QCM : Déclin des populations et habitats (52 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle extinction massive est considérée comme la plus importante et survient vers -248 Ma ?

L’extinction de la fin de l’Ordovicien
L’extinction de la fin du Crétacé
L’extinction de la fin du Dévonien
L’extinction de la fin du Permien

L’extinction de la fin du Permien

Explication

La crise de la fin du Permien, vers -248 Ma, est considérée comme l’extinction massive la plus importante. L’Ordovicien, le Dévonien et le Crétacé correspondent à d’autres crises, survenues à des périodes différentes.

2. Quel bilan moyen est associé aux cinq grandes extinctions passées ?

Environ 90 % de la biodiversité s’est éteinte en moyenne
Environ 75 % de la biodiversité s’est éteinte en moyenne
Environ 70 % de la biodiversité terrestre s’est éteinte en moyenne
Environ 50 % de la biodiversité s’est éteinte en moyenne

Environ 75 % de la biodiversité s’est éteinte en moyenne

Explication

En moyenne, environ 75 % de la biodiversité s’est éteinte lors des cinq grandes crises passées. Le chiffre de 90 % concerne les organismes ayant vécu sur Terre qui ont disparu ou ne subsistent que sous forme fossilisée.

3. Après une extinction massive, de nombreuses niches écologiques sont libérées. Quel processus peut alors favoriser l’augmentation du nombre de familles ?

Une spéciation à partir d’ancêtres communs sous l’effet de la sélection naturelle
Un retour des espèces éteintes qui réoccupe les niches libérées
Une diminution de la spéciation qui réduit le nombre de familles
Une compétition accrue qui fait réapparaître les espèces disparues

Une spéciation à partir d’ancêtres communs sous l’effet de la sélection naturelle

Explication

La disparition d’espèces libère des niches écologiques, ce qui favorise la spéciation à partir d’ancêtres communs selon la sélection naturelle et peut accroître le nombre de familles. La compétition accrue, le retour d’espèces disparues et la diminution de la spéciation ne décrivent pas ce mécanisme.

4. À quoi sert la Liste rouge de l’UICN comme indicateur de biodiversité ?

À mesurer la diversité génétique à l’aide de critères précis
À mesurer l’abondance des populations à l’aide de critères précis
À protéger les habitats naturels à l’aide de critères précis
À évaluer le risque d’extinction à l’aide de critères précis

À évaluer le risque d’extinction à l’aide de critères précis

Explication

La Liste rouge de l’UICN évalue le risque d’extinction des espèces en s’appuyant sur des critères précis. La diversité génétique et l’abondance des populations sont d’autres mesures, tandis que la protection des habitats relève d’actions de conservation.

5. Une synthèse des chiffres de l’UICN compare les proportions d’espèces menacées par groupe. Quelle proportion concerne les amphibiens ?

27 %
41 %
13 %
37 %

41 %

Explication

Parmi les espèces étudiées par l’UICN, 41 % des amphibiens sont classés menacés. Les valeurs de 13 %, 27 % et 37 % correspondent respectivement aux oiseaux, aux mammifères et aux requins et raies.

6. Un indicateur rassemble les variations des effectifs de 21 000 populations de vertébrés et en calcule la moyenne en pourcentage. De quel indicateur s’agit-il ?

L’Indice planète vivante
Le décompte des espèces menacées de l’UICN
L’indicateur des limites planétaires
La Liste rouge de l’UICN

L’Indice planète vivante

Explication

L’Indice planète vivante mesure l’état de la biodiversité mondiale à partir de l’abondance de 21 000 populations de vertébrés et de la moyenne des variations de leurs effectifs. La Liste rouge évalue plutôt le risque d’extinction, tandis que les deux autres choix ne reposent pas sur cette méthode.

7. Quelle part de la biomasse terrestre est représentée par les plantes et les bactéries, respectivement ?

12,8 % et 82,5 %
50 % et 12,8 %
82,5 % et 14 %
82,5 % et 12,8 %

82,5 % et 12,8 %

Explication

Les plantes représentent 82,5 % de la biomasse terrestre et les bactéries 12,8 %. L’inversion des parts attribue la valeur dominante aux bactéries, tandis que 14 % et 50 % proviennent d’autres comparaisons de biomasse.

8. Si la biomasse des mammifères sauvages est estimée à 5 unités, quelles biomasses correspondent aux humains et aux animaux d’élevage ?

