★ À maîtriser
📌 Les mouvements verticaux de la lithosphère comprennent des soulèvements et des affaissements, ces derniers étant appelés subsidence.
Dans le Massif armoricain, des granites formés à 10 à 15 km de profondeur affleurent après le soulèvement de la région.
La lithosphère océanique créée aux dorsales s’enfonce d’environ 3 km en 120 millions d’années, passant d’une profondeur proche de 3 km à environ 6 km.
Dans le bassin de Paris, des sédiments déposés en eaux peu profondes se succèdent tandis que le bassin s’enfonce progressivement jusqu’à environ 3 km au centre.
La fonte des glaces qui recouvraient notamment le Canada et la Scandinavie réduit la charge exercée sur la lithosphère et provoque son soulèvement isostatique, encore en cours.
L’érosion d’une chaîne de montagnes réduit la pression sur la surface de compensation et entraîne une remontée isostatique qui peut faire affleurer des granites profonds.
Compléments
En Scandinavie et au Canada, des mesures GPS montrent des soulèvements actuels de quelques millimètres par an, voire de centimètres dans certains cas.
Dans l’exercice présenté, l’érosion de 4 000 m d’une montagne entraîne une remontée calculée à 3,5 km ; après les cycles successifs d’érosion et de réajustement, 33 000 m de matériaux ont été retirés lorsque la montagne atteint 0 m.
Perte de glace ou érosion → déficit de masse → remontée isostatique
★ À maîtriser
📌 À une fosse de subduction, une anomalie de l’air libre négative indique un déficit de masse et suggère un soulèvement isostatique, alors que la région observée s’enfonce.
Compléments
Dans l’exemple de calcul donné, la création de 162 km de manteau lithosphérique entraîne une subsidence de 5 km.
Dans la plaine du Pô, la poussée des Apennins sur une portion de croûte liée aux Alpes contribue à l’enfoncement de la région de Venise, ensuite comblée par des sédiments.
Des glaçons reliés par un fil s’enfoncent ensemble lorsqu’on en tire un
★ À maîtriser
Compléments
Les limites divergentes correspondent notamment aux dorsales, tandis que les limites convergentes comprennent les zones de subduction et de collision.
Le magmatisme se rencontre aux limites divergentes et convergentes ; certaines limites convergentes présentent surtout du plutonisme plutôt que du volcanisme représenté sur les cartes.
Un volcanisme intraplaque peut être associé à des points chauds, notamment près de La Réunion, des îles Kerguelen, du Massif central et de l’Eifel.
Divergence : les plaques s’écartent ; convergence : elles se rapprochent
★ À maîtriser
Aux dorsales, la fusion du manteau produit du magma qui remonte et refroidit pour former du basalte en surface et du gabbro en profondeur ; l’expansion océanique éloigne ensuite ces roches de part et d’autre de la dorsale.
Les dorsales présentent une divergence des plaques, des failles normales et un flux géothermique élevé ; leur succession de failles normales peut former un fossé d’effondrement ou rift axial.
À une dorsale, la remontée rapide du manteau entraîne une baisse de pression sans échange thermique important avec l’environnement ; cette décompression adiabatique peut faire franchir le solidus et provoquer la fusion.
Compléments
📐 Formule - Le flux géothermique est le produit de la conductivité thermique par le gradient géothermique : .
Décompression → fusion → basalte et gabbro → expansion du plancher
★ À maîtriser
En refroidissant, les minéraux de certains basaltes et gabbros acquièrent une aimantation thermorémanente qui enregistre la direction et l’orientation du champ magnétique terrestre au moment de leur formation.
La polarité du champ magnétique terrestre s’inverse au cours du temps ; le cours situe une inversion vers 0,7 million d’années et indique qu’à 0,9 million d’années le champ avait l’orientation opposée à l’actuelle.
La croûte océanique formée à une dorsale enregistre alternativement les périodes de polarité normale et inversée ; les bandes magnétiques obtenues sont disposées de façon symétrique de part et d’autre de la dorsale.
📌 Une anomalie magnétique positive correspond à une aimantation des roches dans le sens du champ actuel, tandis qu’une anomalie négative correspond à une aimantation de sens opposé.
Compléments
Anomalie positive : polarité enregistrée normale ; négative : polarité inversée
Les failles transformantes segmentent les dorsales ; leur orientation indique la direction des vecteurs de vitesse relatifs des plaques.
Une plaque en rotation autour d’un axe d’Euler possède une vitesse angulaire constante sur la plaque, mais sa vitesse linéaire est plus grande loin du pôle et maximale à l’équateur d’Euler.
