QCM : Enjeux environnementaux et Anthropocène — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle formulation correspond à la définition du développement durable proposée par Gro Harlem Brundtland en 1987 ?

Préserver les ressources naturelles en réduisant toute activité économique
Prioriser la croissance économique afin d’améliorer les conditions sociales
Répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures
Accroître la production actuelle pour financer les besoins futurs

Répondre aux besoins présents sans compromettre ceux des générations futures

Explication

Cette définition associe la satisfaction des besoins actuels à la préservation de la capacité des générations futures à satisfaire les leurs. La croissance économique constitue une dimension du développement durable, mais elle ne résume pas cette notion.

2. Quelle association décrit correctement les intersections entre les dimensions du développement durable ?

Environnement-économie : social ; environnement-social : économique ; économie-social : environnemental
Environnement-économie : équitable ; environnement-social : viable ; économie-social : vivable
Environnement-économie : viable ; environnement-social : vivable ; économie-social : équitable
Environnement-économie : vivable ; environnement-social : équitable ; économie-social : viable

Environnement-économie : viable ; environnement-social : vivable ; économie-social : équitable

Explication

La conciliation des dimensions environnementale et économique est dite viable, celle de l’environnement et du social vivable, et celle de l’économie et du social équitable. Les autres associations inversent ces correspondances.

3. Quelle initiative relève directement du déploiement de l’économie circulaire ?

Remplacer les achats responsables par une production standardisée à grande échelle
Séparer les activités économiques des enjeux écologiques et territoriaux
Concevoir des produits pour réduire leur impact et prolonger leur durée d’usage
Augmenter l’extraction de matières premières pour soutenir la demande industrielle

Concevoir des produits pour réduire leur impact et prolonger leur durée d’usage

Explication

L’écoconception et l’allongement de la durée de vie font partie des leviers de l’économie circulaire. L’augmentation de l’extraction et la séparation des activités des enjeux écologiques vont à l’encontre de cette approche.

4. Que désigne le terme « Anthropocène » dans la proposition de Paul Josef Crutzen ?

Une période climatique définie par la disparition progressive des activités humaines
Une époque géologique dominée à de nombreux titres par l’action humaine
Un espace écologique destiné à maintenir les sociétés dans des conditions sûres
Une époque géologique précédente caractérisée par une faible influence humaine

Une époque géologique dominée à de nombreux titres par l’action humaine

Explication

L’Anthropocène désigne une époque proposée comme étant fortement marquée par l’action humaine. L’époque précédente est l’Holocène, tandis que l’espace de fonctionnement sûr relève du concept de limites planétaires.

5. Quel est l’objectif central du concept de limites planétaires ?

Définir un espace de fonctionnement sûr pour l’humanité en tenant compte de l’environnement
Mesurer les variations météorologiques quotidiennes dans les différentes régions du monde
Décrire une époque géologique caractérisée par l’influence croissante des sociétés
Fixer des seuils économiques destinés à encadrer la croissance des entreprises

Définir un espace de fonctionnement sûr pour l’humanité en tenant compte de l’environnement

Explication

Les limites planétaires définissent un espace de fonctionnement sûr pour l’humanité en reliant les conditions environnementales aux activités humaines. Elles ne désignent ni une époque géologique, ni des seuils économiques, ni des observations météorologiques quotidiennes.

6. Quelle distinction entre météo et climat est correcte ?

La météo concerne le court terme, tandis que le climat décrit des tendances de longue durée
La météo décrit les tendances de longue durée, tandis que le climat concerne les variations quotidiennes
La météo mesure les émissions humaines, tandis que le climat mesure la composition des océans
La météo concerne les écosystèmes, tandis que le climat caractérise les activités économiques

La météo concerne le court terme, tandis que le climat décrit des tendances de longue durée

Explication

La météo décrit les conditions atmosphériques à court terme, alors que le climat correspond à des tendances observées sur de longues périodes. Les autres propositions attribuent à ces notions des objets d’étude qui ne les distinguent pas correctement.

7. Comment le GIEC attribue-t-il l’augmentation observée des concentrations de gaz à effet de serre depuis environ 1750 ?