70 unités humaines et 50 unités d’élevage
50 unités humaines et 70 unités d’élevage
5 unités humaines et 70 unités d’élevage
50 unités humaines et 5 unités d’élevage

50 unités humaines et 70 unités d’élevage

Explication

La biomasse humaine vaut dix fois celle des mammifères sauvages, soit 10 × 5 = 50 unités, et celle des animaux d’élevage vaut quatorze fois cette biomasse, soit 14 × 5 = 70 unités. Inverser les rapports ou conserver la valeur de référence pour un autre groupe méconnaît ces facteurs.

9. Qu’est-ce qui caractérise l’Anthropocène comme nouvelle ère géologique ?

Les phénomènes naturels deviennent le premier agent modificateur de l’environnement
L’être humain observe les changements sans modifier son environnement
L’être humain devient le premier agent modificateur de son environnement
Les traces industrielles deviennent le premier agent modificateur de l’environnement

L’être humain devient le premier agent modificateur de son environnement

Explication

L’Anthropocène se caractérise par le rôle de l’être humain comme premier agent modificateur de son environnement, à la différence des agents naturels qui ont façonné les temps géologiques. L’option des phénomènes naturels inverse cette distinction, et les autres réduisent ou nient l’action humaine.

10. Une activité humaine modifie progressivement le fonctionnement d’un écosystème, puis entraîne une rupture de sa trajectoire. Quelle interprétation correspond à l’effet possible des activités anthropiques ?

Elle peut modifier la trajectoire de l’écosystème et provoquer une rupture
Elle peut préserver la trajectoire de l’écosystème malgré une rupture
Elle peut suivre la trajectoire de l’écosystème sans contribuer à son évolution
Elle peut provoquer une rupture sans modifier la trajectoire de l’écosystème

Elle peut modifier la trajectoire de l’écosystème et provoquer une rupture

Explication

Les activités anthropiques peuvent modifier la trajectoire des écosystèmes et provoquer des ruptures. Une rupture sans changement de trajectoire dissocie les deux effets, tandis que les autres propositions minimisent ou écartent l’action humaine.

11. Quelle position distingue correctement les changements observés de leur interprétation sous le concept d’Anthropocène ?

Les changements sont débattus, mais le concept est établi
Les changements sont constatés, mais le concept reste débattu
Les changements et le concept sont tous deux contestés
Les changements et le concept sont tous deux établis sans débat

Les changements sont constatés, mais le concept reste débattu

Explication

La réalité des changements liés à l’Anthropocène est constatée, alors que le concept lui-même reste débattu. Contester les changements confond les deux niveaux, tandis que présenter le concept comme établi ignore le débat.

12. Quel chercheur est associé à la notion d’amnésie environnementale, qui désigne l’acclimatation des humains à la dégradation de leur environnement au fil des générations ?

Paul Crutzen
Peter Kahn
Yinon Bar-On
Svante Arrhenius

Peter Kahn

Explication

Peter Kahn est associé à l’amnésie environnementale, définie comme l’acclimatation des êtres humains, au fil des générations, à la dégradation de leur environnement. Paul Crutzen est associé à la proposition du terme Anthropocène, tandis que les autres noms ne correspondent pas à cette attribution.

13. Quelle notion désigne l’étude des rapports entre les organismes vivants et leur milieu de vie, introduite par Ernst Haeckel en 1866 ?

L’écosystème
La biodiversité
L’écologie
La biologie de la conservation

L’écologie

Explication

L’écologie étudie les rapports entre les organismes vivants et leur milieu de vie. La biodiversité désigne la diversité du vivant, l’écosystème associe un milieu et ses organismes, et la biologie de la conservation traite de la perte, du maintien ou de la restauration de cette diversité.

14. Dans un écosystème forestier, quelle association distingue correctement le milieu physico-chimique de la communauté des organismes vivants ?

Biotope pour les populations et écosystème pour les organismes
Écosystème pour le milieu et biocénose pour l’ensemble
Biocénose pour le milieu et biotope pour les organismes
Biotope pour le milieu et biocénose pour les organismes

Biotope pour le milieu et biocénose pour les organismes

Explication

Le biotope correspond au milieu physico-chimique, tandis que la biocénose est la communauté des organismes qui y vivent. Inverser ces deux termes confond le milieu et ses êtres vivants; l’écosystème englobe les deux.

15. Une étude porte sur les variations génétiques d’une espèce, les espèces présentes dans une forêt, les milieux où elles vivent et leurs interactions. Quel concept englobe ces dimensions ?

