QCM : Découverte de l’éducation scolaire — 67 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux l’éducation comme phénomène social ?

Une organisation administrative destinée à classer les apprenants selon leurs résultats
Une activité individuelle consistant à développer ses capacités sans intervention extérieure
Une transmission spontanée de connaissances acquises dans les activités quotidiennes
Une influence volontaire exercée pour transformer et préparer autrui à la vie

Une influence volontaire exercée pour transformer et préparer autrui à la vie

Explication

L’éducation est une conduite sociale dans laquelle une personne ou un groupe exerce volontairement des influences afin de transformer et préparer autrui à la vie. La transmission spontanée dans la vie quotidienne correspond plutôt à l’éducation informelle.

2. Quelle situation illustre une éducation formelle ?

Une personne développe une compétence en pratiquant un loisir avec ses amis
Un enfant apprend les usages familiaux en observant ses proches à la maison
Un salarié acquiert progressivement des habitudes professionnelles par expérience
Un élève suit un programme structuré dans un établissement et reçoit un diplôme

Un élève suit un programme structuré dans un établissement et reçoit un diplôme

Explication

L’éducation formelle est organisée dans un lieu consacré à l’enseignement, avec des apprentissages intentionnels et une certification généralement prévue. Les autres situations relèvent d’apprentissages quotidiens moins structurés.

3. Quelle caractéristique distingue principalement l’éducation informelle de l’éducation non formelle ?

Elle articule des objectifs institutionnels avec une évaluation standardisée des acquis
Elle repose sur un programme planifié et vise une formation organisée par un groupe
Elle se déroule dans un établissement scolaire et conduit habituellement à un diplôme
Elle découle d’activités quotidiennes et n’est généralement ni organisée ni intentionnelle

Elle découle d’activités quotidiennes et n’est généralement ni organisée ni intentionnelle

Explication

L’éducation informelle naît des activités de la famille, du travail ou des loisirs, sans organisation structurée ni intention d’apprendre. Une formation planifiée et intentionnelle relève plutôt de l’éducation non formelle.

4. Pourquoi un système ne se réduit-il pas à la simple addition de ses éléments ?

Parce que chaque élément peut remplir la mission générale sans relation avec les autres
Parce que son fonctionnement dépend principalement d’une autorité extérieure aux éléments
Parce que ses éléments doivent tous appartenir au même niveau et avoir la même nature
Parce que les interactions entre ses éléments produisent des fonctions et des résultats propres

Parce que les interactions entre ses éléments produisent des fonctions et des résultats propres

Explication

Un système est un ensemble organisé dont les relations structurelles et fonctionnelles permettent d’accomplir des tâches et des missions. L’idée d’éléments identiques et indépendants contredit cette définition fondée sur la diversité et l’interaction.

5. Comment l’éducation préhistorique se déroulait-elle principalement avant l’invention de l’écriture ?

Par imitation des adultes, puis par apprentissage pratique des activités et des règles communautaires
Par enseignement scolaire dispensé dans des établissements spécialisés pour les futurs responsables
Par étude systématique de textes conservés par des institutions religieuses et politiques
Par cérémonies institutionnalisées destinées à transmettre les interdits aux seuls adolescents

Par imitation des adultes, puis par apprentissage pratique des activités et des règles communautaires

Explication

Avant l’écriture, les enfants imitaient les adultes et apprenaient concrètement les activités quotidiennes ainsi que les règles de leur communauté. Les cérémonies institutionnalisées décrivent plutôt les rites d’initiation.

6. Quelle opposition caractérise le mieux les éducations spartiate et athénienne ?

Sparte forme les futurs administrateurs par les arts libéraux, tandis qu’Athènes les prépare aux fonctions sacerdotales
Sparte privilégie la formation militaire et le service de l’État, tandis qu’Athènes développe une formation physique, musicale et intellectuelle
Sparte réserve l’éducation aux activités religieuses, tandis qu’Athènes la consacre surtout aux apprentissages professionnels
Sparte privilégie la littérature et la réflexion, tandis qu’Athènes organise principalement une formation militaire patriotique

Sparte privilégie la formation militaire et le service de l’État, tandis qu’Athènes développe une formation physique, musicale et intellectuelle

Explication

L’éducation spartiate est orientée vers la discipline militaire, le patriotisme et le service de l’État. L’éducation athénienne est plus diverse, puisqu’elle associe éducation physique, musique, morale, littérature et réflexion.

7. Quel rôle l’école sumérienne, appelée « maison des tablettes », a-t-elle d’abord joué ?

Elle a été fondée par les familles pour transmettre principalement les techniques agricoles aux enfants
Elle a probablement été une annexe du temple avant de devenir une institution séparée du palais
Elle a fonctionné dès son origine comme une université indépendante consacrée aux sciences naturelles
Elle a été créée comme une école publique ouverte à toutes les catégories sociales de la cité

Elle a probablement été une annexe du temple avant de devenir une institution séparée du palais

Explication

La maison des tablettes était probablement d’abord rattachée au temple, puis elle est devenue une institution distincte du palais et accueillait surtout des garçons de la haute société. Elle n’était donc ni une école ouverte à tous ni une université scientifique.

8. Quelle finalité caractérise principalement l’éducation scolaire médiévale ?

Former l’homme pour la cité, en privilégiant la participation politique et la culture civique
Former l’homme pour Dieu, dans un cadre où l’enseignement reste fortement orienté par la théologie
Préparer les élèves aux métiers commerciaux grâce à une instruction principalement pratique
Développer les sciences et les techniques en dehors de toute préoccupation religieuse

Former l’homme pour Dieu, dans un cadre où l’enseignement reste fortement orienté par la théologie

Explication

L’éducation médiévale vise principalement la formation religieuse de l’homme pour Dieu et demeure indifférente au développement scientifique et technique hors du domaine théologique. La formation civique et humaine caractérise davantage l’éducation athénienne.

