📋 Plan du Cours
- Diversification phénotypique par associations non héréditaires
- Associations symbiotiques et pathogènes
- Microbiote et diversification chez l’hôte
- Équilibre de Hardy-Weinberg et conditions
- Forces évolutives et rupture de l’équilibre
- Espèce et notion d’homogénéité génétique
- Brassage intrachromosomique et diversité des gamètes
- Brassage interchromosomique gènes indépendants
- Chiasma et crossing-over en prophase I
- Étapes de la méiose I et méiose II
- Fécondation et alternance fécondation-méiose
- Accidents génétiques de la méiose et aneuploïdies
📖 1. Diversification phénotypique par associations non héréditaires
🔑 Notions clés & Définitions
- Associations pathogènes : Associations pathogènes : relations entre un organisme infectant et un hôte où l’infection provoque une maladie.
- Associations symbiotiques : Associations symbiotiques : relations durables entre deux organismes avec bénéfices réciproques.
- Lichens : Lichens : association symbiotique entre des algues (ou cyanobactéries) et des champignons.
- Coraux symbiotiques : Coraux symbiotiques : association entre des cnidaires et des algues.
- Microbiote : Microbiote : ensemble des microorganismes vivant chez un hôte, acquis à la naissance et évoluant au cours de la vie.
📝 Points essentiels
- La diversification phénotypique ne dépend pas seulement des gènes : des associations non héréditaires peuvent modifier les caractéristiques observables.
- Dans une association pathogène, l’infection peut changer le comportement de l’hôte, ce qui crée aussi de la diversité.
- Dans une association symbiotique, les deux partenaires acquièrent ensemble des propriétés absentes chez chacun pris isolément.
- Les lichens illustrent une symbiose algue/cyanobactérie + champignon, et certains coraux une symbiose cnidaire + algues.
- Le microbiote n’est pas transmis par voie génétique : il est acquis à la naissance puis varie au cours de la vie.
- Le microbiote peut aider l’organisme (ex. digestion de fibres, stimulation immunitaire) et devenir pathologique en cas de déséquilibre.
💡 Astuce mémo
Pathogène = comportement modifié ; Symbiose = propriétés nouvelles ensemble ; Microbiote = acquis à la naissance, évolue, déséquilibre = maladie.
📖 2. Associations symbiotiques et pathogènes
🔑 Notions clés & Définitions
- Transmission culturelle : La transmission culturelle correspond à l’apprentissage et au partage de comportements ou de savoirs entre congénères, sans dépendre uniquement de l’inné.
- Hardy-Weinberg : Hardy-Weinberg est un modèle de génétique des populations qui prédit la stabilité des fréquences alléliques et génotypiques à l’échelle d’une population.
- Panmixie : La panmixie désigne des croisements au hasard entre individus, condition nécessaire au maintien des fréquences prévues par Hardy-Weinberg.
- Dérive génétique : La dérive génétique est une variation aléatoire des fréquences alléliques au cours du temps, surtout marquée dans les petites populations.
- Isolement reproducteur : L’isolement reproducteur est un ensemble de barrières qui empêche ou limite les croisements, permettant la spéciation.
📝 Points essentiels
- Une population est un ensemble d’individus d’une même espèce vivant sur un même territoire géographique.
- Hardy-Weinberg suppose l’absence de forces évolutives pour que les fréquences relatives des allèles restent constantes d’une génération à l’autre.
- Pour deux allèles A et B de fréquences p et q, on a p+q=1 et les fréquences génotypiques des zygotes sont p2, q2 et 2pq.
- Les forces évolutives qui rompent Hardy-Weinberg incluent préférence sexuelle, mutations, sélection naturelle, dérive génétique et migrations.
- La dérive génétique concerne surtout des allèles sans avantage ni inconvénient et devient forte quand les effectifs sont faibles.
- La définition biologique de l’espèce repose sur l’interfécondité et la fertilité de la descendance, donc sur la possibilité d’un flux génétique entre individus.
💡 Astuce mémo
Hardy-Weinberg = « pas de hasard évolutif » : si p et q restent stables, c’est que rien ne perturbe la panmixie.
📖 3. Microbiote et diversification chez l’hôte
🔑 Notions clés & Définitions
- Dérive génétique : Variation aléatoire de la fréquence des allèles dans une population au fil du temps, liée à la reproduction sexuée.
