QCM : De la santé individuelle à publique (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence caractérise le passage de l’ancienne définition de la santé à celle de l’OMS ?

L’ancienne définition insistait sur l’absence de maladie, tandis que celle de l’OMS privilégie le bien-être global.
L’ancienne définition associait la santé au bien-être social, tandis que celle de l’OMS la réduit à la santé physique.
L’ancienne définition associait la santé à l’équilibre avec l’environnement, tandis que celle de l’OMS la réduit au bien-être mental.
L’ancienne définition insistait sur le bien-être global, tandis que celle de l’OMS privilégie l’absence de maladie.

L’ancienne définition insistait sur l’absence de maladie, tandis que celle de l’OMS privilégie le bien-être global.

Explication

La conception antérieure à 1946 définissait surtout la santé par l’absence de maladie, alors que l’OMS lui donne une portée positive et globale. Confondre bien-être global et absence de maladie efface précisément cette évolution.

2. Une personne ne présente aucune douleur, mais souffre d’isolement social et de détresse psychologique. Quelles dimensions de la santé a-t-on prises en compte en évaluant sa situation ?

Les dimensions physique, mentale et sociale, qui sont indissociables.
Les dimensions physique et mentale, la dimension sociale relevant d’un autre domaine.
Les dimensions physique et sociale, la dimension mentale étant évaluée séparément de la santé.
Les dimensions mentale et sociale, la dimension physique étant écartée en l’absence de douleur.

Les dimensions physique, mentale et sociale, qui sont indissociables.

Explication

La santé comporte des dimensions physique, mentale et sociale qui sont indissociables, même si une personne ne ressent pas de douleur. Écarter la dimension physique parce qu’aucune douleur n’est signalée confond l’absence d’un symptôme avec l’absence de cette dimension.

3. Une équipe étudie un problème de santé en tenant compte des conditions économiques, culturelles et sociales, et réunit plusieurs disciplines au-delà des frontières nationales. Quelle approche adopte-t-elle ?

Une approche de santé individuelle, centrée sur l’équilibre d’une personne avec son environnement.
Une approche clinique, centrée sur les symptômes médicaux d’une population donnée.
Une approche de santé globale, attentive aux contextes et mobilisant plusieurs disciplines.
Une approche sanitaire nationale, coordonnée entre disciplines mais limitée aux frontières d’un pays.

Une approche de santé globale, attentive aux contextes et mobilisant plusieurs disciplines.

Explication

La santé globale prend en compte les environnements social, culturel et économique et requiert une approche pluridisciplinaire qui dépasse les frontières géographiques. Une approche nationale peut réunir plusieurs disciplines, mais reste ici limitée par les frontières.

4. Deux personnes du même âge évaluent différemment leur état de santé, tandis que les normes de santé varient entre cultures et époques. Quelle distinction cela illustre-t-il ?

La santé est relative à la technologie, tandis que les différences entre personnes reflètent un équilibre fixe.
La santé est globale par les différences de ressenti, tandis que les variations culturelles relèvent de la santé individuelle.
La santé est subjective par le ressenti de chacun et variable selon des facteurs sociaux et culturels.
La santé est subjective selon la culture et l’époque, mais variable selon le ressenti de chacun.

La santé est subjective par le ressenti de chacun et variable selon des facteurs sociaux et culturels.

Explication

La subjectivité désigne la dépendance au ressenti personnel, tandis que la variabilité tient aussi à des facteurs comme la culture, l’âge ou l’époque. Attribuer la variabilité au seul ressenti inverse la distinction entre ces deux notions.

5. Que signifie le fait que la santé soit un droit fondamental inscrit dans la Constitution française et dans celle de l’OMS ?

Les États ont la responsabilité de garantir ce droit aux individus.
Les groupes d’âge déterminent les droits de santé de leurs membres.
Les actions collectives remplacent la prise en charge individuelle.
Les personnes peuvent choisir les politiques sanitaires de leur territoire.

Les États ont la responsabilité de garantir ce droit aux individus.

Explication

L’inscription constitutionnelle du droit à la santé implique que les États sont tenus de le garantir aux individus. La prise en compte des groupes permet d’adapter les actions, mais ne leur confère pas la responsabilité de définir les droits.

