QCM : Des ondes lumineuses à l’optique géométrique — 43 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel savant a découvert les lois de la réfraction en 1621 ?

Descartes
Fermat
Maxwell
Snell

Snell

Explication

Snell a découvert les lois de la réfraction en 1621. Descartes les a publiées en 1637, tandis que Fermat les a reformulées en 1657 à partir du principe du temps minimal.

2. Quelle description distingue correctement les théories ondulatoire et corpusculaire de la lumière ?

La théorie ondulatoire décrit une vibration propagée, tandis que la théorie corpusculaire décrit un flux de particules.
La théorie ondulatoire décrit des particules, tandis que la théorie corpusculaire décrit une vibration propagée.
Les deux théories décrivent la lumière comme une vibration sans transport d’énergie.
Les deux théories décrivent la lumière comme un flux de particules matérielles.

La théorie ondulatoire décrit une vibration propagée, tandis que la théorie corpusculaire décrit un flux de particules.

Explication

La théorie ondulatoire représente la lumière comme une vibration qui se propage, alors que la théorie corpusculaire l’associe à un flux de particules ou de photons. La confusion vient de l’attribution inversée de ces deux descriptions.

3. Quelle caractéristique décrit une onde électromagnétique lumineuse selon Maxwell ?

Elle est transversale, avec les deux champs parallèles à la direction de propagation.
Elle est mécanique, avec un déplacement de matière dans la direction de propagation.
Elle est transversale, avec des champs électrique et magnétique perpendiculaires à la propagation.
Elle est longitudinale, avec les deux champs parallèles à la direction de propagation.

Elle est transversale, avec des champs électrique et magnétique perpendiculaires à la propagation.

Explication

Maxwell a conclu que la lumière est une onde électromagnétique transversale et que ses champs sont perpendiculaires à la propagation. Une onde dont la grandeur oscillante est parallèle à la propagation serait longitudinale, ce qui ne décrit pas la lumière.

4. Quelle valeur approchée représente la célérité de la lumière dans le vide ?

3,00×1010ms13{,}00\times10^{10}\,\mathrm{m\,s^{-1}}
3,00×108ms13{,}00\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}}
3,00×104ms13{,}00\times10^4\,\mathrm{m\,s^{-1}}
3,00×106ms13{,}00\times10^6\,\mathrm{m\,s^{-1}}

$$3{,}00\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}}$$

Explication

Dans le vide, la célérité de la lumière vaut environ 3,00×108ms13{,}00\times10^8\,\mathrm{m\,s^{-1}}, conformément à la relation faisant intervenir μ0\mu_0 et ε0\varepsilon_0. Les autres valeurs correspondent à des ordres de grandeur incorrects.

5. Quelle affirmation caractérise correctement une onde électromagnétique ?

Elle correspond à la propagation couplée de champs électrique et magnétique sans support matériel nécessaire.
Elle correspond à une perturbation mécanique dont la vitesse dépend du support.
Elle correspond au déplacement global d’un objet entre la source et le récepteur.
Elle correspond à une vibration de matière qui exige la présence d’un milieu matériel.

Elle correspond à la propagation couplée de champs électrique et magnétique sans support matériel nécessaire.

Explication

Une onde électromagnétique est la propagation couplée d’un champ électrique et d’un champ magnétique, sans déplacement de matière et sans support matériel nécessaire. L’exigence d’un milieu matériel caractérise plutôt les ondes mécaniques.

6. Une onde électromagnétique de période TT passe du vide à un milieu matériel d’indice différent. Quelle grandeur reste liée à la période de la source, tandis que la vitesse et la longueur d’onde changent ?

La période, qui change avec le milieu alors que la fréquence de la source reste fixe.
La longueur d’onde, avec une valeur identique dans le vide et dans le milieu.
La vitesse, avec v=cv=c dans le vide comme dans le milieu matériel.
La fréquence, avec λ0=cT\lambda_0=cT dans le vide et λ=vT\lambda=vT dans le milieu.

La fréquence, avec $$\lambda_0=cT$$ dans le vide et $$\lambda=vT$$ dans le milieu.

