QCM : Émotions et processus cognitifs (39 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle description caractérise le mieux une émotion ?

Une interprétation consciente prolongée d’un événement, sans réactions corporelles ni manifestations expressives
Un état général durable qui apparaît progressivement, sans déclencheur identifiable ni réponse coordonnée
Un ensemble de réponses rapides à un événement inhabituel, avec des composantes physiologique, expressive et cognitive-expérientielle concomitantes
Une réaction corporelle isolée à un événement, sans expérience mentale ni expression observable

Un ensemble de réponses rapides à un événement inhabituel, avec des composantes physiologique, expressive et cognitive-expérientielle concomitantes

Explication

Une émotion est une réponse rapide à un événement inhabituel qui associe simultanément des composantes physiologique, comportementale-expressive et cognitive-expérientielle. Une réaction corporelle isolée ne rend pas compte des autres composantes constitutives de l’émotion.

2. Une personne ressent une accélération cardiaque, affiche une expression faciale et se remémore mentalement l’événement déclencheur. Quelle attribution des composantes est correcte ?

L’accélération cardiaque est comportementale-expressive, l’expression faciale est cognitive-expérientielle et le souvenir relève de la composante physiologique
L’accélération cardiaque est cognitive-expérientielle, l’expression faciale est physiologique et le souvenir relève de la composante comportementale-expressive
L’accélération cardiaque est physiologique, l’expression faciale est comportementale-expressive et le souvenir relève de la composante cognitive-expérientielle
L’accélération cardiaque est physiologique, l’expression faciale est cognitive-expérientielle et le souvenir relève de la composante comportementale-expressive

L’accélération cardiaque est physiologique, l’expression faciale est comportementale-expressive et le souvenir relève de la composante cognitive-expérientielle

Explication

Les modifications internes relèvent de la composante physiologique, les manifestations corporelles de la composante comportementale-expressive, et les processus mentaux liés à l’événement de la composante cognitive-expérientielle. L’expression faciale est corporelle, et non un processus mental.

3. Comment les émotions contribuent-elles à l’adaptation biologique ?

Elles aident l’organisme à répondre aux stimuli, notamment aux menaces, et favorisent ainsi la survie de l’individu et de l’espèce
Elles servent principalement à communiquer un état aux autres, sans contribuer à la réponse biologique aux menaces
Elles maintiennent un état physiologique stable en réduisant l’influence des événements inhabituels de l’environnement
Elles ralentissent les réponses aux stimuli afin de préserver les ressources et de limiter les comportements de protection

Elles aident l’organisme à répondre aux stimuli, notamment aux menaces, et favorisent ainsi la survie de l’individu et de l’espèce

Explication

La fonction d’adaptation biologique des émotions consiste notamment à aider l’organisme à répondre aux stimuli menaçants, ce qui favorise la survie individuelle et celle de l’espèce. La communication sociale est également une fonction des émotions, mais elle ne décrit pas ici leur rôle adaptatif biologique.

4. Lors d’une interaction sociale, que peut signaler l’émotion d’une personne à son interlocuteur ?

La réaction attendue de son interlocuteur et l’interprétation qu’il fera de la situation
La cause exacte de son état et les actions qu’elle accomplira avec certitude
L’état de la personne qui l’exprime et ses tendances possibles à l’action
Son niveau d’activation physiologique et la durée prévue de son émotion

L’état de la personne qui l’exprime et ses tendances possibles à l’action

Explication

Dans les interactions sociales, l’émotion renseigne sur l’état de l’émetteur et aide à inférer ses tendances à l’action. Elle ne permet pas de connaître avec certitude les actions futures de la personne.

5. Quelle distinction entre émotion et humeur est correcte ?

Une émotion se développe lentement et dure longtemps, tandis qu’une humeur survient rapidement et possède un déclencheur identifiable
Une émotion est généralement brève, intense et intentionnelle, tandis qu’une humeur dure davantage, est moins intense et manque d’objet intentionnel
Une émotion affecte peu l’attention et survient fréquemment, tandis qu’une humeur l’affecte fortement et reste plutôt rare
Une émotion mobilise surtout la composante cognitive-expérientielle, tandis qu’une humeur engage fortement les trois composantes

Une émotion est généralement brève, intense et intentionnelle, tandis qu’une humeur dure davantage, est moins intense et manque d’objet intentionnel

Explication

L’émotion est généralement rapide, brève, intense et intentionnelle, alors que l’humeur dure plus longtemps, est moins intense et n’a pas d’objet intentionnel. La confusion la plus plausible inverse ces caractéristiques de durée et d’intensité entre les deux notions.

