QCM : Développement psychoaffectif du jeune enfant — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude central de la théorie de l’attachement ?

Les différences culturelles dans les pratiques éducatives familiales
Les mécanismes de formation et de développement des relations d’attachement
Les étapes du développement cognitif et du raisonnement chez l’enfant
Les effets de la maturation biologique sur les capacités motrices

Les mécanismes de formation et de développement des relations d’attachement

Explication

La théorie de l’attachement examine comment les relations d’attachement se forment et se développent entre l’enfant et ses figures d’attachement. Les autres réponses concernent des domaines du développement qui ne définissent pas son objet central.

2. Quel phénomène les études de Spitz ont-elles mis en évidence concernant le développement de l’enfant ?

L’influence de l’imitation des pairs sur l’acquisition du langage
L’effet de la stimulation sensorielle sur la coordination motrice
L’impact de la relation mère-enfant sur le développement de l’enfant
Le rôle de la récompense dans l’apprentissage des comportements sociaux

L’impact de la relation mère-enfant sur le développement de l’enfant

Explication

Les travaux de Spitz sur l’hospitalisme montrent que la qualité de la relation mère-enfant influence fortement le développement de l’enfant. Les autres propositions renvoient à des mécanismes différents qui ne correspondent pas à cette conclusion.

3. Comment le modèle interne de représentation aide-t-il le bébé à orienter ses relations futures ?

Il lui permet de choisir ses activités selon ses capacités motrices du moment
Il lui permet de mémoriser les règles sociales transmises par plusieurs adultes
Il lui permet d’éviter les interactions en évaluant les dangers de l’environnement
Il lui permet d’anticiper ses interactions selon la réponse reçue à ses besoins de sécurité

Il lui permet d’anticiper ses interactions selon la réponse reçue à ses besoins de sécurité

Explication

Le modèle interne de représentation se construit à partir de la manière dont la figure d’attachement répond aux besoins de sécurité du bébé et guide ses attentes futures. Il ne correspond ni à une simple mémorisation des règles ni à une stratégie générale d’évitement.

4. Dans quelle situation l’enfant dispose-t-il d’une base de sécurité favorable à l’exploration ?

Lorsqu’une figure d’attachement disponible et constante répond suffisamment bien à ses besoins
Lorsqu’une figure d’attachement stimule fortement l’enfant sans tenir compte de ses signaux
Lorsqu’une figure d’attachement laisse l’enfant gérer seul ses émotions pendant les séparations
Lorsqu’une figure d’attachement modifie fréquemment ses réponses afin de varier les expériences

Lorsqu’une figure d’attachement disponible et constante répond suffisamment bien à ses besoins

Explication

Une figure disponible, constante et suffisamment bonne offre à l’enfant une base de sécurité depuis laquelle il peut explorer son environnement. Une stimulation sans ajustement, une absence de soutien ou des réponses changeantes ne remplissent pas cette fonction.

5. Quel taux de concordance est observé entre le type d’attachement à un an et celui constaté à l’âge adulte ?

Environ 85 %
Environ 70 %
Environ 40 %
Environ 55 %

Environ 70 %

Explication

Le taux de concordance indiqué entre le type d’attachement observé à l’âge d’un an et celui observé à l’âge adulte est de 70 %. Les autres pourcentages ne correspondent pas à cette donnée.

6. Que permet d’évaluer la situation étrangère d’Ainsworth chez les jeunes enfants ?

Le développement du langage entre 24 et 36 mois à travers des jeux avec des pairs
L’attachement entre 12 et 18 mois à travers les séparations et les retrouvailles avec le parent
La résolution de problèmes entre 18 et 24 mois à travers des tâches individuelles
La mémoire de reconnaissance entre 6 et 12 mois à travers des objets familiers

L’attachement entre 12 et 18 mois à travers les séparations et les retrouvailles avec le parent

Explication

La situation étrangère évalue l’attachement d’enfants âgés de 12 à 18 mois en observant leurs réactions à la présence du parent, à deux séparations de trois minutes et aux retrouvailles. Les autres propositions décrivent des âges ou des objectifs qui ne correspondent pas à cette procédure.

