QCM : Changer les comportements en psychologie sociale — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans quelle condition la relation entre une attitude déclarée et un comportement réel doit-elle être interprétée ?

Elle devient fiable dès que la personne connaît les normes sociales liées au comportement.
Elle découle directement de l’attitude déclarée lorsque la question est formulée clairement.
Elle dépend des conditions de mesure et ne constitue pas une correspondance automatique.
Elle repose principalement sur la stabilité émotionnelle de la personne interrogée.

Elle dépend des conditions de mesure et ne constitue pas une correspondance automatique.

Explication

La relation entre attitude et comportement varie selon les conditions de mesure et ne permet pas une prédiction automatique. La formulation claire d’une question ne suffit donc pas à garantir qu’une déclaration annonce l’action réelle.

2. Une personne souhaite adopter un comportement, mais estime que des obstacles pratiques risquent d’empêcher sa réalisation. Quel modèle prend le mieux en compte cette situation ?

La théorie de l’action raisonnée, qui décrit les étapes successives de l’adoption.
La théorie du comportement planifié, qui intègre le contrôle comportemental perçu.
Le modèle transthéorique, qui relie les obstacles aux bénéfices et aux freins perçus.
Le modèle des croyances relatives à la santé, qui mesure l’intention par la norme subjective.

La théorie du comportement planifié, qui intègre le contrôle comportemental perçu.

Explication

La théorie du comportement planifié ajoute le contrôle comportemental afin de considérer les obstacles et les facilitateurs susceptibles d’influencer l’action. La théorie de l’action raisonnée porte sur les comportements volontaires, tandis que les deux autres modèles mobilisent des concepts différents.

3. Quelle proposition distingue correctement l’attitude de la norme subjective dans la théorie de l’action raisonnée ?

L’attitude concerne les conséquences du comportement, tandis que la norme subjective concerne les attentes des référents sociaux.
L’attitude concerne l’action observée, tandis que la norme subjective concerne la fréquence passée de cette action.
L’attitude concerne les attentes des référents sociaux, tandis que la norme subjective concerne les conséquences du comportement.
L’attitude concerne les obstacles rencontrés, tandis que la norme subjective concerne les capacités personnelles mobilisées.

L’attitude concerne les conséquences du comportement, tandis que la norme subjective concerne les attentes des référents sociaux.

Explication

L’attitude repose sur les croyances relatives aux conséquences du comportement et sur leur évaluation. La norme subjective renvoie plutôt aux attentes perçues des référents sociaux et à la motivation à s’y conformer.

4. Quelle distinction définit le mieux le comportement par rapport aux facteurs qui l’influencent ?

Il correspond aux émotions ressenties, tandis que les normes sociales sont des actions observables.
Il correspond aux actions observables, tandis que les cognitions et les émotions sont des facteurs internes.
Il correspond aux habitudes durables, tandis que le contexte culturel constitue une croyance personnelle.
Il correspond aux intentions déclarées, tandis que les interactions sociales sont des réactions émotionnelles.

Il correspond aux actions observables, tandis que les cognitions et les émotions sont des facteurs internes.

Explication

Le comportement renvoie aux actions observables d’un individu, alors que les cognitions et les émotions sont des facteurs internes susceptibles de les influencer. Confondre les émotions avec le comportement revient donc à prendre un facteur explicatif pour l’action elle-même.

5. Pourquoi une étude transversale de la théorie du comportement planifié ne permet-elle pas d’établir un lien causal ?

Parce qu’elle suit les mêmes participants pendant plusieurs mois et compare leurs changements successifs.
Parce qu’elle mesure les croyances sans recueillir d’information sur les attitudes ou les intentions.
Parce qu’elle observe les variables à un même moment sans examiner leur ordre temporel.
Parce qu’elle porte sur des comportements observés dans des situations dépourvues de facteurs sociaux.

Parce qu’elle observe les variables à un même moment sans examiner leur ordre temporel.

Explication

Une étude transversale fournit des associations mesurées à un moment donné, mais ne montre pas quelle variable précède l’autre. Le suivi longitudinal permet davantage d’examiner l’ordre temporel, même s’il ne suffit pas à lui seul à prouver toute causalité.