6. Selon Ekman, comment l’humeur peut-elle modifier une émotion qui se déclenche ?

Elle peut influer sur le seuil de déclenchement, l’intensité de la réponse et sa vitesse de résorption
Elle peut modifier la durée de l’humeur, mais n’influence pas la régulation des émotions
Elle peut agir sur l’intensité de la réponse, mais laisse inchangés le seuil et la vitesse de résorption
Elle peut déterminer l’expression faciale, mais ne modifie ni le seuil de déclenchement ni la résorption

Elle peut influer sur le seuil de déclenchement, l’intensité de la réponse et sa vitesse de résorption

Explication

Selon Ekman, l’humeur module la régulation émotionnelle en influençant le seuil de déclenchement, l’intensité de la réponse et la vitesse de résorption. Réduire son effet à la seule intensité omet deux dimensions de cette modulation.

7. Quelle démarche a permis à Ekman d’étudier l’universalité de certaines expressions émotionnelles ?

Faire reconnaître, par des participants de Nouvelle-Guinée et des États-Unis, des expressions faciales produites dans l’autre culture
Comparer les réactions physiologiques de participants d’une même culture face à des sons émotionnels
Demander à des participants de plusieurs cultures de nommer des émotions à partir de descriptions verbales
Observer des expressions faciales spontanées dans une seule culture, puis les comparer à des récits personnels

Faire reconnaître, par des participants de Nouvelle-Guinée et des États-Unis, des expressions faciales produites dans l’autre culture

Explication

Ekman a étudié l’universalité par des reconnaissances interculturelles d’expressions faciales entre des participants de Nouvelle-Guinée et des États-Unis. Une comparaison menée dans une seule culture ne permettrait pas d’évaluer cette reconnaissance entre cultures.

8. Quelles émotions Ekman a-t-il décrites comme les six émotions de base universelles en 1972 ?

La joie, la surprise, la honte, la tristesse, la confiance et le plaisir sensoriel
La tristesse, la surprise, la culpabilité, la colère, la peur et le soulagement
La joie, la surprise, la peur, la colère, la tristesse et le dégoût
La joie, la confiance, la peur, la colère, l’anticipation et le dégoût

La joie, la surprise, la peur, la colère, la tristesse et le dégoût

Explication

La liste d’Ekman en 1972 comprend la joie, la surprise, la peur, la colère, la tristesse et le dégoût. La confiance et l’anticipation figurent plutôt parmi les émotions fondamentales du modèle de Plutchik.

9. Dans le modèle de Damasio, en quoi les émotions secondaires se distinguent-elles des émotions primaires ?

Elles sont définies par des expressions faciales universelles, tandis que les émotions primaires reposent sur des différences individuelles
Elles apparaissent sans reconnaissance consciente d’un déclencheur, tandis que les émotions primaires dépendent davantage du contexte social
Elles sont précoces, universelles et préprogrammées, tandis que les émotions primaires résultent de l’interprétation des changements corporels
Elles résultent de l’interprétation cognitive des changements corporels et sont davantage influencées par la société et les caractéristiques individuelles

Elles résultent de l’interprétation cognitive des changements corporels et sont davantage influencées par la société et les caractéristiques individuelles

Explication

Chez Damasio, les émotions secondaires découlent de l’interprétation cognitive des changements corporels et sont plus sensibles aux influences sociales et individuelles. Les émotions primaires sont au contraire précoces, universelles et préprogrammées.

10. Une classification comprend la joie, la tristesse, la colère, la peur, la confiance, le dégoût, l’anticipation et la surprise. À quel modèle correspond-elle ?