7. Quel comportement caractérise le mieux un enfant ayant un attachement sécurisant de type B ?

Il reste collé au parent, résiste au contact au retour et demeure difficile à consoler
Il manifeste une détresse à la séparation, recherche le parent au retour, se console puis reprend son exploration
Il alterne des conduites craintives et confuses sans stratégie cohérente envers le parent
Il ignore le parent au retour, reste peu affecté par la séparation et poursuit son exploration à distance

Il manifeste une détresse à la séparation, recherche le parent au retour, se console puis reprend son exploration

Explication

Le type B associe exploration, détresse lors de la séparation, recherche du contact au retour, consolation rapide et reprise de l’exploration. Le comportement d’ignorance correspond plutôt au type A, tandis que la résistance au réconfort évoque le type C.

8. Quel profil correspond à un attachement anxieux-évitant de type A ?

L’enfant explore, pleure lors du départ, recherche le contact au retour et reprend vite ses activités
L’enfant adopte des conduites incomplètes, craintives et contradictoires, sans organisation stable
L’enfant reste proche du parent, se montre très bouleversé et résiste au réconfort lors des retrouvailles
L’enfant explore sans tenir compte du parent, montre peu de détresse au départ et l’ignore à son retour

L’enfant explore sans tenir compte du parent, montre peu de détresse au départ et l’ignore à son retour

Explication

Dans le type A, l’enfant explore sans se référer à la présence du parent, manifeste peu de détresse lors de la séparation et l’évite au retour. La recherche de proximité caractérise plutôt le type B, tandis que la résistance ou la confusion renvoie aux types C et D.

9. Quel comportement définit le mieux l’attachement anxieux-ambivalent de type C ?

L’enfant explore avec assurance, recherche le parent au retour, se calme rapidement et reprend son activité
L’enfant manifeste des conduites confuses, craintives et contradictoires dépourvues de stratégie cohérente
L’enfant reste collé au parent, éprouve une forte détresse lors de la séparation et résiste au contact au retour
L’enfant reste indifférent au départ, poursuit son exploration et évite le parent lors des retrouvailles

L’enfant reste collé au parent, éprouve une forte détresse lors de la séparation et résiste au contact au retour

Explication

Le type C se caractérise par une forte proximité avec le parent, une grande détresse lors de la séparation et une résistance au contact lors des retrouvailles, sans apaisement véritable. Les autres descriptions correspondent respectivement aux types B, A et D.

10. Quelle proportion d’enfants présente un attachement désorganisé dans la population générale ?

Environ 8 %
Environ 55 %
Environ 15 %
Environ 23 %

Environ 15 %

Explication

Le type D, ou attachement désorganisé, concerne 15 % des enfants dans la population générale. Les 8 % correspondent au type C, tandis que les autres pourcentages renvoient aux types A et B.

11. Dans quel contexte la proportion d’attachement désorganisé est-elle la plus élevée ?

Chez les enfants de mères gravement déprimées et en difficulté financière
Chez les enfants de familles à problèmes multiples
Chez les enfants maltraités
Dans la population générale

Chez les enfants maltraités

Explication

L’attachement désorganisé est retrouvé chez 82 % des enfants maltraités, ce qui constitue la proportion la plus élevée parmi les groupes considérés. Les familles à problèmes multiples et les mères gravement déprimées sont associées à des taux inférieurs.

12. Quelle correspondance entre le type de parent et le type d’attachement de l’enfant est correcte ?

Parent préoccupé et enfant de type A
Parent autonome et enfant de type D
Parent confus et enfant de type B
Parent autonome et enfant de type B

Parent autonome et enfant de type B

Explication

Le type autonome du parent correspond au type B de l’enfant. Le type confus correspond au type D, le type préoccupé au type C et le type minimisant au type A.

13. Quelle distinction caractérise les formes inhibée et désinhibée du trouble réactionnel de l’attachement ?

L’inhibée gêne les interactions appropriées, tandis que la désinhibée gêne les attachements sélectifs.
L’inhibée gêne les attachements sélectifs, tandis que la désinhibée gêne les interactions appropriées.
L’inhibée concerne l’angoisse de l’étranger, tandis que la désinhibée concerne l’autonomie.
L’inhibée concerne l’exploration, tandis que la désinhibée concerne la permanence de l’objet.

L’inhibée gêne les interactions appropriées, tandis que la désinhibée gêne les attachements sélectifs.

Explication

La forme inhibée se manifeste par une difficulté à engager ou à répondre correctement aux interactions sociales, alors que la forme désinhibée empêche la formation d’attachements sélectifs. Les autres propositions inversent cette distinction ou décrivent des phénomènes différents.

