QCM : Didactique des langues — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement les domaines respectifs de la didactique et de la pédagogie ?

La didactique organise la classe, tandis que la pédagogie analyse les représentations initiales des élèves.
La didactique porte sur les relations, tandis que la pédagogie concerne les contenus disciplinaires.
La didactique porte sur les savoirs, tandis que la pédagogie concerne les relations et l’organisation de la classe.
La didactique étudie les échanges sociaux, tandis que la pédagogie transforme les connaissances savantes.

La didactique porte sur les savoirs, tandis que la pédagogie concerne les relations et l’organisation de la classe.

Explication

La didactique s’intéresse au rapport au savoir, aux contenus et aux difficultés des élèves, alors que la pédagogie porte sur les relations et l’organisation de la classe. Confondre ces domaines revient à attribuer à la didactique des fonctions principalement pédagogiques.

2. Quels éléments sont mis en relation dans le triangle pédagogique ?

Les parents, l’établissement et les disciplines.
L’enseignant, les apprenants et les savoirs.
Les objectifs, les manuels et les exercices.
La classe, l’évaluation et les programmes.

L’enseignant, les apprenants et les savoirs.

Explication

Le triangle pédagogique met en relation trois éléments essentiels de la situation d’enseignement : l’enseignant, les apprenants et les savoirs. Les autres ensembles proposés regroupent des composantes éducatives, mais ne correspondent pas à cette structure.

3. Que réalise la transposition didactique lorsqu’un savoir savant est destiné à être enseigné ?

Elle conserve le savoir savant sans adaptation pour préserver sa complexité.
Elle mesure ce que l’élève a compris après une activité d’apprentissage.
Elle remplace les connaissances savantes par des relations entre élèves.
Elle transforme ce savoir en contenu enseignable et en connaissances enseignées.

Elle transforme ce savoir en contenu enseignable et en connaissances enseignées.

Explication

La transposition didactique adapte un objet de savoir pour le rendre enseignable et le convertir en connaissance enseignée. La compréhension construite par l’élève relève plutôt de l’assimilation, ce qui constitue la confusion la plus fréquente.

4. Dans une séquence d’enseignement, quelle situation relève de la transposition interne ?

Un apprenant mémorise et réutilise une notion après plusieurs exercices.
Un chercheur produit de nouvelles connaissances dans son domaine scientifique.
L’enseignant adapte le contenu en classe en tenant compte des apprenants.
Des instances éducatives sélectionnent les contenus avant leur arrivée en classe.

L’enseignant adapte le contenu en classe en tenant compte des apprenants.

Explication

La transposition interne est réalisée par l’enseignant dans la classe et prend en compte le facteur humain. Les choix effectués avant l’enseignement, à l’extérieur de la classe, relèvent de la transposition externe.

5. Quel enchaînement décrit correctement la transformation progressive des savoirs ?

Savoirs enseignés, savoirs assimilés, savoirs savants, savoirs à enseigner.
Savoirs à enseigner, savoirs savants, savoirs assimilés, savoirs enseignés.
Savoirs assimilés, savoirs enseignés, savoirs à enseigner, savoirs savants.
Savoirs savants, savoirs à enseigner, savoirs enseignés, savoirs assimilés.

Savoirs savants, savoirs à enseigner, savoirs enseignés, savoirs assimilés.

Explication

La chaîne va des savoirs savants vers les savoirs à enseigner, puis vers les savoirs enseignés et enfin vers les savoirs assimilés. Les autres enchaînements inversent ou déplacent des étapes du processus.

6. Comment peut-on définir le contrat didactique et pédagogique dans une classe ?

Comme un système de règles implicites qui structure les échanges de la classe.
Comme un ensemble de connaissances que les apprenants doivent mémoriser.
Comme un document administratif qui fixe les horaires et les sanctions scolaires.
Comme une méthode personnelle permettant à l’enseignant de choisir ses manuels.

Comme un système de règles implicites qui structure les échanges de la classe.

Explication

Le contrat didactique et pédagogique désigne des règles implicites organisant les échanges pédagogiques et didactiques dans la classe. Il relève donc de l’organisation sociale de la classe plutôt que d’un document administratif ou d’un contenu à apprendre.