9. Sous quelles formes l’Église maintient-elle les écoles au Moyen Âge ?

Sous des formes impériale, civique et privée, principalement pour préparer les citoyens aux élections
Sous des formes monastique, épiscopale et presbytérale, principalement pour former le clergé
Sous des formes familiale, artisanale et marchande, principalement pour transmettre des savoir-faire
Sous des formes municipale, commerciale et militaire, principalement pour former les administrateurs

Sous des formes monastique, épiscopale et presbytérale, principalement pour former le clergé

Explication

L’Église maintient les écoles monastiques, épiscopales et presbytérales, qui servent surtout à former les membres du clergé. Les formes municipales et commerciales ne correspondent pas à cette organisation scolaire médiévale.

10. Quelle association présente correctement une étape ou un contenu majeur de l’éducation médiévale ?

À la fin du XIIe siècle, Gutenberg crée l’école du Palais, et le trivium comprend arithmétique et astronomie
En 782, les premières universités apparaissent, et le quadrivium comprend grammaire, rhétorique et dialectique
En 782, Charlemagne instaure l’école du Palais, et les sept arts libéraux réunissent trivium et quadrivium
Vers 1440, Charlemagne instaure l’école du Palais, et les sept arts libéraux réunissent droit et médecine

En 782, Charlemagne instaure l’école du Palais, et les sept arts libéraux réunissent trivium et quadrivium

Explication

Charlemagne instaure l’école du Palais en 782, tandis que les sept arts libéraux comprennent le trivium et le quadrivium. Gutenberg intervient vers 1440, et la grammaire, la rhétorique et la dialectique appartiennent au trivium.

11. Quelle mesure l’Assemblée constituante adopte-t-elle en 1791 concernant l’instruction publique ?

Une instruction secondaire obligatoire pour tous les citoyens
Une instruction privée financée par les communes
Une instruction commune et gratuite pour les enseignements indispensables
Une instruction confessionnelle organisée par les départements

Une instruction commune et gratuite pour les enseignements indispensables

Explication

En 1791, l’Assemblée constituante prévoit une instruction publique commune à tous les citoyens, avec la gratuité des enseignements indispensables. La mesure ne concerne pas spécifiquement l’organisation départementale ou l’enseignement secondaire obligatoire.

12. Quels sont les cinq niveaux d’instruction prévus par le projet de Condorcet présenté en 1792 ?

Écoles primaires, collèges, lycées, universités et instituts professionnels
Écoles primaires, écoles secondaires, instituts, lycées et Société Nationale des Sciences et des Arts
Écoles maternelles, écoles primaires, collèges, lycées et universités
Écoles communales, collèges, universités, grandes écoles et académies

Écoles primaires, écoles secondaires, instituts, lycées et Société Nationale des Sciences et des Arts

Explication

Le projet de Condorcet distingue les écoles primaires, les écoles secondaires, les instituts, les lycées et la Société Nationale des Sciences et des Arts. Les principes révolutionnaires relatifs à l’État, à la morale, à la langue et au droit à l’éducation constituent une autre distinction.

13. Quelle obligation la loi Guizot impose-t-elle à chaque commune en 1833 ?

Organiser un enseignement secondaire départemental
Financer un lycée destiné aux élèves méritants
Ouvrir une école de filles dans chaque commune
Avoir et entretenir une école primaire communale

Avoir et entretenir une école primaire communale

Explication

La loi Guizot de 1833 impose à chaque commune d’avoir et d’entretenir une école primaire communale. L’ouverture d’écoles de filles dans certaines communes relève de la loi Falloux de 1850.

14. Quelle disposition caractérise la loi du 28 mars 1882 portée par Jules Ferry ?

L’obligation scolaire de six à treize ans et la laïcité de l’enseignement primaire
La gratuité de l’enseignement primaire et l’obligation scolaire jusqu’à seize ans
L’ouverture d’une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants
La création du collège unique et la suppression de l’examen d’entrée en sixième

L’obligation scolaire de six à treize ans et la laïcité de l’enseignement primaire

Explication

La loi du 28 mars 1882 établit l’obligation scolaire de six à treize ans et la laïcité de l’enseignement primaire. La gratuité de l’enseignement primaire avait été fixée par la loi du 16 juin 1881.

15. Quelle fonction l’école primaire républicaine doit-elle remplir dans la construction nationale ?

Sélectionner rapidement les élèves destinés aux études secondaires
Former un creuset commun par une langue, une histoire, une géographie et des principes partagés
Préparer chaque élève à une profession selon les besoins immédiats de sa commune
Maintenir des enseignements confessionnels distincts selon les régions françaises

Former un creuset commun par une langue, une histoire, une géographie et des principes partagés

Explication

L’école primaire républicaine est conçue comme un creuset commun qui construit une identité nationale grâce à des apprentissages linguistiques, historiques, géographiques et moraux partagés. Sa fonction ne se réduit donc ni à la professionnalisation ni à la sélection scolaire.

16. Que montrent l’augmentation de la demande scolaire et les grandes lois scolaires du XIXe siècle ?

L’étatisation a remplacé un système déjà entièrement organisé par les familles
La demande scolaire est apparue après les lois grâce à la généralisation de la gratuité
Les lois ont créé la demande scolaire en supprimant les initiatives locales antérieures
Les lois ont concrétisé une scolarisation déjà engagée tout en étatisant le primaire

Les lois ont concrétisé une scolarisation déjà engagée tout en étatisant le primaire

Explication

Au XIXe siècle, la demande scolaire augmente avant les grandes lois, qui concrétisent une scolarisation déjà engagée et étatisent progressivement l’enseignement primaire. Les lois ne créent donc pas à elles seules toute la demande scolaire.

17. Quel événement achève la perte du caractère confessionnel de l’école française ?

La loi Falloux renforçant le contrôle départemental en 1850
La loi de séparation de l’Église et de l’État du 9 décembre 1905
La loi de gratuité de l’enseignement primaire du 16 juin 1881
La loi Guizot organisant l’école primaire communale en 1833

La loi de séparation de l’Église et de l’État du 9 décembre 1905

Explication

La loi de séparation de l’Église et de l’État du 9 décembre 1905 achève la perte du caractère confessionnel de l’école française. Cette laïcisation ne signifie toutefois pas que l’enseignement est devenu soumis à un monopole public.