- Sélection naturelle : Modification de la fréquence des allèles au cours des générations, due à un avantage de survie et de reproduction dans un milieu donné.
- Environnement biotique : Contrainte du milieu liée au vivant, qui peut influencer quels allèles sont favorisés par la sélection naturelle.
- Environnement abiotique : Contrainte du milieu non liée au vivant, qui peut aussi déterminer quels allèles confèrent un avantage.
- Différenciation génétique : Éloignement progressif des populations au niveau de leurs fréquences alléliques quand les pressions du milieu varient dans le temps.
📝 Points essentiels
- La dérive génétique concerne les allèles sans avantage ni inconvénient pour les individus porteurs.
- Quand l’effectif est faible, la dérive génétique est forte et les fréquences alléliques varient beaucoup dans le temps.
- Quand l’effectif est important, la dérive génétique est faible et les fréquences alléliques restent relativement stables.
- La sélection naturelle agit sur les allèles qui, sous certaines conditions du milieu, augmentent la survie des individus qui les portent.
- La sélection naturelle et la dérive génétique s’exercent dans un environnement variant au cours du temps, ce qui favorise la différenciation génétique.
- La différenciation génétique peut réduire les échanges géniques entre populations et conduire à la spéciation, décrite comme l’évolution continue de populations hétérogènes.
💡 Astuce mémo
Dérive = hasard (surtout petit effectif) ; Sélection = avantage (milieu biotique/abiotique).
📖 4. Équilibre de Hardy-Weinberg et conditions
🔑 Notions clés & Définitions
- Équilibre de Hardy-Weinberg : Modèle de génétique des populations qui prédit les fréquences alléliques et génotypiques stables d’une population idéale à générations successives.
- Fréquences alléliques : Proportions relatives des différentes versions d’un gène (allèles) dans l’ensemble des individus d’une population.
- Fréquences génotypiques : Proportions relatives des génotypes possibles (combinaisons d’allèles) dans l’ensemble des individus d’une population.
- Population idéale : Population théorique où les conditions empêchent toute modification des fréquences alléliques d’une génération à l’autre.
📝 Points essentiels
- L’équilibre de Hardy-Weinberg décrit une population où les fréquences alléliques restent constantes d’une génération à l’autre.
- Le modèle suppose une reproduction sexuée avec brassage des allèles rendant les génotypes formés au hasard.
- L’absence de mutation garantit qu’aucun nouvel allèle n’apparaît au cours des générations.
- L’absence de migration (pas d’entrée/sortie d’individus) empêche l’introduction de nouveaux allèles.
- L’absence de sélection naturelle empêche certains génotypes d’être favorisés au détriment d’autres.
- Une taille de population suffisamment grande limite l’effet du hasard (dérive) sur les fréquences alléliques.
💡 Astuce mémo
HW = pas de Mutation, pas de Migration, pas de Sélection, grande taille (pas de Dérive), et tirage au hasard des génotypes.
📖 5. Forces évolutives et rupture de l’équilibre
🔑 Notions clés & Définitions
- Reproduction sexuée : La reproduction sexuée des eucaryotes repose sur la méiose puis la fécondation, ce qui brasse les génomes à chaque génération.
- Gamètes haploïdes : Les gamètes sont des cellules issues de la méiose, donc haploïdes, avec un seul chromosome par paire et un seul allèle par gène.
- Fécondation diploïdisante : La fécondation réunit deux gamètes haploïdes pour former une cellule diploïde (cellule œuf) où les chromosomes redeviennent par paires.
- Homozygotie et hétérozygotie : L’homozygotie correspond à deux allèles identiques pour un gène, tandis que l’hétérozygotie correspond à deux allèles différents.
- Dominance et récessivité : La dominance décrit l’allèle qui s’exprime quand il est en présence d’un autre allèle, tandis que la récessivité correspond à l’allèle masqué.
📝 Points essentiels
- Les eucaryotes produisent des gamètes par méiose, puis la fécondation rassemble deux lots d’allèles d’origines indépendantes.
- Un gamète haploïde contient un allèle par gène, avec une probabilité équivalente pour chaque version possible.
- Après fécondation, chaque paire d’allèles peut être homozygote (identiques) ou hétérozygote (différents).
- Le phénotype correspond aux caractères visibles d’un individu, et s’écrit entre [ ].