6. Que montre l’observation réalisée par LaPiere en 1934 concernant le lien entre attitudes et comportements ?

Les comportements observés correspondaient aux opinions exprimées dans la plupart des établissements visités.
Les attitudes mesurées par questionnaire ne correspondaient pas nécessairement aux comportements observés.
Les réponses données en entretien expliquaient directement les décisions prises par les établissements.
Les attitudes mesurées par questionnaire prédisaient fidèlement l’accueil réservé aux personnes concernées.

Les attitudes mesurées par questionnaire ne correspondaient pas nécessairement aux comportements observés.

Explication

LaPiere a constaté un accueil réservé à ses amis d’origines chinoises dans plusieurs établissements, sans corrélation avec les attitudes déclarées par questionnaire. Le résultat remet donc en cause une correspondance automatique entre opinion mesurée et action réelle.

7. Quelle conclusion l’étude d’Armitage et Conner de 1999 établit-elle au sujet de l’auto-efficacité ?

Elle mesure les conditions réelles de l’environnement et détermine directement les choix alimentaires.
Elle remplace l’attitude dans le modèle et explique principalement les croyances relatives à la santé.
Elle est distincte du contrôle comportemental perçu et prédit davantage l’intention et le comportement alimentaire.
Elle constitue une composante identique au contrôle comportemental perçu et prédit moins bien le comportement alimentaire.

Elle est distincte du contrôle comportemental perçu et prédit davantage l’intention et le comportement alimentaire.

Explication

L’étude distingue l’auto-efficacité du contrôle comportemental perçu et montre qu’elle prédit davantage l’intention et le comportement alimentaire. Assimiler l’auto-efficacité au contrôle perçu efface précisément la distinction mise en évidence par cette étude.

8. Quelle différence distingue principalement la théorie de l’action raisonnée de la théorie du comportement planifié ?

La seconde ajoute le contrôle comportemental pour intégrer les obstacles et les facilitateurs perçus.
La seconde remplace l’intention par une succession de stades de changement comportemental.
La première explique l’action par les conséquences observées plutôt que par les normes sociales.
La première privilégie les bénéfices et les freins perçus liés à une menace sanitaire.

La seconde ajoute le contrôle comportemental pour intégrer les obstacles et les facilitateurs perçus.

Explication

La théorie du comportement planifié complète l’attitude, la norme subjective et l’intention par le contrôle comportemental, afin de tenir compte des contraintes et des ressources perçues. La succession de stades caractérise plutôt le modèle transthéorique, et non cette distinction entre les deux théories de l’action.

9. Dans le modèle des croyances relatives à la santé, comment les croyances et les facteurs modérateurs s’articulent-ils avec le passage à l’action ?

Ils produisent directement l’action sans intervention d’une incitation intermédiaire.
Ils déterminent l’action après une consolidation destinée à maintenir le comportement.
Ils forment une menace perçue qui remplace les bénéfices et les freins attendus.
Ils contribuent à une incitation à l’action qui peut conduire ensuite à l’action.

Ils contribuent à une incitation à l’action qui peut conduire ensuite à l’action.

Explication

Le modèle relie les facteurs modérateurs et les croyances individuelles à une incitation à l’action, puis à l’action elle-même. La menace perçue ne remplace pas les bénéfices et les freins, qui représentent des éléments distincts du modèle.

10. Pour quel type de comportement la théorie de l’action raisonnée a-t-elle été conçue ?

Pour des comportements soumis à des obstacles, sans considérer le contrôle comportemental.
Pour des comportements purement volontaires, réalisés sans obstacle comportemental majeur.
Pour des comportements involontaires, déclenchés par des réactions émotionnelles immédiates.
Pour des comportements imposés, déterminés par les règles d’une institution sociale.

Pour des comportements purement volontaires, réalisés sans obstacle comportemental majeur.

Explication

La théorie de l’action raisonnée vise les comportements que l’individu peut accomplir volontairement. Lorsque des obstacles limitent cette possibilité, la prise en compte du contrôle comportemental devient nécessaire, ce qui dépasse le modèle initial.

11. Laquelle de ces situations illustre un changement comportemental plutôt qu’une modification ponctuelle du comportement ?