18. Quelle réforme établit l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans et supprime l’examen d’entrée en sixième ?

La loi du 28 mars 1882 portée par Jules Ferry
La loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905
La réforme Haby de 1975 sur le collège unique
L’ordonnance du 6 janvier 1959, dite décret Berthoin

L’ordonnance du 6 janvier 1959, dite décret Berthoin

Explication

L’ordonnance du 6 janvier 1959, appelée décret Berthoin, porte l’obligation scolaire jusqu’à 16 ans et supprime l’examen d’entrée en sixième. La réforme Haby intervient plus tard et concerne principalement la création du collège unique.

19. Quels effets le droit à l’éducation garantit-il à chaque personne ?

L’accès à un emploi public, la réussite scolaire et la gratuité de tous les loisirs
La transmission des savoirs, la compétition scolaire et la mobilité géographique
La sélection selon le mérite, l’orientation précoce et l’apprentissage d’un métier
Le développement de la personnalité, la formation, l’insertion sociale et professionnelle et la citoyenneté

Le développement de la personnalité, la formation, l’insertion sociale et professionnelle et la citoyenneté

Explication

Le droit à l’éducation vise le développement de la personnalité, l’élévation de la formation initiale et continue, l’insertion sociale et professionnelle ainsi que l’exercice de la citoyenneté. Il ne se limite donc ni à l’emploi ni à la réussite scolaire.

20. Quel principe découle de l’obligation scolaire selon ses finalités institutionnelles ?

La gratuité et la neutralité de l’enseignement, notamment sous la forme de la laïcité
La liberté confessionnelle et la concurrence entre établissements
La sélection et la différenciation des parcours selon l’origine sociale
La spécialisation professionnelle et l’orientation dès l’école maternelle

La gratuité et la neutralité de l’enseignement, notamment sous la forme de la laïcité

Explication

L’obligation scolaire fonde les principes de gratuité et de neutralité de l’enseignement, dont la laïcité et la neutralité politique sont des formes importantes. Elle ne vise pas à organiser une sélection précoce ou une concurrence confessionnelle.

21. Comment les objectifs scolaires s’enrichissent-ils du collège au lycée ?

L’orientation s’ajoute au collège, puis la professionnalisation s’ajoute au lycée
La personnalisation disparaît au collège, puis l’instruction cesse au lycée
La socialisation commence au collège, puis le langage oral apparaît au lycée
La professionnalisation s’ajoute au collège, puis l’orientation s’ajoute au lycée

L’orientation s’ajoute au collège, puis la professionnalisation s’ajoute au lycée

Explication

L’orientation constitue un objectif supplémentaire au collège, tandis que la professionnalisation s’ajoute au lycée aux objectifs déjà présents. La confusion consiste à inverser l’ordre de ces deux objectifs.

22. Quelle distinction oppose les approches sociocentrée et anthropocentrée de l’éducation scolaire ?

La première concerne l’école primaire, la seconde concerne les études secondaires
La première privilégie les structures sociales et économiques, la seconde la formation de l’individu
La première privilégie la formation de l’individu, la seconde les structures sociales et économiques
La première vise la neutralité politique, la seconde vise la transmission religieuse

La première privilégie les structures sociales et économiques, la seconde la formation de l’individu

Explication

L’approche sociocentrée répond à des impératifs liés au maintien ou au renforcement des structures sociales et économiques. L’approche anthropocentrée met principalement l’accent sur la formation de l’individu.

23. Quels sont les quatre niveaux hiérarchiques interdépendants de l’Éducation nationale ?

Le niveau européen, le niveau régional, le niveau communal et le niveau familial
Le niveau ministériel, le niveau académique, le niveau départemental et le niveau local
Le niveau ministériel, le niveau universitaire, le niveau associatif et le niveau local
Le niveau national, le niveau intercommunal, le niveau départemental et le niveau académique

Le niveau ministériel, le niveau académique, le niveau départemental et le niveau local

Explication

L’organisation repose sur les niveaux central ministériel, académique, départemental et local. Les services déconcentrés mettent en œuvre la politique éducative, tandis que le ministère la définit et la réglemente.

24. Quelle répartition des compétences résulte de la décentralisation scolaire ?

Les communes gèrent les collèges, les départements les lycées et les régions les écoles primaires
Les communes gèrent les écoles primaires, les départements les collèges et les régions les lycées
Les départements gèrent les écoles primaires, les régions les collèges et les communes les lycées
Les régions gèrent les écoles primaires, les communes les collèges et les départements les lycées

Les communes gèrent les écoles primaires, les départements les collèges et les régions les lycées

Explication

La décentralisation attribue les écoles primaires aux communes, les collèges aux conseils départementaux et les lycées aux conseils régionaux. La confusion fréquente consiste à inverser les responsabilités départementale et régionale.

25. Comment la scolarité de la maternelle à la fin du collège est-elle structurée depuis 2014-2016 ?

En quatre cycles : initiation, acquisition, spécialisation et préparation aux études supérieures
En quatre cycles : apprentissages premiers, apprentissages fondamentaux, consolidation et approfondissements
En trois cycles : découverte, maîtrise des fondamentaux et orientation professionnelle
En cinq cycles : maternelle, élémentaire, approfondissement, collège et préparation au lycée

En quatre cycles : apprentissages premiers, apprentissages fondamentaux, consolidation et approfondissements

Explication

La scolarité concernée est organisée en quatre cycles portant sur les apprentissages premiers, les apprentissages fondamentaux, la consolidation et les approfondissements. Les autres découpages proposés ne correspondent pas à cette organisation officielle.

26. À quel ordre de grandeur correspond la dépense française pour l’éducation, collectivités territoriales incluses ?

