QCM : Écoulements à surface libre — 64 questions

Questions et réponses du QCM

1. Dans un canal à surface libre, que représente la surface libre ?

La zone centrale de l’écoulement, où la vitesse est généralement maximale
La paroi latérale du canal, où la pression varie avec la rugosité
L’interface entre l’air et l’eau, où la pression est généralement atmosphérique
La limite entre l’eau et le fond, où la pression est généralement nulle

L’interface entre l’air et l’eau, où la pression est généralement atmosphérique

Explication

La surface libre sépare l’air et l’eau, et la pression y est généralement égale à la pression atmosphérique. La limite avec le fond correspond au contact solide-fluide, et non à la surface libre.

2. Un écoulement dans un canal est-il permanent lorsque sa vitesse et sa profondeur restent constantes au cours du temps ?

Non, car un écoulement permanent exige une variation régulière de la profondeur
Non, car toute variation de vitesse entre deux sections rend l’écoulement non-permanent
Oui, mais seulement lorsque la section du canal varie dans le sens de l’écoulement
Oui, car la vitesse et la profondeur ne varient pas avec le temps

Oui, car la vitesse et la profondeur ne varient pas avec le temps

Explication

Un écoulement est permanent lorsque la vitesse et la profondeur restent invariables dans le temps. Une variation entre deux sections concerne plutôt l’uniformité spatiale et ne suffit pas à caractériser le régime temporel.

3. Quelle situation caractérise un écoulement uniforme dans un canal ?

Les paramètres hydrauliques restent constants d’une section à l’autre et les pentes du fond et de la surface libre sont parallèles
La surface libre présente une rupture brusque alors que la pente du fond demeure constante
La profondeur varie avec le temps tandis que la vitesse moyenne reste constante dans chaque section
Les paramètres hydrauliques changent entre les sections, mais la pression reste atmosphérique à la surface

Les paramètres hydrauliques restent constants d’une section à l’autre et les pentes du fond et de la surface libre sont parallèles

Explication

L’écoulement uniforme conserve ses paramètres d’une section à l’autre et possède des lignes de pente du fond et de la surface libre parallèles. Des changements spatiaux des paramètres correspondent à un écoulement non-uniforme.

4. Comment distingue-t-on un écoulement graduellement varié d’un écoulement rapidement varié ?

Le premier possède une surface libre horizontale, tandis que le second possède une surface libre inclinée
Le premier change lentement entre les sections, tandis que le second change brusquement près d’une singularité
Le premier varie avec le temps, tandis que le second reste constant pendant toute la durée de l’écoulement
Le premier produit des tourbillons, tandis que le second conserve un filet coloré rectiligne

Le premier change lentement entre les sections, tandis que le second change brusquement près d’une singularité

Explication

Un écoulement graduellement varié évolue lentement d’une section à l’autre, alors qu’un écoulement rapidement varié subit une modification brusque, parfois avec une discontinuité. La distinction porte donc sur l’échelle spatiale de la variation.

5. Que désigne la surface mouillée dans la section transversale d’un canal ?

La portion de la section transversale occupée par le fluide
La largeur horizontale de l’eau mesurée à la surface libre
La longueur du contour solide en contact avec l’eau
La distance verticale entre le fond du canal et la surface libre

La portion de la section transversale occupée par le fluide

Explication

La surface mouillée est l’aire de la section transversale occupée par le fluide. La largeur en surface correspond à la largeur au miroir, tandis que le contour en contact avec l’eau est le périmètre mouillé.

6. Quelle propriété définit un canal prismatique ?

Sa largeur au miroir varie régulièrement tandis que sa rugosité change avec la profondeur
Sa profondeur et sa vitesse restent constantes dans le sens de l’écoulement
Sa section, sa pente et sa rugosité restent constantes dans le sens de l’écoulement
Son débit et sa surface libre restent constants pour toutes les conditions d’écoulement

Sa section, sa pente et sa rugosité restent constantes dans le sens de l’écoulement

Explication

Un canal prismatique conserve une géométrie, une pente et une rugosité constantes le long de son axe. Ses caractéristiques hydrauliques, comme la profondeur ou la vitesse, peuvent toutefois varier.

7. Un canal possède une surface mouillée de 12 m212\ \text{m}^2 et un périmètre mouillé de 8 m8\ \text{m}. Quel est son rayon hydraulique ?

0,67 m0{,}67\ \text{m}
20 m20\ \text{m}
1,5 m1{,}5\ \text{m}
4 m4\ \text{m}

$$1{,}5\ \text{m}$$

Explication

Le rayon hydraulique se calcule par Rh=SPR_h = \frac{S}{P}, donc Rh=128=1,5 mR_h = \frac{12}{8} = 1{,}5\ \text{m}. La valeur 4 m4\ \text{m} correspondrait à la moitié de la surface, et non au rapport demandé.

8. Quel comportement indique un écoulement turbulent dans une expérience avec un filet coloré ?

Le filet forme des tourbillons et se mélange rapidement au fluide ambiant
Le filet demeure immobile tandis que la pression devient atmosphérique
Le filet reste rectiligne et parallèle à l’axe du tuyau
Le filet suit la paroi sans mélange malgré une vitesse moyenne élevée

Le filet forme des tourbillons et se mélange rapidement au fluide ambiant

Explication

Dans un écoulement turbulent, les tourbillons entraînent un mélange rapide du colorant avec le fluide environnant. Le filet rectiligne et parallèle caractérise au contraire un écoulement laminaire.

9. Que décrit la cascade d’énergie dans un écoulement turbulent ?

L’énergie passe des petits tourbillons aux plus grands, puis augmente la vitesse moyenne
L’énergie reste concentrée dans les gros tourbillons jusqu’à sa disparition par gravité
L’énergie est transférée directement du fond vers la surface libre par les forces visqueuses
L’énergie passe des gros tourbillons aux plus petits, puis est dissipée par viscosité

L’énergie passe des gros tourbillons aux plus petits, puis est dissipée par viscosité

Explication

La cascade d’énergie correspond au transfert progressif de l’énergie des grandes structures turbulentes vers des tourbillons plus petits, où les forces visqueuses la dissipent. Les petits tourbillons ne transmettent donc pas l’énergie vers les plus grands.