- Le génotype correspond à l’ensemble des allèles d’un individu, s’écrit entre ( ) et peut être noté en fraction pour un état diploïde.
- Si deux allèles sont différents, l’un s’exprime au détriment de l’autre (dominant vs récessif), et la codominance produit un phénotype combinant les deux expressions.
💡 Astuce mémo
Méiose = 1 lot (haploïde) ; Fécondation = 2 lots (diploïde) ; Dominant = visible, Récessif = masqué.
📖 6. Espèce et notion d’homogénéité génétique
🔑 Notions clés & Définitions
- Uniformité des hybrides F1 : Notion mendélienne selon laquelle des hybrides F1 issus de parents homozygotes présentent un phénotype uniforme pour le caractère étudié.
- Dominance et récessivité : Notion mendélienne selon laquelle un allèle peut masquer l’autre en F1, puis réapparaître en F2.
- Loi de pureté des gamètes : Principe mendélien selon lequel chaque gamète ne reçoit qu’un seul allèle pour un gène donné.
- Test-cross : Technique de croisement qui consiste à accoupler l’individu à tester (souvent F1) avec un homozygote récessif pour analyser les gamètes produits.
- Morgan (drosophile) : Travaux sur la drosophile, utilisée pour observer rapidement des effets génétiques grâce à son cycle de développement rapide et ses élevages.
📝 Points essentiels
- Les hybrides F1 sont uniformes quand on croise deux parents homozygotes de génotypes différents pour un caractère.
- En F2, le caractère masqué en F1 réapparaît, ce qui traduit une relation dominance/récessivité entre allèles.
- La loi de pureté des gamètes implique qu’un gamète porte un seul allèle par gène, ce qui explique la ségrégation observée.
- Morgan utilise la drosophile (2n=8 chromosomes) et des élevages à cycle rapide pour obtenir vite de grandes populations.
- Le croisement de deux parents homozygotes de génotypes différents permet d’inférer dominance/récessivité à partir du phénotype des descendants.
- Le test-cross croise l’individu à tester avec un homozygote récessif, et les phénotypes F2 reflètent uniquement les gamètes du parent F1.
💡 Astuce mémo
F1 = même face ; F2 = face cachée revient ; Gamète = 1 allèle (pureté).
📖 7. Brassage intrachromosomique et diversité des gamètes
🔑 Notions clés & Définitions
- Brassage intrachromosomique : Brassage génétique qui mélange les allèles portés par des gènes situés sur le même chromosome, produisant des gamètes recombinés.
- Diversité des gamètes : Ensemble des types de gamètes produits par méiose, dont la variété dépend du nombre de gènes et du type de brassage.
- Brassage interchromosomique : Brassage génétique dû à l’assortiment indépendant des paires de chromosomes, qui combine aléatoirement les allèles de gènes situés sur des chromosomes différents.
- Assortiment indépendant : Principe selon lequel les orientations des paires de chromosomes en métaphase I se font indépendamment, ce qui rend les catégories de gamètes équiprobables.
- Homozygote doublement récessif : Individu dont les deux gènes étudiés portent l’allèle récessif sur les deux chromosomes homologues, servant de test pour révéler les phénotypes issus des gamètes.
📝 Points essentiels
- Pour mettre en évidence le brassage intrachromosomique, il faut une paire de chromosomes (K) portant 2 gènes avec 2 couples d’allèles (2 couples sur la même paire).
- Le brassage intrachromosomique donne une diversité de gamètes, mais les phénotypes obtenus ne sont pas équiprobables lors du testcross.
- Avec un homozygote doublement récessif, la fécondation avec les gamètes de F1 produit 4 phénotypes non équiprobables : deux phénotypes majeurs et deux phénotypes mineurs.
- En intrachromosomique, les fréquences des gamètes recombinés et parentaux se distinguent : les parentaux sont plus fréquents que les recombinés (bilan parental > recombiné).
- Pour le brassage interchromosomique (gènes indépendants), avec 2 paires de chromosomes on obtient 4 catégories de gamètes équiprobables (f = 0,25 chacune).
- Avec 3 paires, le nombre de catégories devient 2^3 = 8, et chez l’homme (23 paires) cela correspond à 2^23 gamètes différents potentiels.
💡 Astuce mémo
Intrachromosomique = même chromosome → parentaux plus fréquents que recombinés ; Interchromosomique = chromosomes différents → 2^n catégories équiprobables.