Le biotope
La biologie de la conservation
La biodiversité
La biocénose

La biodiversité

Explication

La biodiversité comprend la diversité des êtres vivants, des écosystèmes où ils vivent et de leurs interactions intra- et interspécifiques. La biocénose désigne la communauté vivante d’un milieu, tandis que le biotope en désigne les composantes physico-chimiques.

16. Une équipe veut répondre à l’érosion de la biodiversité dans une zone humide. Quelle démarche correspond aux objectifs de la biologie de la conservation ?

Documenter la diversité, évaluer les impacts humains et élaborer des mesures de protection ou de restauration
Inventorier les espèces, puis privilégier la seule restauration du milieu physique
Évaluer les activités humaines, puis concentrer les mesures sur les espèces les plus nombreuses
Protéger les habitats, puis exclure l’étude des communautés et des fonctions écologiques

Documenter la diversité, évaluer les impacts humains et élaborer des mesures de protection ou de restauration

Explication

La biologie de la conservation vise à documenter la diversité, étudier les impacts humains et développer des approches pratiques contre les extinctions, pour maintenir la diversité génétique et protéger ou restaurer les communautés et les fonctions écosystémiques. Un simple inventaire ou une action limitée aux habitats ne couvre pas ces objectifs.

17. Pour classer cinq menaces selon l’acronyme HIPPO, quelle série respecte l’ordre des lettres et des menaces associées ?

Perte d’habitat, espèces envahissantes, pollution, population humaine, surexploitation
Perte d’habitat, espèces envahissantes, population humaine, pollution, surexploitation
Perte d’habitat, pollution, espèces envahissantes, population humaine, surexploitation
Surexploitation, espèces envahissantes, pollution, population humaine, perte d’habitat

Perte d’habitat, espèces envahissantes, pollution, population humaine, surexploitation

Explication

HIPPO associe les lettres à la perte d’habitat, aux espèces envahissantes, à la pollution, à la population humaine et à la surexploitation, dans cet ordre. Intervertir les deux facteurs en P ou placer la surexploitation en H rompt cette correspondance.

18. Après la fragmentation d’un habitat par des activités humaines, une étude observe moins d’interactions entre organismes, une stabilité écologique réduite et une érosion de la diversité génétique. Quelle interprétation décrit le mieux cette chaîne d’effets ?

La fragmentation modifie les effectifs sans affecter les écosystèmes ni les espèces
L’érosion génétique renforce le potentiel évolutif malgré la perte de stabilité
Les perturbations peuvent dégrader les écosystèmes et conduire à des pertes de biodiversité et au déclin du potentiel évolutif
La baisse des interactions accroît la stabilité et protège la diversité génétique

Les perturbations peuvent dégrader les écosystèmes et conduire à des pertes de biodiversité et au déclin du potentiel évolutif

Explication

Les facteurs anthropiques peuvent réduire les interactions, diminuer la stabilité et dégrader les écosystèmes, puis entraîner des pertes de biodiversité, des extinctions et l’érosion génétique et évolutive. L’idée que la baisse des interactions améliore la stabilité inverse cette chaîne d’effets.

19. Une population subit à la fois un cyclone et une modification de son sex-ratio. Comment classer ces deux facteurs de variation ?

Cyclone et sex-ratio : facteurs démographiques
Cyclone et sex-ratio : facteurs environnementaux
Cyclone : facteur environnemental; sex-ratio : facteur démographique
Cyclone : facteur démographique; sex-ratio : facteur environnemental

Cyclone : facteur environnemental; sex-ratio : facteur démographique

Explication

Un cyclone est un événement du milieu et relève donc des facteurs environnementaux; le sex-ratio est une caractéristique de la population et relève des facteurs démographiques. Les classer ensemble comme facteurs d’une seule catégorie confond conditions du milieu et caractéristiques des populations.

20. Quels cinq facteurs intrinsèques sont associés aux différences de risque de déclin entre espèces ?

La rareté, l’aire géographique, la mobilité, la taille corporelle et la spécialisation écologique
L’aire géographique, la compétition, la taille corporelle, la fécondité et le régime alimentaire
La mobilité, le taux de croissance, la compétition, la taille corporelle et l’habitat
La rareté, le taux de croissance, la mobilité, la fécondité et la spécialisation écologique

La rareté, l’aire géographique, la mobilité, la taille corporelle et la spécialisation écologique

Explication

Les cinq facteurs considérés sont la rareté, l’aire géographique, la mobilité, la taille corporelle et la spécialisation écologique. Les autres choix substituent à ces facteurs des notions voisines comme la fécondité, le taux de croissance ou la compétition.