Elle résulte principalement de fluctuations naturelles difficiles à distinguer
Elle s’explique par des variations atmosphériques indépendantes des sociétés humaines
Elle provient surtout de changements de l’activité solaire depuis l’ère préindustrielle
Elle est sans équivoque causée par les activités humaines

Elle est sans équivoque causée par les activités humaines

Explication

Le GIEC considère que l’augmentation des concentrations de gaz à effet de serre depuis environ 1750 est sans équivoque causée par les activités humaines. L’explication par les seules fluctuations naturelles contredit cette attribution scientifique.

8. Quelle répartition approximative correspond aux contributions des principaux gaz à l’effet de serre anthropique ?

CO2 : 15 % ; CH4 : 65 % ; halocarbures : 5 % ; N2O : 10 % ; O3 : 10 %
CO2 : 65 % ; CH4 : 10 % ; halocarbures : 15 % ; N2O : 10 % ; O3 : 5 %
CO2 : 65 % ; CH4 : 15 % ; halocarbures : 10 % ; N2O : 5 % ; O3 : 10 %
CO2 : 50 % ; CH4 : 20 % ; halocarbures : 10 % ; N2O : 10 % ; O3 : 10 %

CO2 : 65 % ; CH4 : 15 % ; halocarbures : 10 % ; N2O : 5 % ; O3 : 10 %

Explication

La répartition indiquée attribue environ 65 % au CO2, 15 % au CH4, 10 % aux halocarbures, 5 % au N2O et 10 % à l’O3. Les autres répartitions modifient plusieurs contributions et ne correspondent pas aux valeurs données.

9. Quelle évolution décrit correctement la population mondiale entre 1950 et 2024 ?

Elle a diminué de 2,5 milliards à près de 1 milliard d’habitants.
Elle est passée d’environ 8,1 milliards à 2,5 milliards d’habitants.
Elle est passée d’environ 2,5 milliards à 8,1 milliards d’habitants.
Elle est restée proche de 2,5 milliards d’habitants pendant cette période.

Elle est passée d’environ 2,5 milliards à 8,1 milliards d’habitants.

Explication

La population mondiale est passée de 2 525 149 000 habitants en 1950 à environ 8 083 000 000 en 2024. Une variation locale de population ne décrit pas cette croissance démographique mondiale.

10. Que mesure la biocapacité lorsqu’elle est exprimée en hectares globaux ?

La quantité de ressources consommées et de déchets produits par les populations
Le niveau de consommation matérielle moyen des ménages d’un pays
Le nombre d’habitants pouvant vivre sur un territoire donné
La capacité de la Terre à produire des ressources et à stocker des déchets

La capacité de la Terre à produire des ressources et à stocker des déchets

Explication

La biocapacité correspond à l’offre écologique de la Terre, c’est-à-dire sa capacité à produire des ressources et à absorber des déchets. La demande humaine relève plutôt de l’empreinte écologique.

11. Que cherche à quantifier l’empreinte écologique ?

La capacité naturelle d’un territoire à régénérer ses ressources disponibles
La répartition des revenus entre les différents groupes d’une population
La demande humaine en ressources et en capacité de stockage des déchets
La superficie administrative nécessaire pour accueillir une population donnée

La demande humaine en ressources et en capacité de stockage des déchets

Explication

L’empreinte écologique mesure la demande exercée par les humains sur les ressources et les capacités de stockage des déchets, en hectares globaux. La capacité naturelle d’un territoire correspond à la biocapacité.

12. Avec une biocapacité disponible de 1,50 gha/personne1{,}50\ \mathrm{gha/personne} et une empreinte écologique de 2,59 gha/personne2{,}59\ \mathrm{gha/personne}, quelle conclusion est correcte ?

La demande humaine représente environ 1,73 fois la capacité d’une planète.
La capacité disponible représente environ 1,73 fois la demande humaine mondiale.
La demande humaine reste inférieure à la capacité disponible par personne.
Les deux valeurs indiquent une consommation correspondant à environ une planète.

La demande humaine représente environ 1,73 fois la capacité d’une planète.