10. Dans un canal à surface libre, on mesure U=2 m/sU=2\ \text{m/s}, Rh=0,25 mR_h=0{,}25\ \text{m} et ν=1,0×10−6 m2/s\nu=1{,}0\times10^{-6}\ \text{m}^2/\text{s}. Quelle est la valeur du nombre de Reynolds ?

Re=500 000Re=500\,000
Re=2,5×10−7Re=2{,}5\times10^{-7}
Re=2 000 000Re=2\,000\,000
Re=8 000Re=8\,000

$$Re=500\,000$$

Explication

La relation est Re=URhνRe = \frac{U R_h}{\nu}, donc Re=2×0,251,0×10−6=500 000Re = \frac{2\times0{,}25}{1{,}0\times10^{-6}} = 500\,000. La valeur 8 0008\,000 résulte d’une combinaison incorrecte des grandeurs et des unités.

11. Quel régime correspond à un nombre de Reynolds Re=750Re=750 dans un canal à surface libre ?

Le régime laminaire
Le régime de transition
Le régime turbulent
Le régime rapidement varié

Le régime de transition

Explication

Pour un canal à surface libre, la plage 500<Re<1000500 < Re < 1000 correspond au régime de transition, donc Re=750Re=750 se situe dans cette plage. Le régime laminaire correspond aux valeurs inférieures à 500500, tandis que le régime turbulent commence au-delà de 10001000.

12. Comment calcule-t-on la vitesse moyenne UU dans une section d’écoulement de surface SS ?

U=1S∬SV dSU=\frac{1}{S}\iint_S V\,dS
U=1V∬SS dSU=\frac{1}{V}\iint_S S\,dS
U=S∬SV dSU=S\iint_S V\,dS
U=1S∬S1V dSU=\frac{1}{S}\iint_S \frac{1}{V}\,dS

$$U=\frac{1}{S}\iint_S V\,dS$$

Explication

La vitesse moyenne s’obtient en intégrant la vitesse locale sur toute la section, puis en divisant par l’aire SS. Multiplier par SS ou inverser la vitesse ne fournit pas une moyenne surfacique.

13. Quel profil vertical de vitesse décrit généralement un écoulement turbulent dans un canal ?

Un profil uniforme, avec la même vitesse à toute profondeur
Un profil parabolique caractéristique d’un écoulement laminaire
Un profil logarithmique, tel que u(z)=Aln⁡(z)+Bu(z)=A\ln(z)+B
Un profil linéaire, dont la pente reste constante sur la profondeur

Un profil logarithmique, tel que $$u(z)=A\ln(z)+B$$

Explication

Dans un écoulement turbulent, la vitesse varie généralement selon un profil logarithmique représenté par u(z)=Aln⁡(z)+Bu(z)=A\ln(z)+B. Le profil parabolique est plutôt associé à l’écoulement laminaire.

14. Dans un canal prismatique en régime permanent et uniforme, quelle expression donne la contrainte de cisaillement moyenne au fond ?

τ0=RhIρg\tau_0=\frac{R_h I}{\rho g}
τ0=ρgRhI\tau_0=\rho g R_h I
τ0=ρgIRh\tau_0=\rho g\frac{I}{R_h}
τ0=ρgRhI2\tau_0=\rho g R_h I^2

$$\tau_0=\rho g R_h I$$

Explication

La contrainte moyenne au fond est le produit de la masse volumique ρ\rho, de la gravité gg, du rayon hydraulique RhR_h et de la pente II. Une inversion du rayon hydraulique ou une puissance supplémentaire de la pente modifierait cette relation.

15. Quelle caractéristique associe correctement les lignes de courant et la pression dans un écoulement uniforme ?

Les lignes de courant sont fortement courbées et la pression est uniforme
Les lignes de courant sont sensiblement rectilignes et la pression est hydrostatique
Les lignes de courant sont hélicoïdales et la pression devient nécessairement négative
Les lignes de courant sont rectilignes et la pression varie selon un profil logarithmique

Les lignes de courant sont sensiblement rectilignes et la pression est hydrostatique

Explication

Dans un écoulement uniforme, les lignes de courant sont approximativement rectilignes et la pression dans une section droite est hydrostatique. Une forte courbure introduirait des effets centripètes absents de cette description.

16. Un écoulement vérifie U<cU<c, où cc est la célérité de l’onde de gravité : quel régime et quelle propagation sont alors possibles ?

Le régime est torrentiel et aucune onde ne peut remonter vers l’amont
Le régime est fluvial et une onde peut se propager vers l’amont
Le régime est critique et l’onde reste immobile par rapport au canal
Le régime est uniforme et l’onde se propage avec la vitesse moyenne

Le régime est fluvial et une onde peut se propager vers l’amont

Explication

La condition U<cU<c définit le régime fluvial et permet à une onde de gravité de remonter vers l’amont. L’égalité U=cU=c correspond au régime critique, tandis que le régime torrentiel exige U>cU>c.

17. Que signifie physiquement la condition U=cU=c dans un écoulement à surface libre ?

Le régime est uniforme et la pression devient constante
Le régime est fluvial et l’onde remonte vers l’amont
Le régime est critique et l’onde peut rester statique
Le régime est torrentiel et l’onde se déplace vers l’aval

Le régime est critique et l’onde peut rester statique

Explication

Lorsque la vitesse moyenne égale la célérité de l’onde, le régime est critique et une onde peut rester statique par rapport au canal. Le régime fluvial correspond à U<cU<c, et le régime torrentiel à U>cU>c.