14. Quelle définition décrit le mieux la séparation psychique durant les premières années de l’enfant ?

Une désorganisation du lien provoquée par son interruption
Une différenciation de l’autre favorisant l’autonomisation
Une alternance entre rapprochement et éloignement de la mère
Une inscription progressive de l’enfant dans les normes sociales

Une différenciation de l’autre favorisant l’autonomisation

Explication

La séparation est une opération psychique par laquelle l’enfant se différencie de l’autre et devient progressivement autonome. La désorganisation du lien correspond plutôt à la rupture, tandis que la socialisation et l’exploration relèvent d’autres processus.

15. En quoi la séparation se distingue-t-elle de la socialisation ?

Elle désorganise le lien, alors que la socialisation construit une autonomie relative.
Elle concerne les relations familiales, alors que la socialisation exclut les interactions avec autrui.
Elle apparaît après trois ans, alors que la socialisation commence durant la première année.
Elle favorise l’individuation, alors que la socialisation inscrit l’enfant dans des groupes et des normes.

Elle favorise l’individuation, alors que la socialisation inscrit l’enfant dans des groupes et des normes.

Explication

La séparation est un processus psychique nécessaire à l’individuation, tandis que la socialisation inscrit l’enfant dans des groupes et des normes. La séparation peut contribuer à la socialisation sans se confondre avec elle.

16. À quelle période l’angoisse de l’étranger apparaît-elle généralement ?

Entre la deuxième et la troisième année
Entre le huitième et le douzième mois
Entre le deuxième et le quatrième mois
Entre le seizième et le vingtième mois

Entre le huitième et le douzième mois

Explication

L’angoisse de l’étranger apparaît généralement entre le huitième et le douzième mois, lorsque le bébé comprend davantage la séparation d’avec sa famille. Les autres périodes ne correspondent pas à l’âge habituellement indiqué pour ce phénomène.

17. Que désigne principalement l’individuation chez l’enfant ?

L’alternance des mouvements d’approche et d’éloignement envers la mère
La construction d’une identité différenciée et d’une autonomie relative
L’intégration progressive dans des groupes et l’apprentissage de leurs normes
La constitution d’une représentation stable de la mère entre deux et trois ans

La construction d’une identité différenciée et d’une autonomie relative

Explication

L’individuation désigne le processus par lequel l’enfant construit son identité en se différenciant d’autrui et en développant une autonomie relative. L’intégration dans des groupes relève de la socialisation, tandis que les autres propositions décrivent des aspects plus particuliers du développement.

18. Selon Margaret Mahler, sur quelle période s’étend le processus de séparation-individuation ?

De 2 à 3 ans exclusivement
De la naissance à 12 mois environ
De 4 ou 5 mois à 36 mois et au-delà
De 9 à 16 mois principalement

De 4 ou 5 mois à 36 mois et au-delà

Explication

Pour Mahler, le processus commence vers 4 ou 5 mois et se prolonge jusqu’à 36 mois et au-delà. La période de 9 à 16 mois correspond plus précisément à la phase des essais, et celle de 2 à 3 ans aux débuts de la permanence de l’objet émotionnel.

19. Quel enchaînement présente les quatre phases de la séparation-individuation décrites par Mahler ?

Rapprochement, essais, différenciation, permanence de l’objet émotionnel
Essais, différenciation, permanence de l’objet émotionnel, rapprochement
Différenciation, rapprochement, essais, permanence de l’objet émotionnel
Différenciation, essais, rapprochement, permanence de l’objet émotionnel

Différenciation, essais, rapprochement, permanence de l’objet émotionnel

Explication

Mahler décrit successivement la différenciation, les essais, le rapprochement, puis les débuts de la permanence de l’objet émotionnel. Les autres séquences modifient l’ordre des phases.

20. Que caractérisent les débuts de la permanence de l’objet émotionnel entre deux et trois ans ?

Une exploration de l’environnement accompagnée de déplacements alternés autour de la mère
Une prise de conscience du corps propre et une distinction initiale entre la mère et autrui
Une représentation stable et distincte de l’enfant et de sa mère, avec affirmation de l’individualité
Une incapacité à maintenir une représentation de la mère en son absence

Une représentation stable et distincte de l’enfant et de sa mère, avec affirmation de l’individualité

Explication

Entre deux et trois ans, l’enfant construit une représentation stable et distincte de lui-même et de sa mère, ce qui soutient l’affirmation de son individualité. La prise de conscience corporelle appartient à la différenciation, tandis que l’exploration caractérise davantage la phase des essais.

