QCM : Contrôle traductionnel et régulations — 27 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois étapes successives de la traduction ?

L’initiation, l’élongation et la terminaison
La réplication, la réparation et la séparation
La fixation, la lecture et la dégradation
La transcription, l’épissage et l’exportation

L’initiation, l’élongation et la terminaison

Explication

La traduction suit successivement l’initiation, l’élongation et la terminaison. La transcription et l’épissage concernent la production et la maturation des ARN, pas les trois étapes de la traduction.

2. Quelle étape de la traduction constitue la principale étape régulée, notamment en raison du risque lié à une protéine mal traduite et non terminée ?

La translocation
L’initiation
L’élongation
La terminaison

L’initiation

Explication

L’initiation est principalement régulée, car une traduction incorrecte et inachevée peut produire une protéine toxique pour la cellule. L’élongation et la terminaison participent au processus, mais ne sont pas présentées comme les étapes principalement régulées.

3. Lors de l’élongation, dans quelle direction le ribosome se déplace-t-il sur l’ARNm ?

Du site A vers l’extrémité 5′
De l’extrémité 5′ vers l’extrémité 3′
De l’extrémité 3′ vers l’extrémité 5′
Du codon stop vers le codon AUG

De l’extrémité 5′ vers l’extrémité 3′

Explication

Pendant l’élongation, le ribosome progresse de l’extrémité 5′ vers l’extrémité 3′ de l’ARNm tandis que les ARNt apportent les acides aminés. Le déplacement inverse ne correspond pas au sens de lecture de l’ARNm par le ribosome.

4. Que se produit-il lorsque le ribosome atteint un codon stop pendant la traduction ?

Un ARNt chargé d’un acide aminé s’installe dans le site A
Une RNase dégrade directement le codon stop de l’ARNm
Un facteur de terminaison occupe le site A et arrête la traduction
La sous-unité ribosomique 50S recrute un nouveau codon AUG

Un facteur de terminaison occupe le site A et arrête la traduction

Explication

Un codon stop ne code aucun acide aminé ; un facteur de terminaison occupe alors le site A et provoque l’arrêt de la traduction. Il n’est donc pas reconnu par un ARNt apportant un acide aminé.

5. Quelle différence distingue principalement la traduction procaryote de la traduction eucaryote ?

Chez les procaryotes, transcription et traduction peuvent être couplées, tandis que l’ARNm eucaryote est exporté du noyau avant sa traduction
Chez les procaryotes, transcription et traduction sont séparées par une maturation nucléaire, tandis que les eucaryotes les couplent dans le cytoplasme
Chez les procaryotes, la traduction se déroule dans le noyau, tandis que l’ARNm eucaryote reste attaché à l’ADN
Chez les procaryotes, l’ARNm est traduit après son export nucléaire, tandis que l’ARNm eucaryote est traduit pendant sa transcription

Chez les procaryotes, transcription et traduction peuvent être couplées, tandis que l’ARNm eucaryote est exporté du noyau avant sa traduction

Explication

Chez les procaryotes, la transcription et la traduction peuvent avoir lieu simultanément, alors que l’ARNm eucaryote mature doit sortir du noyau avant d’être traduit dans le cytoplasme. Les procaryotes ne possèdent pas cette séparation nucléaire des étapes.

6. Quelle structure permet notamment la reconnaissance de l’ARNm procaryote lors de l’initiation de la traduction ?

La queue poly(A) liée à la protéine PABP
La coiffe 5′ associée à la protéine eIF4E
Le site RBS, aussi appelé séquence Shine-Dalgarno
Le complexe 43S recruté après le balayage de l’ARNm

Le site RBS, aussi appelé séquence Shine-Dalgarno

Explication

L’ARNm procaryote possède un site RBS, également appelé séquence Shine-Dalgarno, qui participe à la reconnaissance par le ribosome. La coiffe 5′, la queue poly(A) et le complexe 43S sont associés à l’initiation eucaryote.

7. Dans quel ordre général se déroule l’initiation de la traduction chez les bactéries ?

La sous-unité 30S reconnaît le RBS, l’ARNt initiateur est recruté, puis la sous-unité 50S rejoint le complexe
Le ribosome balaie l’ARNm jusqu’au premier AUG avant de fixer le RBS avec les facteurs eucaryotes
La sous-unité 50S reconnaît le codon stop, puis la sous-unité 30S recrute un ARNt dans le noyau
L’ARNt initiateur rejoint d’abord la sous-unité 50S, puis le ribosome reconnaît la coiffe 5′

La sous-unité 30S reconnaît le RBS, l’ARNt initiateur est recruté, puis la sous-unité 50S rejoint le complexe

Explication

Chez les bactéries, la sous-unité 30S interagit d’abord avec le RBS, puis l’ARNt initiateur portant la N-formylméthionine est recruté avec les facteurs IF1, IF2-GTP et IF3, avant l’arrivée de la sous-unité 50S. Le balayage depuis une coiffe 5′ décrit plutôt l’initiation eucaryote.