18. Que se produit-il lorsque la vitesse de l’écoulement devient supérieure à la célérité de l’onde de gravité ?

Le régime devient fluvial et l’onde remonte plus rapidement vers l’amont
Le régime devient critique et l’onde reste immobile dans le canal
Le régime devient torrentiel et l’onde ne peut plus remonter vers l’amont
Le régime devient uniforme et l’onde perd toute influence sur l’écoulement

Le régime devient torrentiel et l’onde ne peut plus remonter vers l’amont

Explication

Pour U>cU>c, l’écoulement est torrentiel et une onde dirigée vers l’amont est entraînée vers l’aval. La condition critique correspond à l’égalité U=cU=c, tandis que la remontée d’une onde caractérise le régime fluvial.

19. Quelle expression définit la célérité cc d’une onde de gravité en fonction du diamètre hydraulique DhD_h ?

c=Dhgc=\sqrt{\frac{D_h}{g}}
c=gDhc=gD_h
c=gDhc=\sqrt{gD_h}
c=Dhgc=\frac{D_h}{g}

$$c=\sqrt{gD_h}$$

Explication

La célérité de l’onde de gravité est c=gDhc=\sqrt{gD_h}, ce qui relie la propagation de l’onde à la gravité et à la géométrie hydraulique. La vitesse moyenne UU décrit le déplacement de l’écoulement, et non la célérité de l’onde.

20. Dans un canal rectangulaire, comment s’exprime le nombre de Froude en fonction de la vitesse moyenne UU et de la profondeur hh ?

Fr=UghFr=\frac{U}{\sqrt{gh}}
Fr=ghUFr=\frac{gh}{U}
Fr=UghFr=\frac{U}{gh}
Fr=ghUFr=\frac{\sqrt{gh}}{U}

$$Fr=\frac{U}{\sqrt{gh}}$$

Explication

Dans un canal rectangulaire, le nombre de Froude compare la vitesse moyenne à la célérité des ondes et vaut Fr=UghFr=\frac{U}{\sqrt{gh}}. La hauteur critique est ensuite caractérisée par Fr=1Fr=1, mais elle ne définit pas la formule elle-même.

21. Comment classe-t-on un écoulement dont le nombre de Froude vaut Fr=1,3Fr=1{,}3 ?

Il est hydrostatique et sans propagation d’onde
Il est torrentiel ou supercritique
Il est critique ou à profondeur critique
Il est fluvial ou sous-critique

Il est torrentiel ou supercritique

Explication

Un nombre de Froude supérieur à un indique un écoulement torrentiel, également appelé supercritique. Le régime fluvial correspond à Fr<1Fr<1 et le régime critique à Fr=1Fr=1.

22. Dans un régime fluvial, à quelles vitesses les ondes se propagent-elles vers l’aval et vers l’amont par rapport au canal ?

Vers l’aval à U+cU+c et vers l’amont à U−cU-c
Vers l’aval à cc et vers l’amont à UU
Vers l’aval à U−cU-c et vers l’amont à U+cU+c
Vers l’aval à UU et vers l’amont à cc

Vers l’aval à $$U+c$$ et vers l’amont à $$U-c$$

Explication

Dans le régime fluvial, la vitesse d’une onde s’ajoute à celle de l’écoulement vers l’aval, donnant U+cU+c, et se retranche vers l’amont, donnant U−cU-c. Comme U<cU<c, cette dernière vitesse permet effectivement une propagation vers l’amont.

23. Quelle expression représente la charge totale dans un écoulement à surface libre sur une faible pente ?

E=z+Q22gS2E=z+\frac{Q^2}{2gS^2}
E=z+h−U22gE=z+h-\frac{U^2}{2g}
E=h+U22gE=h+\frac{U^2}{2g}
E=z+h+U22gE=z+h+\frac{U^2}{2g}

$$E=z+h+\frac{U^2}{2g}$$

Explication

La charge totale additionne la cote géométrique, la hauteur d’eau et la hauteur cinétique, ce qui donne cette expression pour une pente faible. La charge spécifique ne comprend pas la cote zz, car elle est mesurée par rapport au fond.

24. Un canal transporte un débit QQ dans une section mouillée SS, avec une hauteur d’eau hh ; quelle expression donne la charge spécifique ?

Hs=h−Q22gS2H_s=h-\frac{Q^2}{2gS^2}
Hs=z+Q22gS2H_s=z+\frac{Q^2}{2gS^2}
Hs=z+h+Q22gS2H_s=z+h+\frac{Q^2}{2gS^2}
Hs=h+Q22gS2H_s=h+\frac{Q^2}{2gS^2}

$$H_s=h+\frac{Q^2}{2gS^2}$$

Explication

La charge spécifique est référencée au fond et s’écrit comme la somme de la hauteur d’eau et de la hauteur cinétique. La cote géométrique zz appartient à la charge totale, pas à la charge spécifique.

25. À débit constant, comment deux hauteurs d’eau peuvent-elles correspondre à une même charge spécifique ?

Elles correspondent à deux hauteurs fluviales de pente différente.
Elles correspondent à une hauteur torrentielle et à une hauteur fluviale.
Elles correspondent à deux hauteurs critiques dans des sections différentes.
Elles correspondent à une hauteur critique et à une hauteur nulle.

Elles correspondent à une hauteur torrentielle et à une hauteur fluviale.

Explication

Pour un débit donné, la courbe de charge spécifique peut avoir deux hauteurs d’eau associées : l’une en régime torrentiel et l’autre en régime fluvial. Une même charge spécifique ne signifie donc pas que les deux états sont critiques.