21. Deux espèces subissent la même perturbation de leur habitat ; l’une exploite un éventail étroit de ressources et l’autre de nombreuses ressources. Laquelle présente le risque d’extinction le plus élevé en raison de sa spécialisation ?

L’espèce qui occupe l’aire géographique la plus vaste
L’espèce à éventail étroit de ressources
L’espèce dont les individus sont les plus mobiles
L’espèce à éventail large de ressources

L’espèce à éventail étroit de ressources

Explication

Une spécialisation plus forte est associée à un risque d’extinction plus élevé. Le choix de l’éventail large inverse cette relation, tandis que la rareté et la mobilité sont d’autres facteurs, non précisés dans la situation.

22. Une étude décrit l’habitat, l’alimentation, les activités et les relations d’une espèce avec ses congénères et les autres espèces. Quel concept rassemble ces éléments ?

La valeur adaptative
La niche écologique
Le régime trophique
L’aire géographique

La niche écologique

Explication

La niche écologique regroupe l’ensemble des conditions de vie, dont l’habitat, l’alimentation, les activités et les relations intra- et interspécifiques. L’habitat ou le régime alimentaire n’en représentent qu’un aspect, et l’aire géographique désigne une autre dimension.

23. Entre 1989 et 2021, le suivi des oiseaux communs spécialistes en métropole révèle une disparition importante. Quelle interprétation correspond au résultat observé ?

23 % ont disparu, dans un contexte de perturbations qualitatives ou quantitatives des habitats
23 % des oiseaux généralistes ont disparu, malgré des habitats restés inchangés
23 % ont disparu entre 2021 et 1989, en raison de la hausse des ressources alimentaires
23 % ont disparu, principalement à cause d’une seule baisse des sites de nidification

23 % ont disparu, dans un contexte de perturbations qualitatives ou quantitatives des habitats

Explication

La proportion observée est de 23 % des oiseaux communs spécialistes disparus de métropole entre 1989 et 2021, résultat associé à des perturbations qualitatives et/ou quantitatives des habitats. La réponse qui isole une seule cause réduit à tort le constat, et celle sur les généralistes change le groupe étudié.

24. Une population est devenue si peu nombreuse que ses effectifs continuent de baisser alors que la pression des facteurs limitants diminue. Quel processus décrit cette situation ?

Une reprise démographique déclenchée par la baisse des pressions
Une stabilisation des effectifs au seuil de viabilité
Une spirale de régression pouvant conduire à l’extinction
Une nouvelle diminution causée par l’intensification des pressions

Une spirale de régression pouvant conduire à l’extinction

Explication

Le principe d’Allee décrit une spirale de régression : une population trop peu nombreuse peut poursuivre son déclin jusqu’à l’extinction, même si les facteurs limitants diminuent. Une reprise ou une stabilisation ne correspond pas à ce mécanisme, et la situation ne suppose pas une intensification des pressions.

25. Une espèce grégaire dépend du rassemblement pour se nourrir et se reproduire. Si ses effectifs diminuent au point de disperser le groupe, quelle conséquence est directement attendue ?

Une extension de la niche écologique qui facilite la nutrition et la reproduction
Un renforcement de l’intégration sociale qui améliore la nutrition ou la reproduction
Une baisse de la population reproductive propre aux espèces solitaires
Une rupture de l’intégration sociale qui compromet la nutrition ou la reproduction

Une rupture de l’intégration sociale qui compromet la nutrition ou la reproduction

Explication

Chez une espèce grégaire dont le rassemblement est essentiel, la diminution des effectifs peut rompre l’intégration sociale et affecter la nutrition ou la reproduction. L’extension de la niche et le renforcement des liens inversent ce mécanisme, tandis que la baisse de la population reproductive chez les espèces solitaires relève d’un autre cas.

26. Après un épisode ayant fortement réduit une population, ses effectifs augmentent de nouveau, mais les individus ne portent qu’une petite partie de la diversité génétique initiale. Comment qualifie-t-on cet épisode ?

Une dépression de consanguinité
Une extinction locale
Un goulet d’étranglement
Une population minimale viable

Un goulet d’étranglement

Explication

Un goulet d’étranglement correspond à une réduction sévère suivie d’une expansion, avec conservation d’une partie seulement de la diversité génétique initiale. L’extinction locale implique la disparition de la population, la dépression de consanguinité désigne une conséquence génétique, et la population minimale viable est un seuil de viabilité.