Au modèle des émotions primaires et secondaires de Damasio
Au modèle des émotions de base d’Ekman en 1972
À l’extension des émotions de base proposée par Ekman en 1990
Au modèle psycho-évolutionniste de Plutchik

Au modèle psycho-évolutionniste de Plutchik

Explication

Le modèle psycho-évolutionniste de Plutchik distingue ces huit émotions fondamentales, dont la confiance et l’anticipation. La classification d’Ekman en 1972 en comporte six et ne comprend pas ces deux émotions.

11. Quel trajet décrit correctement le circuit de Papez ?

De l’hippocampe aux corps mamillaires, puis au thalamus et au cortex cingulaire, avant de revenir à l’hippocampe
De l’amygdale au cortex orbitofrontal, puis au thalamus et à l’hypothalamus, avant de revenir à l’amygdale
De l’hippocampe au cortex préfrontal latéral, puis à l’amygdale et au thalamus, avant de revenir à l’hippocampe
Du cortex cingulaire à l’hypothalamus, puis à l’hippocampe et aux corps mamillaires, avant de revenir au cortex cingulaire

De l’hippocampe aux corps mamillaires, puis au thalamus et au cortex cingulaire, avant de revenir à l’hippocampe

Explication

Le circuit de Papez relie l’hippocampe aux corps mamillaires, au thalamus et au cortex cingulaire, puis revient à l’hippocampe. Le trajet passant par le cortex orbitofrontal et l’amygdale ne correspond pas au circuit décrit.

12. Quelle liste rassemble des structures appartenant notamment au système limbique ?

L’hippocampe, le cortex préfrontal latéral, le cortex cingulaire, le tronc cérébral et le cervelet
L’hypothalamus, l’hippocampe, l’amygdale, le cortex cingulaire et une partie du thalamus
L’amygdale, le cortex somato-sensoriel, le cortex moteur, le cortex cingulaire et le cervelet
L’hypothalamus, le cortex orbitofrontal, l’amygdale, le cervelet et une partie du thalamus

L’hypothalamus, l’hippocampe, l’amygdale, le cortex cingulaire et une partie du thalamus

Explication

Le système limbique comprend notamment l’hypothalamus, l’hippocampe, l’amygdale, le cortex cingulaire et une partie du thalamus. Les cortex orbitofrontal et préfrontal latéral figurent dans les distracteurs, mais ne remplacent pas ces structures dans la liste donnée.

13. Quelle distinction entre émotions primaires et secondaires correspond aux régions cérébrales qui leur sont associées ?

Les émotions primaires impliquent notamment l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur et l’hypothalamus, tandis que les secondaires dépendent davantage de régions préfrontales et somato-sensorielles
Les émotions primaires dépendent surtout du cortex orbitofrontal et du cortex préfrontal latéral, tandis que les secondaires impliquent l’amygdale et l’hypothalamus
Les émotions primaires impliquent le cortex préfrontal latéral et l’hippocampe, tandis que les secondaires dépendent du cortex cingulaire antérieur et du tronc cérébral
Les émotions primaires mobilisent le cortex somato-sensoriel et le cortex cingulaire, tandis que les secondaires dépendent surtout du cervelet et du thalamus

Les émotions primaires impliquent notamment l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur et l’hypothalamus, tandis que les secondaires dépendent davantage de régions préfrontales et somato-sensorielles

Explication

Les émotions primaires impliquent notamment l’amygdale, le cortex cingulaire antérieur et l’hypothalamus, alors que les émotions secondaires dépendent davantage de régions préfrontales et somato-sensorielles. Le distracteur qui attribue les régions préfrontales aux émotions primaires inverse cette distinction.

14. Quel effet différentiel peut-on attendre de lésions préfrontales et de lésions du système limbique sur les émotions ?