Explication

La période imposée par la source reste la même, tandis que la vitesse et la longueur d’onde dépendent du milieu selon λ0=cT\lambda_0=cT ou λ=vT\lambda=vT. La proposition sur une longueur d’onde inchangée néglige l’effet du changement de vitesse.

7. Quelle condition définit le domaine visible pour la longueur d’onde dans le vide ?

400nm<λ0<800nm400\,\mathrm{nm}<\lambda_0<800\,\mathrm{nm}
4m<λ0<8m4\,\mathrm{m}<\lambda_0<8\,\mathrm{m}
400μm<λ0<800μm400\,\mathrm{\mu m}<\lambda_0<800\,\mathrm{\mu m}
40nm<λ0<80nm40\,\mathrm{nm}<\lambda_0<80\,\mathrm{nm}

$$400\,\mathrm{nm}<\lambda_0<800\,\mathrm{nm}$$

Explication

Le domaine visible correspond approximativement aux longueurs d’onde comprises entre 400nm400\,\mathrm{nm} et 800nm800\,\mathrm{nm} dans le vide. Les autres intervalles se situent à des échelles incompatibles avec le rayonnement visible.

8. Dans l’obscurité, comment distinguer une source primaire d’une source secondaire ?

La source primaire possède une grande surface, tandis que la source secondaire est assimilable à un point.
La source primaire devient visible après extinction, tandis que la source secondaire cesse de diffuser.
La source primaire produit sa propre lumière, tandis que la source secondaire réfléchit ou diffuse une lumière reçue.
La source primaire réfléchit une lumière reçue, tandis que la source secondaire produit sa propre lumière.

La source primaire produit sa propre lumière, tandis que la source secondaire réfléchit ou diffuse une lumière reçue.

Explication

Une source primaire produit elle-même la lumière qu’elle émet, alors qu’une source secondaire renvoie ou diffuse une lumière reçue et ne brille pas dans l’obscurité. La taille de la source relève d’une autre distinction, entre sources ponctuelles et étendues.

9. Quelle différence oppose une source ponctuelle à une source étendue ?

Une source ponctuelle possède un spectre continu, tandis qu’une source étendue possède un spectre de raies.
Une source ponctuelle émet depuis une grande surface, tandis qu’une source étendue peut être assimilée à un point.
Une source ponctuelle produit sa lumière, tandis qu’une source étendue réfléchit la lumière reçue.
Une source ponctuelle peut être assimilée à un point, tandis qu’une source étendue émet depuis une surface non négligeable.

Une source ponctuelle peut être assimilée à un point, tandis qu’une source étendue émet depuis une surface non négligeable.

Explication

Une source ponctuelle est suffisamment petite pour être modélisée par un point, tandis qu’une source étendue possède des dimensions spatiales non négligeables. La production ou la réflexion de lumière concerne la distinction entre sources primaires et secondaires.

10. Pourquoi une lampe à incandescence émet-elle un spectre continu ?

Une décharge excite des atomes isolés, qui émettent des photons lors de transitions entre niveaux d’énergie.
Des électrons libres traversent un gaz raréfié et produisent des raies spectrales propres à chaque atome.
Un matériau froid diffuse la lumière reçue et conserve les longueurs d’onde incidentes.
Son filament de tungstène est porté à une température élevée, de l’ordre de 2000K2000\,\mathrm{K}, et rayonne thermiquement.

Son filament de tungstène est porté à une température élevée, de l’ordre de $$2000\,\mathrm{K}$$, et rayonne thermiquement.

Explication

L’incandescence provient du chauffage du filament de tungstène à une température de l’ordre de 2000K2000\,\mathrm{K}, ce qui produit un rayonnement à spectre continu. Le mécanisme de décharge suivi de transitions atomiques caractérise plutôt une lampe spectrale à raies.

11. Selon la loi de Wien, que devient la longueur d’onde du maximum d’émission quand la température d’un corps incandescent augmente ?