27. Un écologue estime la taille d’une population afin qu’elle ait 90 % de chances de survivre pendant les 100 prochaines années. Quel seuil cherche-t-il à déterminer ?

La population génétiquement optimale
La population de recolonisation nécessaire
La population minimale viable
La population maximale soutenable

La population minimale viable

Explication

La population minimale viable est définie comme la taille nécessaire pour atteindre 90 % de chances de survie au cours des 100 prochaines années. Elle ne garantit pas la survie et ne correspond pas à un seuil défini uniquement par la diversité génétique.

28. Une commune construit des bâtiments et des voies de transport en goudronnant et bétonnant le terrain. Quel effet direct sur le sol ces travaux illustrent-ils ?

L’enrichissement en matière organique
L’imperméabilisation des sols
La fragmentation des habitats
Le tassement des sols

L’imperméabilisation des sols

Explication

Le goudronnage et le bétonnage associés aux bâtiments et aux infrastructures de transport imperméabilisent les sols. Le tassement est notamment lié au labour et à la mécanisation, tandis que la fragmentation concerne la division d’un habitat en fragments.

29. Dans une parcelle agricole, le labour et le passage répété de machines compactent le sol et l’oxygènent davantage. Quelle conséquence combinée est attendue pour le sol et ses hétérotrophes ?

Des effets mécaniques sur la faune et une baisse des ressources
Une imperméabilisation qui augmente les ressources disponibles
Une fragmentation des habitats sans changement des ressources
Une hausse de matière organique et des ressources alimentaires

Des effets mécaniques sur la faune et une baisse des ressources

Explication

Le labour et la mécanisation tassent les sols, affectent mécaniquement la faune et dégradent la matière organique par oxygénation, ce qui réduit les ressources des hétérotrophes. Une augmentation de matière organique inverse ce mécanisme, tandis que la fragmentation et l’imperméabilisation désignent d’autres effets.

30. La construction d’une route divise un habitat continu en plusieurs parcelles plus petites. Quel processus décrit cette transformation ?

La fragmentation des habitats
L’imperméabilisation des sols
La dispersion entre populations
L’insularisation écologique

La fragmentation des habitats

Explication

La fragmentation des habitats est la conversion d’un habitat en plusieurs fragments plus petits, notamment par la création d’infrastructures de transport. L’insularisation désigne l’isolement d’une population, et la dispersion correspond aux déplacements reliant des populations.

31. Une population se retrouve physiquement séparée des autres populations de son espèce, ou isolée génétiquement sur son territoire. Quel terme désigne cette situation ?

La fragmentation des habitats
La diminution démographique
L’insularisation
La métapopulation

L’insularisation

Explication

L’insularisation correspond à l’isolement physique ou génétique d’une population, ou d’un groupe de populations, sur un territoire. La fragmentation décrit la division d’un habitat, tandis qu’une métapopulation comprend des populations reliées par la dispersion.

32. Plusieurs populations d’une même espèce vivent dans des sites distincts, mais des individus se dispersent entre ces sites. Comment désigne-t-on cet ensemble ?

Une population insularisée
Une population minimale viable
Une métapopulation
Un habitat fragmenté

Une métapopulation

Explication

Une métapopulation rassemble des populations d’une même espèce séparées dans l’espace ou le temps, mais interconnectées par la dispersion. Une population insularisée est isolée, et l’habitat fragmenté désigne une configuration du milieu plutôt qu’un ensemble de populations.

33. Dans un paysage fragmenté, les effectifs d’une population diminuent fortement dans chaque fragment. Quel risque est directement accru par cette réduction ?

La connectivité entre fragments par la dispersion
La diversification des populations par adaptation locale
La stabilité démographique face aux aléas de survie et de reproduction
Le risque d’extinction lié aux aléas de survie et de reproduction

Le risque d’extinction lié aux aléas de survie et de reproduction

Explication

Les populations de faible effectif dans les fragments sont très sensibles aux aléas de survie et de reproduction, ce qui accroît leur risque d’extinction. Une réduction des effectifs ne renforce donc pas leur stabilité, et elle n’augmente pas en elle-même la connectivité entre fragments.

34. Entre 1700 et 1980, quelle proportion minimale des zones humides avait disparu ?

Environ 50 %
Trois fois moins que les forêts
Au moins 85 %
Environ 35 %

Au moins 85 %

Explication

Entre 1700 et 1980, au moins 85 % des zones humides ont disparu. La valeur de 35 % concerne la période 1970-2015, tandis qu’environ 50 % se rapporte aux coraux de la Grande Barrière.

