécessairement une baisse du montant dépensé.

12. Que mesure le taux d’équipement d’un produit dans une population ?

La proportion de ménages qui possèdent ce produit
La fréquence moyenne d’utilisation du produit
La part des dépenses consacrées à ce produit
La proportion de magasins qui vendent ce produit

La proportion de ménages qui possèdent ce produit

Explication

Le taux d’équipement indique quelle proportion des ménages possède le bien considéré. La part des dépenses mesure un budget consacré au produit, et non le nombre de ménages équipés.

13. Quel enchaînement décrit les étapes du cycle de vie d’un produit présenté par Vernon ?

Nouveauté, maturité, croissance, sénescence
Maturité, croissance, nouveauté, sénescence
Croissance, nouveauté, sénescence, maturité
Nouveauté, croissance, maturité, sénescence

Nouveauté, croissance, maturité, sénescence

Explication

Le cycle de vie présenté par Vernon va de la nouveauté à la croissance, puis à la maturité et à la sénescence. La maturité ne précède pas la croissance dans cet enchaînement.

14. Lorsqu’un produit équipe presque tous les ménages, à quoi servent davantage les achats ?

À faire découvrir le produit à de nouveaux ménages
À remplacer ou renouveler les équipements déjà acquis
À répondre à une hausse continue des premiers achats
À réduire les stocks grâce à une baisse de la demande

À remplacer ou renouveler les équipements déjà acquis

Explication

Quand le marché approche de la saturation, les achats concernent davantage le remplacement ou le renouvellement des équipements. La découverte par de nouveaux ménages caractérise plutôt les premières phases de diffusion.

15. Une personne adopte une pratique de consommation qu’elle a observée dans un groupe auquel elle s’identifie : quel comportement manifeste-t-elle ?

La diffusion, car elle accroît la proportion de ménages équipés
L’imitation, car elle reprend une pratique observée chez autrui
La saturation, car elle renouvelle un bien déjà possédé
La distinction, car elle cherche à afficher un goût personnel

L’imitation, car elle reprend une pratique observée chez autrui

Explication

L’imitation consiste à adopter des pratiques de consommation observées chez d’autres personnes ou groupes. La distinction vise plutôt à se différencier par ses goûts, ses achats ou son mode de vie.

16. Une personne choisit des achats et un mode de vie pour se différencier des autres : quel mécanisme décrit ce comportement ?

La saturation, qui déplace les achats vers le renouvellement des biens
L’imitation, qui reprend des pratiques observées dans un groupe
La distinction, qui marque une différence par les goûts ou les achats
La croissance, qui augmente progressivement l’équipement des ménages

La distinction, qui marque une différence par les goûts ou les achats

Explication

La distinction correspond à la recherche d’une différence avec les autres par les goûts, les achats ou le mode de vie. L’imitation désigne au contraire la reprise de pratiques observées chez autrui.

17. Comment Pierre Bourdieu explique-t-il en partie les différences de goûts et de pratiques de consommation ?

Elles dépendent principalement de l’âge et du cycle de vie
Elles sont déterminées par l’offre de produits disponible
Elles sont aussi influencées par la position sociale des individus
Elles résultent de choix individuels sans influence sociale

Elles sont aussi influencées par la position sociale des individus

Explication

Bourdieu montre que les goûts et les pratiques de consommation ne relèvent pas uniquement de choix individuels et sont aussi influencés par la position sociale. L’explication par des choix sans influence sociale contredit cette idée.

18. Une personne dispose de revenus, d’un logement et d’une épargne : à quel type de capital ces ressources correspondent-elles ?

Au capital culturel, lié aux connaissances et aux pratiques culturelles
Au capital social, lié aux relations et aux réseaux personnels
Au capital économique, lié aux ressources financières et au patrimoine
À la structure du capital, qui désigne sa répartition entre ressources

Au capital économique, lié aux ressources financières et au patrimoine

Explication

Les revenus, le logement et l’épargne sont des ressources financières ou patrimoniales, donc des éléments du capital économique. Les connaissances et les pratiques culturelles relèvent du capital culturel.

19. Les connaissances artistiques, les diplômes et les pratiques de lecture relèvent de quel type de capital ?

Du volume de capital, qui désigne la quantité globale de ressources
Du capital social, constitué de relations et de réseaux
Du capital culturel, constitué de connaissances et de pratiques culturelles
Du capital économique, constitué de revenus et de patrimoine

Du capital culturel, constitué de connaissances et de pratiques culturelles

Explication

Le capital culturel comprend notamment les connaissances, les diplômes et les pratiques telles que la lecture ou les connaissances artistiques. Les revenus et le patrimoine appartiennent au capital économique.

20. Deux personnes ont un volume total de capital comparable, mais l’une possède surtout du capital économique et l’autre surtout du capital culturel : en quoi leurs positions sociales peuvent-elles différer ?

Par la structure de leur capital, c’est-à-dire sa répartition entre capitaux
Par le volume total de leur capital, qui correspond à sa répartition
Par leur capital social, qui désigne la quantité globale de ressources
Par leur position sociale, indépendante du volume et de la structure du capital

Par la structure de leur capital, c’est-à-dire sa répartition entre capitaux

Explication

La structure du capital correspond à sa répartition entre capital économique et capital culturel, et la position sociale dépend notamment de cette répartition. Le volume total désigne la quantité globale de capital, pas sa composition.