📖 8. Brassage interchromosomique gènes indépendants
🔑 Notions clés & Définitions
- Brassage interchromosomique : Mécanisme de brassage qui résulte de l’assortiment indépendant des chromosomes lors de la méiose, ce qui mélange les allèles de gènes situés sur des chromosomes différents.
- Gènes indépendants : Ensemble de gènes dont la transmission varie sans être liée par le même chromosome, ce qui permet d’appliquer des probabilités séparées pour chaque gène.
- Non-séparation des homologues : Erreur de méiose où les chromosomes homologues ne se séparent pas en première division, produisant des gamètes avec n+1 ou n−1 chromosomes.
- Non-disjonction des chromatides sœurs : Erreur de méiose où les chromatides sœurs ne se séparent pas en deuxième division, produisant des gamètes anormaux en nombre de chromosomes.
- Aneuploïdie : Anomalie de nombre de chromosomes où il y a un nombre anormal de chromosomes, par exemple une trisomie ou une monosomie.
📝 Points essentiels
- En cas de non-séparation en première division de méiose, les deux chromosomes homologues vont au même pôle et on obtient 2 gamètes n+1 et 2 gamètes n−1.
- Quand l’anomalie survient en première division, les quatre cellules filles (gamètes) issues de la méiose sont anormales.
- En cas de non-disjonction en deuxième division de méiose, la séparation des chromatides sœurs se fait trop tard et elles migrent vers le même pôle.
- Quand l’anomalie survient en deuxième division, seules deux cellules filles (gamètes) issues de la méiose sont anormales.
- Les aneuploïdies se révèlent lors de la fécondation avec un gamète normal, donnant par exemple une cellule œuf à 2n+1 si le gamète anormal apporte un chromosome en plus.
💡 Astuce mémo
1ère division = homologues ensemble (4 gamètes anormaux) ; 2e division = chromatides ensemble (2 gamètes anormaux).
📖 9. Chiasma et crossing-over en prophase I
🔑 Notions clés & Définitions
- Chiasma : Le chiasma est le point de contact entre chromosomes homologues où se produit l’échange de segments pendant la prophase I.
- Crossing-over : Le crossing-over est un échange réciproque de portions entre chromosomes homologues appariés, créant de nouvelles combinaisons d’allèles.
- Prophase I : La prophase I est la phase de la méiose où les homologues s’apparient et où les chiasmas peuvent se former.
- Crossing-over inégal : Le crossing-over inégal est un échange entre régions non strictement alignées, pouvant entraîner duplication ou perte de matériel génétique.
- Famille multigénique : Une famille multigénique est un ensemble de gènes apparentés issus d’un gène ancestral par duplications successives puis diversification.
📝 Points essentiels
- En prophase I, l’appariement des chromosomes homologues permet la formation de chiasmas, supports du crossing-over.
- Le crossing-over produit une diversification des génomes en mélangeant des segments porteurs d’allèles différents.
- Des remaniements équilibrés (fusion, fission, inversions, translocations) n’entraînent pas de perte ni de gain chez l’individu porteur, mais peuvent poser problème en méiose.
- Un crossing-over inégal peut causer une perte ou un gain de gènes, car l’appariement n’est pas parfaitement aligné.
- Les gènes d’une famille multigénique présentent de fortes similitudes de séquence, avec des valeurs typiques >40 % pour les nucléotides et >20 % pour les acides aminés.
- Le crossing-over inégal peut expliquer des duplications successives : deux gènes différents (a et b) dérivent d’un même gène ancestral puis évoluent indépendamment par mutations.
💡 Astuce mémo
Chiasma = “croisement au point X” : en prophase I, si l’alignement est faux → crossing-over inégal → duplication/perte → diversification.
📖 10. Étapes de la méiose I et méiose II
🔑 Notions clés & Définitions
- Méiose : La méiose est une suite de deux divisions cellulaires inséparables précédées d’une seule réplication de l’ADN, produisant quatre cellules haploïdes.
- Prophase I : La prophase I est la phase de condensation des chromosomes pendant la première division de méiose, avec disparition de l’enveloppe nucléaire.
- Métaphase I : La métaphase I est l’étape où les paires de chromosomes se placent de part et d’autre de l’équateur avant leur séparation.
- Anaphase I : L’anaphase I est la phase où les chromosomes homologues se séparent vers des pôles opposés sans séparation des chromatides au niveau des centromères.