Un groupe modifie brièvement son attitude pendant une discussion.
Une personne adopte durablement une nouvelle habitude après une intervention ciblée.
Un individu change momentanément d’action en raison d’un événement imprévu.
Une personne respecte une consigne lors d’une occasion exceptionnelle.

Une personne adopte durablement une nouvelle habitude après une intervention ciblée.

Explication

Un changement comportemental implique une modification durable des actions, attitudes ou habitudes sous l’effet de facteurs sociaux ou d’une intervention. Une réaction limitée à une situation particulière ne suffit pas à établir une transformation durable.

12. Comment calcule-t-on l’attitude dans le modèle de l’action raisonnée ?

Attitude=(norme subjective×intention comportementale)Attitude = \sum (norme\ subjective \times intention\ comportementale)
Attitude=(motivation×attente du reˊfeˊrent social)Attitude = \sum (motivation \times attente\ du\ référent\ social)
Attitude=(comportement observeˊ×contexte culturel)Attitude = \sum (comportement\ observé \times contexte\ culturel)
Attitude=(croyance×eˊvaluation de cette croyance)Attitude = \sum (croyance \times évaluation\ de\ cette\ croyance)

$$Attitude = \sum (croyance \times évaluation\ de\ cette\ croyance)$$

Explication

Dans ce modèle, l’attitude est obtenue en additionnant les produits de chaque croyance concernant une conséquence par l’évaluation de cette conséquence. La norme subjective et l’intention appartiennent à d’autres composantes du modèle.

13. Pour quel type de résultat la théorie du comportement planifié a-t-elle été validée ?

Pour prédire un large éventail d’intentions et de comportements.
Pour prévoir les performances scolaires à partir des aptitudes cognitives.
Pour mesurer les changements physiologiques indépendamment des intentions.
Pour expliquer les seules réactions émotionnelles face aux risques sanitaires.

Pour prédire un large éventail d’intentions et de comportements.

Explication

La théorie du comportement planifié a été validée pour prédire de nombreuses intentions et de nombreux comportements dans des domaines variés. Elle ne se limite donc pas à un type précis de réaction ou à un domaine particulier comme la santé scolaire.

14. Quelle distinction décrit correctement le contrôle comportemental perçu et le contrôle comportemental effectif dans la théorie du comportement planifié ?

Le contrôle perçu mesure les bénéfices attendus, tandis que le contrôle effectif mesure les obstacles sociaux.
Le contrôle perçu renvoie aux conditions réelles, tandis que le contrôle effectif correspond à l’estimation personnelle.
Le contrôle perçu correspond à l’estimation personnelle, tandis que le contrôle effectif renvoie aux conditions réelles.
Le contrôle perçu désigne l’intention, tandis que le contrôle effectif désigne l’attitude envers l’action.

Le contrôle perçu correspond à l’estimation personnelle, tandis que le contrôle effectif renvoie aux conditions réelles.

Explication

Le contrôle comportemental perçu concerne l’évaluation que la personne fait de sa capacité à agir, alors que le contrôle effectif dépend des conditions réellement présentes. Confondre ces deux notions revient à attribuer les conditions objectives au jugement subjectif de la personne.

15. Quels sont les cinq stades décrits par le modèle transthéorique du changement, dans l’ordre général de progression ?

Exposition, évaluation, décision, adoption et prévention de la rechute.
Attitude, norme, intention, contrôle perçu et comportement.
Vulnérabilité, gravité, bénéfices, freins et auto-efficacité.
Indétermination, intention, préparation, action et consolidation.

Indétermination, intention, préparation, action et consolidation.

Explication

Le modèle transthéorique décrit une progression allant de l’indétermination à l’intention, puis à la préparation, à l’action et à la consolidation. Les autres séquences mélangent des composantes d’autres modèles ou proposent des étapes qui ne correspondent pas aux cinq stades retenus.

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Qu'est-ce que le comportement selon Allport (1954) ?

Les actions observables d’un individu influencées par son environnement social.

Quels facteurs sociaux influencent le comportement ?

Les normes, groupes, interactions et contexte culturel.

Que désigne le changement comportemental ?

La modification durable des actions, attitudes ou habitudes d’un individu ou groupe.

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