Fiche de révision : Écologie politique et droits du vivant

Plan du Cours

  1. Définir le vivant et la politique
  2. La mise à l’agenda politique
  3. Les entrepreneurs de cause scientifiques
  4. Les mobilisations de la société civile
  5. Les médias et la visibilité publique
  6. Le vivant avant l’écologie politique
  7. La naissance de l’écologie politique
  8. La création des Verts
  9. L’intégration partisane du vivant
  10. Les divisions partisanes contemporaines
  11. L’antispécisme et la sentience
  12. Réformisme et abolitionnisme animalistes
  13. Les animaux comme sujets de droit
  14. Les droits de la nature et la Mar Menor

Repères chronologiques

  1. 1947Le Plan de modernisation et d’équipement, ou plan Jean Monnet, visait à moderniser l’industrie française, développer les infrastructures et stimuler la croissance économique.
  2. 1969Survival International défend les droits des peuples autochtones, leurs territoires et leurs modes de vie.
  3. 1989Les Verts ont commencé à obtenir des résultats significatifs aux élections européennes.
  4. 1999La presse nationale a médiatisé le « scandale des abeilles » en reliant le déclin des pollinisateurs à l’alimentation humaine.
  5. 2007Hervé Kempf a créé Reporterre, média en ligne consacré à l’actualité écologique et sociale.
  6. 2014Sous pression, le gouvernement brésilien a expulsé des exploitants forestiers de la réserve Awá.
  7. 2016Des vidéos de maltraitance tournées dans des abattoirs français ont conduit à la fermeture temporaire de certains sites et à la création d’une commission d’enquête parlementaire.
  8. 2018L’Union européenne a interdit l’utilisation de plusieurs néonicotinoïdes, tandis que la France a négocié des dérogations à cette interdiction.
  9. 2021La CAOPA a dénoncé les accords de pêche entre le Sénégal et l’Union européenne, accusés de favoriser les flottes industrielles européennes au détriment des pêcheurs locaux.

1. Définir le vivant et la politique

Notions clés & Définitions

  • Vivant : Êtres constitués de cellules, dotés d’un métabolisme, capables de répondre à leur environnement, de se reproduire, de transmettre une information génétique et d’évoluer au fil des générations.
  • Politique : Activités d’organisation, de fonctionnement et de régulation de la vie en société, institutions qui organisent le pouvoir et luttes entre groupes pour influencer les règles collectives.

Points essentiels

  • Le vivant comprend notamment :
    • les humains
    • les autres animaux
    • les végétaux
    • les bactéries

📌 Chez Aristote, l’âme végétative caractérise les plantes, l’âme sensitive les animaux et l’âme rationnelle les humains.

  • Le PNACC-3 prévoit 52 mesures et 200 actions pour adapter les territoires, protéger la biodiversité et réduire les vulnérabilités face aux extrêmes climatiques.

2. La mise à l’agenda politique

★ À maîtriser

  • Les problèmes sociaux sont construits par les humains et leur perception guide l’action publique.

  • La mise à l’agenda politique suit trois étapes : l’objectivation d’une situation, sa problématisation comme problème public, puis sa politisation par la prise en charge des gouvernants.

Compléments

  • Des recherches menées dès les années 1990-2000, notamment à l’INRA, ont montré que les néonicotinoïdes perturbent l’orientation et la survie des abeilles et contribuent au déclin des colonies.

  • Le déclin des pollinisateurs a été problématisé comme un enjeu : écologique, économique, en raison des pertes agricoles, sanitaire, en raison des risques pour la sécurité alimentaire, social, en raison des inquiétudes des apiculteurs

Astuce mémo

Objectiver, problématiser, puis politiser : du fait à l’action publique.

3. Les entrepreneurs de cause scientifiques

Notions clés & Définitions

  • Entrepreneurs de cause : Individus, associations ou collectifs qui transforment un problème en cause publique et militent pour son inscription à l’agenda politique.
  • Tourbière : Écosystème humide où des végétaux morts s’accumulent lentement et se décomposent mal en raison du manque d’oxygène.

★ À maîtriser

  • La science objectivise les phénomènes par la mesure et l’analyse, et sa dimension prédictive permet de modéliser les effets des activités humaines et de comparer des scénarios politiques.

  • Les tourbières stockent deux fois plus de carbone que toutes les forêts mondiales réunies, et leur destruction émet notamment du CO₂ et du méthane.

📌 Le choix d’un objet de recherche et la diffusion de ses résultats peuvent rendre certains enjeux du vivant visibles et politiquement mobilisables, car la connaissance scientifique n’est pas neutre. - Georges Canguilhem, La connaissance de la vie, 1952

Compléments

  • Les entrepreneurs de cause influencent le référentiel des gouvernants, c’est-à-dire leur représentation de la réalité, afin d’orienter leur action.