35. Une équipe compare l’évolution mondiale des zones humides entre 1970 et 2015. Quelle conclusion correspond aux données pour cette période ?

240 millions d’hectares ont disparu, avec une accélération depuis 2000
Environ 35 % ont disparu, avec un ralentissement depuis 2000
Environ 35 % ont disparu, avec une accélération depuis 2000
Au moins 85 % ont disparu, avec un ralentissement depuis 2000

Environ 35 % ont disparu, avec une accélération depuis 2000

Explication

Sur la période 1970-2015, environ 35 % des zones humides mondiales ont disparu et le rythme s’est accéléré depuis 2000. Le chiffre de 85 % concerne 1700-1980, et les 240 millions d’hectares concernent les forêts naturelles depuis 1990.

36. Un rapport mondial fait le bilan de la disparition des forêts naturelles depuis 1990. Quel ordre de grandeur doit-il indiquer ?

35 % des forêts mondiales
La moitié des récifs coralliens
240 millions d’hectares
113 millions d’hectares

240 millions d’hectares

Explication

Depuis 1990, 240 millions d’hectares de forêts naturelles ont disparu dans le monde. Le chiffre de 35 % concerne les zones humides, tandis que 113 désigne le nombre d’espèces de chênes menacées dans l’extrait.

37. Des campagnols contaminés par la bromadiolone sont mangés par des milans. Quel effet indirect peut en résulter pour ces rapaces ?

Une baisse de leur alimentation causée par la disparition des étoiles
Une perturbation de leur orientation par la lumière nocturne
Un empoisonnement après ingestion des rongeurs contaminés
Une intoxication après contact avec des insectes coprophages

Un empoisonnement après ingestion des rongeurs contaminés

Explication

Les milans peuvent s’empoisonner en mangeant des rongeurs contaminés par la bromadiolone : le pesticide agit ainsi indirectement sur les rapaces. Les insectes coprophages sont concernés par les vermifuges, et le déclin des abeilles est associé aux néonicotinoïdes.

38. En France, une décision prise en septembre 2018 concerne les néonicotinoïdes. Quelle description associe correctement leur catégorie, leur statut et les espèces touchées ?

Des insecticides autorisés, associés au déclin des oiseaux migrateurs
Des insecticides interdits, associés au déclin des abeilles et des insectes
Des vermifuges interdits, associés au déclin des abeilles et des insectes
Des herbicides interdits, associés à l’empoisonnement des milans

Des insecticides interdits, associés au déclin des abeilles et des insectes

Explication

Les néonicotinoïdes sont des insecticides commercialisés depuis les années 1980, interdits en France depuis septembre 2018 et associés au déclin des abeilles et des trois quarts des insectes. L’empoisonnement des milans renvoie à la bromadiolone, et les vermifuges sont des produits vétérinaires.

39. Une ville souhaite préserver l’orientation des oiseaux migrateurs qui se déplacent la nuit. Quels repères naturels ces oiseaux utilisent-ils ?

Les rongeurs contaminés, les cultures et les lampadaires
Les cycles hormonaux, la mélatonine et les insectes nocturnes
Les vents, les insectes coprophages et les phares côtiers
La géographie du sol, les reflets des cours d’eau et les étoiles

La géographie du sol, les reflets des cours d’eau et les étoiles

Explication

Les deux tiers des espèces européennes d’oiseaux migrateurs sont nocturnes et s’orientent grâce à la géographie du sol, aux reflets des cours d’eau et à la position des étoiles. Les cycles hormonaux et la mélatonine sont évoqués pour les effets de la pollution lumineuse sur les oiseaux des villes, pas comme ces repères de navigation.

40. Une plante transportée par l’être humain s’établit hors de son aire naturelle et menace les espèces locales. Comment la qualifier ?

Une espèce migratrice en expansion
Une espèce exotique sans caractère envahissant
Une espèce exotique envahissante
Une espèce locale menacée

Une espèce exotique envahissante

Explication

Une espèce exotique envahissante a été introduite par l’être humain hors de son aire naturelle et menace les écosystèmes, les habitats ou les espèces locales. Une espèce exotique sans caractère envahissant ne répond pas au critère de menace, tandis que les deux autres réponses ne décrivent pas une introduction humaine hors de l’aire naturelle.

41. Une espèce introduite dans une nouvelle région ne rencontre ni parasites ni ennemis et y trouve des conditions écologiques favorables. Quel résultat est alors possible ?

