QCM : Dérivés halogénés et réactivité (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique permet d’identifier un dérivé halogéné ?

La présence d’une liaison entre un carbone et un halogène
La présence d’un atome d’oxygène lié à un carbone
La présence d’au moins une liaison entre deux halogènes
La présence de liaisons entre carbone et hydrogène uniquement

La présence d’une liaison entre un carbone et un halogène

Explication

Un dérivé halogéné contient au moins une liaison carbone–halogène, avec le chlore, le brome, l’iode ou le fluor. Un hydrocarbure, contrairement à ce composé, ne renferme que du carbone et de l’hydrogène.

2. Dans un dérivé monohalogéné aliphatique, à quel type de carbone l’halogène est-il lié ?

À un carbone hybridé sp3sp^3
À un carbone hybridé sp2sp^2 d’un cycle aromatique
À un carbone hybridé spsp d’une triple liaison
À un carbone portant plusieurs halogènes

À un carbone hybridé $$sp^3$$

Explication

Dans un dérivé monohalogéné aliphatique, l’halogène est lié à un carbone sp3sp^3. La présence d’un seul halogène distingue aussi ce composé d’un dérivé polyhalogéné.

3. Quelle liaison carbone–halogène est la plus courte et la plus énergétique ?

La liaison C–I, de longueur 2,139 Å et d’énergie 238 kJ/mol
La liaison C–Br, de longueur 1,929 Å et d’énergie 297 kJ/mol
La liaison C–Cl, de longueur 1,784 Å et d’énergie 355 kJ/mol
La liaison C–F, de longueur 1,385 Å et d’énergie 460 kJ/mol

La liaison C–F, de longueur 1,385 Å et d’énergie 460 kJ/mol

Explication

La liaison C–F est la plus courte, avec 1,385 Å, et possède l’énergie la plus élevée, soit 460 kJ/mol. Les liaisons C–Cl, C–Br et C–I sont progressivement plus longues et moins énergétiques.

4. Pourquoi le carbone lié à un halogène présente-t-il un caractère électrophile ?

Le carbone, plus électronégatif, attire les électrons vers lui
L’halogène, plus électronégatif, attire les électrons de la liaison C–X
La liaison C–X est apolaire et empêche toute répartition des charges
L’halogène fournit un doublet au carbone et lui confère une charge négative

L’halogène, plus électronégatif, attire les électrons de la liaison C–X

Explication

L’halogène attire davantage les électrons que le carbone, ce qui polarise la liaison C–X et rend le carbone partiellement déficitaire en électrons. Le nucléophile, à l’inverse, est l’espèce qui fournit un doublet électronique.

5. Quel ordre décrit correctement la réactivité croissante des dérivés halogénés ?

RF < RI < RCl < RBr
RCl < RF < RI < RBr
RI < RBr < RCl ≪ RF
RF ≪ RCl < RBr < RI

RF ≪ RCl < RBr < RI

Explication

La réactivité augmente selon l’ordre RF ≪ RCl < RBr < RI. Elle dépend davantage de la polarisabilité et de la facilité de rupture de la liaison que de la seule polarisation liée à l’électronégativité.

6. Que se produit-il lors d’une substitution nucléophile d’un dérivé halogéné ?

Le carbone perd son doublet et l’halogène forme une liaison avec Y
Une liaison C–Y se rompt et une nouvelle liaison entre deux halogènes apparaît
Le nucléophile remplace l’hydrogène, tandis que la liaison C–X reste intacte
L’halogène est remplacé par Y, avec rupture de C–X et formation de C–Y

L’halogène est remplacé par Y, avec rupture de C–X et formation de C–Y

Explication

La substitution nucléophile remplace l’halogène par un atome ou un groupe Y : la liaison C–X se rompt et la liaison C–Y se forme grâce au doublet fourni par le nucléophile. Le nucléophile donne donc le doublet, tandis que le carbone l’accepte pour établir la nouvelle liaison.