21. Comment les goûts et les styles de vie se répartissent-ils dans l’espace social ?

Ils sont déterminés par l’âge, indépendamment de la position sociale.
Ils varient selon la position occupée dans l’espace social.
Ils reflètent surtout des préférences individuelles sans lien avec la position sociale.
Ils sont semblables entre les groupes, mais exprimés avec des moyens différents.

Ils varient selon la position occupée dans l’espace social.

Explication

La position dans l’espace social est liée aux goûts et aux styles de vie. L’idée que ces préférences sont sans lien avec la position sociale ne rend pas compte de cette variation.

22. Qu’étudie Bourdieu lorsqu’il analyse la valeur sociale attribuée aux goûts ?

La manière dont les goûts sont associés à des groupes sociaux, sans les classer comme objectivement meilleurs ou moins bons.
La façon dont les goûts révèlent des qualités esthétiques objectivement supérieures chez certains groupes.
La façon dont les goûts individuels échappent aux classements et aux interprétations sociales.
La manière dont les groupes sociaux adoptent des goûts identiques lorsqu’ils ont les mêmes revenus.

La manière dont les goûts sont associés à des groupes sociaux, sans les classer comme objectivement meilleurs ou moins bons.

Explication

Bourdieu analyse la valeur sociale attribuée aux goûts et leur association à des groupes, sans poser de hiérarchie objective entre eux. L’idée de qualités esthétiques objectivement supérieures transforme à tort cette analyse en jugement de valeur.

23. Qu’est-ce qui caractérise la consommation engagée ?

Réduire ses achats afin de suivre une tendance sans prendre en compte leurs effets sociaux ou environnementaux.
Privilégier les produits d’une marque en fonction de sa popularité auprès des consommateurs.
Choisir ses achats et ses pratiques de consommation selon des préoccupations éthiques, politiques, sociales ou environnementales.
Choisir ses achats principalement en fonction de leur prix et de leur disponibilité immédiate.

Choisir ses achats et ses pratiques de consommation selon des préoccupations éthiques, politiques, sociales ou environnementales.

Explication

La consommation engagée repose sur des choix de consommation guidés par des préoccupations éthiques, politiques, sociales ou environnementales. Un choix fondé principalement sur le prix ne correspond pas à cette définition.

24. Pourquoi la consommation engagée peut-elle être plus difficile à adopter pour certaines personnes ?

Parce que les produits liés à une consommation engagée sont disponibles dans toutes les situations d’achat.
Parce que les personnes ne disposent pas toutes des mêmes moyens ni des mêmes possibilités pour la pratiquer.
Parce que les préoccupations éthiques varient et empêchent les personnes de choisir leurs achats.
Parce que les pratiques engagées reposent principalement sur des décisions collectives difficiles à organiser.

Parce que les personnes ne disposent pas toutes des mêmes moyens ni des mêmes possibilités pour la pratiquer.

Explication

L’adoption de pratiques de consommation engagée dépend aussi des moyens et des possibilités dont disposent les personnes, qui sont inégalement répartis. La difficulté ne vient pas du fait que ces pratiques seraient principalement collectives.

25. Que distingue la comparaison entre sensibilité environnementale et empreinte écologique ?

La sensibilité est déclarée, tandis que l’empreinte est estimée à partir des pratiques réelles.
La sensibilité est calculée à partir des achats, tandis que l’empreinte repose sur les opinions déclarées.
La sensibilité mesure les émissions, tandis que l’empreinte évalue les intentions environnementales.
La sensibilité est observée dans les comportements, tandis que l’empreinte mesure les connaissances.

La sensibilité est déclarée, tandis que l’empreinte est estimée à partir des pratiques réelles.

Explication

La sensibilité environnementale correspond à une déclaration, alors que l’empreinte écologique est estimée à partir des pratiques réelles. L’inversion de ces deux mesures est une confusion entre opinion déclarée et comportement observé.

26. Quel paradoxe peut apparaître entre la sensibilité environnementale d’une personne et ses pratiques ?

Une personne peu sensibilisée peut avoir une empreinte écologique faible grâce à ses opinions déclarées.
Une personne sensibilisée et une personne peu sensibilisée ont des pratiques écologiques équivalentes.
Une personne sensibilisée à l’environnement adopte nécessairement les pratiques les plus écologiques.
Une personne sensibilisée à l’environnement peut ne pas avoir les pratiques les plus écologiques.

Une personne sensibilisée à l’environnement peut ne pas avoir les pratiques les plus écologiques.

Explication

Une forte sensibilisation ne garantit pas que les pratiques réelles soient les plus écologiques : c’est le paradoxe de l’engagement écologique. L’idée que les personnes sensibilisées ont nécessairement les pratiques les plus écologiques efface précisément cet écart.

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Que mesure l’élasticité-prix de la demande ?

La réaction de la quantité demandée à une variation du prix.

Quelle formule définit l’élasticité-prix de la demande ?

EQ/P=ΔQ/QΔP/PE_{Q/P} = \frac{\Delta Q/Q}{\Delta P/P}

Qu’indique une faible valeur absolue de l’élasticité-prix ?

Une demande peu sensible au prix.

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