8. Comment l’ARNm eucaryote favorise-t-il le recrutement du complexe 43S lors de l’initiation de la traduction ?

Le RBS recrute la sous-unité 30S et l’ARNt initiateur portant la N-formylméthionine
La coiffe 5′ recrute eIF4E et la queue poly(A) fixe PABP ; eIF4G relie ces éléments et circularise l’ARNm
Le codon stop fixe un facteur de terminaison qui rapproche les deux extrémités de l’ARNm
La région 3′-UTR recrute IF1, IF2-GTP et IF3 avant la fixation de la sous-unité 50S

La coiffe 5′ recrute eIF4E et la queue poly(A) fixe PABP ; eIF4G relie ces éléments et circularise l’ARNm

Explication

Chez les eucaryotes, eIF4E reconnaît la coiffe 5′, PABP se fixe à la queue poly(A), et eIF4G relie ces éléments pour circulariser l’ARNm et recruter le complexe 43S. Le RBS et les facteurs IF décrivent l’initiation bactérienne.

9. Quelle caractéristique décrit correctement la protéine CsrA chez les bactéries ?

C’est un homodimère codé par csrA qui se fixe sur le 5′-UTR au niveau de codons GGA et peut moduler la traduction
C’est un facteur nucléaire qui reconnaît la coiffe 5′ et déclenche l’export des ARNm
C’est une RNase qui dégrade les ARNm après leur fixation sur la sous-unité 50S
C’est une enzyme monomérique qui clive les codons stop dans la région codante des ARNm

C’est un homodimère codé par csrA qui se fixe sur le 5′-UTR au niveau de codons GGA et peut moduler la traduction

Explication

CsrA est un homodimère codé par csrA qui se lie au 5′-UTR des ARNm au niveau de codons GGA et peut réprimer ou activer leur traduction. Elle agit donc comme un régulateur de la traduction plutôt que comme une RNase ou un facteur nucléaire.

10. Quel effet produit CsrA lorsqu’elle masque le RBS et expose l’extrémité 5′ de l’ARNm ?

La coiffe 5′ est recrutée et l’ARNm est exporté vers le cytoplasme eucaryote
Le ribosome se fixe plus efficacement et l’ARNm devient davantage protégé contre les RNases
Le ribosome ne peut plus se fixer, les RNases peuvent agir et l’ARNm est dégradé
La sous-unité 50S rejoint le complexe et la traduction reprend au codon stop

Le ribosome ne peut plus se fixer, les RNases peuvent agir et l’ARNm est dégradé

Explication

Le masquage du RBS empêche la fixation du ribosome, tandis que l’exposition de l’extrémité 5′ facilite l’action des RNases et la dégradation de l’ARNm. Le démasquage du RBS produit au contraire un effet favorable à la traduction.

11. Quel mécanisme favorise la traduction d’un ARNm lorsque CsrA masque son extrémité 5′ ?

Le RBS est masqué et l’extrémité 5′ devient davantage accessible aux RNases
Le codon stop est remplacé par un codon AUG et la sous-unité 50S se dissocie
Le RBS devient plus accessible et l’ARNm est protégé contre l’action des RNases
La transcription est interrompue et l’ARNm est exporté à travers une enveloppe nucléaire

Le RBS devient plus accessible et l’ARNm est protégé contre l’action des RNases

Explication

Lorsque CsrA masque l’extrémité 5′, le RBS est démasqué ou rendu plus accessible, ce qui facilite la fixation du ribosome et protège l’ARNm des RNases. Le masquage du RBS correspond au mécanisme inverse, associé à une répression de la traduction.