Une acclimatation permettant son expansion
Un échec dû à une acclimatation immédiate
Une limitation accrue par ses ennemis naturels
Une disparition causée par l’absence de parasites

Une acclimatation permettant son expansion

Explication

Des conditions favorables et l’absence d’ennemis ou de parasites peuvent permettre l’acclimatation de l’espèce et son expansion. L’échec est fréquent en raison des exigences écologiques, mais il n’est pas inévitable; les ennemis naturels limiteraient plutôt l’expansion.

42. Une région côtière connaît davantage de tempêtes et d’inondations, tandis que ses eaux marines deviennent plus acides. Quels effets sur la biodiversité sont associés au changement climatique ?

Des pressions accrues sur les milieux côtiers et marins
Une amélioration des habitats côtiers et marins
Une stabilisation des événements extrêmes et des océans
Une réduction des pressions sur les zones humides

Des pressions accrues sur les milieux côtiers et marins

Explication

Le changement climatique intensifie certains événements extrêmes, fait monter les eaux et acidifie les océans, ce qui affecte les zones côtières, les zones humides et la biodiversité marine. L’idée d’une amélioration ou d’une stabilisation inverse ces effets; les zones humides sont affectées par la montée des eaux.

43. Lors du dernier maximum glaciaire, il y a environ 18 000 ans, quelle combinaison décrit la température et le niveau des mers par rapport à aujourd’hui ?

Environ 4 à 5 °C plus froid et des mers 125 m plus basses
Environ 4 à 5 °C plus chaud et des mers 125 m plus basses
Environ 4 à 5 °C plus froid et des mers 125 m plus hautes
Environ 1 à 2 °C plus froid et des mers 125 m plus basses

Environ 4 à 5 °C plus froid et des mers 125 m plus basses

Explication

Le dernier maximum glaciaire correspondait à une température environ 4 à 5 °C sous la moyenne actuelle et à un niveau marin inférieur de 125 m. Les autres propositions inversent le sens de l’un des écarts ou réduisent l’écart de température.

44. Dans un milieu où les plantes fleurissent plus tôt en raison du réchauffement, les pollinisateurs conservent leur calendrier habituel. Quelle conséquence peut en résulter ?

Une désynchronisation entre des hôtes et leurs parasites
Une désynchronisation entre les plantes et leurs pollinisateurs
Une nouvelle synchronie entre les plantes et leurs pollinisateurs
Une synchronisation entre des prédateurs et leurs proies

Une désynchronisation entre les plantes et leurs pollinisateurs

Explication

Lorsque des espèces interdépendantes, comme les plantes et leurs pollinisateurs, ne répondent pas de la même manière au changement climatique, leurs calendriers peuvent se désynchroniser. Une nouvelle synchronie concerne plutôt des associations telles que les hôtes et leurs parasites.

45. Dans une parcelle, les vers de terre et la faune du sol disparaissent, tandis que les pollinisateurs restent présents. Quelle fonction écologique est directement compromise par la disparition de la faune du sol ?

La régulation des ravageurs
La reproduction des plantes
La dispersion des graines
La fertilité des sols

La fertilité des sols

Explication

Les vers de terre et la faune du sol contribuent à la fertilité des sols, alors que les pollinisateurs soutiennent la reproduction des plantes. La pollinisation relève donc des pollinisateurs, et la reproduction végétale ne désigne pas la fonction attribuée à la faune du sol.

46. Après l’utilisation généralisée d’un médicament vétérinaire sur les vaches en Inde, les vautours qui consommaient des carcasses contaminées ont fortement décliné. Quel mécanisme explique cette évolution ?

Le diclofénac consommé avec les carcasses était mortel pour les vautours.
Les vautours transmettaient le diclofénac aux vaches par leurs carcasses.
Le traitement des vaches réduisait directement les ressources végétales des vautours.
Une infection transmise par les pollinisateurs décimait les vautours.

Le diclofénac consommé avec les carcasses était mortel pour les vautours.

Explication

Le diclofénac utilisé sur les vaches pouvait rester dans les carcasses et être mortel pour les vautours qui les consommaient. L’hypothèse d’une transmission du vautour vers la vache inverse le sens de l’exposition, tandis que les pollinisateurs et les ressources végétales ne sont pas le mécanisme indiqué.

47. Une espèce est étudiée en situation de solitude, sans interaction avec d’autres organismes. Quels facteurs définissent sa niche écologique potentielle dans cet écosystème ?