7. Quel produit principal peut être obtenu en substituant un dérivé halogéné par un ion hydroxyde HO⁻ ?

Un hydrocarbure
Un éther
Un nitrile
Un alcool

Un alcool

Explication

L’ion hydroxyde HO⁻ remplace l’halogène et conduit à la formation d’un alcool. Un alcoolate favoriserait la formation d’un éther, tandis qu’un cyanure conduirait à un nitrile.

8. Quelle succession d’étapes caractérise le mécanisme SN1 ?

Attaque rapide du nucléophile puis rupture lente de la liaison C–X
Formation simultanée des liaisons C–X et C–Y en une étape concertée
Formation d’un complexe cyclique suivie d’une élimination du nucléophile
Rupture lente de C–X puis réaction rapide du carbocation avec le nucléophile

Rupture lente de C–X puis réaction rapide du carbocation avec le nucléophile

Explication

La SN1 commence par la rupture lente de C–X, qui forme un carbocation, puis celui-ci réagit rapidement avec le nucléophile. La formation simultanée des liaisons correspond au mécanisme SN2, et non à la SN1.

9. Que se passe-t-il au cours d’une étape élémentaire de mécanisme SN2 ?

Un carbocation se forme avant l’établissement de la liaison C–Y
La liaison C–X se rompt avant l’intervention du nucléophile
La liaison C–X se rompt en même temps que la liaison C–Y se forme
Le nucléophile est éliminé après la formation d’une double liaison

La liaison C–X se rompt en même temps que la liaison C–Y se forme

Explication

La SN2 est une réaction concertée en une seule étape : la rupture de C–X et la formation de C–Y ont lieu simultanément. La formation préalable d’un carbocation est caractéristique de la SN1.

10. Quelle comparaison des effets de la substitution du carbone porteur du groupe partant est correcte ?

La SN1 et la SN2 sont favorisées par un carbone très substitué, car cela stabilise le nucléophile
La SN1 est favorisée par un carbone très substitué, tandis que la SN2 est favorisée par un carbone peu substitué
La SN1 est favorisée par un carbone peu substitué, tandis que la SN2 est favorisée par un carbone très substitué
La SN1 et la SN2 sont favorisées par un carbone peu substitué, car cela stabilise le carbocation

La SN1 est favorisée par un carbone très substitué, tandis que la SN2 est favorisée par un carbone peu substitué

Explication

La vitesse de SN1 augmente de CH3X vers R3CX, car un carbone plus substitué favorise le carbocation, tandis que la vitesse de SN2 suit l’ordre inverse en raison de l’encombrement autour du centre attaqué. L’option opposée inverse donc les tendances des deux mécanismes.

11. La loi de vitesse v=k[tBuCl]v=k[tBuCl] observée avec le chlorure de tertiobutyle indique quel type de réaction ?

Une élimination E2 d’ordre 2
Une substitution SN1 d’ordre 1
Une réaction radicalaire d’ordre 1
Une substitution SN2 d’ordre 2

Une substitution SN1 d’ordre 1

Explication

La vitesse dépend de la concentration du chlorure de tertiobutyle selon une puissance première, ce qui caractérise une réaction unimoléculaire de type SN1. Une loi dépendant aussi d’un nucléophile ou d’une base indiquerait une cinétique bimoléculaire.

12. Que permet de conclure la loi de vitesse v=k[EtBr][OH−]v=k[EtBr][OH^-] pour le bromure d’éthyle ?

La réaction est une SN2 d’ordre 1 indépendante de la concentration en nucléophile
La réaction est une SN1 d’ordre 1 dépendant uniquement du substrat
La réaction est une SN2 d’ordre 2 dépendant du substrat et du nucléophile
La réaction est une E1 d’ordre 1 passant par un carbocation

La réaction est une SN2 d’ordre 2 dépendant du substrat et du nucléophile

Explication

La vitesse dépend à la fois du bromure d’éthyle et de l’ion hydroxyde, ce qui révèle une étape bimoléculaire caractéristique de la SN2. Une réaction SN1 présenterait une loi de vitesse dépendant du seul substrat.