  • Le GIEC, créé en 1988 par l’ONU, synthétise et évalue des milliers d’études scientifiques sans produire lui-même de recherches originales.

  • Les travaux de Jane Goodall sur la vie sociale et l’apprentissage des chimpanzés ont contribué à les présenter comme des êtres sensibles dignes d’être protégés pour leur valeur intrinsèque.

Astuce mémo

La science mesure et prédit ; son autorité légitime aussi les enjeux dans l’espace public.

4. Les mobilisations de la société civile

Notions clés & Définitions

  • Société civile : Organisations indépendantes de l’État et du marché qui participent à la vie sociale et politique sans exercer directement de pouvoir législatif, comme les associations, ONG, syndicats et groupements citoyens.

★ À maîtriser

  • Les motifs de protection du vivant peuvent être :
    • écologiques
    • éthiques
    • sociaux
    • économiques ou professionnels

📌 Ferus défend la valeur intrinsèque du loup et sa cohabitation avec les humains, tandis que les collectifs d’éleveurs comme la Coordination rurale invoquent les pertes de bétail, les coûts de protection et la défense du pastoralisme.

Compléments

  • La SEOR, basée à Saint-Denis de La Réunion, défend depuis 1997 les oiseaux endémiques et indigènes de l’île, notamment le Pétrel de Barau, le Puffin de Baillon et le Tuit-tuit.

  • L214 rend visible la souffrance animale dans les élevages industriels et les abattoirs par des enquêtes filmées et défend les animaux comme des êtres sensibles au sens de l’article L214 du Code rural.

  • La CAOPA, créée en 2010 à Banjul, fédère des organisations professionnelles de pêche artisanale de plus de 15 pays africains et défend leurs intérêts face aux menaces environnementales.

  • Depuis le 7 mars 2025, dans la convention de Berne, le loup est passé du statut d’espèce strictement protégée à celui d’espèce protégée ; ce déclassement ne permet pas, à lui seul, de l’abattre sans autorisation en France, notamment si un troupeau est menacé.

5. Les médias et la visibilité publique

★ À maîtriser

  • Les médias rendent un problème audible et visible, traduisent les savoirs scientifiques en langage accessible, mobilisent l’opinion et peuvent accroître la pression sur les décideurs.

Compléments

  • Dans La science en action (1987), Bruno Latour souligne que les faits scientifiques deviennent publics lorsqu’ils sont traduits dans un langage compréhensible et médiatisé.

  • Entre 1999 et 2015, près de 150 000 orangs-outans de Bornéo ont disparu, en grande partie à cause de la déforestation liée aux plantations d’huile de palme.

6. Le vivant avant l’écologie politique

★ À maîtriser

  • Avant les années 1970, les partis politiques français privilégiaient la reconstruction, la modernisation industrielle et la gestion des inégalités, tandis que les enjeux environnementaux restaient marginaux.

  • Les politiques agricoles d’après-guerre ont favorisé :

    • la mécanisation
    • les engrais et pesticides chimiques
    • l’agrandissement des exploitations
    • l’abattement des haies
    • le drainage des zones humides

📌 Avant les années 1970, le vivant était principalement intégré à la politique comme une ressource au service de la sécurité alimentaire et du développement humain, plutôt que pour sa valeur intrinsèque ou écologique.

Compléments

  • La recherche publique a contribué à la sélection d’espèces animales et végétales destinées à augmenter la productivité agricole.

  • La modernisation agricole a drainé des zones humides, réduit la diversité des espèces et accru la pollution des sols, bouleversant les écosystèmes.

Astuce mémo

Avant les années 1970, le vivant est surtout une ressource productive, non une valeur écologique à protéger.

7. La naissance de l’écologie politique

★ À maîtriser

  • Les crises environnementales liées à l’industrialisation et à l’agriculture intensive, notamment la pollution de l’air et de l’eau, la déforestation et la perte de biodiversité, ont favorisé l’émergence d’une écologie politique structurée dans les années 1970.

  • Dans Silent Spring (1962), Rachel Carson a documenté les effets du DDT et d’autres pesticides sur les écosystèmes et la santé humaine, notamment leur toxicité pour des espèces non ciblées et les risques de cancers et de maladies chroniques.

  • La candidature de René Dumont à l’élection présidentielle française de 1974 a inscrit les enjeux écologiques dans le débat public national, malgré son score de 1,32 % des suffrages.

Compléments

  • Dans Silent Spring, Rachel Carson défend l’idée que la nature possède une valeur intrinsèque et que la préservation des écosystèmes est liée au bien-être humain.

  • Greenpeace a été fondée en 1971 et France Nature Environnement a été créée en 1970 à partir de la fédération d’associations naturalistes.

  • L’État a créé un ministère de la Protection de la nature et de l’Environnement en 1971, devenu ministère de l’Environnement et du Cadre de vie en 1978, puis ministère de l’Environnement en 1981.

Astuce mémo

Un printemps silencieux fait entendre l’alerte écologique dans l’espace public.

8. La création des Verts

★ À maîtriser

  • Les Verts ont été fondés en janvier 1984 par la fusion de groupes écologistes auparavant organisés notamment autour du Parti écologiste et de la Confédération écologiste.

Compléments

  • Les clivages portaient sur : la décision verticale ou horizontale, le rôle des représentants, le neutralisme ou le soutien au bloc de l’Ouest pendant la guerre froide, la proximité avec les partis de gauche

  • La création d’un parti unifié visait à stabiliser les relations entre courants, à mobiliser conjointement sous une même étiquette et à rendre les revendications plus audibles.

9. L’intégration partisane du vivant

★ À maîtriser

  • Les partis traditionnels ont intégré les enjeux du vivant pour séduire les électeurs écologistes, répondre aux crises environnementales et éviter de laisser leur monopole politique aux Verts.

  • La gauche a d’abord abordé les enjeux environnementaux sous les angles social et sanitaire, tandis que la droite les a abordés sous l’angle patrimonial et de la sauvegarde des paysages et des modes de vie ruraux.

Compléments

  • Le programme de François Mitterrand pour l’élection présidentielle de 1981 prévoyait la protection des espaces naturels, la lutte contre la pollution et une réflexion sur les énergies renouvelables.

  • Le PCF a mis en avant les effets des pollutions industrielles sur les travailleurs, leur protection et les différences d’exposition à la pollution selon le milieu social.

  • La loi Littoral a été adoptée en 1986 sous le gouvernement de Jacques Chirac pour protéger les espaces côtiers contre l’urbanisation et préserver leur patrimoine naturel et leur mode de vie.

  • Le programme proposait : des zones protégées pour sauvegarder la faune et la flore, la défense et l’extension des parcs naturels régionaux, un contrôle accru de la pollution des nappes phréatiques

Astuce mémo

À gauche, santé et justice sociale ; à droite, patrimoine et paysages.

10. Les divisions partisanes contemporaines

★ À maîtriser

  • Les divergences portent sur : la place de la protection du vivant dans les programmes, les objectifs environnementaux, les moyens choisis pour atteindre ces objectifs, l’ampleur et le rôle de l’État, la répartition sociale du financement de la transition

  • Le programme proposait : l’interdiction des pesticides les plus nocifs, un moratoire sur les mégabassines, le soutien à l’agroécologie, le développement massif des énergies renouvelables, une gestion publique de l’eau

  • Le Parti animaliste, fondé en France en 2016, adopte une approche antispéciste centrée sur la défense des animaux et milite pour leur reconnaissance comme sujets de droit.

Compléments

  • Le Nouveau Front populaire associait ses objectifs écologiques, dont la protection des écosystèmes et la neutralité carbone, à la justice environnementale pour les ménages modestes.

  • En 2024, Ensemble a défendu une croissance économique soutenue par la technologie, avec le nucléaire comme pilier de la transition énergétique et un encouragement aux énergies renouvelables.

  • Les Républicains privilégient la compétitivité économique et la limitation des investissements publics, soutiennent la prolongation des réacteurs nucléaires et encadrent le développement des énergies renouvelables, notamment pour défendre les paysages.

  • Le Rassemblement national présente peu la protection du vivant comme une priorité et privilégie un discours de défense des paysages et des modes de vie traditionnels, ainsi que de rejet des normes écologiques contraignantes.

  • Le programme propose : l’interdiction de l’élevage industriel, la vidéosurveillance dans les abattoirs et laboratoires, l’interdiction de la production de fourrure, l’interdiction du broyage des poussins mâles

  • Le Partij voor de Dieren, créé aux Pays-Bas en 2002, est le premier parti animaliste à être entré dans un parlement national, avec deux députés élus en 2006.

11. L’antispécisme et la sentience

Notions clés & Définitions

  • Spécisme : Consiste à accorder une valeur morale supérieure aux humains du seul fait de leur appartenance à l’espèce humaine, ce qui justifie des droits inégaux entre espèces.
  • Antispécisme : Valérie Giroux, L’antispécisme, 2020 - Est une position éthique qui refuse de hiérarchiser les êtres vivants selon leur appartenance biologique.
  • Sentience : La capacité d’un être vivant à ressentir des émotions, de la douleur et du bien-être, c’est-à-dire à être affecté positivement ou négativement.

Points essentiels

  • Les justifications reposent sur :

    • l’intelligence
    • le langage
    • la rationalité
  • Les pratiques remises en cause comprennent :

    • l’élevage
    • la pêche
    • la chasse
    • l’expérimentation sur les animaux
    • les zoos
    • les cirques
    • les animaux de compagnie

Astuce mémo

Le spécisme hiérarchise selon l’espèce ; l’antispécisme refuse cette hiérarchie.