Les ressources alimentaires utilisées dans son habitat
Les interactions entre espèces déterminant sa survie
Les facteurs abiotiques permettant son maintien
Les facteurs abiotiques et biotiques effectivement occupés

Les facteurs abiotiques permettant son maintien

Explication

La niche potentielle, ou fondamentale, correspond aux facteurs abiotiques qui permettent le maintien de l’espèce en situation de solitude. Les facteurs biotiques caractérisent la niche réalisée, tandis que les ressources alimentaires ou l’habitat ne résument pas cette définition.

48. Dans un écosystème, une espèce survit dans les conditions climatiques disponibles et grâce à ses interactions avec ses proies et ses compétiteurs. Quel concept décrit l’ensemble des conditions qu’elle occupe effectivement ?

La biocénose de l’écosystème
La niche écologique potentielle
La niche écologique réalisée
Le biotope de l’espèce

La niche écologique réalisée

Explication

La niche réalisée est la niche effectivement occupée et comprend les facteurs abiotiques ainsi que les facteurs biotiques nécessaires à l’existence et à la survie de l’espèce. La niche potentielle considère la situation de solitude, tandis que le biotope et la biocénose désignent d’autres composantes de l’écosystème.

49. Une équipe compare le taux actuel d’extinction des vertébrés au taux naturel de référence, hors extinctions de masse. Selon l’estimation de Ceballos et ses collègues, jusqu’à quel ordre de grandeur peut-il s’élever ?

Jusqu’à dix fois le taux naturel de référence
Jusqu’à cent fois le taux des extinctions de masse
Jusqu’à cent fois le taux naturel de référence
Jusqu’à un million de fois le taux naturel de référence

Jusqu’à cent fois le taux naturel de référence

Explication

Ceballos et ses collègues estiment que le taux d’extinction des vertébrés peut atteindre cent fois le taux naturel de référence, hors extinctions de masse. Le million correspond à une estimation du nombre d’espèces menacées, tandis que les autres réponses confondent le référentiel ou réduisent le facteur.

50. Un inventaire historique portant sur plusieurs dizaines de milliers d’années examine les extinctions de grands animaux auxquelles l’activité humaine a contribué. Quel ensemble correspond à la mégafaune citée dans ce contexte ?

Bovins domestiques, moutons, chevaux et mammouths laineux
Éléphants actuels, rhinocéros, castors communs et paresseux arboricoles
Mammouth laineux, mastodonte d’Amérique, castor géant du Nebraska et paresseux géants
Dinosaures, ptérosaures, mammouths laineux et mastodontes d’Amérique

Mammouth laineux, mastodonte d’Amérique, castor géant du Nebraska et paresseux géants

Explication

L’activité humaine a contribué, durant des dizaines de milliers d’années, à l’extinction de grands animaux comme le mammouth laineux, le mastodonte d’Amérique, le castor géant du Nebraska et les paresseux géants. Les autres ensembles introduisent des espèces actuelles ou domestiquées, ou des animaux appartenant à une autre période.

51. À quelle période la biologie de la conservation a-t-elle émergé en réponse à la diminution alarmante de la diversité biologique ?

À la fin des années 1970
Dans les années 1930
Au début des années 1900
Au début des années 2000

À la fin des années 1970

Explication

La biologie de la conservation a émergé à la fin des années 1970 en réaction à la diminution alarmante de la diversité biologique. Les années 1930 reprennent une indication contradictoire de l’extrait, tandis que les deux autres périodes ne correspondent pas à l’unité ciblée.

52. En étudiant l’extinction du pigeon migrateur américain, quelle observation illustre l’intensité de la chasse exercée sur cette espèce ?

Les colonies comptaient plus de 100 millions d’individus
La baisse de densité affaiblissait le stimulus reproducteur
Des arbres étaient sciés pour capturer les jeunes au nid
Le dernier individu est mort au zoo de Cincinnati

Des arbres étaient sciés pour capturer les jeunes au nid

Explication

La chasse était si intense que des chasseurs sciaient les arbres pour atteindre les jeunes dans les nids. La mort au zoo décrit le dernier individu, les colonies nombreuses indiquent l’abondance passée et l’affaiblissement du stimulus concerne les effets de la baisse de densité.

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Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Déclin des populations et habitats.

Quelle extinction massive est la plus importante, vers 248 Ma ?

L’extinction de la fin du Permien.

Quelle proportion moyenne de biodiversité s’est éteinte lors des cinq grandes extinctions passées ?

Environ 75 %.

Quel est le rôle de la Liste rouge de l’UICN ?

C’est un indicateur de la biodiversité mondiale fondé sur des critères précis d’évaluation du risque d’extinction.

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