QCM : Développement cognitif chez Piaget et Vygotski (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception du développement adopte la perspective « life-span » ?

Il concerne principalement l’enfance, période où les gains se poursuivent.
Il se déroule de la conception à l’âge adulte, puis atteint un plateau général.
Il s’étend jusqu’à la mort, mais ne comporte que des gains après l’âge adulte.
Il s’étend de la conception à la mort, avec des gains et des pertes à tout âge.

Il s’étend de la conception à la mort, avec des gains et des pertes à tout âge.

Explication

La perspective « life-span » considère que le développement se poursuit de la conception à la mort et que gains et pertes coexistent à tout âge. Le « plateau général » et la réduction à « l’enfance » contredisent cette perspective, tandis que les « gains sans pertes » méconnaissent leur coexistence.

2. À 70 ans, une personne enrichit son vocabulaire, mais répond moins rapidement aux tâches de traitement de l’information. Comment interpréter cette évolution ?

Des gains et des pertes coexistent au cours du développement.
Les gains cognitifs s’arrêtent avant le début du vieillissement.
Une baisse de vitesse indique une perte équivalente de vocabulaire.
Un déclin uniforme caractérise l’ensemble des capacités cognitives.

Des gains et des pertes coexistent au cours du développement.

Explication

Le développement peut associer, au même âge, un gain de vocabulaire et une perte de vitesse de traitement. Le « déclin uniforme » et l’« arrêt des gains » écartent cette coexistence, tandis que l’équivalence entre vitesse et vocabulaire confond deux capacités distinctes.

3. Une personne de 23 ans présente encore des changements liés à la maturation cérébrale. Quel processus peut se poursuivre jusqu’au milieu de la vingtaine ?

La myélinisation des nerfs périphériques, sans changement cortical.
L’élagage synaptique et la myélinisation du cortex préfrontal.
La maturation complète des régions sensorielles au début de l’adolescence.
La disparition de la plasticité et l’arrêt des apprentissages cérébraux.

L’élagage synaptique et la myélinisation du cortex préfrontal.

Explication

La maturation cérébrale se poursuit jusqu’aux environs de 25 ans, notamment avec l’élagage synaptique et la myélinisation du cortex préfrontal. La « disparition de la plasticité » confond deux processus, et les changements des régions sensorielles ou des nerfs périphériques ne correspondent pas au repère décrit.

4. Un enfant atteint un jalon après l’intervalle habituel, mais continue de progresser sans régression ni stagnation, et ses domaines évoluent de façon cohérente. Quel élément appelle le plus de vigilance dans le suivi développemental ?

Un rythme plus lent malgré une progression régulière et cohérente.
Une variation d’âge d’acquisition à l’intérieur d’un intervalle attendu.
Un décalage isolé par rapport à une date attendue pour le jalon.
Une stagnation, une régression ou une dissociation entre domaines.

Une stagnation, une régression ou une dissociation entre domaines.

Explication

Un jalon se comprend comme un intervalle, et non comme une date couperet; la stagnation, la régression ou la dissociation entre domaines alertent davantage qu’un retard isolé. Le « décalage isolé » et le « rythme plus lent » ne suffisent pas, à eux seuls, à constituer les signaux prioritaires décrits.

5. Que désigne le développement d’un individu ?

L’ensemble des changements systématiques et durables de la conception à la mort
L’évolution des capacités cognitives indépendamment des autres domaines
L’ensemble des apprentissages acquis principalement pendant l’enfance
La succession des transformations biologiques programmées de l’organisme

L’ensemble des changements systématiques et durables de la conception à la mort

Explication

Le développement comprend les changements organisés et durables qui affectent l’individu tout au long de la vie. Les transformations biologiques programmées relèvent plus précisément de la maturation.

6. Quel exemple illustre une acquisition que l’entraînement ne peut pas avancer avant que la maturation biologique le permette ?

Apprendre à marcher à un nourrisson de trois mois
Maîtriser l’accent d’une langue seconde après une exposition précoce
Modifier ses schèmes après une expérience nouvelle
Développer la vision binoculaire après une période critique

Apprendre à marcher à un nourrisson de trois mois

Explication

La maturation biologique limite certaines acquisitions : l’entraînement ne permet pas à un nourrisson de trois mois d’apprendre à marcher. La modification des schèmes relève plutôt de l’adaptation cognitive que d’un exemple précis de contrainte maturative.