12. Quel mécanisme décrit l’autorégulation de ThrS lorsque cette enzyme devient abondante ?

ThrS se lie à un ligand qui modifie la structure d’un riboswitch voisin
ThrS se fixe au 5′-UTR de son propre ARNm, masque le RBS et favorise sa dégradation
ThrS se fixe au promoteur d’un autre gène et augmente la transcription de son ARNm
ThrS dégrade directement les ribosomes afin de réduire la traduction de plusieurs enzymes

ThrS se fixe au 5′-UTR de son propre ARNm, masque le RBS et favorise sa dégradation

Explication

Lorsque ThrS est abondante, elle se fixe au 5′-UTR de son propre ARNm, masque le RBS et entraîne la dégradation de cet ARNm. Le mécanisme concerne donc son propre transcrit et non le contrôle d’un gène différent.

13. Quelle organisation caractérise un riboswitch fonctionnel situé dans le 5′-UTR d’un ARNm ?

Une protéine régulatrice qui lie l’ARNm et un promoteur qui contrôle sa transcription
Un aptamère qui lie un ligand et une plateforme d’expression qui modifie l’expression du gène
Un anticodon qui reconnaît un ARNt et une protéine qui bloque son aminoacylation
Un RBS qui dégrade un ligand et une enzyme qui stabilise la structure de l’ARNm

Un aptamère qui lie un ligand et une plateforme d’expression qui modifie l’expression du gène

Explication

Un riboswitch associe un aptamère capable de lier un ligand à une plateforme d’expression qui modifie l’expression du gène. À la différence du système Csr, cette régulation repose directement sur une structure d’ARN et non sur une protéine intermédiaire.

14. Que peut provoquer la fixation d’un ligand sur l’aptamère d’un riboswitch ?

Une dégradation de l’aptamère empêchant toute interaction ultérieure avec l’ARNm
Une fixation de l’ARNt sur le promoteur qui remplace le contrôle exercé par l’ARN
Une phosphorylation de la sous-unité ribosomique qui déclenche la transcription du gène
Une modification de la plateforme d’expression pouvant bloquer ou activer la traduction

Une modification de la plateforme d’expression pouvant bloquer ou activer la traduction

Explication

La liaison du ligand change la structure de la plateforme d’expression, ce qui peut rendre la traduction inaccessible ou au contraire la favoriser. Elle n’implique pas une phosphorylation du ribosome ni une fixation d’un ARNt au promoteur.

15. Lorsque la tyrosine est peu concentrée, quel effet produit la fixation des ARNtTyr non liés sur la T-box de tyrS ?

Elle active un riboswitch qui bloque la transcription des gènes de biosynthèse
Elle masque le RBS et provoque la dégradation de l’ARNm de la tyrosyl-ARNt synthétase
Elle détache l’ARNm de la membrane et empêche son export vers le cytoplasme
Elle rend le RBS accessible et favorise la traduction de la tyrosyl-ARNt synthétase

Elle rend le RBS accessible et favorise la traduction de la tyrosyl-ARNt synthétase

Explication

En faible concentration de tyrosine, les ARNtTyr non liés reconnaissent la séquence 5′-UAC-3′ de la T-box et rendent le RBS accessible. Cette accessibilité permet d’augmenter la traduction de la tyrosyl-ARNt synthétase, contrairement à un masquage du RBS.

16. Quel est le rôle général du système IRE dans la cellule eucaryote ?

Des ARNt spécialisés contrôlent la synthèse du fer en modifiant la structure des promoteurs
Des riboswitches contrôlent la production de ferritine et de transferrine en liant directement le fer
Des IRP contrôlent la production de ferritine et de transferrine en se liant à leurs ARNm
Des kinases membranaires contrôlent l’entrée du fer en phosphorylant les sous-unités ribosomiques

Des IRP contrôlent la production de ferritine et de transferrine en se liant à leurs ARNm

Explication

Le système IRE maintient l’homéostasie du fer grâce aux protéines IRP, qui se lient aux ARNm de la ferritine et de la transferrine. La ferritine et la transferrine ont toutefois des rôles opposés dans la gestion du fer cellulaire.

17. Que se passe-t-il pour l’ARNm de la ferritine lorsque la concentration cellulaire en fer est élevée ?

L’IRP non liée au fer dégrade le 3′-UTR, ce qui active la traduction de la ferritine
L’IRP liée au fer protège le 3′-UTR, ce qui stabilise l’ARNm et augmente la transferrine
L’IRP non liée au fer bloque le 5′-UTR, ce qui empêche la traduction et diminue la ferritine
L’IRP liée au fer quitte le 5′-UTR, ce qui permet la traduction et augmente la ferritine

L’IRP liée au fer quitte le 5′-UTR, ce qui permet la traduction et augmente la ferritine

Explication

En présence de beaucoup de fer, l’IRP chargée en fer ne se fixe plus au 5′-UTR de l’ARNm de la ferritine. Le ribosome peut alors traduire cet ARNm, ce qui augmente la production de ferritine ; la protection du 3′-UTR concerne la transferrine.