7. Quelle pratique respecte une règle importante du contrat didactique et pédagogique en français langue d’intégration ?

Privilégier les exercices abstraits en laissant de côté les situations administratives.
Proposer des activités langagières adaptées au niveau et aux besoins des apprenants.
Réserver la production écrite aux échanges personnels sans travailler les documents administratifs.
Imposer une activité identique à tous, quels que soient leurs niveaux et leurs besoins.

Proposer des activités langagières adaptées au niveau et aux besoins des apprenants.

Explication

Les activités doivent être adaptées au niveau des apprenants et favoriser la communication dans la vie courante et administrative, y compris par la production écrite destinée à l’administration. Une activité identique imposée à tous ne tient pas compte de la diversité des besoins et des niveaux.

8. Quelle distinction caractérise le mieux l’acquisition et l’apprentissage d’une langue ?

L’acquisition est volontaire, tandis que l’apprentissage se déroule sans intention.
L’acquisition repose sur l’enseignement, tandis que l’apprentissage résulte d’une mémorisation implicite.
L’acquisition est inconsciente, tandis que l’apprentissage est conscient et volontaire.
L’acquisition est observable, tandis que l’apprentissage reste indépendant de toute action.

L’acquisition est inconsciente, tandis que l’apprentissage est conscient et volontaire.

Explication

L’acquisition se déroule de manière inconsciente et involontaire, alors que l’apprentissage implique une démarche consciente et volontaire. Confondre l’acquisition avec une activité volontaire inverse précisément cette distinction.

9. Quel processus augmente les savoirs et savoir-faire langagiers et communicatifs d’un apprenant en modifiant son interlangue ?

Le processus de transmission par exposition aux explications de l’enseignant.
Le processus d’imitation par répétition de modèles linguistiques entendus.
Le processus d’acquisition par traitement et mémorisation de l’information.
Le processus d’évaluation par comparaison des performances observées.

Le processus d’acquisition par traitement et mémorisation de l’information.

Explication

L’acquisition correspond au traitement et à la mémorisation de l’information, ce qui enrichit les savoirs et savoir-faire et transforme l’interlangue. L’évaluation mesure les performances, mais ne désigne pas ce processus de transformation des connaissances.

10. À quelle condition peut-on considérer qu’un savoir est acquis ?

Lorsqu’il est reconnu dans un exercice comportant plusieurs choix.
Lorsqu’il est utilisé de façon complètement automatisée et autonome.
Lorsqu’il est expliqué correctement pendant une activité guidée.
Lorsqu’il est mémorisé après une séance d’entraînement intensif.

Lorsqu’il est utilisé de façon complètement automatisée et autonome.

Explication

Un savoir est considéré comme acquis lorsque son utilisation devient complètement automatisée et autonome. Le fait de pouvoir l’expliquer, le reconnaître ou le mémoriser ne garantit pas encore cette maîtrise indépendante.

11. Dans quel ordre les étapes du processus d’appropriation se succèdent-elles ?

Entraînement systématique, découverte, puis utilisation simultanée des savoir-faire.
Découverte, entraînement systématique, puis utilisation simultanée des savoir-faire.
Découverte, utilisation simultanée des savoir-faire, puis entraînement systématique.
Utilisation simultanée des savoir-faire, découverte, puis entraînement systématique.

Découverte, entraînement systématique, puis utilisation simultanée des savoir-faire.

Explication

L’appropriation commence par la découverte, se poursuit par un entraînement systématique et aboutit à l’utilisation simultanée des savoir-faire. Placer l’utilisation simultanée avant l’entraînement ne respecte pas la progression décrite.

12. Dans le modèle de transmission, quelle relation entre l’enseignant et l’élève est présupposée ?

L’enseignant transmet son savoir à un élève considéré comme passif et doté d’un bagage comparable.
L’enseignant accompagne un élève actif qui construit ses connaissances dans des situations réelles.
L’enseignant organise des interactions sociales permettant à l’élève de négocier ses connaissances.
L’enseignant façonne les comportements de l’élève grâce à des retours positifs ou négatifs.

L’enseignant transmet son savoir à un élève considéré comme passif et doté d’un bagage comparable.

Explication

Le modèle de transmission place l’enseignant dans le rôle de transmetteur et l’élève dans une position passive, en supposant qu’ils disposent de ressources cognitives comparables. La construction active dans l’action relève du constructivisme, et non de ce modèle.