- Prophase II : La prophase II est la phase de condensation des chromosomes lors de la deuxième division de méiose.
📝 Points essentiels
- La méiose part d’une cellule mère diploïde 2n et aboutit à quatre cellules haploïdes à n chromosomes.
- Avant la méiose, l’ADN est répliqué une seule fois : les chromosomes deviennent bichromatidiens juste avant la première division.
- En fin de méiose I, chaque cellule fille a n chromosomes, chacun formé de deux chromatides.
- En méiose II, il n’y a pas de réplication d’ADN avant la division : la cellule passe directement à la condensation puis à l’alignement.
- En prophase I, les chromosomes se condensent et l’enveloppe nucléaire disparaît.
- En métaphase I, les paires de chromosomes se répartissent de part et d’autre de l’équateur, avec des chromosomes à deux chromatides reliées au centromère.
💡 Astuce mémo
Méiose I sépare les homologues (pas les chromatides) ; Méiose II sépare les chromatides (sans nouvelle réplication).
📖 11. Fécondation et alternance fécondation-méiose
🔑 Notions clés & Définitions
- Chromatides sœurs : Les chromatides d’un même chromosome bichromatidiens sont identiques et sont appelées chromatides sœurs.
- Chromosomes homologues : Les chromosomes homologues sont des chromosomes présents par paires chez les espèces diploïdes, avec des caractéristiques comparables.
- Chiasma : Un chiasma est le point où se produit un crossing-over entre chromatides de chromosomes homologues.
- Méiose I : La première division de méiose est précédée d’une réplication de l’ADN et aboutit à la séparation des chromosomes homologues.
- Fécondation : La fécondation est la fusion de deux gamètes haploïdes qui reconstitue une cellule œuf diploïde.
📝 Points essentiels
- En dehors des divisions, les chromosomes ne sont pas visibles car ils restent enfermés dans le noyau.
- En première division de méiose, l’ADN est répliqué avant la prophase I, ce qui rend les chromosomes bichromatidiens.
- En prophase I, les chromosomes homologues s’apparient en bivalents et des chiasmas matérialisent les crossing-over.
- En métaphase I, les paires d’homologues se placent de part et d’autre de l’équateur.
- En anaphase I, les homologues se séparent sans séparation des chromatides au niveau des centromères.
- En fin de méiose I, chaque cellule fille reçoit n chromosomes, chacun formé de deux chromatides, puis la méiose II se fait sans nouvelle réplication d’ADN.
💡 Astuce mémo
Méiose I sépare les homologues (pas les chromatides) ; Méiose II sépare les chromatides.
📖 12. Accidents génétiques de la méiose et aneuploïdies
🔑 Notions clés & Définitions
- Méiose : Processus de division qui produit des cellules haploïdes à partir d’une cellule diploïde en séparant les chromosomes homologues.
- Gamète haploïde : Cellule reproductrice contenant un seul exemplaire de chaque paire de chromosomes, notée nK chez les Mammifères.
- Fécondation : Fusion de deux gamètes haploïdes qui reconstitue une cellule œuf diploïde, notée 2nK.
- Aneuploïdie : Anomalie du nombre de chromosomes due à une erreur de séparation pendant la méiose ou la reconstitution après fécondation.
📝 Points essentiels
- Chez les Mammifères, la méiose produit des gamètes haploïdes nK, puis la fécondation forme une cellule œuf diploïde 2nK.
- L’alternance méiose–fécondation conserve le nombre de chromosomes K de l’espèce au fil des générations.
- En fin de méiose, les quatre cellules haploïdes possèdent chacune un exemplaire à 1 chromatide de chaque paire de chromosomes homologues.
- La télophase II s’accompagne d’une décondensation, avec K à 1k et Q/2, et une seule cellule sur quatre est représentée dans le schéma.
- Les couleurs des chromosomes indiquent leurs origines paternelle et maternelle lors de la reconstitution dans la cellule œuf.
- Chez Sordaria, la fécondation précède la méiose (cycle haploïde), alors que chez les Mammifères la fécondation suit la méiose (cycle diploïde).
💡 Astuce mémo
Méiose = nK (séparation), Fécondation = 2nK (réunion) : nK + nK → 2nK.