Les lésions préfrontales et limbiques perturbent les émotions secondaires, tandis que les émotions primaires restent préservées
Les lésions préfrontales perturbent surtout les émotions secondaires et peuvent préserver les primaires, tandis que les lésions limbiques affaiblissent les deux catégories
Les lésions préfrontales affaiblissent surtout les émotions primaires, tandis que les lésions limbiques préservent les réactions des deux catégories
Les lésions préfrontales préservent les émotions secondaires, tandis que les lésions limbiques affectent surtout les émotions primaires

Les lésions préfrontales perturbent surtout les émotions secondaires et peuvent préserver les primaires, tandis que les lésions limbiques affaiblissent les deux catégories

Explication

Les lésions préfrontales perturbent principalement les émotions secondaires et peuvent laisser les émotions primaires relativement préservées, alors que les lésions limbiques affaiblissent les réactions liées aux deux catégories. L’idée que les lésions préfrontales affectent surtout les émotions primaires inverse le profil décrit.

15. En situation de stress nécessitant davantage d’énergie, quel ensemble de changements est associé à la libération d’adrénaline ?

Une accélération cardiaque, une hausse de la pression artérielle et une dilatation des bronches et des pupilles
Un ralentissement cardiaque, une hausse de la pression artérielle et une dilatation des bronches avec contraction des pupilles
Une accélération cardiaque, une baisse de la pression artérielle et une contraction des bronches avec dilatation des pupilles
Un ralentissement cardiaque, une baisse de la pression artérielle et une contraction des bronches et des pupilles

Une accélération cardiaque, une hausse de la pression artérielle et une dilatation des bronches et des pupilles

Explication

En réponse au stress et au besoin d’énergie, l’adrénaline entraîne notamment une accélération cardiaque, une hausse de la pression artérielle et une dilatation des bronches et des pupilles. Le distracteur associant ralentissement cardiaque et baisse de pression propose des changements opposés à ceux décrits.

16. Une équipe veut mesurer objectivement des réponses émotionnelles par des indicateurs physiologiques et oculaires ; quel ensemble de mesures convient ?

La fréquence respiratoire, l’acuité visuelle, le débit urinaire et la vitesse de lecture
La réponse électrodermale, la mémoire verbale, l’électrocardiogramme et la force musculaire volontaire
L’oculométrie, l’imagerie osseuse, l’électroencéphalogramme et la température ambiante
L’oculométrie, la réponse électrodermale, l’électrocardiogramme et la fréquence respiratoire

L’oculométrie, la réponse électrodermale, l’électrocardiogramme et la fréquence respiratoire

Explication

L’oculométrie, la réponse électrodermale, l’électrocardiogramme et la fréquence respiratoire sont des mesures permettant d’évaluer objectivement des émotions. L’imagerie osseuse et la température ambiante ne figurent pas parmi ces indicateurs.

17. Quelle réaction physiologique est présentée comme plus spécifique à la tristesse que l’accélération cardiaque ?

Une accélération cardiaque
Une boule dans la gorge
Une tension musculaire accrue
Une hausse du rythme respiratoire

Une boule dans la gorge

Explication

La boule dans la gorge est citée comme une réaction plus spécifique à la tristesse, alors que l’accélération cardiaque peut accompagner plusieurs émotions. La tension musculaire est également présentée comme une réaction partagée plutôt que spécifique.

18. Dans la théorie de James, comment le ressenti émotionnel se forme-t-il à partir d’un stimulus ?

Le stimulus provoque des réponses corporelles, dont la perception consciente constitue le ressenti et permet de nommer l’émotion
Le stimulus est associé à une activation physiologique, dont l’interprétation cognitive fixe l’intensité et la nature de l’émotion
Le stimulus réactive une trace émotionnelle mémorisée, qui détermine directement les réponses corporelles sans perception de celles-ci
Le stimulus déclenche d’abord une évaluation consciente de l’émotion, qui produit ensuite les réponses corporelles correspondantes

Le stimulus provoque des réponses corporelles, dont la perception consciente constitue le ressenti et permet de nommer l’émotion

Explication

Dans la théorie de James, le stimulus provoque des réponses corporelles et la perception consciente de ces réponses constitue le ressenti émotionnel, qui permet de labelliser l’émotion. Le distracteur qui place l’évaluation consciente avant les réponses corporelles inverse l’ordre du processus.

19. Selon la théorie bifactorielle de Schachter et Singer, que détermine respectivement l’activation physiologique et l’interprétation cognitive ?