Explication

Le rapport entre 2,592{,}59 et 1,501{,}50 est d’environ 1,731{,}73, ce qui signifie que la demande dépasse la biocapacité disponible. L’écart ne traduit donc pas une situation compatible avec une seule planète.

13. Quels facteurs expliquent ensemble une empreinte écologique par personne supérieure à la biocapacité moyenne par personne ?

La superficie du territoire et la densité des infrastructures publiques
Le nombre d’habitants et le niveau de consommation par personne
La production industrielle et la répartition des revenus nationaux
Le niveau d’éducation et l’espérance de vie des habitants

Le nombre d’habitants et le niveau de consommation par personne

Explication

Une empreinte élevée par personne dépend à la fois de l’effet de population et de l’effet de mode de vie. Le premier concerne le nombre d’habitants, tandis que le second renvoie à la consommation individuelle.

14. Quelle dimension des sociétés le PIB ne permet-il pas de percevoir correctement ?

La quantité de biens et services produits au cours d’une période donnée
La répartition des richesses, le chômage, la qualité de vie et la culture
Le niveau global de l’activité économique mesuré par les revenus nationaux
La valeur monétaire de la production, les investissements et les échanges commerciaux

La répartition des richesses, le chômage, la qualité de vie et la culture

Explication

Le PIB renseigne sur l’activité économique, mais il ne montre pas correctement la répartition des richesses, le chômage, la qualité de vie ou la culture. Les autres propositions décrivent des éléments liés à la mesure de la production économique.

15. Quels domaines l’indice de développement humain combine-t-il ?

La consommation, l’emploi et la répartition des patrimoines
Le revenu, la santé et l’éducation
L’environnement, la biodiversité et les émissions de carbone
La production, l’investissement et le commerce extérieur

Le revenu, la santé et l’éducation

Explication

L’IDH combine le revenu national brut par habitant, l’espérance de vie à la naissance ainsi que la durée moyenne et attendue de scolarisation. Il élargit ainsi l’évaluation du développement au-delà de la seule production économique.

16. Quel objectif caractérise l’économie du Donut proposée par Kate Raworth ?

Évaluer la croissance à partir du seul revenu national par habitant
Remplacer les politiques sociales par une mesure de la consommation
Définir un espace sûr et juste pour l’humanité
Accroître la production économique afin de maximiser le PIB

Définir un espace sûr et juste pour l’humanité

Explication

L’économie du Donut cherche à définir un espace permettant de satisfaire les besoins humains tout en respectant les limites écologiques. Elle ne réduit donc pas le progrès à la croissance du PIB.

17. Quelle conclusion Parrique et ses coauteurs tirent-ils en 2019 de leur méta-analyse sur le découplage ?

Les résultats indiquent que le découplage concerne principalement la répartition des revenus entre les pays.
Les analyses montrent que la croissance économique réduit déjà fortement les pressions environnementales.
Les taux observés ne permettront pas de réduire fortement les ressources utilisées et les gaz à effet de serre.
Les taux observés suffiront à supprimer rapidement l’utilisation des ressources et les émissions mondiales.

Les taux observés ne permettront pas de réduire fortement les ressources utilisées et les gaz à effet de serre.

Explication

Parrique et al. concluent, à partir d’une méta-analyse de 835 articles comprenant 1 157 analyses, que les taux de découplage observés sont insuffisants pour obtenir une réduction conséquente des ressources utilisées et des gaz à effet de serre. La croissance économique ne garantit donc pas, à elle seule, une baisse environnementale rapide et importante.

18. Que décrit l’effet Veblen dans le domaine de la consommation ostentatoire ?

Une baisse du prix peut réduire l’intérêt accordé au bien
Une stabilité du prix peut supprimer la distinction sociale du bien
Une baisse du prix peut augmenter la rareté perçue du bien
Une hausse du prix peut réduire l’intérêt accordé au bien

Une baisse du prix peut réduire l’intérêt accordé au bien

Explication

L’effet Veblen correspond à une situation où un prix élevé renforce l’intérêt ostentatoire d’un bien, de sorte qu’une baisse du prix peut en diminuer l’attrait. L’idée d’une relation habituelle entre prix plus élevé et intérêt plus faible ne rend pas compte de cette logique de distinction.

