★ À maîtriser
L’ADN est une molécule bicaténaire organisée en double hélice dextre, c’est-à-dire tournant vers la droite, constituée de deux chaînes hélicoïdales antiparallèles.
Chaque nucléotide comprend un pentose à 5 carbones, une base azotée et un groupement phosphate ; seule la base varie d’un nucléotide à l’autre.
📌 L’adénine s’apparie uniquement avec la thymine par deux liaisons, tandis que la cytosine s’apparie uniquement avec la guanine par trois liaisons.
Compléments
Les quatre bases de l’ADN sont :
Les deux brins d’ADN sont antiparallèles : l’un est orienté de 5’ vers 3’ et l’autre de 3’ vers 5’.
Le pas de l’hélice d’ADN mesure 3,4 nm et comprend 10 paires de désoxyribonucléotides espacées de 0,34 nm.
A–T s’apparient à deux liaisons, C–G à trois
★ À maîtriser
📌 Sous forme de fibre nucléosomique en chapelet de perles, l’ADN est actif et accessible à la transcription, tandis que sous forme de fibre de 30 nm, il est inaccessible à la machinerie de transcription.
Compléments
L’histone H1, appelée histone linker, permet le regroupement des nucléosomes en une fibre de 30 nm de diamètre, augmentant la compaction par rapport à l’ADN de 2 nm de diamètre.
Pendant la transcription, la machinerie cellulaire déroule temporairement l’ADN et le détache des histones afin de lire la molécule et de former des ARN messagers.
Un fil d’ADN s’enroule autour de bobines d’histones, puis se compacte en fibre
★ À maîtriser
📌 Chez les eucaryotes, le cycle cellulaire comprend l’interphase, composée de G1, S et G2, puis la phase M correspondant à la mitose.
Compléments
La quantité d’ADN par cellule permet de distinguer les phases du cycle : elle est doublée en G2 et au début de M, avant la séparation de l’ADN dans les cellules filles.
Pour mesurer le contenu en ADN, on marque les cellules avec une molécule fluorescente qui se lie à l’ADN, puis on mesure la fluorescence de chaque cellule par cytométrie en flux.
G1 → S → G2 → M
★ À maîtriser
Lors de la fusion d’une cellule en G2 avec une cellule en mitose, l’enveloppe nucléaire de la cellule en G2 commence à disparaître, indiquant que l’état mitotique induit son entrée en mitose.
Le MPF est un complexe formé de la protéine kinase Cdk1, sous-unité catalytique normalement inactive, et de la cycline B, sous-unité régulatrice.
Compléments
📌 Lorsqu’une cellule en phase S est fusionnée avec une cellule en G2, la cellule en G2 ne réplique pas une seconde fois son ADN, ce qui indique l’existence d’un mécanisme empêchant une nouvelle réplication.
📌 Les points de contrôle du cycle cellulaire empêchent le passage à la phase suivante tant que la cellule n’est pas prête.
En G1, la poursuite du cycle nécessite des facteurs de croissance extérieurs, et certaines cellules peuvent quitter le cycle pour entrer en quiescence en phase G0.
Avant le passage de G1 en S, un point de contrôle vérifie que la cellule est suffisamment volumineuse et que l’environnement est favorable.
Pendant la phase S, des mécanismes de contrôle vérifient que l’ADN est correctement répliqué et identique à la molécule parentale, et des systèmes de correction interviennent en cas d’erreur.
📌 Si les systèmes de réparation de l’ADN sont débordés, la cellule déclenche l’apoptose plutôt que de transmettre une information génétique erronée.
En G2, les contrôles vérifient que tout l’ADN est répliqué et intact, que l’environnement est favorable, que la cellule est assez volumineuse et que les éléments nécessaires à la division, notamment ceux du cytosquelette, sont présents.
Au point de contrôle de la mitose, la cellule vérifie que tous les chromosomes sont alignés sur le fuseau mitotique afin que chaque cellule fille reçoive le même nombre de chromosomes qu’en G2, mais la moitié de la quantité d’ADN présente en G2.
P21 intervient en phase S du cycle cellulaire.
ADN endommagé non réparé → apoptose
★ À maîtriser
Compléments
Le MPF phosphoryle les histones H1, ce qui contribue à la condensation des chromosomes et à leur ségrégation équitable dans les deux cellules filles.
Le MPF désorganise les lamines, ce qui entraîne la désorganisation de l’enveloppe nucléaire.
Le MPF provoque la désorganisation du réticulum endoplasmique et de l’appareil de Golgi, facilitant leur répartition dans les deux cellules filles.
Le MPF agit sur les microtubules et l’actine, favorisant le réarrangement du système microtubulaire et la formation du fuseau de division.