18. Quel mécanisme se produit sur l’ARNm de la ferritine lorsque le fer cellulaire est peu abondant ?

L’IRP se fixe au promoteur, stimule la transcription et stabilise l’ARNm de la transferrine
L’IRP quitte le 5′-UTR, expose le RBS et augmente la production de ferritine
L’IRP se fixe au 5′-UTR, empêche l’accès du ribosome et favorise la dégradation de l’ARNm
L’IRP se fixe au 3′-UTR, protège l’ARNm des RNases et augmente sa traduction

L’IRP se fixe au 5′-UTR, empêche l’accès du ribosome et favorise la dégradation de l’ARNm

Explication

Lorsque le fer manque, l’IRP non liée se fixe au 5′-UTR de l’ARNm de la ferritine, empêchant la fixation du ribosome et favorisant ensuite la dégradation du transcrit. La fixation protectrice au 3′-UTR correspond à l’ARNm de la transferrine.

19. Pourquoi la quantité de transferrine diminue-t-elle lorsque la concentration cellulaire en fer augmente ?

L’IRP protège davantage le 3′-UTR de son ARNm, ce qui ralentit sa traduction
L’IRP ne protège plus le 3′-UTR de son ARNm, qui devient accessible aux RNases et se dégrade
L’IRP bloque le 5′-UTR de son ARNm, ce qui empêche directement la fixation du ribosome
L’IRP quitte le noyau et empêche la transcription du gène codant la ferritine

L’IRP ne protège plus le 3′-UTR de son ARNm, qui devient accessible aux RNases et se dégrade

Explication

En situation riche en fer, l’IRP cesse de protéger le 3′-UTR de l’ARNm de la transferrine, qui peut alors être dégradé et devient moins abondant. Le blocage du 5′-UTR décrit la régulation de la ferritine en situation pauvre en fer.

20. Comment Puf6 et Khd1 empêchent-ils la traduction de l’ARNm d’Ash1 dans le cytoplasme de la cellule mère ?

Ils phosphorylent les ribosomes afin d’accélérer l’assemblage du complexe de traduction
Ils empêchent l’association des sous-unités 60S et 40S avec le complexe ARNm
Ils déplacent l’ARNm vers la cellule fille après avoir activé les kinases membranaires
Ils dégradent l’ARNm avant son export et empêchent sa reconnaissance par She2

Ils empêchent l’association des sous-unités 60S et 40S avec le complexe ARNm

Explication

Dans la cellule mère, Puf6 et Khd1 empêchent l’association des sous-unités 60S et 40S au complexe contenant l’ARNm d’Ash1. Cette inhibition bloque la traduction avant le transport vers la cellule fille, où Ck2 permettra sa levée.

21. Quel enchaînement permet la traduction de l’ARNm d’Ash1 dans la cellule fille ?

Khd1 transporte l’ARNm, puis Puf6 déphosphoryle Ck2, ce qui bloque l’assemblage ribosomique
She2 transporte l’ARNm, puis Ck2 phosphoryle Puf6 et Khd1, ce qui libère la traduction
Ck2 transporte l’ARNm, puis She2 phosphoryle les inhibiteurs, ce qui empêche leur dissociation
Puf6 transporte l’ARNm, puis Khd1 active Ck2, ce qui dégrade l’ARNm avant traduction

She2 transporte l’ARNm, puis Ck2 phosphoryle Puf6 et Khd1, ce qui libère la traduction

Explication

She2 assure le transport du complexe d’ARNm vers la cellule fille, où les kinases Ck2 phosphorylent Puf6 et Khd1. Leur dissociation permet alors l’association des sous-unités ribosomiques et la traduction d’ASH1 ; Ck2 agit donc comme levier de levée de l’inhibition.

22. Quelle conséquence fonctionnelle la présence d’ASH1 produit-elle dans la cellule fille de Saccharomyces cerevisiae ?

Elle provoque la dégradation de l’ARNm d’Ash1 dans la cellule fille et active la différenciation de la mère
Elle empêche la cellule mère de changer de type sexuel, tandis que la cellule fille conserve cette capacité
Elle déclenche le changement de type sexuel dans la cellule fille et bloque la division de la cellule mère
Elle empêche la cellule fille de changer de type sexuel, tandis que la cellule mère conserve cette capacité

Elle empêche la cellule fille de changer de type sexuel, tandis que la cellule mère conserve cette capacité

Explication

La protéine ASH1 est produite dans la cellule fille et l’empêche de changer de type sexuel. La cellule mère, qui ne reçoit pas cette inhibition fonctionnelle, peut effectuer ce changement ; les deux cellules n’ont donc pas le même destin sexuel.