Environ 12 % du produit intérieur brut, soit près de 200 milliards d’euros
Environ 3 % du produit intérieur brut, soit près de 50 milliards d’euros
Environ 5 % du produit intérieur brut, soit près de 75 milliards d’euros
Environ 7 % du produit intérieur brut, soit près de 100 milliards d’euros

Environ 7 % du produit intérieur brut, soit près de 100 milliards d’euros

Explication

La dépense française pour l’éducation représente environ 7 % du PIB, ce qui correspond à environ 100 milliards d’euros. Les autres estimations sous-évaluent ou surestiment l’effort financier indiqué.

27. Quel objectif de niveau de qualification la loi d’orientation de 1989 fixait-elle pour toute une classe d’âge ?

Atteindre au minimum le niveau du brevet des collèges
Obtenir au minimum une licence universitaire
Obtenir au minimum un diplôme de master
Atteindre au minimum le niveau du CAP ou du BEP

Atteindre au minimum le niveau du CAP ou du BEP

Explication

La loi d’orientation de 1989 visait à conduire toute une classe d’âge au moins au niveau du CAP ou du BEP. Le baccalauréat constituait un autre objectif, fixé à 80 % d’une génération, et non le seuil minimal pour tous.

28. Que signifie une sortie du système scolaire sans qualification ?

Quitter l’école après avoir obtenu le brevet mais sans obtenir le baccalauréat
Quitter l’école après un baccalauréat général sans poursuivre vers l’université
Quitter l’école avant la dernière année de préparation du CAP ou du BEP
Quitter l’école après une première année d’études supérieures non validée

Quitter l’école avant la dernière année de préparation du CAP ou du BEP

Explication

Une sortie sans qualification intervient avant la dernière année de préparation d’un CAP ou d’un BEP. Elle ne désigne donc pas toute absence de baccalauréat, car certains jeunes peuvent posséder une qualification de niveau inférieur.

29. Quelle distinction décrit correctement l’illettrisme et l’analphabétisme ?

L’illettrisme concerne des personnes scolarisées dont les compétences sont insuffisantes, tandis que l’analphabétisme correspond à l’absence d’apprentissage
L’illettrisme correspond à l’absence d’apprentissage, tandis que l’analphabétisme concerne des personnes scolarisées ayant perdu leurs compétences
L’illettrisme désigne une difficulté en mathématiques, tandis que l’analphabétisme désigne une difficulté à utiliser les outils numériques
L’illettrisme concerne les enfants non scolarisés, tandis que l’analphabétisme concerne les adultes ayant quitté l’école précocement

L’illettrisme concerne des personnes scolarisées dont les compétences sont insuffisantes, tandis que l’analphabétisme correspond à l’absence d’apprentissage

Explication

L’illettrisme touche des personnes qui ont appris à lire et à écrire mais ne maîtrisent plus suffisamment ces compétences. L’analphabétisme renvoie à l’absence d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, et non à une perte de compétences acquises.

30. Un professeur organise une réunion avec les familles, coordonne un intervenant et participe au travail d’équipe : quelle dimension de la polyvalence mobilise-t-il ?

La poly-intervention, qui concerne l’adaptation à des niveaux scolaires variés
La transdisciplinarité, qui relie plusieurs domaines autour d’une compétence commune
La pluridisciplinarité, qui consiste à enseigner plusieurs matières
La poly-fonctionnalité, qui associe l’enseignement à des fonctions connexes

La poly-fonctionnalité, qui associe l’enseignement à des fonctions connexes

Explication

La poly-fonctionnalité désigne l’exercice de fonctions connexes à l’enseignement, comme la coordination et le dialogue avec les familles. La poly-intervention concerne plutôt la diversité des niveaux, des publics et des contextes d’exercice.

31. Quelle situation illustre le mieux la poly-intervention du professeur des écoles ?

Participer aux réunions d’équipe et actualiser ses connaissances professionnelles
Enseigner plusieurs disciplines et coordonner les projets avec les partenaires locaux
Évaluer les acquis des élèves et construire des progressions dans chaque matière
Intervenir de la petite section au CM2 et s’adapter à des publics et contextes hétérogènes

Intervenir de la petite section au CM2 et s’adapter à des publics et contextes hétérogènes

Explication

La poly-intervention renvoie à la capacité d’intervenir à différents niveaux, auprès de publics variés et dans des contextes hétérogènes. La coordination, le travail d’équipe et la formation relèvent plutôt d’autres dimensions de l’activité professionnelle.

32. Depuis 2013, combien de compétences professionnelles comprend le référentiel commun aux professeurs et aux personnels d’éducation ?

Dix compétences centrées sur les connaissances disciplinaires et les résultats scolaires
Quatorze compétences construites à partir de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être
Douze compétences organisées autour de la gestion de classe et de l’évaluation
Seize compétences consacrées aux relations avec les familles et aux usages numériques

Quatorze compétences construites à partir de savoirs, de savoir-faire et de savoir-être

Explication

Le référentiel commun comprend 14 compétences professionnelles fondées sur des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être. Les autres nombres et regroupements ne correspondent pas à la structure indiquée.

33. Autour de quelles dimensions les 14 compétences professionnelles sont-elles organisées ?

La discipline enseignée, la gestion administrative, l’orientation scolaire et la recherche universitaire
Le service public, la pédagogie et l’éducation, la communauté éducative et le développement professionnel
La conception des programmes, la surveillance, la notation et la préparation aux concours
La relation aux familles, la maîtrise numérique, l’évaluation nationale et la mobilité internationale

Le service public, la pédagogie et l’éducation, la communauté éducative et le développement professionnel

Explication

Les compétences s’organisent autour de quatre dimensions : le service public d’éducation, la pédagogie et l’éducation, la communauté éducative et le développement professionnel. Les autres propositions isolent des activités particulières sans reprendre cette organisation globale.

34. Quelle transformation caractérise l’évolution de l’organisation des apprentissages à l’école primaire ?

Le remplacement des apprentissages progressifs par des activités sans planification
Le maintien d’une progression annuelle identique pour tous les élèves
Le passage à des cycles pluriannuels permettant de diversifier les cheminements
Le retour à une programmation détaillée et à un ordre unique de progression

Le passage à des cycles pluriannuels permettant de diversifier les cheminements

Explication

L’organisation est passée d’une progression annuelle et uniforme à des cycles pluriannuels offrant des cheminements diversifiés. L’idée d’une progression annuelle identique ne correspond donc pas à cette évolution.