Le MPF active le système protéolytique de l’ubiquitine, qui provoque la dégradation de la cycline B et contribue ainsi à l’inactivation du MPF.
La cycline B s’accumule → le MPF s’active ; sa dégradation → le MPF s’inactive.
★ À maîtriser
La mitose comprend successivement : la prophase, la prométaphase, la métaphase, l’anaphase, la télophase, la cytocinèse, qui sépare physiquement les deux cellules filles
En prométaphase, les microtubules kinétochoriens s’attachent d’abord à un côté du chromosome (attachement unipolaire), puis à partir des deux pôles (attachement bipolaire), et déplacent ensuite les chromosomes vers le plan médian par polymérisation et dépolymérisation.
En métaphase, les centromères s’alignent sur le plan équatorial de la cellule, tandis que les centrosomes se trouvent aux deux pôles opposés.
En anaphase A, la rupture des cohésines sépare les chromatides sœurs, puis le raccourcissement des microtubules kinétochoriens entraîne les chromosomes vers les pôles, où chacun est constitué d’une chromatide.
La cytocinèse est l’étape de séparation définitive des deux cellules filles ; leur chromatine est alors complètement décondensée, la transcription redevient possible et elles entrent en phase G1.
Compléments
Avant la mitose, la phase S a permis de dupliquer les chromosomes et le centrosome, à l’origine du fuseau de division.
La prophase est la phase la plus longue de la mitose et dure au moins la moitié de sa durée totale.
En prophase, la chromatine se condense en chromosomes, l’accessibilité de l’ADN diminue et la transcription s’atténue progressivement jusqu’à s’arrêter.
En prophase, les centrosomes qui se sont dédoublés en phase S se séparent et s’éloignent ; les microtubules rayonnent depuis eux, et les microtubules polaires conduisent les centrosomes vers les deux pôles de la cellule.
En fin de prophase, le MPF fragmente l’enveloppe nucléaire en petites vésicules.
Le point de contrôle de la métaphase vérifie l’attachement et l’alignement des chromosomes afin d’assurer leur répartition équitable entre les deux cellules filles.
En anaphase B, la cellule s’allonge et des protéines contractiles d’actine et de myosine forment un sphincter au plan médian, provoquant son étranglement.
En télophase, les protéines contractiles poursuivent le resserrement médian, les membranes fusionnent et la cellule mère est clivée en deux cellules filles qui restent d’abord liées l’une à l’autre.
En télophase, la chromatine se décondense et une nouvelle enveloppe nucléaire se forme autour du matériel génétique à partir de vésicules de l’enveloppe nucléaire de la cellule mère.
Prophase → prométaphase → métaphase → anaphase → télophase → cytocinèse.
★ À maîtriser
📌 La mitose comprend une division et produit deux cellules diploïdes identiques, tandis que la méiose comprend deux divisions successives après une seule réplication et produit quatre cellules haploïdes différentes.
Lors de la méiose I, ou division réductionnelle, les chromosomes homologues sont séparés après leur duplication en phase S, faisant passer les cellules de 2N à N chromosomes tout en conservant deux chromatides par chromosome.
Les crossing-over sont des échanges de segments entre chromosomes homologues qui peuvent se produire en prophase I et contribuent à la diversité génétique des cellules issues de la méiose.
Compléments
Lors de la méiose II, ou division équationnelle, les cellules haploïdes passent de chromosomes à deux chromatides à des chromosomes à une chromatide, sans réplication intermédiaire.
Au leptotène, les chromosomes homologues se rapprochent.
Au pachytène, les chromosomes se condensent et se raccourcissent ; les crossing-over peuvent survenir à ce stade et les chromosomes prennent le nom de tétrades.
Au diplotène, le complexe synaptonémal se désagrège et les chromosomes homologues se séparent, mais les chromatides peuvent rester attachées en un ou plusieurs chiasmas correspondant aux zones d’enjambement survenues au pachytène.
📌 En anaphase I, les chromosomes homologues se séparent tandis que leurs deux chromatides restent associées, contrairement à la mitose où les chromatides sœurs se séparent.
LZPDD : Leptotène, Zygotène, Pachytène, Diplotène, Diacinèse.
Résultat de la mitose et de la méiose
| Critère | Mitose | Méiose |
|---|---|---|
| Divisions | Une division | Deux divisions après une seule réplication |
| Cellules produites | Deux cellules diploïdes identiques | Quatre cellules haploïdes différentes |
| Séparation | Chromatides sœurs | Homologues en méiose I, puis chromatides en méiose II |
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En double hélice dextre constituée de deux chaînes hélicoïdales.
Comment sont orientées les deux chaînes de la double hélice d’ADN ?
Elles sont antiparallèles.
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