26. Quelle condition caractérise la hauteur critique dans une section d’écoulement ?

Q2g=Sc3Bc\frac{Q^2}{g}=\frac{S_c^3}{B_c}
Q22g=ScBc\frac{Q^2}{2g}=S_cB_c
Qg=Sc2Bc\frac{Q}{g}=\frac{S_c^2}{B_c}
Q2g=Bc3Sc\frac{Q^2}{g}=\frac{B_c^3}{S_c}

$$\frac{Q^2}{g}=\frac{S_c^3}{B_c}$$

Explication

La hauteur critique correspond au minimum de la charge spécifique et vérifie la relation Q2/g=Sc3/BcQ^2/g=S_c^3/B_c. Inverser les rôles de la section critique et de la largeur au miroir ne respecte pas cette condition.

27. Quel enchaînement décrit un écoulement dénoyé sur un déversoir frontal ?

Il arrive en régime torrentiel, atteint la hauteur critique en amont, puis reste torrentiel.
Il arrive en régime torrentiel, reste critique sur le seuil, puis devient fluvial.
Il arrive en régime fluvial, atteint la hauteur critique au seuil, puis devient torrentiel.
Il arrive en régime fluvial, reste fluvial au seuil, puis devient critique.

Il arrive en régime fluvial, atteint la hauteur critique au seuil, puis devient torrentiel.

Explication

Sur un déversoir dénoyé, l’écoulement fluvial passe par la hauteur critique au niveau du seuil avant de devenir torrentiel. Dans cette configuration, la hauteur amont est déterminée par le débit, contrairement au cas noyé.

28. Quelle situation définit un écoulement noyé sur un déversoir frontal ?

La surface libre aval atteint la hauteur critique, et le débit dépend de la seule crête.
La surface libre aval dépasse la crête, et le débit dépend des hauteurs amont et aval.
La surface libre aval reste sous la crête, et le débit dépend de la seule hauteur amont.
La surface libre amont dépasse la crête, et l’écoulement devient torrentiel au seuil.

La surface libre aval dépasse la crête, et le débit dépend des hauteurs amont et aval.

Explication

Un écoulement est noyé lorsque la surface libre aval se trouve au-dessus de la crête du seuil ; il reste alors fluvial et dépend de h1h_1 et h2h_2. Le régime dénoyé, lui, est associé au passage par la hauteur critique et à une dépendance principalement liée au débit amont.

29. Selon le CETMEF, dans quel cas un seuil est-il considéré comme mince ?

Lorsque CH1<12\frac{C}{H_1}<\frac{1}{2}
Lorsque CH1>23\frac{C}{H_1}>\frac{2}{3}
Lorsque CH1>1\frac{C}{H_1}>1
Lorsque CH1=12\frac{C}{H_1}=\frac{1}{2}

Lorsque $$\frac{C}{H_1}<\frac{1}{2}$$

Explication

Le CETMEF qualifie le seuil de mince lorsque le rapport C/H1C/H_1 est inférieur à 1/21/2. Un rapport supérieur à 2/32/3 correspond à un seuil épais, tandis que l’intervalle intermédiaire demande une étude spécifique.

30. Quelle loi approchée peut être utilisée pour estimer le débit d’un déversoir frontal rectangulaire dénoyé ?

Q≈0,42Bh1 gQ\approx0{,}42B\sqrt{h_1}\,g
Q≈0,42B2h13/2gQ\approx0{,}42B^2h_1^{3/2}\sqrt{g}
Q≈0,42Bh13/2gQ\approx0{,}42Bh_1^{3/2}\sqrt{g}
Q≈0,42Bh12gQ\approx0{,}42Bh_1^{2}\sqrt{g}

$$Q\approx0{,}42Bh_1^{3/2}\sqrt{g}$$

Explication

La valeur moyenne couramment adoptée pour ce déversoir est Q≈0,42Bh13/2gQ\approx0{,}42Bh_1^{3/2}\sqrt{g}. L’exposant 3/23/2 porte sur la hauteur amont, tandis que la largeur intervient linéairement.

31. Quel comportement caractérise une vanne dénoyée ?

Elle crée un ressaut aval et rend le débit indépendant de la hauteur amont.
Elle reçoit un écoulement torrentiel, le ralentit et produit un écoulement fluvial aval.
Elle reçoit un écoulement fluvial, l’accélère et produit un écoulement torrentiel aval.
Elle reste en régime fluvial de part et d’autre et dépend de deux hauteurs.

Elle reçoit un écoulement fluvial, l’accélère et produit un écoulement torrentiel aval.

Explication

Une vanne dénoyée transforme l’écoulement fluvial amont en écoulement torrentiel aval par accélération. Elle établit ainsi une relation bijective entre la hauteur amont et le débit, contrairement à une vanne noyée.

32. Comment reconnaître une vanne noyée dans un écoulement à surface libre ?

Elle produit un écoulement torrentiel aval, et le débit dépend de l’ouverture seule.
Elle est dégagée par l’aval, et le débit dépend de la seule hauteur amont.
Elle est submergée par le ressaut aval, et le débit dépend des hauteurs amont et aval.
Elle atteint la hauteur critique au passage, et le débit dépend de la largeur seule.

Elle est submergée par le ressaut aval, et le débit dépend des hauteurs amont et aval.

Explication

Une vanne noyée est complètement submergée par le ressaut aval ; l’écoulement reste fluvial et le débit dépend de h1h_1 et h2h_2. Une vanne dénoyée est au contraire contrôlée par la hauteur amont dans une relation bijective avec le débit.

33. Pour une vanne rectangulaire, quelle relation exprime la hauteur contractée et quelle valeur de coefficient est retenue ?

h2=Ccah_2=C_ca, avec Cc=0,611C_c=0{,}611
h2=Cca2h_2=C_ca^2, avec Cc=0,611C_c=0{,}611
h2=Cdah_2=C_da, avec Cd=0,611C_d=0{,}611
h2=aCch_2=\frac{a}{C_c}, avec Cc=1,611C_c=1{,}611

$$h_2=C_ca$$, avec $$C_c=0{,}611$$

Explication

La hauteur contractée est reliée à l’ouverture par h2=Ccah_2=C_ca, avec une valeur retenue de Cc=0,611C_c=0{,}611. Le coefficient de contraction ne doit pas être confondu avec le coefficient de débit CdC_d, qui intervient directement dans la loi de débit.