13. Quelle caractéristique distingue le béhaviorisme du cognitivisme ?

Le béhaviorisme modèle les comportements observables sans étudier le traitement mental de l’information.
Le béhaviorisme construit les savoirs dans l’action tandis que le cognitivisme privilégie les interactions sociales.
Le béhaviorisme analyse le stockage des connaissances tandis que le cognitivisme renforce les comportements par récompenses.
Le béhaviorisme exploite l’erreur comme source collective tandis que le cognitivisme découpe les compétences complexes.

Le béhaviorisme modèle les comportements observables sans étudier le traitement mental de l’information.

Explication

Le béhaviorisme cherche à modeler les comportements par des retours positifs ou négatifs et ne s’intéresse pas aux processus mentaux internes. L’étude du traitement mental de l’information caractérise plutôt le cognitivisme.

14. Que cherche principalement à expliquer le cognitivisme dans l’apprentissage ?

La manière dont les comportements sont modelés par des renforcements positifs ou négatifs.
La manière dont l’enseignant transmet un savoir stable à un élève placé en retrait.
La manière dont les connaissances se construisent grâce aux échanges sociaux et au langage.
La manière dont l’apprenant traite, stocke et utilise l’information avec l’aide de l’enseignant.

La manière dont l’apprenant traite, stocke et utilise l’information avec l’aide de l’enseignant.

Explication

Le cognitivisme étudie le traitement de l’information, son stockage à long terme et son utilisation, en reconnaissant l’activité de l’élève. Le modelage par renforcements appartient au béhaviorisme, tandis que les interactions sociales caractérisent le socio-constructivisme.

15. Comment le constructivisme conçoit-il principalement l’apprentissage ?

Comme une construction personnelle réalisée dans l’action et dans des situations réelles, avec un travail sur l’erreur.
Comme une construction collective fondée d’abord sur les interactions sociales et le langage.
Comme une modification des comportements obtenue par des renforcements positifs ou négatifs.
Comme une réception passive de connaissances transmises par un enseignant expert à un groupe homogène.

Comme une construction personnelle réalisée dans l’action et dans des situations réelles, avec un travail sur l’erreur.

Explication

Le constructivisme présente l’apprentissage comme une construction personnelle menée dans l’action et les situations réelles, en intégrant un travail sur l’erreur. La construction collective par les interactions sociales et le langage relève plus précisément du socio-constructivisme.

16. Quelle pratique caractérise la méthode directe dans l’enseignement d’une langue ?

Présenter les règles dans la langue maternelle avant de faire traduire des textes écrits.
Organiser l’apprentissage autour de traductions écrites et de changements grammaticaux.
Enseigner principalement la grammaire écrite en comparant les structures de deux langues.
Faire comprendre la langue cible par des gestes et des mimes en donnant la priorité à l’oral.

Faire comprendre la langue cible par des gestes et des mimes en donnant la priorité à l’oral.

Explication

La méthode directe privilégie la langue cible et l’oral, que l’enseignant rend compréhensible au moyen de gestes et de mimes. Les activités centrées sur l’écrit, la grammaire et la traduction caractérisent davantage les méthodologies anciennes.

17. Quelle séquence correspond à la structure SGAV ?

Texte littéraire, explication grammaticale, récitation orale, puis traduction vers la langue cible.
Geste et mime, mémorisation lexicale, rédaction libre, puis comparaison des structures grammaticales.
Règle grammaticale, traduction écrite, lecture silencieuse, puis correction individuelle des exercices.
Image et dialogue, deux écoutes, réponses aux questions, puis production et répétition de phrases.

Image et dialogue, deux écoutes, réponses aux questions, puis production et répétition de phrases.

Explication

La structure SGAV commence par une image et un dialogue, suivis de deux écoutes, de réponses aux questions, puis d’activités de production et de répétition. Les autres séquences mettent en avant la grammaire, la traduction ou la lecture, qui ne correspondent pas à cet enchaînement.

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Sur quoi se focalise la didactique ?

Les savoirs, contenus disciplinaires, représentations initiales et difficultés des élèves.

Que concerne la pédagogie ?

Les relations entre élèves et enseignants ainsi que l’organisation de la classe.

Que met en relation le triangle pédagogique ?

Trois éléments importants dans la situation d’enseignement.

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