21. Que désigne l’autonomisation d’une personne ?

La production de rôles sociaux résultant des interactions avec son entourage
La transmission de normes sociales permettant de construire une identité reconnue
La capacité déjà acquise de gérer ses gestes quotidiens et ses décisions personnelles
Le processus par lequel elle se libère d’un état de sujétion et exerce pleinement ses droits

Le processus par lequel elle se libère d’un état de sujétion et exerce pleinement ses droits

Explication

L’autonomisation désigne un processus de libération de la sujétion qui permet à une personne d’exercer pleinement ses droits. La capacité acquise correspond plutôt à l’autonomie, et non au processus d’autonomisation.

22. Quelle dimension de l’autonomie concerne principalement la capacité à penser par soi-même ?

La dimension intellectuelle
La dimension pratique et gestuelle
La dimension psychique
La dimension affective et relationnelle

La dimension intellectuelle

Explication

La dimension intellectuelle de l’autonomie concerne la capacité à penser par soi-même. La dimension psychique renvoie plutôt aux possibilités physiques et aux gestes de la vie quotidienne.

23. Quel processus transmet des valeurs et des normes afin de construire une identité sociale et d’intégrer l’individu à la société ?

La sublimation
La pensée divergente
La socialisation
L’autonomisation

La socialisation

Explication

La socialisation transmet des valeurs et des normes qui contribuent à construire l’identité sociale et à intégrer l’individu dans la société. L’autonomisation concerne plutôt la libération d’un état de sujétion et l’exercice des droits.

24. Quelle opposition distingue correctement les approches déterministe et interactionniste de la socialisation ?

L’approche déterministe décrit les échanges familiaux, tandis que l’approche interactionniste étudie les apprentissages scolaires
L’approche déterministe insiste sur l’action de la société, tandis que l’approche interactionniste reconnaît l’action de l’individu
L’approche déterministe explique les émotions, tandis que l’approche interactionniste mesure les capacités intellectuelles
L’approche déterministe insiste sur les choix personnels, tandis que l’approche interactionniste privilégie les règles imposées

L’approche déterministe insiste sur l’action de la société, tandis que l’approche interactionniste reconnaît l’action de l’individu

Explication

L’approche déterministe considère que la société fabrique les rôles et les statuts sociaux, alors que l’approche interactionniste considère que l’individu agit sur sa propre socialisation. Les autres propositions attribuent à ces approches des objets qui ne définissent pas leur distinction.

25. Comment Jean Cottraux définit-il la créativité ?

Comme la capacité à trouver des solutions originales et à réaliser son potentiel par une réalisation concrète
Comme la faculté à détourner des pulsions sexuelles pour les mettre au service de l’art
Comme la capacité à reproduire des modèles connus dans un cadre socialement conforme
Comme la tendance présente dès l’enfance à explorer des objets dans un espace intermédiaire

Comme la capacité à trouver des solutions originales et à réaliser son potentiel par une réalisation concrète

Explication

Pour Jean Cottraux, la créativité consiste à trouver des solutions originales et à réaliser son potentiel personnel par une réalisation concrète. Le détournement des pulsions relève de la sublimation freudienne, tandis que l’exploration précoce renvoie à l’approche de Winnicott.

26. Que caractérise la pensée divergente dans la créativité ?

Elle produit un grand nombre d’idées à partir d’un même stimulus
Elle transforme des pulsions sexuelles en productions artistiques socialement valorisées
Elle apparaît principalement lors des changements de cycle scolaire et des périodes de conformisme
Elle sélectionne une réponse unique après l’élimination des solutions incertaines

Elle produit un grand nombre d’idées à partir d’un même stimulus

Explication

La pensée divergente consiste à produire de nombreuses idées à partir d’un stimulus unique, comme l’ont montré Guilford et Torrance. La recherche d’une réponse unique correspond à une démarche limitée, tandis que la transformation des pulsions relève de la sublimation.

27. À quels moments les chutes temporaires de créativité décrites par Torrance surviennent-elles généralement ?

Vers 6 ans, 12 ans et 16 ans, notamment lors de transformations affectives
Vers 5 ans, 9-10 ans et 13 ans, notamment lors de changements de cycle scolaire
Vers 4 ans, 8 ans et 15 ans, notamment lors de changements d’environnement familial
Vers 2 ans, 7 ans et 18 ans, notamment lors de nouvelles acquisitions motrices

Vers 5 ans, 9-10 ans et 13 ans, notamment lors de changements de cycle scolaire

Explication

Torrance situe généralement ces baisses vers 5 ans, 9-10 ans et 13 ans, en lien avec les changements de cycle scolaire et le conformisme social. Les autres âges et causes proposés ne correspondent pas aux périodes décrites.