34. Quelle est la forme universelle de la loi de débit d’une vanne rectangulaire ?

Q=Ccab2gh1Q=C_cab\sqrt{2gh_1}
Q=Cdab2gh1Q=C_d\frac{a}{b}\sqrt{2gh_1}
Q=Cdab2gh1Q=C_dab\sqrt{2gh_1}
Q=Cdabh12gQ=C_dab\sqrt{\frac{h_1}{2g}}

$$Q=C_dab\sqrt{2gh_1}$$

Explication

La loi universelle utilise le coefficient de débit et s’écrit Q=Cdab2gh1Q=C_dab\sqrt{2gh_1}. Le coefficient de contraction CcC_c décrit la réduction de hauteur du jet, et non la correction directe de cette loi.

35. Quelle caractéristique distingue fondamentalement un canal Venturi d’un canal uniforme ?

Il maintient une section constante pour stabiliser la vitesse
Il utilise une rugosité variable pour mesurer la profondeur
Il impose une pente nulle afin d’éviter les variations de charge
Il comporte un rétrécissement qui crée un contrôle critique

Il comporte un rétrécissement qui crée un contrôle critique

Explication

Un canal Venturi mesure le débit grâce à un rétrécissement comprenant notamment une contraction et un col, où se crée un contrôle critique. Un canal uniforme présente au contraire une géométrie constante et ne repose pas sur ce rétrécissement pour établir la mesure.

36. Dans un canal Venturi dénoyé, quelle évolution du régime d’écoulement observe-t-on autour du col ?

L’écoulement est fluvial en amont, critique au col, puis torrentiel en aval
L’écoulement est fluvial avant le col et demeure fluvial après celui-ci
L’écoulement est torrentiel en amont, fluvial au col, puis critique en aval
L’écoulement reste critique du canal d’approche jusqu’à l’élargissement

L’écoulement est fluvial en amont, critique au col, puis torrentiel en aval

Explication

Dans le régime dénoyé, le col impose la condition critique, avec un écoulement fluvial en amont et torrentiel après le col. Le régime noyé se distingue justement par l’influence de l’aval et l’absence de ce contrôle critique au col.

37. Pourquoi une seule mesure de hauteur amont ne suffit-elle pas dans un canal Venturi noyé ?

Parce que la hauteur amont devient indépendante du débit dans le canal
Parce que l’écoulement atteint nécessairement la vitesse critique en aval
Parce que l’aval influence l’amont et que le contrôle critique n’est plus au col
Parce que la contraction disparaît et que la section devient uniforme

Parce que l’aval influence l’amont et que le contrôle critique n’est plus au col

Explication

Dans un Venturi noyé, l’écoulement critique n’est plus localisé au col et les conditions aval rétroagissent sur l’amont. La hauteur amont h1 ne permet donc pas, à elle seule, de déterminer le débit.

38. Dans un col rectangulaire de largeur b, comment calcule-t-on la hauteur critique pour un débit Q ?

hc=(Q2gb2)1/3h_c=\left(\frac{Q^2}{gb^2}\right)^{1/3}
hc=(gb2Q2)1/3h_c=\left(\frac{gb^2}{Q^2}\right)^{1/3}
hc=Q2gb2h_c=\frac{Q^2}{gb^2}
hc=(Qgb)2h_c=\left(\frac{Q}{gb}\right)^2

$$h_c=\left(\frac{Q^2}{gb^2}\right)^{1/3}$$

Explication

La hauteur critique dans le col est donnée par hc=(Q2gb2)1/3h_c=\left(\frac{Q^2}{gb^2}\right)^{1/3}. Les autres expressions inversent les rapports ou omettent l’exposant cubique requis par la relation hydraulique.

39. Quelle combinaison de propriétés caractérise un écoulement permanent et uniforme à surface libre ?

Hauteur variable, vitesse constante, surface libre horizontale, et pente énergétique nulle
Hauteur et vitesse constantes, surface libre parallèle au fond, et pentes égales
Hauteur et vitesse variables, surface libre parallèle au fond, et pente énergétique constante
Hauteur constante, vitesse variable, surface libre inclinée différemment du fond, et pentes distinctes

Hauteur et vitesse constantes, surface libre parallèle au fond, et pentes égales

Explication

Un écoulement uniforme possède une hauteur et une vitesse moyenne constantes le long du canal, avec une surface libre parallèle au fond. Dans ce régime, la pente énergétique, la pente de la surface libre et la pente du canal sont égales.

40. Pourquoi un débit constant ne suffit-il pas à assurer un écoulement permanent et uniforme ?

Parce que l’uniformité dépend principalement de la présence d’apports latéraux réguliers
Parce qu’un débit constant impose nécessairement une variation de hauteur le long du canal
Parce qu’il faut aussi une géométrie, une rugosité et une pente compatibles avec l’uniformité
Parce qu’une section prismatique entraîne toujours un écoulement non uniforme

Parce qu’il faut aussi une géométrie, une rugosité et une pente compatibles avec l’uniformité

Explication

L’écoulement uniforme exige notamment une pente et une rugosité constantes, une section prismatique, l’absence d’apports latéraux et une distance suffisante des limites. Un débit constant constitue donc une condition utile, mais ne garantit pas à lui seul l’uniformité.

41. Que représente la hauteur normale dans un canal en régime permanent et uniforme ?

La hauteur associée à une égalité entre débit et largeur du canal
La hauteur déterminée par l’influence directe d’une condition aval
La hauteur correspondant à l’équilibre entre pesanteur et frottement
La hauteur qui produit la vitesse maximale au voisinage du col

La hauteur correspondant à l’équilibre entre pesanteur et frottement

Explication

La hauteur normale est la hauteur d’eau résultant de l’équilibre entre les forces de pesanteur et les forces de frottement en régime permanent et uniforme. Elle ne correspond pas nécessairement à une hauteur critique ni à une hauteur imposée par l’aval.