35. Quelle évolution distingue une compétence d’une simple connaissance dans les curricula contemporains ?

La restitution fidèle de contenus appris dans un cadre scolaire
La capacité à transférer et mobiliser des savoirs dans l’action
L’accumulation de notions disciplinaires mémorisées séparément
La maîtrise d’un programme encyclopédique sans situation d’application

La capacité à transférer et mobiliser des savoirs dans l’action

Explication

Une compétence implique le transfert et la mobilisation de connaissances dans l’action, au-delà de leur simple possession. L’accumulation de notions séparées relève plutôt d’une conception encyclopédique des curricula.

36. Quelle responsabilité relève directement du directeur d’école après l’inscription des élèves par le maire ?

Définir les programmes nationaux et fixer les objectifs des disciplines scolaires
Assurer la formation pédagogique des directeurs et inspecter les établissements voisins
Répartir les élèves et les moyens entre les classes et organiser le travail des personnels communaux
Évaluer les enseignants et contrôler les apprentissages dans toute la circonscription

Répartir les élèves et les moyens entre les classes et organiser le travail des personnels communaux

Explication

Le directeur répartit les élèves et les moyens, organise le travail des personnels communaux et coordonne la vie de l’école. L’évaluation des enseignants à l’échelle d’une circonscription relève plutôt des missions de l’IEN.

37. Dans quels domaines l’IEN exerce-t-il ses missions ?

Organisation des classes, animation périscolaire, administration communale, médiation familiale
Contrôle et évaluation, animation et formation, expertise pour le pilotage, relations institutionnelles
Gestion des bâtiments, enseignement quotidien, accompagnement familial, recrutement municipal
Élaboration des manuels, surveillance des élèves, gestion financière, orientation professionnelle

Contrôle et évaluation, animation et formation, expertise pour le pilotage, relations institutionnelles

Explication

Les missions de l’IEN couvrent le contrôle et l’évaluation, l’animation et la formation, l’expertise administrative et pédagogique, ainsi que les relations institutionnelles. La gestion des bâtiments et le recrutement municipal ne constituent pas les quatre domaines définis.

38. Selon la classification de L. Not, quel courant donne la priorité aux facteurs externes de l’apprentissage ?

L’hétérostructuration, qui privilégie l’action de l’environnement sur l’apprenant
La cognition, qui privilégie l’organisation interne des connaissances de l’apprenant
L’interstructuration, qui privilégie les interactions entre l’individu et son environnement
L’autostructuration, qui privilégie le développement interne de l’individu

L’hétérostructuration, qui privilégie l’action de l’environnement sur l’apprenant

Explication

L’hétérostructuration accorde la priorité aux facteurs externes et à l’environnement. L’autostructuration met plutôt l’accent sur le développement interne, tandis que l’interstructuration s’intéresse à leurs interactions.

39. Comment le behaviorisme définit-il principalement l’apprentissage ?

Comme une maturation spontanée résultant du développement biologique de l’individu
Comme une appropriation sociale des normes transmises par le groupe d’appartenance
Comme une construction interne fondée sur la compréhension et la réorganisation des connaissances
Comme une modification observable du comportement produite par des stimuli et des associations

Comme une modification observable du comportement produite par des stimuli et des associations

Explication

Le behaviorisme décrit l’apprentissage comme une modification observable du comportement liée aux stimuli de l’environnement et aux associations entre stimuli et réponses. Les processus internes et la construction des connaissances sont davantage étudiés par les approches cognitives.

40. Que montre l’expérience de Pavlov avec la cloche et la nourriture ?

Un rat peut apprendre un labyrinthe sans récompense et révéler sa connaissance plus tard
Un chien peut associer une cloche à la nourriture et saliver ensuite au son de la cloche
Un comportement peut augmenter lorsqu’un élément aversif est retiré après sa réalisation
Un élève peut atteindre un comportement attendu grâce à des critères d’évaluation explicites

Un chien peut associer une cloche à la nourriture et saliver ensuite au son de la cloche

Explication

L’expérience montre qu’un chien finit par associer le son initialement neutre de la cloche à la nourriture et salive à ce son. L’apprentissage latent des rats renvoie à Tolman et Honzik, tandis que les deux autres réponses concernent d’autres notions behavioristes.

41. Quelle situation illustre un renforcement positif au sens de Skinner ?

Présenter un stimulus neutre avec un autre stimulus afin de créer une association
Observer une compétence acquise sans récompense avant sa manifestation dans l’action
Ajouter une récompense agréable après un comportement pour en augmenter la fréquence
Retirer une contrainte désagréable après un comportement pour en augmenter la fréquence

Ajouter une récompense agréable après un comportement pour en augmenter la fréquence

Explication

Le renforcement positif consiste à ajouter un élément positif après un comportement afin d’en augmenter la fréquence. Le retrait d’une contrainte désagréable correspond au renforcement négatif, et non au renforcement positif.

42. Quel objet caractérise la sociologie de l’éducation ?

L’étude du développement biologique indépendant des relations sociales
L’étude des effets des contextes familiaux et socioculturels sur les apprentissages
L’étude des associations entre stimuli environnementaux et réponses comportementales
L’étude des techniques d’évaluation utilisées pour mesurer les performances scolaires

L’étude des effets des contextes familiaux et socioculturels sur les apprentissages

Explication

La sociologie de l’éducation analyse l’influence des contextes familiaux et socioculturels sur les apprentissages et les performances cognitives. Les associations entre stimuli et réponses relèvent principalement du behaviorisme.