7. Quel est le rôle d’une période sensible dans l’acquisition d’une compétence ?

Elle marque une limite au-delà de laquelle l’acquisition devient impossible ou très fortement compromise.
Elle désigne une période où une compétence s’acquiert au même coût, quel que soit l’âge d’exposition.
Elle correspond à une phase d’efficacité maximale, après laquelle l’acquisition reste possible mais demande davantage d’efforts.
Elle indique le moment où l’apprentissage dépend principalement de l’entraînement plutôt que de la maturation.

Elle correspond à une phase d’efficacité maximale, après laquelle l’acquisition reste possible mais demande davantage d’efforts.

Explication

Une période sensible rend l’acquisition particulièrement efficace, sans empêcher qu’elle ait lieu plus tard, quoiqu'à un coût accru. La période critique, contrairement à la période sensible, correspond à une fenêtre après laquelle l’acquisition est impossible ou fortement compromise.

8. À quel moment la plasticité cérébrale dépendante de l’expérience permet-elle d’encoder des expériences propres à un individu, comme sa langue ou son métier ?

À la fin de la maturation cérébrale, lorsque les entrées communes cessent d’agir
Lors d’une lésion, avant que l’apprentissage puisse modifier le fonctionnement cérébral
Dès la naissance, avant que les expériences propres à l’individu interviennent
Au fil des expériences individuelles, en complément des entrées communes à l’espèce

Au fil des expériences individuelles, en complément des entrées communes à l’espèce

Explication

La plasticité dépendante de l’expérience encode des expériences propres à chaque individu, comme sa langue, son métier ou une rééducation. La plasticité attendue par l’expérience concerne plutôt les entrées communes à l’espèce, telles que la lumière et les sons de parole.

9. Quelle distinction entre assimilation et accommodation explique deux façons différentes dont l’enfant s’adapte à son environnement ?

L’assimilation crée un déséquilibre entre les schèmes, tandis que l’accommodation rétablit un équilibre entre les stades.
L’assimilation modifie un schème face à un objet, tandis que l’accommodation ramène l’objet à un schème existant.
L’assimilation encode les expériences propres à l’individu, tandis que l’accommodation prépare le cerveau aux entrées communes à l’espèce.
L’assimilation transforme l’objet en le ramenant à un schème existant, tandis que l’accommodation modifie le schème face à l’objet.

L’assimilation transforme l’objet en le ramenant à un schème existant, tandis que l’accommodation modifie le schème face à l’objet.

Explication

L’assimilation interprète un objet à partir d’un schème déjà disponible, alors que l’accommodation transforme ce schème lorsqu’il ne convient pas à la situation. Le deuxième choix inverse précisément ces deux mécanismes.

10. Quel concept piagétien désigne le processus qui rétablit l’équilibre entre assimilation et accommodation lorsque les schèmes existants ne suffisent plus ?

La réversibilité
La fonction symbolique
L’équilibration
La permanence de l’objet

L’équilibration

Explication

L’équilibration est le processus d’autorégulation par lequel le sujet réorganise ses schèmes face à un déséquilibre, ce qui peut conduire à une structure plus élaborée. La permanence de l’objet est un acquis du stade sensori-moteur, et non le mécanisme général de passage d’un stade à l’autre.

11. Pourquoi les compétences du nourrisson ont-elles parfois été sous-estimées dans les premières évaluations piagétiennes ?

Parce que les stades piagétiens décrivaient le nourrisson comme dépourvu de toute logique propre.
Parce que les évaluations mesuraient surtout la vitesse de traitement plutôt que les connaissances acquises.
Parce que les épreuves privilégiaient les interactions sociales au détriment de l’exploration individuelle.
Parce que certaines épreuves exigeaient des réponses motrices ou verbales encore hors de sa portée.

Parce que certaines épreuves exigeaient des réponses motrices ou verbales encore hors de sa portée.

Explication

Lorsque l’épreuve exige une réponse motrice ou verbale que le nourrisson ne maîtrise pas encore, sa compétence peut être masquée par la tâche. L’importance du contexte social constitue une limite théorique distincte, mais elle n’explique pas cette sous-estimation dans les évaluations.

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De quand à quand s’étend le développement selon la perspective life-span ?

De la conception à la mort.

Jusqu’à quel âge environ la maturation cérébrale se poursuit-elle ?

Jusqu’aux environs de 25 ans.

Comment évolue la plasticité cérébrale avec la maturation ?

Elle se réduit et change de nature sans disparaître.

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