L’activation physiologique déclenche le comportement, tandis que l’interprétation cognitive détermine la réponse corporelle
L’activation physiologique détermine la nature de l’émotion, tandis que l’interprétation cognitive contribue à son intensité
L’activation physiologique contribue à l’intensité ressentie, tandis que l’interprétation cognitive contribue à la nature de l’émotion
L’activation physiologique mémorise la valence émotionnelle, tandis que l’interprétation cognitive produit les sensations corporelles

L’activation physiologique contribue à l’intensité ressentie, tandis que l’interprétation cognitive contribue à la nature de l’émotion

Explication

La théorie bifactorielle associe l’activation physiologique à l’intensité de l’émotion et l’interprétation cognitive à sa nature. Le distracteur qui attribue à l’activation la détermination de la nature et à la cognition celle de l’intensité inverse ces rôles.

20. Que désigne un marqueur somatique dans la théorie de Damasio ?

Une réponse musculaire observable qui traduit l’intensité d’une émotion pendant une situation
Une activation physiologique qui indique la nature précise de l’émotion ressentie dans une situation
Une trace mémorisée de la charge positive ou négative d’une émotion éprouvée dans une situation
Une évaluation consciente qui compare plusieurs émotions avant toute réaction à une situation

Une trace mémorisée de la charge positive ou négative d’une émotion éprouvée dans une situation

Explication

Un marqueur somatique est une trace en mémoire de la charge positive ou négative d’une émotion vécue lors d’une réaction à une situation. Une réponse musculaire observable peut accompagner une émotion, mais ne définit pas cette trace mémorisée.

21. Dans la cognition incarnée, quelle différence distingue les processus bottom-up et top-down ?

Le processus bottom-up construit une représentation multisensorielle à partir des sensations, tandis que le top-down réactive des représentations mémorisées par la pensée
Le processus bottom-up réactive une représentation mémorisée par la pensée, tandis que le top-down la construit à partir des sensations présentes
Le processus bottom-up transforme une émotion en réaction motrice, tandis que le top-down produit une nouvelle représentation à partir des sensations
Le processus bottom-up associe un stimulus à une charge émotionnelle, tandis que le top-down mesure les réponses physiologiques liées à ce stimulus

Le processus bottom-up construit une représentation multisensorielle à partir des sensations, tandis que le top-down réactive des représentations mémorisées par la pensée

Explication

Le processus bottom-up construit et mémorise une représentation multisensorielle à partir des informations sensorielles, alors que le processus top-down réactive des représentations mémorisées et les comportements émotionnels associés. Le distracteur qui inverse construction sensorielle et réactivation mentale confond les deux directions du traitement.

22. Dans le modèle de Lazarus, que porte principalement l’évaluation primaire d’un événement ?

Les changements expressifs et moteurs produits par l’événement
La synchronisation des différentes composantes émotionnelles
La capacité de la personne à gérer ses réactions physiologiques
Son caractère agréable ou désagréable et son rapport aux buts de la personne

Son caractère agréable ou désagréable et son rapport aux buts de la personne

Explication

L’évaluation primaire juge le caractère agréable ou désagréable de l’événement et sa pertinence par rapport aux buts, en fonction des valeurs et des croyances de la personne. La capacité à faire face relève plutôt de l’évaluation secondaire.

23. Une personne estime qu’un événement menaçant est difficile à gérer et réévalue sa relation avec son environnement. Quelle évaluation décrit ce processus dans le modèle de Lazarus ?

L’évaluation primaire, qui détermine l’importance de l’événement pour ses buts
L’évaluation expressive, qui organise les mouvements du visage
L’évaluation motivationnelle, qui détermine ses objectifs à long terme
L’évaluation secondaire, qui porte sur sa capacité à faire face

L’évaluation secondaire, qui porte sur sa capacité à faire face

Explication

L’évaluation secondaire concerne la capacité de l’individu à faire face et peut modifier sa réaction en changeant la signification de la relation avec l’environnement. L’évaluation primaire concerne plutôt le sens de l’événement au regard des buts.