📊 Tableaux de synthèse
Associations non héréditaires : effets sur le vivant
| Type d’association | Ce qui change | Transmission |
|---|
| Pathogène | Le comportement de l’être vivant infecté peut être modifié | Sans échange de matériel génétique, pas transmise génétiquement |
| Symbiotique | Les deux partenaires ensemble ont des caractéristiques absentes chez chacun isolément | Sans échange de matériel génétique, pas transmise génétiquement |
| Microbiote | Le microbiote aide (digestion, stimulation immunitaire) puis peut devenir pathologique en cas de déséquilibre | Acquis à la naissance, évolue au cours de la vie (pas transmis par voie génétique) |
Brassages et probabilités des gamètes
| Brassage | Condition | Résultat sur les gamètes |
|---|
| Intrachromosomique | Gènes liés sur une même paire de chromosomes | Parentaux plus fréquents que recombinés ; fréquences non équiprobables |
| Interchromosomique | Gènes indépendants sur des paires différentes | Catégories équiprobables : pour 2 paires, 4 catégories (f=0,25) ; pour 3 paires, 8 catégories |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre phénotype étendu et phénotype génétique : le phénotype étendu inclut aussi comportements et constructions liés à l’environnement.
- Croire que le microbiote est transmis par voie génétique : il est acquis à la naissance et varie au cours de la vie.
- Penser que Hardy-Weinberg peut s’appliquer si une force évolutive agit : il faut l’absence de mutation, migration, sélection et panmixie (croisements au hasard).
- Inverser méiose I et méiose II : en méiose I on sépare les homologues (pas les chromatides), en méiose II on sépare les chromatides (sans réplication).
- Se tromper sur l’aneuploïdie selon la division : en 1ère division, 4 gamètes anormaux ; en 2e division, seulement 2 gamètes anormaux.
- Croire que le crossing-over produit toujours des gamètes équiprobables : en intrachromosomique, les recombinés sont moins fréquents que les parentaux.
- Mélanger brassage intrachromosomique et interchromosomique : intrachromosomique donne parentaux > recombinés, interchromosomique donne des catégories équiprobables (2^n).
✅ Checklist Examen
- Définir associations pathogènes et symbiotiques et expliquer en quoi elles contribuent à la diversification phénotypique sans transmission génétique.
- Donner deux exemples d’associations symbiotiques (lichens : algues/cyanobactéries + champignons ; coraux : cnidaires + algues) et préciser le principe de propriétés nouvelles ensemble.
- Décrire le microbiote : ce que c’est, comment il est acquis (à la naissance), comment il évolue, et pourquoi un déséquilibre peut devenir pathologique.
- Expliquer le concept de phénotype étendu : le phénotype ne se limite pas à l’expression des gènes, mais inclut comportements et manifestations dans l’environnement.
- Distinguer transmission culturelle et transmission verticale/horizontale, et relier l’idée de sélection à la diffusion de comportements avantageux.
- Présenter le modèle de Hardy-Weinberg : population, stabilité des fréquences alléliques/génotypiques, et les conditions nécessaires (absence de forces évolutives).
- Écrire et interpréter pour deux allèles A et B : p+q=1 puis fréquences génotypiques p2, q2, 2pq, et conclure sur la stabilité si rien ne rompt le modèle.
- Lister les forces évolutives qui rompent Hardy-Weinberg (préférence sexuelle, mutations, sélection naturelle, dérive génétique, migrations) et donner le rôle de chacune.
- Définir dérive génétique et préciser pourquoi elle est forte quand l’effectif est faible et concerne des allèles sans avantage/inconvénient.
- Définir sélection naturelle et expliquer le rôle des environnements biotiques/abiotiques dans la sélection des allèles avantageux.
- Expliquer la notion d’espèce (définition biologique par interfécondité/fertilité et isolement reproducteur) et relier l’isolement à la spéciation.
- Décrire les transferts horizontaux : universalité de l’ADN, transformation/conjugaison/transduction, et au moins une conséquence évolutive (ex. résistances aux antibiotiques).
- Expliquer la théorie endosymbiotique : origine bactérienne des mitochondries/chloroplastes, similitudes (ADN, ribosomes), régression du génome et hérédité cytoplasmique.
- Définir clone et mosaïque de sous-clones : rôle des mutations spontanées et des mitoses, et préciser que cela crée de la diversité sans échange génétique entre individus de la lignée clonale (mosaïque).
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