12. Réformisme et abolitionnisme animalistes

★ À maîtriser

📌 L’antispécisme réformiste cherche à réduire la souffrance animale sans abolir à court terme toute exploitation, tandis que l’antispécisme abolitionniste juge injustifiable toute exploitation animale au service des humains.

Compléments

  • Les réformistes soutiennent notamment :

    • la réduction de la densité d’élevage
    • l’accès des animaux à l’extérieur
    • l’amélioration des conditions de transport
    • l’amélioration des conditions d’abattage
  • Les réformes du courant réformiste sont jugées plus faciles à obtenir politiquement, mais elles risquent de légitimer l’exploitation en la rendant plus humaine.

  • Les abolitionnistes promeuvent le véganisme et revendiquent des droits fondamentaux pour les animaux, notamment le droit à la vie et le droit à ne pas être exploités.

Astuce mémo

Réformer les conditions d’exploitation ou abolir toute exploitation.

13. Les animaux comme sujets de droit

★ À maîtriser

  • Bruno Villalba explore l’idée que les animaux puissent être reconnus comme sujets de droit et que leurs intérêts soient représentés, sans leur attribuer une citoyenneté au sens classique. - « Vers une citoyenneté des animaux ? », 2021

Compléments

  • L’éthologie a révélé que les animaux peuvent ressentir, adopter des comportements complexes et manifester une singularité, ce qui permet de les considérer comme des individus ayant des intérêts défendables.

  • La reconnaissance des animaux comme sujets de droit soulève des questions pratiques de représentation, de communication de leurs intérêts et de détermination de leurs besoins spécifiques.

  • Les normes de protection animale restent souvent subordonnées aux intérêts économiques, et les animaux sont d’autant plus protégés qu’ils sont la propriété des humains.

  • La crise écologique met en évidence la vulnérabilité partagée et l’interdépendance des vivants humains et non humains, qui dépendent d’un environnement commun. - Bruno Villalba, « Vers une citoyenneté des animaux ? », 2021

14. Les droits de la nature et la Mar Menor

★ À maîtriser

  • La reconnaissance juridique de la nature nécessite de déterminer qui peut la représenter et comment ses intérêts peuvent être définis et défendus.

  • En septembre 2022, l’Espagne a adopté une loi reconnaissant à la lagune de Mar Menor et à son bassin versant une personnalité juridique et des droits propres.

  • La reconnaissance de droits à la nature déplace le droit d’une approche centrée sur les humains vers une approche écocentrique et peut imposer des mécanismes de protection et des limites aux activités humaines.

Compléments

  • Les États et régions cités sont (Claire Legros, 2022) :

    • l’Équateur
    • l’Ouganda
    • l’Inde
    • la Nouvelle-Zélande
  • Une initiative citoyenne portée notamment par Teresa Vicente a recueilli plus de 600 000 signatures en faveur de la personnalité juridique de la Mar Menor et de son bassin versant.

  • La loi reconnaît à la Mar Menor le droit :

    • d’exister comme écosystème
    • d’évoluer naturellement
    • d’être protégée
    • d’être conservée
    • d’être restaurée
  • La gouvernance prévoit : des gardiens représentant les pouvoirs publics, les citoyens et les scientifiques, une commission de surveillance, des comités scientifiques, la possibilité pour toute personne physique ou morale d’agir en justice au nom de l’écosystème

  • La Mar Menor est le premier écosystème reconnu légalement comme sujet de droit en Europe, mais l’effectivité de ses droits reste incertaine faute de mécanismes de contrôle, de ressources de restauration et de sanctions clairement définis.

Tableaux de synthèse

Courants antispécistes

CourantObjectifMoyens
RéformisteRéduire la souffrance sans abolir à court terme l’exploitationAméliorer élevage, transport et abattage
AbolitionnisteMettre fin à toute exploitation animalePromouvoir le véganisme et des droits fondamentaux

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Écologie politique et droits du vivant avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Quelle combinaison de caractéristiques permet de définir biologiquement un être vivant ?

2. Un collectif cherche à modifier une règle commune, tandis que des institutions organisent l’exercice du pouvoir : quelle notion englobe ces activités, ces institutions et ces luttes ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Écologie politique et droits du vivant avec 10 flashcards interactives.

Quels êtres sont compris dans le vivant, selon la définition donnée ?

Les êtres constitués de cellules.

Comment la perception des problèmes sociaux influence-t-elle l’action publique ?

Elle guide l’action publique.

Quelles sont les trois étapes de la mise à l’agenda politique ?

Objectivation, problématisation, puis politisation.

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