24. Quelles composantes figurent dans le modèle de l’émotion de Scherer ?

Cognitive, périphérique efférente, motivationnelle, expressive motrice et sentiment subjectif
Cognitive, perceptive, sociale, linguistique et sentiment subjectif
Physiologique, motivationnelle, comportementale, attentionnelle et mémoire autobiographique
Cognitive, périphérique afférente, motivationnelle, expressive verbale et jugement social

Cognitive, périphérique efférente, motivationnelle, expressive motrice et sentiment subjectif

Explication

Scherer distingue cinq composantes : cognitive, périphérique efférente, motivationnelle, expressive motrice et sentiment subjectif. La composante périphérique efférente ne doit pas être confondue avec une composante afférente.

25. Quelle distinction oppose les conceptions de Lazarus et de Zajonc sur l’ordre entre évaluation cognitive et réaction émotionnelle ?

Pour Lazarus, l’émotion précède toute évaluation ; pour Zajonc, l’évaluation cognitive déclenche l’émotion
Pour Lazarus, l’évaluation cognitive précède l’émotion ; pour Zajonc, une réaction émotionnelle d’approche ou d’évitement précède la cognition
Pour Lazarus, l’approche ou l’évitement suit la cognition ; pour Zajonc, la réaction émotionnelle suit une évaluation consciente
Pour Lazarus, l’évaluation et l’émotion sont simultanées ; pour Zajonc, elles dépendent du contexte culturel

Pour Lazarus, l’évaluation cognitive précède l’émotion ; pour Zajonc, une réaction émotionnelle d’approche ou d’évitement précède la cognition

Explication

Lazarus place une évaluation cognitive, qui peut être automatique et non consciente, avant la réaction émotionnelle. Zajonc propose plutôt une première réaction émotionnelle d’approche ou d’évitement, suivie d’une réaction cognitive.

26. Que désigne la valence émotionnelle d’une émotion ou d’un stimulus ?

Son intensité expressive, mesurée par les mouvements du visage
Sa pondération affective, qui indique s’il est plaisant ou déplaisant
Son degré d’activation physiologique, du calme à l’excitation
Sa pertinence sociale, déterminée par les règles culturelles

Sa pondération affective, qui indique s’il est plaisant ou déplaisant

Explication

La valence correspond à la pondération affective qui indique le caractère plaisant ou déplaisant d’une émotion ou d’un stimulus. Le niveau d’activation physiologique correspond plutôt à l’arousal.

27. Une personne passe d’un état calme à une forte excitation physiologique. Quelle dimension affective décrit ce changement ?

La synchronisation, qui relie les composantes d’une émotion
L’arousal, qui correspond au niveau d’éveil ou d’activation
La régulation, qui ajuste l’expression dans une interaction sociale
La valence, qui indique si l’expérience est plaisante ou déplaisante

L’arousal, qui correspond au niveau d’éveil ou d’activation

Explication

L’arousal désigne le niveau d’éveil ou d’activation physiologique, cérébrale ou nerveuse, depuis le calme jusqu’à l’excitation extrême. La valence renseigne sur le caractère plaisant ou déplaisant, pas sur le degré d’activation.

28. Dans une interaction, que peuvent accomplir les expressions faciales émotionnelles au-delà d’indiquer le ressenti ?

Illustrer le discours, signaler une relation ou des processus cognitifs, et contribuer à la régulation émotionnelle
Garantir que le ressenti intérieur correspond à l’expression observée
Déterminer à elles seules la valence et l’arousal sans tenir compte de la situation
Remplacer les indices environnementaux dans l’attribution d’une émotion

Illustrer le discours, signaler une relation ou des processus cognitifs, et contribuer à la régulation émotionnelle

Explication

Les expressions faciales peuvent illustrer le discours, traduire la nature d’une relation, signaler des processus cognitifs et contribuer à la régulation émotionnelle entre personnes ou en soi-même. Elles ne garantissent pas à elles seules une correspondance exacte entre expression et ressenti.

29. Que propose l’hypothèse de la rétroaction faciale au sujet du lien entre expression et ressenti émotionnels ?

L’expression et le ressenti varient indépendamment dès qu’une émotion est éprouvée
Le ressenti détermine l’expression, sans que celle-ci puisse agir en retour
L’expression faciale modifie le ressenti, mais leur corrélation est généralement négative
L’expression faciale peut moduler le ressenti, et leur corrélation est généralement positive

L’expression faciale peut moduler le ressenti, et leur corrélation est généralement positive

Explication

L’hypothèse propose que l’expression faciale puisse influencer le ressenti émotionnel, avec une corrélation généralement positive entre les deux. Elle ne réduit donc pas le lien à une influence allant uniquement du ressenti vers l’expression.