Elle diminue, car le produit λmaxT\lambda_{\max}T reste constant.
Elle augmente, car le produit λmaxT\lambda_{\max}T reste constant.
Elle varie sans relation déterminée avec la température du corps.
Elle reste fixe, car la température ne modifie pas le maximum spectral.

Elle diminue, car le produit $$\lambda_{\max}T$$ reste constant.

Explication

La loi de Wien impose λmaxT=constante\lambda_{\max}T=\text{constante} ; une augmentation de TT entraîne donc une diminution de λmax\lambda_{\max}. L’idée d’une longueur d’onde constante ne respecte pas cette relation inverse.

12. Dans un milieu d’indice de réfraction n>1n>1, comment évoluent la vitesse et la longueur d’onde d’une lumière monochromatique, tandis que sa fréquence reste inchangée ?

La vitesse et la fréquence diminuent, tandis que la longueur d’onde reste constante
La vitesse et la longueur d’onde diminuent, tandis que la fréquence reste constante
La vitesse diminue, tandis que la longueur d’onde et la fréquence restent constantes
La vitesse et la longueur d’onde augmentent, tandis que la fréquence reste constante

La vitesse et la longueur d’onde diminuent, tandis que la fréquence reste constante

Explication

Les relations v=cnv=\frac{c}{n} et λ=λ0n\lambda=\frac{\lambda_0}{n} montrent que la vitesse et la longueur d’onde diminuent lorsque n>1n>1, alors que la fréquence est fixée par la source. La deuxième proposition confond la fréquence, qui reste inchangée, avec la longueur d’onde.

13. Quelle grandeur caractérise la dispersion d’un milieu transparent ?

La variation de la puissance transmise avec l’épaisseur du milieu
La variation de la fréquence lumineuse avec la distance parcourue
La dépendance de la vitesse de propagation à l’intensité lumineuse
La dépendance de l’indice de réfraction à la longueur d’onde dans le vide

La dépendance de l’indice de réfraction à la longueur d’onde dans le vide

Explication

La dispersion désigne la dépendance de l’indice de réfraction nn à la longueur d’onde dans le vide λ0\lambda_0. La variation de la fréquence n’est pas la définition de la dispersion, car la fréquence reste celle de la source.

14. Dans un milieu linéaire, homogène, transparent et isotrope, quelle description de la propagation électromagnétique est correcte ?

Les ondes restent immobiles dans le milieu tout en se propageant dans le vide
Les ondes se propagent en ligne droite dans toutes les directions à la vitesse v=cnv=\frac{c}{n}
Les ondes suivent une trajectoire courbe dans toutes les directions à la vitesse v=cnv=cn
Les ondes se propagent dans une direction privilégiée à la vitesse v=ncv=\frac{n}{c}

Les ondes se propagent en ligne droite dans toutes les directions à la vitesse $$v=\frac{c}{n}$$

Explication

Dans ces conditions, le milieu ne privilégie aucune direction et la propagation est rectiligne, avec une vitesse v=cnv=\frac{c}{n}. Une trajectoire courbe correspondrait à une situation où les propriétés du milieu varient spatialement.

15. Pourquoi un objet éclairé peut-il paraître blanc, coloré ou noir selon son interaction avec la lumière ?

Il peut réfléchir la lumière sans filtrage, absorber certaines longueurs d’onde ou absorber toute la lumière
Il peut réfléchir une seule longueur d’onde, diffuser la lumière ou augmenter son intensité
Il peut transmettre toutes les longueurs d’onde, amplifier certaines couleurs ou produire une ombre
Il peut émettre une lumière blanche, dévier les rayons ou modifier leur fréquence

Il peut réfléchir la lumière sans filtrage, absorber certaines longueurs d’onde ou absorber toute la lumière

Explication

Un récepteur paraît blanc s’il réfléchit la lumière sans filtrage, coloré s’il absorbe sélectivement certaines longueurs d’onde, et noir s’il absorbe toute la lumière. L’émission propre de lumière n’explique pas ces trois cas de réception.