📐 Formule - La vitesse linéaire d’un point en rotation est égale au produit de sa vitesse angulaire par sa distance à l’axe : .
★ À maîtriser
Compléments
📌 Les séismes de subduction peuvent être compressifs au contact des plaques, extensifs dans la zone de flexure et extensifs dans la plaque entraînée vers le bas ; une compression peut aussi survenir lorsque la plaque bute contre le manteau inférieur.
La mesure des profondeurs des foyers sismiques et de leurs distances en surface permet de calculer le pendage du slab, notamment à l’aide de la tangente de l’angle.
En tomographie sismique, une vitesse supérieure de 5 % à la vitesse théorique attendue d’après le modèle PREM est présentée comme un exemple d’accélération des ondes dans une zone étudiée.
★ À maîtriser
📌 Les séismes d’une zone de subduction peuvent être compressifs au contact des plaques et au niveau du manteau inférieur, mais extensifs dans la zone de flexure et dans la plaque étirée vers le bas.
Compléments
📐 Formule - Le pendage du panneau subduit se calcule à partir de la tangente de l’angle, égale à la distance verticale divisée par la distance horizontale : .
★ À maîtriser
Compléments
La croûte océanique a une épaisseur d’environ 5 à 6 km, tandis que la densité moyenne de la colonne lithosphérique augmente avec la proportion croissante de manteau.
Dans l’exercice du cours, le calcul indique qu’une lithosphère devient plus dense que l’asthénosphère après environ 28 millions d’années.
📌 Une lithosphère océanique dense peut ne pas s’enfoncer immédiatement en raison de sa rigidité et de son attachement à une lithosphère continentale moins dense, mais une rupture peut amorcer la subduction.
Refroidissement → épaississement du manteau lithosphérique → densification → enfoncement.
★ À maîtriser
Lors de la subduction, les roches métamorphisées de la croûte et du manteau lithosphérique perdent l’eau de leurs minéraux hydratés, notamment les amphiboles, la serpentine et les argiles, ce qui hydrate le coin mantellique.
L’eau apportée au coin mantellique abaisse le solidus de la péridotite et permet sa fusion à une température où une péridotite sèche ne fondrait pas.
Compléments
Le magma produit dans le coin mantellique remonte et peut former des roches volcaniques ou plutoniques.
Les roches plus acides citées sont :
Les minéraux hydratés libèrent H₂O, qui abaisse le solidus et favorise la fusion.
★ À maîtriser
Les subductions de type chilien associent un faible pendage du slab à une compression de la plaque chevauchante, un fort couplage mécanique, des reliefs importants et de nombreuses failles inverses.
Les subductions de type marianais associent un fort pendage du slab à son retrait (rollback), à l’extension de la plaque chevauchante et parfois à la formation d’un bassin arrière-arc de croûte océanique.
La convergence désigne le rapprochement de plaques, tandis que la compression désigne une contrainte qui raccourcit un matériau ; une zone convergente peut donc comporter de l’extension sur la plaque chevauchante.
Compléments
📌 Les subductions chiliennes présentent souvent des prismes d’accrétion et une flexure relativement douce, tandis que les subductions marianaises sont davantage associées à l’érosion tectonique, à l’absence de prisme d’accrétion et à une flexure prononcée.
Pendage faible : compression ; pendage fort : rollback et extension.
★ À maîtriser
Lors d’une collision continentale, la croûte continentale peu dense résiste à la subduction ; elle peut être entraînée en subduction forcée, se fracturer et former des écailles crustales et de grands chevauchements.
Les chaînes de collision présentent des failles inverses, des chevauchements et des nappes de charriage qui traduisent le raccourcissement crustal.
Compléments
Les collisions continentales peuvent préserver des fragments de croûte océanique pris dans des sutures ophiolitiques.
Parmi les structures associées aux chaînes de collision figurent : de grands décrochements, des bassins flexuraux liés à la charge des chevauchements, des bassins associés à l’extension
L’obduction est un régime de convergence où des fragments de lithosphère océanique chevauchent la lithosphère continentale, comme dans l’ophiolite d’Oman évoquée dans le cours G1.
★ À maîtriser
📌 La vitesse absolue d’une plaque est mesurée dans un référentiel fixe, ici le référentiel des points chauds, tandis que la vitesse relative décrit son mouvement par rapport à une autre plaque.
Les anomalies magnétiques et l’âge de la croûte océanique de part et d’autre d’une dorsale permettent de calculer les vitesses d’expansion ; si l’expansion est symétrique, la vitesse relative totale est le double de la vitesse mesurée d’un côté.