30. Comment la théorie neuro-culturelle d’Ekman et Friesen explique-t-elle les expressions des émotions de base ?

Des programmes neuromoteurs universels et innés sont modulés par des règles sociales et culturelles
Des programmes appris varient selon les individus, puis déterminent les règles culturelles
Des règles culturelles créent les expressions, sans programmes neuromoteurs communs
Des réactions physiologiques universelles fixent les expressions sans influence du contexte social

Des programmes neuromoteurs universels et innés sont modulés par des règles sociales et culturelles

Explication

La théorie associe des programmes neuromoteurs universels et innés aux expressions des émotions de base à des règles d’expression propres aux contextes sociaux et culturels. L’explication par les seules règles culturelles omet la composante universelle et innée.

31. Une personne masque sa colère en affichant de la joie conformément aux attentes de son entourage. Quelle fonction des règles d’expression cela illustre-t-il ?

Amplifier l’expression de l’émotion ressentie
Neutraliser l’expression sans afficher une autre émotion
Modérer l’expression en conservant la même émotion affichée
Masquer une émotion en en exprimant une autre

Masquer une émotion en en exprimant une autre

Explication

Les règles d’expression peuvent conduire à masquer une émotion en en exprimant une autre, comme afficher de la joie pour dissimuler la colère. La neutralisation consiste plutôt à réduire ou supprimer l’expression sans lui substituer une autre émotion.

32. Lorsqu’une personne reconnaît une expression faciale, quelles étapes décrivent le mieux le processus ?

Elle évalue d’abord l’intensité musculaire, puis attribue une émotion sans tenir compte du contexte
Elle utilise d’abord les règles culturelles, puis déduit les indices environnementaux et l’activation
Elle évalue d’abord la valence et l’arousal, puis utilise les indices environnementaux et culturels pour attribuer une émotion
Elle identifie d’abord une émotion précise, puis estime sa valence et son arousal à partir du visage

Elle évalue d’abord la valence et l’arousal, puis utilise les indices environnementaux et culturels pour attribuer une émotion

Explication

La reconnaissance commence par une évaluation de la valence et de l’arousal, puis s’appuie sur les indices environnementaux et le contexte culturel pour attribuer une émotion. Attribuer d’emblée une émotion précise inverse cet ordre général.

33. Dans l’étude de Galinsky et al. (2006), quel effet l’induction de pouvoir a-t-elle eu sur la reconnaissance des expressions faciales ?

Elle a amélioré la reconnaissance par rapport au groupe contrôle.
Elle a réduit les erreurs uniquement pour les expressions positives.
Elle a ralenti les réponses sans modifier leur exactitude.
Elle a entraîné davantage d’erreurs que dans le groupe contrôle.

Elle a entraîné davantage d’erreurs que dans le groupe contrôle.

Explication

Les participants soumis à une induction de pouvoir ont commis davantage d’erreurs de reconnaissance que ceux du groupe contrôle. Une amélioration de la reconnaissance ne correspond donc pas au résultat rapporté.

34. Quel changement lié à l’âge peut contribuer à une reconnaissance moins performante de certaines expressions émotionnelles ?

La reconnaissance de la tristesse, de la colère et de la peur peut diminuer, tandis qu’un biais de positivité réduit l’attention portée aux informations négatives.
La reconnaissance de toutes les expressions diminue au même degré, sans changement de l’attention portée aux informations négatives.
La reconnaissance de la joie et de la surprise diminue, tandis qu’un biais de négativité accroît l’attention portée aux informations positives.
La reconnaissance de la tristesse, de la colère et de la peur s’améliore, tandis que l’attention aux informations négatives augmente.

La reconnaissance de la tristesse, de la colère et de la peur peut diminuer, tandis qu’un biais de positivité réduit l’attention portée aux informations négatives.