19. Quelle finalité caractérise principalement la consommation ostentatoire ?

Utiliser la richesse pour se distinguer socialement
Utiliser la richesse pour couvrir les besoins essentiels
Utiliser la richesse pour réduire l’exposition médiatique
Utiliser la richesse pour accroître l’épargne disponible

Utiliser la richesse pour se distinguer socialement

Explication

La consommation ostentatoire mobilise la richesse afin d’afficher une position et de se différencier des autres. La satisfaction des besoins essentiels relève plutôt de la consommation nécessaire, qui ne poursuit pas prioritairement cette distinction sociale.

20. Quelle moyenne d’émissions de dioxyde de carbone est attribuée à chacune des 770 000 personnes les plus riches du monde ?

Environ 2,531 tonnes de CO2 par personne
Environ 253 tonnes de CO2 par personne
Environ 2 531 tonnes de CO2 par personne
Environ 25 310 tonnes de CO2 par personne

Environ 2 531 tonnes de CO2 par personne

Explication

La moyenne indiquée atteint 2 531 tonnes de CO2 par personne pour ce groupe particulièrement riche. Les autres valeurs déplacent la virgule et ne correspondent donc pas à l’ordre de grandeur fourni.

21. Que représentent les cinq scénarios climatiques SSP1-1.9 à SSP5-8.5 ?

Des futurs plausibles liés aux émissions et à l’évolution des sociétés
Des prévisions certaines décrivant une trajectoire sociale unique
Des mesures historiques des températures observées dans cinq régions
Des objectifs juridiques fixant cinq niveaux de réduction nationale

Des futurs plausibles liés aux émissions et à l’évolution des sociétés

Explication

Les scénarios SSP décrivent des futurs plausibles construits à partir de niveaux d’émissions de gaz à effet de serre et d’évolutions différenciées des sociétés humaines. Ils ne constituent ni des observations régionales ni une prévision certaine d’un seul avenir.

22. Quelle trajectoire d’émissions est compatible avec un réchauffement mondial inférieur à 2 °C ?

Stabiliser les émissions dès 2050, sans viser leur neutralité à la fin du siècle
Maintenir les émissions au niveau de 2010 en 2050, puis les réduire progressivement après 2100
Réduire les émissions de 10 à 20 % en 2050, puis conserver une légère croissance durant le siècle
Réduire les émissions de 40 à 70 % en 2050 par rapport à 2010, puis atteindre la neutralité en fin de siècle

Réduire les émissions de 40 à 70 % en 2050 par rapport à 2010, puis atteindre la neutralité en fin de siècle

Explication

L’objectif sous 2 °C implique une réduction de 40 à 70 % en 2050 par rapport à 2010, suivie d’émissions nulles d’ici la fin du siècle. Une simple stabilisation ne suffit pas, car la trajectoire requiert ensuite la neutralité des émissions.

23. Quel effet indirect du changement climatique sur les conflits violents est identifié par le GIEC en 2014 ?

Il peut réduire les violences collectives en uniformisant les conditions de vie
Il peut accroître les risques de guerres civiles, de violences interethniques et de manifestations violentes
Il peut supprimer les tensions sociales en améliorant l’accès aux ressources stratégiques
Il peut déplacer les conflits vers des désaccords commerciaux sans dimension politique

Il peut accroître les risques de guerres civiles, de violences interethniques et de manifestations violentes

Explication

Le changement climatique peut renforcer indirectement certains facteurs de conflit, notamment les guerres civiles, les violences interethniques et les manifestations violentes. Il ne supprime pas les tensions sociales et ne transforme pas les conflits en simples désaccords commerciaux.

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Quelle définition donne Gro Harlem Brundtland du développement durable en 1987 ?

Répondre aux besoins du présent sans compromettre ceux des générations futures.

Quelles dimensions le développement durable cherche-t-il à concilier ?

Les dimensions environnementale, économique et sociale.

Comment sont appelées les intersections des dimensions du développement durable ?

Viable, vivable et équitable.

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Consultez la fiche de révision complète sur Enjeux environnementaux et Anthropocène.

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