16. Que signifie le principe de Fermat pour le trajet de la lumière entre deux points ?

La lumière emprunte un trajet correspondant à un temps de parcours minimal
La lumière choisit le trajet où son intensité reçue est maximale
La lumière suit un trajet de longueur géométrique minimale dans tout milieu
La lumière conserve une trajectoire rectiligne lorsqu’elle traverse plusieurs milieux

La lumière emprunte un trajet correspondant à un temps de parcours minimal

Explication

Le principe de Fermat affirme que la lumière met un temps minimal pour aller d’un point à un autre. Le trajet n’est pas nécessairement le plus court géométriquement, notamment lorsque la vitesse varie selon le milieu.

17. Une onde de longueur d’onde λ\lambda traverse une fente de largeur aa. Quelle relation permet de déterminer le demi-angle de diffraction θ\theta ?

cosθ=aλ\cos\theta=\frac{a}{\lambda}
tanθ=λa2\tan\theta=\frac{\lambda}{a^2}
sinθ=λa\sin\theta=\frac{\lambda}{a}
sinθ=aλ\sin\theta=\frac{a}{\lambda}

$$\sin\theta=\frac{\lambda}{a}$$

Explication

Pour une fente de largeur aa, le demi-angle de diffraction vérifie sinθ=λa\sin\theta=\frac{\lambda}{a}. Inverser le rapport entre la largeur et la longueur d’onde ne respecte pas la relation de diffraction donnée.

18. Dans quelle situation l’optique géométrique constitue-t-elle une approximation pertinente ?

Lorsque la longueur d’onde est grande et que les interférences dominent la propagation
Lorsque la lumière traverse une fente étroite et produit une large figure de diffraction
Lorsque les rayons lumineux sont remplacés par des ondes sans direction définie
Lorsque la longueur d’onde est faible et que diffraction et interférences peuvent être négligées

Lorsque la longueur d’onde est faible et que diffraction et interférences peuvent être négligées

Explication

L’optique géométrique est l’approximation des faibles longueurs d’onde, dans laquelle la diffraction et les interférences sont négligées au profit d’une représentation par rayons. Une fente étroite favorise au contraire des effets de diffraction importants.

19. Qu’est-ce qu’un dioptre en optique ?

Un volume transparent où la fréquence lumineuse varie progressivement avec la distance
Une région homogène dans laquelle un rayon lumineux se propage sans changer de direction
Une surface métallique qui transforme toute lumière incidente en lumière réfléchie
Une surface séparant deux milieux homogènes et isotropes où un rayon peut être réfléchi et réfracté

Une surface séparant deux milieux homogènes et isotropes où un rayon peut être réfléchi et réfracté

Explication

Un dioptre est la surface séparant deux milieux homogènes et isotropes, sur laquelle un rayon incident peut donner lieu à réflexion et à réfraction. Une surface métallique idéalisée ne décrit pas le rôle général d’un dioptre, car elle ne permet pas nécessairement la réfraction.

20. Quelle propriété géométrique les rayons incident, réfléchi et réfracté partagent-ils avec la normale au point d’incidence ?

Ils sont tous perpendiculaires les uns aux autres au point d’incidence
Ils appartiennent tous au même plan, appelé plan d’incidence
Ils appartiennent à deux plans distincts de part et d’autre du dioptre
Ils sont tous parallèles à la surface séparant les deux milieux

Ils appartiennent tous au même plan, appelé plan d’incidence

Explication

La loi de coplanarité établit que le rayon incident, le rayon réfléchi, le rayon réfracté et la normale sont dans un même plan. Ils ne sont donc pas répartis dans deux plans distincts autour du dioptre.

21. Pour la réflexion sur un dioptre, quelle relation relie les angles orientés et leurs valeurs non orientées ?

Les angles orientés et leurs valeurs absolues sont tous deux égaux
Les valeurs absolues dépendent de l’indice, tandis que les angles orientés restent nuls
Les valeurs absolues sont égales, tandis que les angles orientés sont de sens contraire
Les valeurs absolues sont opposées, tandis que les angles orientés ont le même sens

Les valeurs absolues sont égales, tandis que les angles orientés sont de sens contraire

Explication

La réflexion vérifie i1=i1|i_1|=|i'_1|, tandis que les angles orientés sont de sens contraire selon la convention d’orientation. La proposition selon laquelle les angles orientés auraient le même sens néglige cette distinction de signe.