43. Quelle distinction B. Bernstein établit-il pour expliquer certaines différences de réussite scolaire ?

Il distingue une connaissance scolaire et une compétence pratique, selon leur mobilisation dans l’action
Il distingue une famille souplement structurée et une famille rigidement structurée, selon ses règles
Il distingue un code restreint et un code élaboré, inégalement maîtrisés selon le milieu social
Il distingue une structuration interne et une structuration externe, selon l’origine de l’apprentissage

Il distingue un code restreint et un code élaboré, inégalement maîtrisés selon le milieu social

Explication

Bernstein distingue le code restreint et le code élaboré et relie leur maîtrise inégale aux différences de réussite scolaire selon les milieux sociaux. Les types de structuration familiale appartiennent à la classification de Lautrey.

44. Quelle famille est dite souplement structurée selon J. Lautrey ?

Celle où les règles sont absentes ou deviennent imprévisibles selon les moments
Celle où les règles sont contextualisées et peuvent s’adapter aux situations
Celle où les règles s’appliquent sans dérogation quelles que soient les circonstances
Celle où les règles sont décidées par l’école et transmises aux parents

Celle où les règles sont contextualisées et peuvent s’adapter aux situations

Explication

Une famille souplement structurée applique des règles contextualisées, adaptées aux situations rencontrées. Des règles absentes ou imprévisibles caractérisent une structuration faible, tandis que l’absence de dérogation caractérise une structuration rigide.

45. Que peut-on conclure d’une forte corrélation entre éducation familiale souplement structurée et performances cognitives ?

Elle montre que les performances cognitives déterminent nécessairement les règles adoptées par la famille
Elle prouve que la souplesse familiale constitue la cause directe des meilleures performances cognitives
Elle établit que les autres caractéristiques sociales n’ont aucun rôle dans les apprentissages
Elle indique une association importante sans prouver qu’une variable cause directement l’autre

Elle indique une association importante sans prouver qu’une variable cause directement l’autre

Explication

Lautrey observe une forte corrélation, mais cette association ne suffit pas à établir un lien de causalité. La relation pourrait dépendre d’autres facteurs ou de mécanismes non démontrés par la seule corrélation.

46. Quelle opposition distingue l’hétérostructuralisme de l’autostructuration dans l’explication de l’apprentissage ?

L’hétérostructuralisme privilégie les facteurs externes, tandis que l’autostructuration privilégie les facteurs internes.
L’hétérostructuralisme privilégie les facteurs internes, tandis que l’autostructuration privilégie les facteurs externes.
Les deux approches expliquent l’apprentissage par la répétition des stimuli et l’accumulation d’informations.
Les deux approches expliquent l’apprentissage par des dispositions biologiques suivant un ordre immuable.

L’hétérostructuralisme privilégie les facteurs externes, tandis que l’autostructuration privilégie les facteurs internes.

Explication

L’hétérostructuralisme attribue une place centrale aux influences externes, alors que l’autostructuration met l’accent sur les facteurs internes de l’individu. La réponse opposée inverse précisément ces deux pôles théoriques.

47. Quelle conception des capacités d’apprentissage caractérise l’innéisme ?

Elles se développent grâce à la coordination progressive de schèmes d’action.
Elles apparaissent par la répétition de comportements renforcés par l’environnement.
Elles résultent d’une co-construction progressive avec les pairs et les adultes.
Elles relèvent de dons ou d’aptitudes naturelles présentes chez l’élève.

Elles relèvent de dons ou d’aptitudes naturelles présentes chez l’élève.

Explication

L’innéisme considère que les capacités d’apprentissage sont fondées sur des dispositions naturelles ou des dons. La co-construction avec autrui appartient plutôt au socio-constructivisme.

48. Quel effet la répartition des élèves selon des tests d’intelligence a-t-elle pu produire dans l’institution scolaire ?

Elle a pu garantir une progression identique pour les élèves de tous les niveaux.
Elle a pu renforcer une sélection précoce défavorable aux élèves jugés faibles.
Elle a pu retarder l’orientation scolaire en supprimant les catégories de niveau.
Elle a pu remplacer les différences individuelles par un enseignement entièrement collectif.

Elle a pu renforcer une sélection précoce défavorable aux élèves jugés faibles.

Explication

Les tests d’intelligence ont servi à répartir les élèves dans des classes de niveau, ce qui a pu accentuer une sélection précoce défavorable aux élèves considérés comme faibles. Ils n’ont donc pas garanti une progression identique pour tous.

49. Comment le maturationnisme explique-t-il le développement des individus ?

Par l’association répétée entre des stimuli externes et des réponses observables.
Par une transformation des connaissances produite par l’action du sujet sur son milieu.
Par une médiation sociale qui conduit progressivement les activités vers l’intériorisation.
Par des modifications biologiques successives suivant un ordre immuable de maturation nerveuse.

Par des modifications biologiques successives suivant un ordre immuable de maturation nerveuse.

Explication

Le maturationnisme fonde le développement sur des changements biologiques successifs organisés selon un ordre fixe de maturation nerveuse. L’action sur le milieu et la médiation sociale renvoient à des conceptions constructivistes ou socio-constructivistes.

50. Comment le constructivisme piagétien conçoit-il la construction des connaissances ?

L’apprenant les acquiert surtout en enregistrant des stimuli et en répétant des réponses.
L’apprenant les reçoit principalement par l’accumulation d’informations transmises.
L’apprenant les construit par son action et ses interactions avec le milieu.
L’apprenant les développe grâce à des modifications biologiques suivant un ordre fixe.

L’apprenant les construit par son action et ses interactions avec le milieu.

Explication

Pour Piaget, les connaissances se construisent dans l’activité du sujet et dans ses interactions avec le milieu. L’enregistrement des stimuli et la répétition des réponses correspondent davantage à une explication behavioriste.

51. Quel stade piagétien correspond principalement à l’intelligence symbolique ?

Le stade pré-opératoire, situé approximativement entre 2 et 6-7 ans.
Le stade opératoire formel, débutant approximativement vers 11-12 ans.
Le stade opératoire concret, situé approximativement entre 6-7 et 10-12 ans.
Le stade sensori-moteur, situé approximativement entre 0 et 2 ans.

Le stade pré-opératoire, situé approximativement entre 2 et 6-7 ans.