13. Quel résultat stéréochimique distingue une SN1 d’une SN2 sur un substrat chiral ?

La SN1 donne un mélange racémique, tandis que la SN2 donne un énantiomère inversé
La SN1 donne un énantiomère inversé, tandis que la SN2 donne un mélange racémique
La SN1 et la SN2 donnent toutes deux un seul énantiomère sans modification de configuration
La SN1 et la SN2 donnent toutes deux un mélange racémique par passage en carbocation

La SN1 donne un mélange racémique, tandis que la SN2 donne un énantiomère inversé

Explication

Le carbocation intermédiaire de la SN1 peut être attaqué des deux côtés, ce qui conduit à un mélange racémique. La SN2 attaque selon une géométrie imposée et provoque l’inversion de configuration de Walden.

14. Selon la règle de Zaitsev, quel alcène se forme préférentiellement lorsque plusieurs produits sont possibles ?

L’alcène dont la double liaison porte le carbone le plus substitué
L’alcène dont la double liaison contient l’atome d’halogène restant
L’alcène dont la formation exige la rupture de la liaison C–Y
L’alcène dont la double liaison porte le carbone le moins substitué

L’alcène dont la double liaison porte le carbone le plus substitué

Explication

La règle de Zaitsev prévoit que l’élimination favorise l’alcène le plus substitué parmi les produits accessibles. Le degré de substitution de la double liaison, plutôt que la présence d’un halogène, permet donc de distinguer le produit privilégié.

15. Quelle distinction mécanistique entre E1 et E2 est correcte ?

E1 et E2 sont concertées en une étape, mais seule E1 implique une base
E1 est concertée en une étape, tandis qu'E2 se déroule en deux étapes avec un carbocation
E1 et E2 se déroulent en deux étapes, mais seule E2 forme un carbocation
E1 se déroule en deux étapes avec un carbocation, tandis qu'E2 est concertée en une étape

E1 se déroule en deux étapes avec un carbocation, tandis qu'E2 est concertée en une étape

Explication

L’élimination E1 est monomoléculaire et passe par un carbocation en deux étapes, alors que l’E2 est bimoléculaire et concertée. L’absence de carbocation intermédiaire est donc une caractéristique de l’E2.

16. Comment évolue la part de l’élimination lorsque le carbone portant l’halogène devient plus substitué ?

Elle reste comparable pour les trois structures.
Elle diminue selon RCH2X > R2CHX > R3CX.
Elle augmente selon R3CX < R2CHX < RCH2X.
Elle augmente selon RCH2X < R2CHX < R3CX.

Elle augmente selon RCH2X < R2CHX < R3CX.

Explication

La substitution croissante du carbone portant l’halogène favorise une contribution plus importante de l’élimination, dans l’ordre RCH2X < R2CHX < R3CX. L’ordre inverse confond l’effet de la substitution avec une diminution de l’élimination.

17. Lorsqu’une réaction oppose HO− et I− dans des conditions comparables, quelle orientation est la plus cohérente avec leurs propriétés respectives ?

HO− favorise la substitution, tandis qu'I− favorise l’élimination.
HO− favorise l’élimination, tandis qu'I− favorise la substitution.
Les deux ions favorisent principalement l’élimination.
Les deux ions favorisent principalement la substitution.

HO− favorise l’élimination, tandis qu'I− favorise la substitution.

Explication

HO− est une base forte relativement peu nucléophile et tend donc à favoriser l’élimination, alors qu'I− est fortement nucléophile mais faiblement basique et tend à favoriser la substitution. L’association de HO− avec la substitution et de I− avec l’élimination inverse précisément cette distinction.

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Qu'est-ce qu'un dérivé halogéné ?

Un composé avec au moins une liaison carbone–halogène.

À quel type de carbone est lié l’halogène dans un dérivé monohalogéné aliphatique ?

À un carbone sp3.

Quelle est la longueur de la liaison C–F dans un dérivé halogéné ?

1,385 Å.

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