Explication

Avec l’âge, la reconnaissance de la tristesse, de la colère et de la peur devient généralement moins performante, et un biais de positivité peut détourner l’attention des informations négatives. Une baisse identique pour toutes les expressions ne reflète pas cette sélectivité.

35. Lorsqu’une étude induit une émotion pour tester son effet sur une tâche, quel élément les chercheurs doivent-ils prendre en compte dans l’interprétation des résultats ?

L’impossibilité de manipuler expérimentalement une émotion ressentie.
La nécessité de supprimer toute mesure de l’émotion ressentie.
Les différences entre individus dans leur réponse à l’induction émotionnelle.
L’obligation d’utiliser plusieurs techniques à chaque induction.

Les différences entre individus dans leur réponse à l’induction émotionnelle.

Explication

L’induction permet de manipuler expérimentalement l’émotion ressentie, mais les réactions varient d’une personne à l’autre. Il n’est pas nécessaire de combiner plusieurs techniques, car une induction simple peut aussi être utilisée.

36. Une procédure de recherche combine musique et rappel d’un souvenir personnel pour induire une émotion; comment faut-il la caractériser ?

Comme une procédure simple, puisque les deux techniques visent une même émotion.
Comme une procédure composite, susceptible de produire une émotion moins volatile et plus durable.
Comme une procédure simple, car la musique constitue la technique principale.
Comme une procédure composite, qui produit généralement une émotion plus volatile et moins durable.

Comme une procédure composite, susceptible de produire une émotion moins volatile et plus durable.

Explication

Une procédure qui combine au moins deux techniques est composite, et ces procédures peuvent produire des émotions moins volatiles et plus durables. Une procédure simple repose sur une seule technique, même si son objectif émotionnel est précis.

37. Laquelle de ces méthodes fait partie des techniques simples d’induction émotionnelle ?

La combinaison de musique et d’un extrait de film.
La comparaison des évaluations avant et après l’induction.
Le rappel d’un souvenir personnel.
La mesure de plusieurs items dans un auto-questionnaire.

Le rappel d’un souvenir personnel.

Explication

Le rappel d’un souvenir personnel est une technique simple d’induction émotionnelle, au même titre que la musique ou les extraits de films. Combiner plusieurs techniques relève plutôt d’une procédure composite.

38. Comment les émotions ressenties sont-elles le plus souvent mesurées en recherche ?

À l’aide d’observations cliniques conduites par un tiers pour chaque participant.
À l’aide de mesures physiologiques qui remplacent l’évaluation subjective.
À l’aide d’une question unique portant sur la présence d’une émotion.
À l’aide d’échelles ou d’auto-questionnaires où les participants évaluent plusieurs items.

À l’aide d’échelles ou d’auto-questionnaires où les participants évaluent plusieurs items.

Explication

La mesure repose le plus souvent sur des échelles ou des auto-questionnaires comportant plusieurs items évalués par les participants. L’évaluation par un tiers est davantage utilisée en contexte clinique que dans la recherche.

39. Quelle condition est particulièrement importante lorsqu’un participant évalue lui-même son ressenti émotionnel ?

Il doit décrire son ressenti sans avoir conscience de celui-ci.
Il doit être évalué par un tiers dans un contexte clinique.
Il doit utiliser une échelle comportant deux catégories de réponse.
Il doit être conscient de son ressenti et répondre avec sincérité.

Il doit être conscient de son ressenti et répondre avec sincérité.

Explication

L’auto-évaluation suppose que la personne soit consciente de son ressenti et qu’elle réponde sincèrement. Une évaluation par un tiers constitue une approche différente, davantage employée en contexte clinique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Émotions et processus cognitifs.

Qu’est-ce qu’une émotion selon Fridja, 1986 ; Lang, 1979 ; Scherer, 1984 ?

Un ensemble de réponses très rapides de l’organisme à un événement inhabituel de l’environnement, avec des composantes physiologique, comportementale-expressive et cognitive-expérientielle concomitantes.

Que désigne la composante physiologique d’une émotion ?

Les modifications internes de l’organisme.

Que désigne la composante comportementale-expressive d’une émotion ?

Les manifestations corporelles de l’émotion.

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