Explication

Piaget associe l’intelligence symbolique au stade pré-opératoire, qui s’étend environ de 2 à 6-7 ans. Le stade sensori-moteur précède cette période, tandis que les deux autres stades sont ultérieurs.

52. Un enfant réutilise une manière de saisir un objet pour attraper un jouet différent, puis coordonne cette action avec une autre. Quelle notion piagétienne décrit ce fonctionnement ?

Une assimilation, c’est-à-dire l’intégration d’un élément dans une structure préalable.
Une accommodation, c’est-à-dire la modification d’un schème sous l’effet d’une situation.
Une rééquilibration majorante, c’est-à-dire la réorganisation d’une structure après perturbation.
Un schème, c’est-à-dire un canevas d’action construit et transformé dans l’activité.

Un schème, c’est-à-dire un canevas d’action construit et transformé dans l’activité.

Explication

Un schème est une connaissance en acte ou un canevas d’action qui peut être transféré et coordonné avec d’autres schèmes. Les autres notions désignent des mécanismes par lesquels les schèmes s’appliquent, se modifient ou se réorganisent.

53. Un élève interprète une nouvelle situation à l’aide d’un schème déjà disponible, puis modifie ce schème parce qu’il ne permet pas de réussir. Quels mécanismes sont mobilisés dans cet ordre ?

L’assimilation, puis l’accommodation.
La médiation sociale, puis l’intériorisation du langage.
L’accommodation, puis l’assimilation.
La rééquilibration, puis la maturation nerveuse.

L’assimilation, puis l’accommodation.

Explication

L’assimilation consiste d’abord à intégrer l’élément nouveau dans une structure préalable, tandis que l’accommodation modifie cette structure lorsqu’elle devient insuffisante. L’ordre inverse ne correspond donc pas à la situation décrite.

54. Qu’ajoute le socio-constructivisme à l’accent mis par le constructivisme piagétien sur l’activité du sujet ?

Il explique l’apprentissage par des dispositions naturelles indépendantes des interactions sociales.
Il ajoute la médiation sociale des adultes ou des pairs dans la co-construction du sens.
Il réduit la construction des connaissances à l’enregistrement répété des stimuli externes.
Il remplace l’activité du sujet par une transmission directe des connaissances scolaires.

Il ajoute la médiation sociale des adultes ou des pairs dans la co-construction du sens.

Explication

Le socio-constructivisme définit l’apprentissage comme une co-construction fondée sur l’activité de l’apprenant et la médiation sociale. La transmission directe, l’innéisme et l’enregistrement des stimuli renvoient à d’autres conceptions.

55. Un enfant résout seul un problème simple, mais réussit un problème plus complexe avec l’aide d’un camarade avancé. Que désigne l’écart entre ces deux performances ?

La zone proximale de développement, entre la compétence réalisée seul et celle soutenue par une aide.
Le stade opératoire concret, qui correspond à toute progression obtenue grâce à une interaction sociale.
La compétence interpsychique, qui correspond à la performance réalisée sans intervention extérieure.
La compétence intrapsychique, qui correspond à la performance obtenue avec le soutien d’un partenaire.

La zone proximale de développement, entre la compétence réalisée seul et celle soutenue par une aide.

Explication

La zone proximale de développement est la distance entre ce que l’enfant accomplit seul et ce qu’il peut accomplir avec l’aide d’autrui. La compétence intrapsychique concerne l’activité autonome, tandis que la compétence interpsychique concerne l’activité soutenue socialement.

56. Quelle conséquence pédagogique découle de l’idée vygotskienne selon laquelle l’apprentissage permet le développement ?

L’enseignement doit attendre la fin du développement avant de proposer de nouveaux apprentissages.
L’enseignement doit privilégier la maturation biologique plutôt que les interactions sociales.
L’enseignement doit précéder le développement afin de le stimuler.
L’enseignement doit mesurer les compétences individuelles sans fournir d’aide pendant la tâche.

L’enseignement doit précéder le développement afin de le stimuler.

Explication

Pour Vygotsky, l’apprentissage peut entraîner le développement, ce qui justifie un enseignement placé en amont pour le stimuler. Attendre la fin du développement contredit directement cette relation entre apprentissage et développement.

57. Quelle opposition décrit correctement les conceptions de Vygotsky et de Piaget sur le langage et le développement ?

Pour Vygotsky, le langage exprime d’abord une pensée individuelle, tandis que Piaget le considère comme une médiation sociale première.
Pour Vygotsky, le langage apparaît après les concepts, tandis que Piaget explique les concepts par l’intériorisation des échanges sociaux.
Pour Vygotsky, le développement va du social à l’individuel, tandis que Piaget lie surtout le langage à une conceptualisation déjà construite.
Pour Vygotsky, le développement suit principalement la maturation biologique, tandis que Piaget le relie aux échanges avec les pairs.

Pour Vygotsky, le développement va du social à l’individuel, tandis que Piaget lie surtout le langage à une conceptualisation déjà construite.

Explication

Vygotsky conçoit le développement comme un passage du social à l’individuel et le langage comme d’abord social avant de devenir intérieur. Piaget lui attribue principalement la fonction de traduire une conceptualisation déjà construite.

58. Que permet l’étayage dans une situation d’apprentissage ?

Répéter des procédures déjà maîtrisées sans modifier les stratégies de l’apprenant
Évaluer les connaissances finales en retirant progressivement toute aide extérieure
Transmettre des connaissances sans tenir compte des représentations de l’apprenant
Construire des représentations et accomplir des tâches complexes au-delà des possibilités immédiates

Construire des représentations et accomplir des tâches complexes au-delà des possibilités immédiates

Explication

L’étayage aide l’apprenant à construire des représentations, à élaborer des stratégies et à réaliser des tâches qui dépassent ses possibilités immédiates. L’exécution autonome correspond plutôt aux compétences déjà maîtrisées et ne définit donc pas l’étayage.

59. Quelle fonction d’étayage consiste à attirer l’attention de l’apprenant sur les éléments décisifs d’une tâche ?

La réduction progressive des degrés de liberté
Le maintien de l’orientation vers le but fixé
La signalisation des caractéristiques déterminantes
Le contrôle de la frustration pendant l’activité

La signalisation des caractéristiques déterminantes

Explication

La signalisation des caractéristiques déterminantes consiste à mettre en évidence les éléments importants pour comprendre ou réussir la tâche. Le maintien de l’orientation concerne plutôt la conservation du cap vers l’objectif.

60. Comment les interactions médiatisées favorisent-elles les apprentissages ?

L’enfant progresse grâce à des processus internes indépendants de son contexte physique et social
Le contexte fournit des informations sans intervention d’un médiateur dans l’activité de l’enfant
Un adulte relie l’enfant à son contexte et le guide au-delà de ses compétences actuelles
L’adulte remplace l’activité de l’enfant par une transmission directe de procédures achevées

Un adulte relie l’enfant à son contexte et le guide au-delà de ses compétences actuelles

Explication

Les interactions médiatisées relient le sujet à son contexte physique et social grâce au guidage d’un adulte. Les processus internes ne suffisent pas à eux seuls à expliquer les apprentissages.

61. Quelle succession décrit l’équilibration majorante ?

Un équilibre, une rupture sociale, puis une acquisition indépendante de toute connaissance antérieure
Une accumulation de faits, une répétition mécanique, puis une stabilisation sans transformation cognitive
Un équilibre, un déséquilibre, puis une réorganisation intégrant les acquis nouveaux au savoir ancien
Un déséquilibre, une mémorisation immédiate, puis un retour aux connaissances initiales

Un équilibre, un déséquilibre, puis une réorganisation intégrant les acquis nouveaux au savoir ancien

Explication

L’équilibration majorante part d’un état d’équilibre, provoque un déséquilibre et aboutit à une réorganisation des connaissances. Le déséquilibre seul ne constitue pas un apprentissage achevé.

62. Que désigne le « déjà-là » dans une perspective socioconstructiviste ?

Les connaissances nouvelles construites après une interaction sociale réussie
Les procédures enseignées par l’adulte pour guider une tâche complexe
Les déséquilibres cognitifs provoqués par une contradiction entre plusieurs élèves
Les représentations antérieures de l’apprenant, susceptibles de faire obstacle au savoir scientifique

Les représentations antérieures de l’apprenant, susceptibles de faire obstacle au savoir scientifique

Explication

Le « déjà-là » correspond aux représentations antérieures présentes chez l’apprenant, qui peuvent parfois constituer des obstacles à la connaissance scientifique. Les déséquilibres cognitifs renvoient plutôt au processus d’équilibration.

63. Quelle idée met principalement l’accent sur les interactions sociales entre apprenants ?

L’action nécessaire dans l’apprentissage
L’équilibration majorante
L’existence d’un déjà-là
Le conflit sociocognitif

Le conflit sociocognitif

Explication

Le conflit sociocognitif souligne le rôle des interactions sociales dans la construction des connaissances. L’équilibration majorante décrit plutôt une réorganisation cognitive des connaissances après un déséquilibre.

64. Quelle distinction caractérise les difficultés d’apprentissage par rapport à l’échec scolaire ?

Les difficultés sont définitives et stigmatisantes, tandis que l’échec correspond à une adaptation temporaire
Les difficultés relèvent d’un jugement moral, tandis que l’échec désigne une erreur utile à la régulation
Les difficultés résultent d’une déficience organique, tandis que l’échec correspond à une incapacité sociale durable
Les difficultés sont réversibles et momentanées, tandis que l’échec est présenté comme conclusif et définitif

Les difficultés sont réversibles et momentanées, tandis que l’échec est présenté comme conclusif et définitif

Explication

Les difficultés d’apprentissage sont décrites comme ordinaires, réversibles et momentanées, alors que l’échec scolaire enferme l’élève dans une représentation conclusive et définitive. Cette distinction évite de transformer une difficulté temporaire en identité scolaire figée.

65. Comment des difficultés d’apprentissage peuvent-elles évoluer vers l’échec scolaire ?

Lorsqu’une erreur ponctuelle est analysée comme un indice du processus d’apprentissage
Lorsqu’un élève reçoit une aide adaptée avant que les difficultés ne se multiplient
Lorsqu’elles sont identifiées rapidement et utilisées pour ajuster les apprentissages
Lorsqu’elles ne sont pas traitées et s’accumulent au fil du parcours scolaire

Lorsqu’elles ne sont pas traitées et s’accumulent au fil du parcours scolaire

Explication

Des difficultés non traitées peuvent s’accumuler et conduire progressivement à une situation d’échec scolaire. Une identification précoce et une régulation adaptée tendent au contraire à limiter cette évolution.

66. Quelle différence oppose l’erreur à la faute dans l’analyse des apprentissages ?

L’erreur informe sur le processus d’apprentissage, tandis que la faute renvoie à un manquement moral sanctionnable
L’erreur désigne une incapacité durable, tandis que la faute correspond à une difficulté momentanée réversible
L’erreur constitue un manquement moral, tandis que la faute révèle les stratégies cognitives de l’apprenant
L’erreur appelle une sanction répressive, tandis que la faute sert à réguler les connaissances en construction

L’erreur informe sur le processus d’apprentissage, tandis que la faute renvoie à un manquement moral sanctionnable

Explication

L’erreur est un indice utile pour comprendre les démarches de l’apprenant et repérer ses difficultés. La faute renvoie à un jugement moral et peut appeler une sanction répressive, ce qui relève d’une logique différente.

67. Quelle catégorie de la classification de l’OMS désigne une réduction de la capacité à accomplir une activité ?

Le trouble d’apprentissage
L’incapacité
Le handicap
La déficience

L’incapacité

Explication

Dans la classification de l’OMS, l’incapacité correspond à une réduction de la capacité d’accomplir une activité. La déficience désigne une atteinte organique, tandis que le handicap correspond au désavantage social qui peut en résulter.

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Éducation — définition ?

Conduite sociale visant à transformer et préparer à la vie.

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Enseignement — rôle ?

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