Le GPS détermine la position d’un repère par triangulation à partir des distances aux satellites, calculées avec la vitesse du signal et ses temps d’émission et de réception ; le suivi temporel des positions fournit les vitesses.
Pour calculer une vitesse GPS, on traite séparément les composantes en latitude et en longitude, puis on calcule la norme du vecteur avec le théorème de Pythagore ; pour une vitesse relative, on soustrait les composantes de même sens et on additionne celles de sens opposés.
Compléments
Un point chaud fixe peut produire, au fil du déplacement de la plaque sus-jacente, une succession de volcans qui révèle le mouvement absolu de cette plaque.
La chaîne hawaïenne permet d’estimer un déplacement de plaque de 9 cm par an entre 65 et 44 millions d’années, et son coude a aussi été interprété comme la migration du point chaud plutôt que comme un changement de direction de la plaque.
Absolu : référentiel fixe ; relatif : déplacement d’une plaque par rapport à une autre.
★ À maîtriser
Le nombre de Rayleigh calculé pour le manteau sous-lithosphérique dépasse largement la valeur théorique de 2 000, ce qui indique que la convection y est possible.
La tomographie sismique révèle des zones chaudes et froides dans le manteau, une hétérogénéité compatible avec la convection plutôt qu’avec une conduction seule latéralement homogène.
Compléments
Les anomalies du géoïde à grande longueur d’onde indiquent des hétérogénéités de densité dans le manteau, mais leur interprétation précise comme mouvements convectifs reste délicate.
La tomographie anisotrope exploite les différences de vitesse des ondes selon l’orientation des cristaux d’olivine étirés pour inférer la direction du mouvement mantellique, avec une corrélation parfois imparfaite avec le déplacement des plaques.
★ À maîtriser
📌 La modélisation analogique reproduit des mouvements à l’aide de matériaux physiques, tandis que la modélisation numérique fait évoluer sur ordinateur des cellules auxquelles sont appliquées des lois physiques.
📌 La subduction des plaques froides et denses peut entraîner la convection, tandis que les remontées convectives peuvent aussi contribuer au mouvement des plaques en favorisant l’ouverture des dorsales.
📌 Le régime de convection mantellique reste débattu : il peut être globalement mélangé, compartimenté entre manteau supérieur et inférieur, ou combiner les deux comportements selon les zones.
Compléments
Dans les modèles de convection décrits, la couche limite superficielle refroidit par conduction puis plonge, tandis que des remontées passives compensent la matière descendue et que le chauffage basal peut produire d’autres remontées.
Les observations tomographiques montrent des matériaux froids plongeants en subduction, de petites remontées sous les dorsales et des remontées profondes sous certains points chauds comme Hawaï et Tahiti.
La poussée de la dorsale, ou glissement gravitaire, correspond à la tendance de la lithosphère à glisser sur l’asthénosphère depuis la dorsale sous l’effet de son poids, et constitue un moteur secondaire proposé de la tectonique des plaques.
Les plaques froides plongent et entraînent la convection ; les remontées compensent leur descente.
| Type | Pendage et contrainte | Marqueurs |
|---|---|---|
| Chilien | Pendage faible, compression | Fort couplage, reliefs, failles inverses, prismes d’accrétion fréquents |
| Marianais | Pendage fort, rollback et extension | Érosion tectonique, prismes d’accrétion absents, flexure prononcée, bassins arrière-arc possibles |
| Méthode | Échelle et référentiel | Donnée exploitée |
|---|---|---|
| Chaînes de points chauds | Géologique, absolu | Alignement des volcans successifs |
| Anomalies magnétiques et âge du plancher | Géologique, relatif | Distances et âges de part et d’autre d’une dorsale |
| GPS | Instantané, absolu ou relatif | Évolution des positions des repères et calcul vectoriel |
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1. Comment distingue-t-on les deux grands types de mouvements verticaux de la lithosphère ?
2. Comment des granites formés à 10 à 15 km de profondeur se retrouvent-ils à l’affleurement dans le Massif armoricain ?
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Quels mouvements verticaux comprend la lithosphère ?
Des soulèvements et des affaissements, appelés subsidence.
À quelle profondeur se sont formés les granites aujourd’hui affleurant dans le Massif armoricain ?
Entre 10 et 15 km de profondeur.
De quelle profondeur à quelle profondeur la lithosphère océanique s’enfonce-t-elle en 120 millions d’années ?
D’environ 3 km à environ 6 km.
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