22. Lors du passage d’un rayon d’un milieu d’indice n1n_1 vers un milieu d’indice n2n_2 avec n1<n2n_1<n_2, comment évolue son angle par rapport à la normale ?

Il diminue et vérifie i2<i1|i_2|<|i_1|
Il devient égal à l’angle limite de réflexion totale
Il augmente et vérifie i2>i1|i_2|>|i_1|
Il reste constant quelle que soit l’incidence

Il diminue et vérifie $$|i_2|<|i_1|$$

Explication

En entrant dans un milieu plus réfringent, le rayon se rapproche de la normale, donc son angle de réfraction diminue. L’angle limite associé à ce passage concerne la réfraction et non une réflexion totale dans le milieu d’arrivée.

23. Quelle expression donne l’angle limite de réflexion totale lors du passage d’un milieu d’indice n1n_1 vers un milieu d’indice n2n_2 avec n1>n2n_1>n_2 ?

=n1n2n1+n2\ell'=\frac{n_1-n_2}{n_1+n_2}
=arcsin(n2n1)\ell'=\arcsin\left(\frac{n_2}{n_1}\right)
=arccos(n2n1)\ell'=\arccos\left(\frac{n_2}{n_1}\right)
=arcsin(n1n2)\ell'=\arcsin\left(\frac{n_1}{n_2}\right)

$$\ell'=\arcsin\left(\frac{n_2}{n_1}\right)$$

Explication

Lorsque la lumière passe d’un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent, l’angle limite vaut arcsin(n2/n1)\arcsin(n_2/n_1). L’expression inversée ne convient pas, car elle donnerait un rapport supérieur à un dans cette situation.

24. Que se produit-il lorsqu’un rayon passe d’un milieu plus réfringent vers un milieu moins réfringent avec un angle d’incidence i1>i_1>\ell' ?

La lumière se réfracte en s’éloignant de la normale
La lumière est absorbée à l’interface entre les milieux
La lumière subit une réflexion totale sans rayon réfracté
La lumière traverse l’interface avec un angle nul

La lumière subit une réflexion totale sans rayon réfracté

Explication

Au-delà de l’angle limite, aucun rayon réfracté n’existe et toute la lumière est réfléchie dans le milieu plus réfringent. Une réfraction en s’éloignant de la normale peut avoir lieu sous l’angle limite, mais pas dans cette situation.

25. Sur quel phénomène repose le guidage lumineux dans une fibre optique à saut d’indice ?

La réflexion totale à l’interface cœur-gaine
La diffraction des rayons autour du revêtement
La réfraction progressive à travers le revêtement
L’absorption répétée de la lumière par la gaine

La réflexion totale à l’interface cœur-gaine

Explication

Le cœur possède un indice n1n_1 supérieur à celui de la gaine n2n_2, ce qui permet la réflexion totale à leur interface et maintient la lumière dans le cœur. La réfraction à la face d’entrée intervient plutôt dans la sélection de l’angle d’injection.

26. Dans une fibre à saut d’indice, quelle condition permet à un rayon d’être guidé dans le cœur ?

Il traverse la gaine avant de revenir par réfraction
Il rencontre la face d’entrée avec une incidence rasante
Il possède une intensité supérieure à celle du signal incident
Il subit une réflexion totale à l’interface cœur-gaine

Il subit une réflexion totale à l’interface cœur-gaine

Explication

Le guidage exige que le rayon satisfasse la condition de réflexion totale à l’interface entre le cœur et la gaine. L’angle d’entrée détermine si cette condition pourra être obtenue, mais ne constitue pas à lui seul le mécanisme du guidage.