42. Quelle relation lie la pente du canal et la pente énergétique dans un écoulement uniforme à surface libre ?

J=1IJ=\frac{1}{I}
J=I+1J=I+1
J=I2J=I^2
J=IJ=I

$$J=I$$

Explication

Pour un écoulement uniforme à surface libre, la pente du canal et la pente énergétique sont égales, ce qui s’écrit J=IJ=I. Les autres relations ne traduisent pas l’équilibre géométrique et énergétique de ce régime.

43. Quelle expression de la vitesse moyenne correspond à la formule de Chézy ?

U=C RhIU=C\,R_hI
U=KsRh2/3I1/2U=K_sR_h^{2/3}I^{1/2}
U=CRhIU=C\sqrt{R_hI}
U=RhICU=\frac{R_hI}{C}

$$U=C\sqrt{R_hI}$$

Explication

La formule de Chézy relie la vitesse moyenne à la section hydraulique et à la pente par U=CRhIU=C\sqrt{R_hI}. L’expression contenant KsK_s correspond à Manning-Strickler, tandis que les deux autres ne respectent pas la structure de la formule de Chézy.

44. Dans la formule de Manning-Strickler, comment le coefficient de Strickler est-il relié au coefficient de rugosité de Manning ?

Ks=1nK_s=\frac{1}{n}
Ks=nK_s=n
Ks=1n2K_s=\frac{1}{n^2}
Ks=nK_s=\sqrt{n}

$$K_s=\frac{1}{n}$$

Explication

Le coefficient de Strickler est l’inverse du coefficient de Manning, soit Ks=1/nK_s=1/n, dans la relation U=KsRh2/3I1/2U=K_sR_h^{2/3}I^{1/2}. L’égalité directe ou les puissances proposées ne correspondent pas à cette définition.

45. Pour une section donnée, quelle relation permet de calculer le débit en régime permanent et uniforme avec Manning-Strickler ?

Q=Ks S Rh2/3I1/2Q=K_s\,S\,R_h^{2/3}I^{1/2}
Q=Ks S Rh1/2I2/3Q=K_s\,S\,R_h^{1/2}I^{2/3}
Q=Ks Rh2/3I1/2Q=K_s\,R_h^{2/3}I^{1/2}
Q=S Rh2/3KsI1/2Q=\frac{S\,R_h^{2/3}}{K_sI^{1/2}}

$$Q=K_s\,S\,R_h^{2/3}I^{1/2}$$

Explication

Le débit est obtenu en multipliant la vitesse de Manning-Strickler par la section mouillée, d’où Q=Ks S Rh2/3I1/2Q=K_s\,S\,R_h^{2/3}I^{1/2}. L’expression sans S donne une vitesse plutôt qu’un débit, et les autres modifient incorrectement les exposants ou la position des facteurs.

46. Pour un débit donné, quelle comparaison entre la pente du canal et la pente critique caractérise un canal à faible pente ?

I>IcI>I_c et hn>hch_n>h_c
I<IcI<I_c et hn>hch_n>h_c
I<IcI<I_c et hn<hch_n<h_c
I=IcI=I_c et hn=hch_n=h_c

$$I<I_c$$ et $$h_n>h_c$$

Explication

Un canal à faible pente vérifie I<IcI<I_c et sa hauteur normale est supérieure à la hauteur critique, soit hn>hch_n>h_c. Les inégalités inversées décrivent un canal à forte pente, tandis que les égalités correspondent à la pente critique.

47. Dans quelle condition l’hypothèse de pression hydrostatique est-elle pertinente pour un écoulement graduellement varié ?

Lorsque la pente et la courbure de la surface libre restent très faibles
Lorsque la surface libre présente une forte courbure près de la hauteur critique
Lorsque l’écoulement franchit rapidement une transition torrentielle-fluviale
Lorsque les variations de pression deviennent dominantes dans une zone localisée

Lorsque la pente et la courbure de la surface libre restent très faibles

Explication

Les faibles pentes et la faible courbure permettent d’assimiler la pression à une pression hydrostatique. Une forte courbure, notamment près de la hauteur critique, remet en cause cette approximation.

48. Quelle équation décrit la courbe de remous lorsque le nombre de Froude est différent de 1 ?

dhdx=I−J1−Fr2\frac{dh}{dx}=\frac{I-J}{1-Fr^2}
dhdx=J−IFr2−1\frac{dh}{dx}=\frac{J-I}{Fr^2-1}
dhdx=I+J1+Fr2\frac{dh}{dx}=\frac{I+J}{1+Fr^2}
dhdx=I−JFr2+1\frac{dh}{dx}=\frac{I-J}{Fr^2+1}

$$\frac{dh}{dx}=\frac{I-J}{1-Fr^2}$$

Explication

La courbe de remous vérifie dhdx=I−J1−Fr2\frac{dh}{dx}=\frac{I-J}{1-Fr^2} lorsque Fr≠1Fr\ne1. Le cas Fr=1Fr=1 constitue une situation particulière dans laquelle cette écriture ne s’applique pas directement.

49. Une section possède une hauteur normale supérieure à la hauteur critique, soit hn>hch_n>h_c. Quelle conclusion peut-on tirer sur la pente ?

La pente est faible
La pente est nécessairement nulle
La pente est forte
La pente est critique

La pente est faible

Explication

Pour une pente faible, la hauteur normale vérifie hn>hch_n>h_c. Une pente forte conduirait au contraire à hn<hch_n<h_c, tandis que l’égalité caractérise la pente critique.

50. Dans quelle direction calcule-t-on une courbe de remous correspondant à un écoulement fluvial contrôlé à l’aval ?

Depuis la section de contrôle vers le point le plus proche
De l’amont vers l’aval
De l’aval vers l’amont
Depuis la hauteur critique vers l’aval

De l’aval vers l’amont

Explication

Un écoulement fluvial est contrôlé à l’aval, et sa courbe de remous se calcule en remontant vers l’amont. Un écoulement torrentiel présente la situation inverse, avec un contrôle à l’amont.