23. Quelle fonction caractérise principalement le réticulum endoplasmique rugueux dans la cellule ?

Il dégrade les ARNm portant des codons stop prématurés dans le cytoplasme
Il traduit et replie les protéines destinées aux membranes ou à la sécrétion
Il synthétise les lipides membranaires puis les stocke dans des vésicules cytoplasmiques
Il assemble les sous-unités ribosomiques destinées à traverser l’enveloppe nucléaire

Il traduit et replie les protéines destinées aux membranes ou à la sécrétion

Explication

Le réticulum endoplasmique rugueux prend en charge la traduction et le repliement des protéines destinées aux membranes ou à la sécrétion. La dégradation des ARNm non-sens relève du nonsense-mediated decay, qui constitue un autre mécanisme cellulaire.

24. Comment une protéine nouvellement synthétisée entre-t-elle dans la lumière du réticulum endoplasmique rugueux ?

Elle y est transportée dans une vésicule après l’achèvement complet de sa synthèse
Elle y est introduite par fusion directe avec la membrane plasmique après sa traduction
Elle y diffuse depuis le cytoplasme après son repliement par des chaperonnes libres
Elle y est injectée à travers un pore pendant que le ribosome poursuit sa traduction

Elle y est injectée à travers un pore pendant que le ribosome poursuit sa traduction

Explication

Les ribosomes fixés au RER font passer la chaîne naissante dans sa lumière à travers un pore au fur et à mesure de la traduction. L’entrée ne se produit donc pas comme une importation postérieure de la protéine entièrement synthétisée.

25. Quel est le rôle principal du nonsense-mediated decay chez les eucaryotes ?

Réguler la vitesse d’élongation des ribosomes sur les ARNm normalement traduits
Éliminer dans le cytoplasme les ARNm portant un codon stop prématuré
Replier dans le cytoplasme les protéines produites à partir d’ARNm instables
Modifier dans le noyau les codons stop pour prolonger la traduction des ARNm

Éliminer dans le cytoplasme les ARNm portant un codon stop prématuré

Explication

Le nonsense-mediated decay est un contrôle qualité qui élimine les ARNm comportant un codon stop prématuré et limite ainsi la production de protéines tronquées. Il ne s’agit pas d’un mécanisme qui régule directement la vitesse de traduction d’un ARNm intact.

26. Dans quelle situation un codon stop prématuré peut-il apparaître sur un ARNm ?

Après une mutation, une erreur de transcription ou une erreur d’épissage
Après le transport d’une protéine nouvellement synthétisée vers l’appareil de Golgi
Après le retrait normal des introns sans modification de la séquence codante
Après la fixation des ribosomes aux jonctions entre les exons de l’ARNm

Après une mutation, une erreur de transcription ou une erreur d’épissage

Explication

Un codon stop prématuré peut provenir d’une mutation, d’une erreur de transcription ou d’une erreur d’épissage, et il se trouve en amont du dernier exon. Le retrait normal des introns ne constitue pas en lui-même l’une des causes indiquées.

27. Chez les mammifères, quel événement déclenche la dégradation d’un ARNm par le nonsense-mediated decay ?

La présence d’un codon stop normal après le retrait de tous les complexes EJC
L’absence de ribosomes sur un ARNm dont la région codante est correctement organisée
La présence d’un codon stop prématuré laissant des complexes EJC en aval
L’association d’un ARNm avec une vésicule qui le transporte vers l’appareil de Golgi

La présence d’un codon stop prématuré laissant des complexes EJC en aval

Explication

Les ribosomes retirent normalement les complexes EJC, mais un codon stop prématuré peut laisser des EJC en aval et déclencher la dégradation de l’ARNm par des RNases, notamment des endonucléases. Un codon stop normal n’entraîne pas ce signal associé à des EJC persistants en aval.

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Quelles sont les trois étapes successives de la traduction ?

L’initiation, l’élongation et la terminaison.

Pourquoi l’initiation est-elle l’étape régulée de la traduction ?

Parce qu’une protéine mal traduite et non terminée peut être toxique pour la cellule.

Dans quel sens le ribosome se déplace-t-il pendant l’élongation ?

Du 5′ vers le 3′ de l’ARNm.

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