28. Quelle différence oppose un environnement familial rigide à un environnement faiblement structuré ?

Le premier manque de repères, tandis que le second impose des règles immuables et inflexibles
Le premier impose des règles immuables, tandis que le second manque de contraintes et peut désorganiser
Le premier stimule les idées nouvelles, tandis que le second renforce la stabilité des apprentissages
Le premier favorise la souplesse, tandis que le second équilibre les règles et les perturbations

Le premier impose des règles immuables, tandis que le second manque de contraintes et peut désorganiser

Explication

Un environnement rigide bloque par excès de contraintes, alors qu’un environnement faiblement structuré fragilise par manque de cadre et peut entraîner instabilité et désorganisation. Les deux autres descriptions attribuent à ces environnements des effets qui ne correspondent pas à leur définition.

29. Quel type d’environnement familial favorise davantage le développement de la créativité ?

Un environnement souplement structuré, associant régularités et perturbations
Un environnement rigide, organisé autour de règles immuables et prévisibles
Un environnement faiblement structuré, laissant les contraintes familiales indéterminées
Un environnement fortement contrôlé, réduisant les changements et les incertitudes

Un environnement souplement structuré, associant régularités et perturbations

Explication

La structure souple combine des régularités avec des perturbations qui introduisent de la flexibilité, ce qui favorise davantage la créativité. La rigidité bloque par excès de contraintes, tandis que le manque de structure peut provoquer instabilité et désorganisation.

30. Quel rôle le jeu créatif joue-t-il dans le développement de l’enfant selon Donald W. Winnicott ?

Il l’oriente vers l’apprentissage de règles sociales déjà établies
Il lui apprend à respecter les contraintes concrètes de son environnement
Il lui permet d’exprimer sa créativité et de construire sa personnalité
Il l’aide à reproduire les comportements de ses premières figures d’attachement

Il lui permet d’exprimer sa créativité et de construire sa personnalité

Explication

Le jeu créatif aide l’enfant à s’affranchir des contraintes de la réalité, à exprimer sa pulsion créative et à construire sa personnalité. L’apprentissage des règles sociales peut accompagner le jeu, mais ne constitue pas ici son rôle psychique central.

31. Comment s’articulent la rêverie éveillée et le jeu dans le développement de la créativité enfantine ?

La rêverie éveillée remplace le jeu, car elle suffit à transformer les désirs en expériences vécues
Le jeu précède la rêverie éveillée, qui intervient ensuite pour organiser les règles du monde réel
La rêverie éveillée ouvre l’activité créatrice, puis le jeu met en scène l’univers intérieur
Le jeu détourne l’enfant de sa vie intérieure, tandis que la rêverie favorise son adaptation sociale

La rêverie éveillée ouvre l’activité créatrice, puis le jeu met en scène l’univers intérieur

Explication

La rêverie éveillée constitue la première activité créatrice, tandis que le jeu permet ensuite de représenter l’univers intérieur et de façonner un monde conforme aux désirs de l’enfant. L’idée que la rêverie remplace le jeu inverse le processus décrit.

32. Quelle relation le jeu entretient-il avec les premières identifications de l’enfant ?

Il renforce l’adhésion de l’enfant aux modèles initiaux qui structurent son comportement
Il favorise la prise de distance et contribue activement à construire sa personnalité
Il signale une difficulté psychologique lorsque l’enfant s’y investit de manière régulière
Il développe l’imagination sans modifier le rapport de l’enfant à ses identifications premières

Il favorise la prise de distance et contribue activement à construire sa personnalité

Explication

Le jeu aide l’enfant à se dégager de ses premières identifications et participe ainsi à la construction active de sa personnalité. La difficulté psychologique peut être signalée par l’absence de jeu, et non par le jeu lui-même.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 60 flashcards sur Développement psychoaffectif du jeune enfant.

Qu'étudie la théorie de l'attachement selon John Bowlby (1969) ?

Les mécanismes de formation et développement des relations d'attachement entre enfant et figures d'attachement.

Quels chercheurs ont initié la théorie de l'attachement ?

Spitz, Harlow et Lorenz.

En quelle année Spitz a-t-il publié ses travaux sur l'hospitalisme ?

En 1947.

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