51. Quelle transformation caractérise un ressaut hydraulique ?

Une baisse progressive du niveau lors du passage fluvial au torrentiel
Une conservation de l’énergie mécanique entre deux sections
Une variation lente du niveau sous l’effet des pertes linéaires
Une élévation brutale du niveau lors du passage torrentiel au fluvial

Une élévation brutale du niveau lors du passage torrentiel au fluvial

Explication

Le ressaut hydraulique correspond au passage brutal d’un écoulement torrentiel à un écoulement fluvial, avec une forte dissipation d’énergie. Il se distingue ainsi d’une courbe de remous, associée principalement à des pertes de charge linéaires.

52. Un ressaut présente un nombre de Froude amont égal à Fr=3,2Fr=3,2. Comment doit-il être classé ?

Comme un ressaut faible
Comme un ressaut établi
Comme un ressaut oscillant
Comme un ressaut fort

Comme un ressaut oscillant

Explication

La plage 2,5≤Fr≤4,52,5\le Fr\le4,5 correspond au ressaut oscillant, ce qui inclut Fr=3,2Fr=3,2. Le ressaut faible s’étend jusqu’à environ Fr=2,5Fr=2,5, tandis que le ressaut établi commence à Fr=4,5Fr=4,5.

53. Quelle relation permet de déterminer les profondeurs conjuguées d’un ressaut sur fond horizontal ?

Q2gS1+YG1S2=Q2gS2+YG2S1\frac{Q^2}{gS_1}+Y_{G1}S_2=\frac{Q^2}{gS_2}+Y_{G2}S_1
Q2gS1+YG1S1=Q2gS2+YG2S2\frac{Q^2}{gS_1}+Y_{G1}S_1=\frac{Q^2}{gS_2}+Y_{G2}S_2
QgS1+YG1S1=QgS2+YG2S2\frac{Q}{gS_1}+Y_{G1}S_1=\frac{Q}{gS_2}+Y_{G2}S_2
Q2gS1−YG1S1=Q2gS2−YG2S2\frac{Q^2}{gS_1}-Y_{G1}S_1=\frac{Q^2}{gS_2}-Y_{G2}S_2

$$\frac{Q^2}{gS_1}+Y_{G1}S_1=\frac{Q^2}{gS_2}+Y_{G2}S_2$$

Explication

Les sections amont et aval du ressaut vérifient l’égalité des impulsions hydrauliques, exprimée par cette relation. L’équation de la ligne d’eau ne permet pas de franchir directement la transition torrentielle-fluviale.

54. Que représente l’impulsion d’une section hydraulique ?

La hauteur d’eau moyenne calculée à partir du débit et de la section
La quantité Q2gS+YGS\frac{Q^2}{gS}+Y_GS liée à la conservation de la quantité de mouvement
La perte de charge locale produite par la turbulence du ressaut
La charge mécanique associée à la conservation de l’énergie totale

La quantité $$\frac{Q^2}{gS}+Y_GS$$ liée à la conservation de la quantité de mouvement

Explication

L’impulsion hydraulique vaut Q2gS+YGS\frac{Q^2}{gS}+Y_GS et son égalité entre l’amont et l’aval détermine les profondeurs conjuguées. Elle traduit la conservation de la quantité de mouvement, tandis que la charge mécanique diminue dans le ressaut.

55. Dans un canal rectangulaire, comment s’exprime la perte de charge d’un ressaut en fonction des profondeurs h1h_1 et h2h_2 ?

ΔH=4h1h2(h2−h1)3\Delta H=\frac{4h_1h_2}{(h_2-h_1)^3}
ΔH=(h2−h1)34h1h2\Delta H=\frac{(h_2-h_1)^3}{4h_1h_2}
ΔH=(h2−h1)24h1h2\Delta H=\frac{(h_2-h_1)^2}{4h_1h_2}
ΔH=(h2+h1)34h1h2\Delta H=\frac{(h_2+h_1)^3}{4h_1h_2}

$$\Delta H=\frac{(h_2-h_1)^3}{4h_1h_2}$$

Explication

Pour un canal rectangulaire, la perte de charge du ressaut est donnée par ΔH=(h2−h1)34h1h2\Delta H=\frac{(h_2-h_1)^3}{4h_1h_2}. Les expressions utilisant une somme, un inverse ou une puissance différente ne correspondent pas à cette relation.

56. Pourquoi le fonctionnement d’un déversoir latéral est-il plus complexe que celui d’un seuil uniforme idéalisé ?

Parce que le tirant d’eau varie le long de la crête
Parce que l’écoulement devient nécessairement torrentiel
Parce que le débit principal augmente vers l’aval
Parce que la largeur reste constante sur toute la crête

Parce que le tirant d’eau varie le long de la crête

Explication

Le tirant d’eau change le long de la crête, ce qui rend le débit déversé spatialement variable. Assimiler la crête à un seuil uniforme à tirant d’eau constant constitue précisément une simplification trompeuse.

57. Comment la ligne d’eau évolue-t-elle dans un déversoir prismatique selon le régime d’écoulement ?

Elle descend dans les deux régimes d’écoulement
Elle monte dans les deux régimes d’écoulement
Elle monte en régime fluvial et descend en régime torrentiel
Elle descend en régime fluvial et monte en régime torrentiel

Elle monte en régime fluvial et descend en régime torrentiel

Explication

Dans un déversoir prismatique, la ligne d’eau monte lorsque l’écoulement est fluvial et descend lorsqu’il est torrentiel. Les comportements supplémentaires possibles en régime torrentiel ou fluvial concernent les déversoirs non prismatiques.

58. Quelle distinction oppose les formules empiriques aux modèles fondés sur l’énergie spécifique ou la quantité de mouvement pour les déversoirs latéraux ?