27. Quelle distinction décrit correctement l’atténuation et la dispersion dans une fibre optique ?

L’atténuation sépare les modes, tandis que la dispersion protège la fibre
L’atténuation élargit les impulsions, tandis que la dispersion réduit l’amplitude
L’atténuation réduit l’amplitude, tandis que la dispersion élargit les impulsions
L’atténuation modifie la longueur d’onde, tandis que la dispersion augmente l’indice

L’atténuation réduit l’amplitude, tandis que la dispersion élargit les impulsions

Explication

L’atténuation fait décroître l’amplitude du signal au cours de sa propagation, alors que la dispersion déforme le signal en allongeant les impulsions. Attribuer l’élargissement temporel à l’atténuation inverse ces deux mécanismes.

28. Quelle est l’origine de la dispersion intermodale dans une fibre optique ?

De la protection mécanique assurée par le revêtement
De la dépendance de l’indice à la longueur d’onde
Des trajectoires différentes suivies par les modes dans le cœur
De la diminution de l’amplitude avec la longueur de la fibre

Des trajectoires différentes suivies par les modes dans le cœur

Explication

La dispersion intermodale apparaît lorsque l’énergie injectée se répartit entre plusieurs modes, dont les trajectoires diffèrent dans le cœur. La dépendance de l’indice à la longueur d’onde caractérise plutôt la dispersion chromatique.

29. Quelle solution peut limiter la dispersion dans une fibre optique ?

Utiliser une fibre monomode ou à gradient d’indice
Accroître la longueur de la fibre pour stabiliser le signal
Augmenter l’épaisseur du revêtement protecteur
Remplacer la gaine par un matériau très absorbant

Utiliser une fibre monomode ou à gradient d’indice

Explication

Les fibres monomodes réduisent la dispersion intermodale, tandis que les fibres à gradient d’indice peuvent réduire les différences de temps de propagation entre les trajets. L’épaisseur du revêtement et l’absorption concernent la protection ou les pertes, pas la limitation directe de la dispersion.

30. Quelle est la géométrie caractéristique d’un prisme à réflexion totale utilisé pour dévier un rayon lumineux de π2\frac{\pi}{2} ou de π\pi ?

Une section triangulaire rectangle isocèle en verre ordinaire
Une section circulaire creuse à parois réfléchissantes
Une section rectangulaire dont les faces sont parallèles
Une section triangulaire équilatérale en verre fortement dispersif

Une section triangulaire rectangle isocèle en verre ordinaire

Explication

Un prisme à réflexion totale possède une section droite en triangle rectangle isocèle et peut imposer une déviation de π2\frac{\pi}{2} ou de π\pi. Une section équilatérale ne définit pas ce dispositif particulier.

31. Que se passe-t-il pour un rayon lumineux traversant des couches dont l’indice décroît vers le haut ?

Son angle d’incidence diminue jusqu’à faire sortir le rayon perpendiculairement aux couches
Il est absorbé progressivement lorsque son indice de réfraction devient plus faible
Son angle d’incidence augmente jusqu’à permettre une réflexion totale vers les couches inférieures
Il conserve sa direction car les interfaces successives n’ont aucun effet optique

Son angle d’incidence augmente jusqu’à permettre une réflexion totale vers les couches inférieures

Explication

La réfraction à chaque interface augmente progressivement l’angle d’incidence, ce qui peut conduire à une réflexion totale renvoyant le rayon vers les couches inférieures. La réfraction dévie le rayon, tandis que la réflexion totale le maintient dans le milieu initial.

32. Quelle propriété définit le cœur d’une fibre à gradient d’indice ?

Son indice reste constant dans le cœur puis change brusquement à la gaine
Son indice décroît par paliers réguliers en direction de l’axe central
Son indice croît continûment lorsqu’on s’éloigne de l’axe de symétrie
Son indice alterne entre deux valeurs fixes selon des couches concentriques

Son indice croît continûment lorsqu’on s’éloigne de l’axe de symétrie

Explication

Dans une fibre à gradient d’indice, l’indice varie continûment dans le cœur et augmente avec l’éloignement par rapport à l’axe. Une variation brusque à l’interface caractérise plutôt une fibre à saut d’indice.

33. Quelle relation relie l’indice de réfraction nn et la masse volumique ρ\rho de l’air ?

nρ1=constante\frac{n}{\rho-1}=\text{constante}
n1ρ=constante\frac{n-1}{\rho}=\text{constante}
n+1ρ=constante\frac{n+1}{\rho}=\text{constante}
ρ1n=constante\frac{\rho-1}{n}=\text{constante}

$$\frac{n-1}{\rho}=\text{constante}$$

Explication

Dans l’air, le rapport de n1n-1 à la masse volumique ρ\rho reste constant. La relation ne porte pas sur n+1n+1 ni sur une inversion des termes.

34. Pourquoi un mirage chaud peut-il renvoyer vers l’observateur un rayon provenant d’une direction située au-dessus du sol ?

L’air chaud proche du sol est moins dense, l’indice augmente avec l’altitude et une réflexion totale peut se produire
L’air froid proche du sol est moins dense, l’indice diminue avec l’altitude et le rayon est dispersé
L’air chaud proche du sol est plus dense, l’indice diminue avec l’altitude et le rayon est absorbé
L’air présente une densité uniforme, mais la surface chaude courbe directement les rayons lumineux

L’air chaud proche du sol est moins dense, l’indice augmente avec l’altitude et une réflexion totale peut se produire

Explication

Dans un mirage chaud, l’air proche du sol est moins dense et l’indice augmente vers le haut, ce qui peut courber le rayon jusqu’à une réflexion totale vers l’observateur. Le mirage chaud est ainsi associé à une image inférieure, et non à une image supérieure.

35. Quel phénomène peut expliquer qu’un bateau ou une île apparaisse au-delà de la ligne d’horizon lors d’un mirage froid ?

Des rayons totalement absorbés par l’air froid sont reconstruits par la surface de la mer
Des rayons diffusés par les nuages rapprochent optiquement l’objet de l’observateur
Des rayons faiblement courbés par un gradient thermique atteignent l’observateur depuis une grande distance
Des rayons réfléchis par un sol très chaud produisent une image située sous l’horizon

Des rayons faiblement courbés par un gradient thermique atteignent l’observateur depuis une grande distance

Explication

Dans un mirage froid, un gradient thermique peut courber faiblement les rayons et rendre visibles des objets très éloignés, même derrière la ligne d’horizon. La réflexion par un sol très chaud concerne plutôt le mirage chaud.

36. Quelle condition caractérise un miroir plan ?

C’est un dioptre à surface plane qui réfléchit totalement la lumière incidente
C’est un milieu transparent à surface plane qui absorbe la lumière incidente
C’est une surface courbe qui transmet la lumière incidente après réfraction
C’est une interface rugueuse qui diffuse la lumière incidente dans toutes les directions

C’est un dioptre à surface plane qui réfléchit totalement la lumière incidente

Explication

Un miroir plan est un dioptre dont la surface est plane et qui réfléchit totalement la lumière incidente. Une surface courbe correspondrait à un autre type de miroir, tandis qu’une surface rugueuse diffuse la lumière.

37. Comment construit-on géométriquement le rayon émergent d’un miroir plan à partir d’un point objet ?

On place le point image sur le miroir, puis on trace un rayon perpendiculaire sans utiliser le point d’impact
On prolonge le rayon incident derrière le miroir, puis on choisit arbitrairement la position du point image
On construit le symétrique du point objet, puis on relie ce point image au point d’impact et on prolonge la construction
On construit le point image à partir du rayon émergent, puis on déplace le point objet sur la normale

On construit le symétrique du point objet, puis on relie ce point image au point d’impact et on prolonge la construction

Explication

La construction commence par le symétrique du point objet par rapport au miroir, puis la droite reliant ce point image au point d’impact donne la direction du rayon émergent. Le point image est donc déterminé par symétrie avant le tracé géométrique du rayon.

38. Quelle relation géométrique décrit l’image d’un point objet dans un miroir plan ?

L’image est le symétrique du point objet par rapport au plan du miroir
L’image est le point situé sur le miroir à la même hauteur que l’objet
L’image est le point obtenu en prolongeant le rayon incident derrière le miroir
L’image est le point placé à une distance double de l’objet devant le miroir

L’image est le symétrique du point objet par rapport au plan du miroir

Explication

Dans un miroir plan, le point image se trouve par symétrie par rapport au plan du miroir, à la même distance derrière celui-ci que le point objet devant lui. Le prolongement d’un rayon aide à construire la direction observée, mais ne définit pas à lui seul la position de l’image.

39. Quelle est la fonction principale d’un catadioptre lorsqu’il reçoit un rayon lumineux ?

Réfracter le rayon vers une direction perpendiculaire à l’émetteur
Renvoyer le rayon vers son émetteur, avec un léger décalage possible
Absorber le rayon afin de réduire la luminosité environnante
Diffuser le rayon dans plusieurs directions autour du dispositif

Renvoyer le rayon vers son émetteur, avec un léger décalage possible

Explication

Un catadioptre est conçu pour rétroréfléchir la lumière vers sa source, généralement dans le même axe avec un faible décalage. La réfraction perpendiculaire ne décrit pas le fonctionnement principal de ce dispositif.

40. Pourquoi un catadioptre constitué de trois miroirs à angles droits rétroréfléchit-il la lumière ?

Les miroirs absorbent progressivement l’énergie et attirent ainsi le rayon vers son émetteur
Les trois réflexions successives inversent les composantes de propagation selon les trois directions de l’espace
Une réflexion unique suffit à inverser simultanément toutes les composantes de propagation du rayon
Les trois miroirs transforment la réflexion en réfraction pour faire revenir directement la lumière

Les trois réflexions successives inversent les composantes de propagation selon les trois directions de l’espace

Explication

Chaque miroir perpendiculaire modifie une composante de la propagation, et les trois réflexions successives ramènent le rayon vers l’émetteur. Une seule réflexion ne peut inverser qu’une composante de propagation.

41. Après les trois réflexions sur des miroirs perpendiculaires, comment le rayon final se compare-t-il au rayon incident ?

Il lui est parallèle, mais sa propagation se fait en sens inverse
Il lui est perpendiculaire et conserve le même sens de propagation
Il suit exactement la trajectoire incidente dans le même sens
Il est parallèle à l’incident et conserve aussi son sens de propagation

Il lui est parallèle, mais sa propagation se fait en sens inverse

Explication

La perpendicularité des miroirs compense les déviations successives : le rayon émergent est parallèle au rayon incident, mais son sens de propagation est inversé. Il ne reprend donc pas le trajet dans le même sens.

42. Quelle distinction structure l’étude d’un dioptre plan selon les conditions d’incidence ?

Les formules de conjugaison restent identiques, quelle que soit l’inclinaison du rayon incident
Les lois de réflexion remplacent les lois de réfraction lorsque l’incidence devient quasi-normale
Les propriétés du dioptre plan dépendent uniquement de la nature du miroir qui le constitue
Les formules de conjugaison diffèrent entre l’incidence quelconque et l’incidence quasi-normale

Les formules de conjugaison diffèrent entre l’incidence quelconque et l’incidence quasi-normale

Explication

L’étude du dioptre plan distingue les relations de conjugaison pour une incidence quelconque de celles valables dans le cas quasi-normal. Les conditions d’incidence déterminent donc la formulation utilisée.

43. Dans quel cadre l’astigmatisme est-il étudié pour un dioptre plan ?

Dans le cadre de la réfraction par un dioptre plan
Dans le cadre de la réflexion sur trois miroirs perpendiculaires
Dans le cadre de la rétroréflexion par un catadioptre
Dans le cadre de la conjugaison par un miroir plan

Dans le cadre de la réfraction par un dioptre plan

Explication

L’astigmatisme du dioptre plan est traité comme une conséquence de la réfraction par ce dioptre. La conjugaison par un miroir plan correspond à une autre notion et ne constitue pas ici le cadre indiqué.

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Quelles lois les Grecs connaissaient-ils au Ier siècle concernant la lumière ?

Les lois de la réflexion par un miroir.

Quelle idée Héron d’Alexandrie a-t-il formulée sur le trajet réfléchi ?

Le trajet réfléchi entre deux points est le plus court possible.

En quelle année Snell a-t-il découvert les lois de la réfraction ?

En 1621.

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