6. Quelle année l’OMS a-t-elle retenue pour définir la santé publique comme la science et l’art de prévenir les maladies, de prolonger la vie et d’améliorer la santé physique et mentale ?

1952
1986
1988
1946

1952

Explication

L’OMS a formulé cette définition de la santé publique en 1952. L’année 1946 correspond à la définition de la santé comme bien-être global, et non à celle de la santé publique.

7. Quelle fonction la promotion de la santé remplit-elle auprès de la population ?

Déclencher une alerte auprès des décideurs face à une inquiétude
Lui donner les moyens de mieux contrôler sa santé et ses déterminants
Repérer les maladies et organiser les soins après leur apparition
Mesurer les besoins sanitaires et évaluer l’impact des programmes

Lui donner les moyens de mieux contrôler sa santé et ses déterminants

Explication

La promotion de la santé vise à renforcer la capacité de la population à agir sur sa santé et sur les déterminants qui l’influencent. Le repérage des maladies et l’organisation des soins relèvent plutôt de la lutte contre la maladie et des services de santé.

8. En quelle année la Charte d’Ottawa a-t-elle présenté la santé comme une ressource de la vie quotidienne permettant de réaliser ses ambitions et de s’adapter à son milieu ?

En 1952
En 1986
En 1946
En 1988

En 1986

Explication

La Charte d’Ottawa a formulé cette conception de la santé en 1986. L’année 1988 correspond à l’ajout de la CEE présentant la santé comme un bien instable à protéger.

9. En quoi un indicateur de santé sexuelle se distingue-t-il d’une simple donnée de santé isolée ?

Il synthétise des données pour évaluer les besoins, la mise en œuvre ou l’impact d’un programme.
Il décrit le ressenti individuel sans servir à la planification d’un programme.
Il recense des données géographiques sans permettre de comparer des groupes.
Il présente une intervention clinique sans mesurer les besoins de la population.

Il synthétise des données pour évaluer les besoins, la mise en œuvre ou l’impact d’un programme.

Explication

Un indicateur résume des données recueillies pour répondre à des questions de planification et de gestion, et peut contribuer à évaluer les besoins, la mise en œuvre ou l’impact des programmes. Une donnée géographique isolée peut être utile, mais elle ne définit pas à elle seule un indicateur de santé.

10. Pourquoi les indicateurs de santé sexuelle peuvent-ils aider à orienter les programmes de santé vers des groupes ou des territoires particuliers ?

Parce qu’ils remplacent les données sur les personnes par une mesure globale des dépenses médicales
Parce qu’ils déterminent à eux seuls les traitements à prescrire aux personnes touchées par une IST
Parce qu’ils établissent que les besoins de santé sont identiques dans tous les groupes et territoires
Parce qu’ils mettent en évidence les différences entre sous-groupes de population et les écarts géographiques

Parce qu’ils mettent en évidence les différences entre sous-groupes de population et les écarts géographiques

Explication

En faisant apparaître des différences entre sous-groupes et entre territoires, ces indicateurs aident à repérer où les besoins peuvent varier et à adapter les programmes. Ils ne prescrivent pas directement des traitements individuels, contrairement à ce que suggère un distracteur.

11. Lors d’un bilan, comment évaluer une personne conformément à la définition de la santé de l’OMS ?

Mesurer sa capacité physique et son autonomie dans les activités quotidiennes
Examiner son bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie
Vérifier l’absence de maladie et d’infirmité avant tout autre aspect
Évaluer son équilibre mental et social sans examiner son état physique

Examiner son bien-être physique, mental et social, au-delà de l’absence de maladie

Explication

La définition de l’OMS conduit à considérer conjointement le bien-être physique, mental et social, et pas seulement l’absence de maladie. Se limiter à rechercher une maladie ou une infirmité reprend l’approche antérieure à 1946.

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Comment l’OMS définit-elle la santé selon l’OMS, 1946 ?

Un état complet de bien-être physique, mental et social, qui ne se limite pas à l’absence de maladie ou d’infirmité.

Quelles sont les trois dimensions de la santé ?

Les dimensions physique, mentale et sociale.

Quels environnements la santé globale prend-elle en compte ?

Les environnements social, culturel et économique.

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