Les formules empiriques décrivent l’énergie, tandis que les modèles théoriques décrivent des mesures sans équations
Les formules empiriques s’appliquent aux conduites, tandis que les modèles théoriques concernent les écoulements à surface libre
Les formules empiriques calculent la pente, tandis que les modèles théoriques déterminent la largeur de la crête
Les formules empiriques ciblent certains cas, tandis que les modèles théoriques visent une portée plus générale

Les formules empiriques ciblent certains cas, tandis que les modèles théoriques visent une portée plus générale

Explication

Les formules empiriques sont calibrées pour certaines géométries et certains écoulements, alors que les approches par énergie spécifique ou quantité de mouvement recherchent une application plus générale. Elles ne se distinguent donc pas principalement par le type de conduite ou par une absence d’équations.

59. Dans l’approche à énergie spécifique constante, quelle expression représente la charge spécifique ?

H=h+Q22gS2H=h+\frac{Q^2}{2gS^2}
H=h+Q2gS2H=h+\frac{Q}{2gS^2}
H=h+Q2gSH=h+\frac{Q^2}{gS}
H=h+2gS2Q2H=h+\frac{2gS^2}{Q^2}

$$H=h+\frac{Q^2}{2gS^2}$$

Explication

La charge spécifique additionne la profondeur hh et le terme cinétique Q22gS2\frac{Q^2}{2gS^2}. Remplacer la puissance de QQ, le facteur 22 ou la structure du dénominateur modifie cette relation.

60. Quelle succession d’étapes décrit correctement la modélisation d’un déversoir latéral ?

Mesurer la hauteur amont, imposer un débit constant, puis déterminer la pente sans correction
Calculer la pression aval, remplacer la crête par un orifice, puis intégrer la largeur totale
Assimiler la crête à une conduite fermée, calculer la vitesse moyenne, puis négliger les effets latéraux
Assimiler la crête à des seuils frontaux élémentaires, calculer le débit par longueur, puis appliquer les corrections nécessaires

Assimiler la crête à des seuils frontaux élémentaires, calculer le débit par longueur, puis appliquer les corrections nécessaires

Explication

La méthode décompose le seuil latéral en éléments de seuil frontal, évalue le débit déversé par unité de longueur, puis tient compte de la pente, de la vitesse latérale, de sa direction et de l’entonnement. La hauteur d’eau seule ne suffit donc pas à déterminer le débit latéral.

61. Un canal possède une profondeur hydraulique D=0,25 mD=0{,}25\,\text{m}. Quelle est la célérité de l’onde de gravité selon la relation appropriée ?

c=g×0,25c=\sqrt{g\times0{,}25}
c=g×hc=\sqrt{g\times h}, avec hh la hauteur d’eau
c=g×0,25c=g\times0{,}25
c=0,25gc=\frac{0{,}25}{g}

$$c=\sqrt{g\times0{,}25}$$

Explication

La célérité de l’onde de gravité est donnée par c=gDc=\sqrt{gD}, donc la profondeur hydraulique vaut ici 0,25 m0{,}25\,\text{m}. La vitesse moyenne de l’écoulement ou une relation sans racine ne représente pas cette célérité.

62. Dans la méthode par substitution, quelle condition permet de considérer en pratique l’écoulement comme uniforme ?

Y=1,01Y=1{,}01, avec Y=h+hnY=h+h_n
∣Y−1∣<0,01|Y-1|<0{,}01, avec Y=hhnY=\frac{h}{h_n}
Y<0,01Y<0{,}01, avec Y=hnhY=\frac{h_n}{h}
∣Y−1∣>0,01|Y-1|>0{,}01, avec Y=hhnY=\frac{h}{h_n}

$$|Y-1|<0{,}01$$, avec $$Y=\frac{h}{h_n}$$

Explication

L’écoulement est considéré comme uniforme lorsque l’écart relatif entre la profondeur réelle et la profondeur normale vérifie ∣Y−1∣<0,01|Y-1|<0{,}01, où Y=h/hnY=h/h_n. Une valeur supérieure au seuil ou une définition différente de YY ne correspond pas au critère donné.

63. Quels effets la loi de déversement de Hager prend-elle en compte pour un déversoir latéral ?

La profondeur amont, la rugosité, la largeur du canal et la pression atmosphérique
La pente de fond, la vitesse moyenne, la température et la concentration en sédiments
La largeur de la crête, la viscosité, le débit aval et la forme des berges
La pente de fond, la vitesse latérale, sa direction et un éventuel entonnement

La pente de fond, la vitesse latérale, sa direction et un éventuel entonnement

Explication

La loi de Hager est fondée sur la loi de seuil et intègre la pente de fond, la vitesse latérale, sa direction ainsi qu’un éventuel entonnement. Les autres ensembles mélangent des paramètres hydrauliques qui ne constituent pas les corrections spécifiées pour cette loi.

64. Pourquoi le débit déversé par unité de longueur est-il noté −dQdx-\frac{dQ}{dx} ?

Parce que le débit principal diminue dans le sens de l’écoulement
Parce que la longueur de la crête diminue lorsque le débit augmente
Parce que le signe négatif représente la perte d’énergie dans le canal
Parce que le débit principal augmente après chaque élément de crête

Parce que le débit principal diminue dans le sens de l’écoulement

Explication

Le signe négatif traduit la diminution du débit principal QQ lorsque la coordonnée longitudinale xx augmente. Il indique la quantité extraite latéralement par unité de longueur, et non une perte d’énergie.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 87 flashcards sur Écoulements à surface libre.

Qu'est-ce que la surface libre en hydraulique ?

L'interface entre l'air et l'eau.

Quelle est la pression généralement présente à la surface libre ?

La pression atmosphérique.

Quand un écoulement est-il dit permanent ?

Quand la vitesse et la profondeur restent constantes dans le temps.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Écoulements à surface libre.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM