QCM : Estimation et tests statistiques (31 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction caractérise le mieux la statistique descriptive et la statistique inférentielle ?

La statistique descriptive modélise une loi inconnue, tandis que l’inférentielle organise les données recueillies.
La statistique descriptive synthétise les données observées, tandis que l’inférentielle généralise au-delà de ces données.
La statistique descriptive estime une caractéristique inaccessible, tandis que l’inférentielle calcule des fréquences observées.
La statistique descriptive généralise une population, tandis que l’inférentielle présente les observations individuelles.

La statistique descriptive synthétise les données observées, tandis que l’inférentielle généralise au-delà de ces données.

Explication

La statistique descriptive résume les observations disponibles, alors que la statistique inférentielle cherche à déduire des propriétés qui dépassent directement ces observations. Confondre l’inférence avec une simple présentation des données revient à négliger sa fonction de généralisation.

2. Dans une étude portant sur la tension artérielle de tous les habitants d’une ville, que représente un échantillon ?

Une caractéristique déterministe connue pour l’ensemble de la ville.
Une loi probabiliste décrivant la tension de chaque habitant.
Un ensemble d’observations partielles du phénomène étudié.
La totalité des valeurs possibles dans la population étudiée.

Un ensemble d’observations partielles du phénomène étudié.

Explication

Un échantillon rassemble des observations partielles d’un phénomène dont la variable aléatoire globale reste en partie inaccessible. La population complète n’est pas assimilable à l’échantillon, car elle comprend le phénomène dans son ensemble.

3. Quelle différence oppose l’approche par sondages à l’approche par modèles ?

Les sondages portent sur une population finie, tandis que les modèles utilisent un univers abstrait muni d’une probabilité.
Les sondages étudient un univers abstrait, tandis que les modèles observent directement tous les individus d’une population.
Les sondages associent une probabilité aux observations, tandis que les modèles supposent une caractéristique déterministe.
Les sondages utilisent une loi inconnue, tandis que les modèles décrivent une population finie par une caractéristique fixe.

Les sondages portent sur une population finie, tandis que les modèles utilisent un univers abstrait muni d’une probabilité.

Explication

L’approche par sondages considère une population finie et une caractéristique déterministe, tandis que l’approche par modèles formalise un univers probabilisé dont la loi doit être modélisée. La seconde approche ne consiste donc pas à observer directement toute une population finie.

4. Quelle propriété appartient à la définition d’une tribu sur un ensemble EE ?

Elle associe à chaque événement un nombre entre zéro et un dont la somme vaut un.
Elle contient chaque sous-ensemble de EE et reste stable par différence entre deux ensembles.
Elle décrit les valeurs prises par une variable et reste stable par multiplication des événements.
Elle contient l’ensemble vide et reste stable par complémentaire et par réunion dénombrable.

Elle contient l’ensemble vide et reste stable par complémentaire et par réunion dénombrable.

Explication

Une tribu contient l’ensemble vide et est stable par complémentaire ainsi que par réunions finies ou dénombrables. La stabilité par différence n’est pas la formulation fondamentale demandée ici, même si certaines différences peuvent être obtenues à partir des opérations de tribu.

5. Quelle condition caractérise une probabilité QQ définie sur une tribu mathcalTmathcal{T} d’un univers EE ?

Elle attribue la valeur zéro à chaque événement et la valeur un à toute réunion disjointe.
Elle exige que la probabilité d’une réunion disjointe soit le produit des probabilités individuelles.
Elle vérifie Q(E)=1Q(E)=1 et est additive pour toute réunion dénombrable d’événements disjoints.
Elle associe une valeur à chaque observation sans imposer de relation entre événements disjoints.

Elle vérifie $$Q(E)=1$$ et est additive pour toute réunion dénombrable d’événements disjoints.

Explication

Une probabilité est normalisée par Q(E)=1Q(E)=1 et vérifie l’additivité dénombrable pour les événements disjoints. Le produit des probabilités correspond à une propriété d’indépendance dans certains cas, pas à la définition générale d’une probabilité.

6. Qu’est-ce qu’une variable aléatoire dans un espace probabilisé ?

Une probabilité attribuée à chaque valeur possible d’une expérience aléatoire.
Une application mesurable de l’univers vers un espace de résultats muni d’une tribu.
Une partie quelconque de l’univers dont la probabilité est définie par une mesure.
Une fonction constante qui associe la même réalisation à toutes les issues.

Une application mesurable de l’univers vers un espace de résultats muni d’une tribu.

Explication

Une variable aléatoire est une application mesurable reliant les issues de l’univers probabilisé à un espace de résultats muni d’une tribu. Elle ne se réduit donc ni à un événement ni à une probabilité attribuée directement aux valeurs.

7. Que donne la loi PXP_X d’une variable aléatoire XX pour un ensemble mesurable AA ?

Elle fournit la probabilité de chaque issue avant que l’expérience aléatoire soit réalisée.
Elle donne la probabilité PX(A)=P(X∈A)P_X(A)=P(X\in A) que la réalisation appartienne à AA.
Elle donne la valeur réalisée X(ω)X(\omega) pour chaque issue ω\omega de l’univers.
Elle indique l’espérance de XX lorsque la réalisation appartient à l’ensemble AA.

Elle donne la probabilité $$P_X(A)=P(X\in A)$$ que la réalisation appartienne à $$A$$.

Explication

La loi PXP_X associe à chaque ensemble mesurable AA la probabilité que XX prenne une valeur dans cet ensemble. La quantité X(ω)X(\omega) est une réalisation dépendant de l’issue, tandis que la loi est une caractéristique probabiliste déterminée.

8. Comment calcule-t-on l’espérance selon le type de variable aléatoire ?

Pour les deux types, on utilise la moyenne empirique des réalisations obtenues dans l’échantillon.
Pour une variable discrète, on mesure la dispersion ; pour une variable continue, on mesure la probabilité cumulée.
Pour une variable discrète, on calcule une intégrale ; pour une variable continue, une somme des valeurs observées.
Pour une variable discrète, on effectue une somme pondérée ; pour une variable continue, une intégrale avec la densité.

Pour une variable discrète, on effectue une somme pondérée ; pour une variable continue, une intégrale avec la densité.

Explication

L’espérance discrète est une somme des valeurs pondérées par leurs probabilités, tandis que l’espérance continue est une intégrale pondérée par la densité. La moyenne empirique concerne les réalisations observées et ne définit pas directement l’espérance théorique de la loi.

9. Une variable aléatoire vérifie E(X)=3\mathbb{E}(X)=3 et E(X2)=13\mathbb{E}(X^2)=13. Quelle est sa variance ?

1313
1010
44
99

$$4$$

Explication

En appliquant Var⁡(X)=E(X2)−E(X)2\operatorname{Var}(X)=\mathbb{E}(X^2)-\mathbb{E}(X)^2, on obtient 13−32=413-3^2=4. La valeur 99 correspond au carré de l’espérance, qui intervient dans la formule mais ne représente pas à elle seule la variance.

10. Quelle expression définit la fonction de répartition FXF_X d’une variable aléatoire XX ?

FX(x)=P(X=x)F_X(x)=P(X=x) pour tout réel xx.
FX(x)=P(X≥x)F_X(x)=P(X\geq x) pour tout réel xx.
FX(x)=E(X−x)2F_X(x)=\mathbb{E}(X-x)^2 pour tout réel xx.
FX(x)=P(X≤x)F_X(x)=P(X\leq x) pour tout réel xx.

$$F_X(x)=P(X\leq x)$$ pour tout réel $$x$$.

Explication

La fonction de répartition donne, pour chaque réel xx, la probabilité que XX soit inférieure ou égale à xx. La probabilité P(X=x)P(X=x) ne suffit pas à définir une fonction de répartition, notamment pour une variable continue.

11. Si X∼N(μ,σ2)X\sim\mathcal{N}(\mu,\sigma^2), quelles sont respectivement l’espérance et la variance de XX ?

σ2\sigma^2 et μ\mu
μ2\mu^2 et σ\sigma
μ\mu et σ2\sigma^2
σ\sigma et μ2\mu^2

$$\mu$$ et $$\sigma^2$$

Explication

Dans cette paramétrisation gaussienne, le premier paramètre μ\mu représente l’espérance et le second, σ2\sigma^2, représente la variance. L’inversion de ces rôles constitue une confusion fréquente entre les deux paramètres.

12. Quelle propriété caractérise l’indépendance de deux variables aléatoires X1X_1 et X2X_2 ?

La connaissance de X1X_1 permet de déterminer la valeur de X2X_2
Pour tous ensembles mesurables AA et BB, P(X1∈A,X2∈B)=P(X1∈A)+P(X2∈B)P(X_1\in A,X_2\in B)=P(X_1\in A)+P(X_2\in B)
Les deux variables possèdent la même espérance et la même variance
Pour tous ensembles mesurables AA et BB, P(X1∈A,X2∈B)=P(X1∈A)P(X2∈B)P(X_1\in A,X_2\in B)=P(X_1\in A)P(X_2\in B)

Pour tous ensembles mesurables $$A$$ et $$B$$, $$P(X_1\in A,X_2\in B)=P(X_1\in A)P(X_2\in B)$$

Explication

L’indépendance signifie que la probabilité de l’intersection de deux événements se factorise en produit des probabilités marginales. Avoir les mêmes moments décrit une ressemblance numérique, tandis que déterminer une variable à partir de l’autre traduit une dépendance.

13. Si X∼N(μ,σ2)X\sim\mathcal{N}(\mu,\sigma^2) et Y∼N(μ~,σ~2)Y\sim\mathcal{N}(\tilde\mu,\tilde\sigma^2) sont indépendantes, quelle est la loi de X+YX+Y ?

N(μμ~,σσ~)\mathcal{N}(\mu\tilde\mu,\sigma\tilde\sigma)
N(μ−μ~,σ2−σ~2)\mathcal{N}(\mu-\tilde\mu,\sigma^2-\tilde\sigma^2)
N(μ+μ~,σ+σ~)\mathcal{N}(\mu+\tilde\mu,\sigma+\tilde\sigma)
N(μ+μ~,σ2+σ~2)\mathcal{N}(\mu+\tilde\mu,\sigma^2+\tilde\sigma^2)

$$\mathcal{N}(\mu+\tilde\mu,\sigma^2+\tilde\sigma^2)$$

Explication

La somme de deux variables gaussiennes indépendantes reste gaussienne, avec une moyenne égale à la somme des moyennes et une variance égale à la somme des variances. La simple addition des écarts types ne donne pas la variance de la somme.

14. Quelle condition définit la convergence en probabilité de YnY_n vers YY ?

La variance de Yn−YY_n-Y devient égale à zéro à chaque étape
Pour tout ε>0\varepsilon>0, P(∣Yn−Y∣>ε)→0P(|Y_n-Y|>\varepsilon)\to0 quand n→∞n\to\infty
La densité de YnY_n devient égale à celle de YY pour un indice fini
Pour toute fonction continue bornée φ\varphi, E[φ(Yn)]→E[φ(Y)]\mathbb{E}[\varphi(Y_n)]\to\mathbb{E}[\varphi(Y)]

Pour tout $$\varepsilon>0$$, $$P(|Y_n-Y|>\varepsilon)\to0$$ quand $$n\to\infty$$

Explication

La convergence en probabilité mesure la disparition de la probabilité d’un écart supérieur à un seuil fixé. La condition portant sur les fonctions continues bornées caractérise plutôt la convergence en loi.

15. Quelle formulation caractérise la convergence en loi de YnY_n vers YY ?

La probabilité P(Yn=Y)P(Y_n=Y) tend vers un
La différence Yn−YY_n-Y est nulle pour tout indice suffisamment grand
Pour tout ε>0\varepsilon>0, P(∣Yn−Y∣>ε)→0P(|Y_n-Y|>\varepsilon)\to0
Pour toute fonction continue bornée φ\varphi, E[φ(Yn)]→E[φ(Y)]\mathbb{E}[\varphi(Y_n)]\to\mathbb{E}[\varphi(Y)]

Pour toute fonction continue bornée $$\varphi$$, $$\mathbb{E}[\varphi(Y_n)]\to\mathbb{E}[\varphi(Y)]$$

Explication

La convergence en loi est définie par la convergence des espérances de toutes les fonctions continues et bornées appliquées aux variables. La condition fondée sur la probabilité d’un écart concerne la convergence en probabilité et est plus forte.

16. Pour des variables iid dont E(∣X1∣)\mathbb{E}(|X_1|) existe, vers quelle quantité converge en probabilité la moyenne empirique X‾=1n∑i=1nXi\overline X=\frac{1}{n}\sum_{i=1}^nX_i ?

Vers E(X1)\mathbb{E}(X_1)
Vers Var⁡(X1)\operatorname{Var}(X_1)
Vers la médiane de X1X_1
Vers E(X12)\mathbb{E}(X_1^2)

Vers $$\mathbb{E}(X_1)$$

Explication

La loi des grands nombres indique que la moyenne empirique converge en probabilité vers l’espérance commune des variables iid. La variance, le second moment et la médiane sont des caractéristiques différentes de la loi.

17. Sous l’existence de E(X12)\mathbb{E}(X_1^2), quelle limite en loi décrit le théorème central limite pour une moyenne empirique iid ?

n(X‾−E(X1))→PN(0,Var⁡(X1))n(\overline X-\mathbb{E}(X_1))\xrightarrow{P}\mathcal{N}(0,\operatorname{Var}(X_1))
X‾→LN(E(X1),Var⁡(X1))\overline X\xrightarrow{L}\mathcal{N}(\mathbb{E}(X_1),\operatorname{Var}(X_1))
n(X‾−E(X1))→LN(0,Var⁡(X1))\sqrt n(\overline X-\mathbb{E}(X_1))\xrightarrow{L}\mathcal{N}(0,\operatorname{Var}(X_1))
n(X‾−Var⁡(X1))→LN(0,E(X1))\sqrt n(\overline X-\operatorname{Var}(X_1))\xrightarrow{L}\mathcal{N}(0,\mathbb{E}(X_1))

$$\sqrt n(\overline X-\mathbb{E}(X_1))\xrightarrow{L}\mathcal{N}(0,\operatorname{Var}(X_1))$$

Explication

Le théorème central limite centre la moyenne par l’espérance et la multiplie par n\sqrt n, ce qui produit une convergence en loi vers une gaussienne de variance Var⁡(X1)\operatorname{Var}(X_1). La moyenne non centrée ne converge pas vers cette loi normale avec cette normalisation.

18. Quelle séquence décrit correctement une démarche inférentielle ?

Calculer une moyenne, choisir un modèle, ignorer les données atypiques puis conclure
Choisir une loi connue, simuler des données, remplacer les observations puis comparer les moyennes
Modéliser les données, poser une question, construire une règle, l’appliquer puis vérifier le modèle
Observer les données, fixer le paramètre, appliquer une règle arbitraire puis supprimer le modèle

Modéliser les données, poser une question, construire une règle, l’appliquer puis vérifier le modèle

Explication

L’inférence part d’un modèle des données, formule une question sur leur loi, construit une règle théorique, l’applique et vérifie autant que possible l’adéquation du modèle. Les autres démarches omettent ou inversent des étapes essentielles.

19. Dans la vraisemblance L(t)=∏i=1nft(xi)L(t)=\prod_{i=1}^n f_t(x_i), quelle quantité varie lorsque l’on recherche le maximum ?

Les observations et le paramètre varient selon la même règle
La taille nn de l’échantillon varie avec chaque valeur de tt
Le paramètre tt, tandis que les observations xix_i restent fixées
Les observations xix_i, tandis que le paramètre tt reste fixé

Le paramètre $$t$$, tandis que les observations $$x_i$$ restent fixées

Explication

La vraisemblance considère les données observées comme fixées et évalue leur plausibilité pour différentes valeurs du paramètre. Faire varier les observations confondrait l’estimation paramétrique avec une nouvelle collecte de données.

20. Quelle distinction caractérise un test simple par rapport à un test composite ?

Dans un test simple, chaque hypothèse correspond à une loi précise, tandis que dans un test composite, chaque hypothèse regroupe une famille de lois.
Dans un test simple, chaque hypothèse regroupe une famille de lois, tandis que dans un test composite, chaque hypothèse correspond à une loi précise.
Dans un test simple, les hypothèses sont fixées après observation, tandis que dans un test composite, elles sont fixées avant l’échantillonnage.
Dans un test simple, les hypothèses portent sur des échantillons, tandis que dans un test composite, elles portent sur des estimateurs.

Dans un test simple, chaque hypothèse correspond à une loi précise, tandis que dans un test composite, chaque hypothèse regroupe une famille de lois.

Explication

Un test simple oppose deux lois précises, alors qu’un test composite oppose deux familles de probabilités. La confusion vient de l’inversion des définitions entre les deux types de tests.

21. Dans le cas continu, quelle règle de Neyman-Pearson conduit à décider H0 pour une observation x ?

Décider H0 lorsque q0(x)>cq1(x)q_0(x)>c q_1(x), avec une constante c calibrée.
Décider H0 lorsque q0(x)+q1(x)>cq_0(x)+q_1(x)>c, avec une constante c calibrée.
Décider H0 lorsque q1(x)>cq0(x)q_1(x)>c q_0(x), avec une constante c calibrée.
Décider H0 lorsque q0(x)−q1(x)>cq_0(x)-q_1(x)>c, avec une constante c calibrée.

Décider H0 lorsque $$q_0(x)>c q_1(x)$$, avec une constante c calibrée.

Explication

La règle de Neyman-Pearson compare la densité sous H0 à une constante multipliée par celle sous H1, et décide H0 si q0(x)>cq1(x)q_0(x)>c q_1(x). Comparer les densités dans l’ordre inverse ou par leur somme ne correspond pas à cette règle.

22. Que représente une p-valeur dans un test statistique ?

La probabilité que H0 soit vraie après avoir observé les données du test.
La proportion d’observations de l’échantillon qui respectent l’hypothèse H0.
Une probabilité, calculée sous H0, d’obtenir un résultat au moins aussi extrême que celui observé.
La probabilité, calculée sous H1, d’obtenir exactement la statistique observée.

Une probabilité, calculée sous H0, d’obtenir un résultat au moins aussi extrême que celui observé.

Explication

La p-valeur mesure, sous H0, la probabilité d’un résultat au moins aussi extrême que celui qui a été observé. Elle ne donne pas la probabilité que H0 soit vraie, car cette dernière nécessiterait une interprétation probabiliste différente des hypothèses.

23. Avec une p-valeur t′ et un niveau α, quelle décision applique la règle donnée ?

Décider H1 si t′<αt' < \alpha et ne pas rejeter H0 si t′≥αt' \geq \alpha.
Décider H1 si t′>αt' > \alpha et ne pas rejeter H0 si t′≤αt' \leq \alpha.
Décider H0 si t′<αt' < \alpha et rejeter H1 si t′≥αt' \geq \alpha.
Décider H1 si t′=αt' = \alpha et ne pas rejeter H0 lorsque t′≠αt' \neq \alpha.

Décider H1 si $$t' < \alpha$$ et ne pas rejeter H0 si $$t' \geq \alpha$$.

Explication

La règle compare directement la p-valeur au niveau α : une p-valeur inférieure à α conduit à décider H1, tandis qu’une p-valeur supérieure ou égale conduit à ne pas rejeter H0. Le sens de l’inégalité est donc inversé dans la deuxième proposition.

24. Dans quel cas un estimateur θ^\hat\theta est-il consistant pour θ ?

Lorsqu’il minimise le risque quadratique pour une taille d’échantillon fixée.
Lorsqu’il converge en probabilité vers θ quand la taille n de l’échantillon tend vers l’infini.
Lorsqu’il prend exactement la valeur θ pour chaque échantillon observé.
Lorsqu’il possède un biais nul pour toute taille finie de l’échantillon.

Lorsqu’il converge en probabilité vers θ quand la taille n de l’échantillon tend vers l’infini.

Explication

La consistance est définie par la convergence en probabilité θ^→Pθ\hat\theta\xrightarrow{P}\theta lorsque n augmente. Un biais nul à taille fixée est une propriété différente et ne suffit pas à caractériser la consistance.

25. Quelle expression définit le biais d’un estimateur θ^\hat\theta de θ ?

P(θ^=θ)\mathbb{P}(\hat\theta=\theta)
E(θ^)−θ\mathbb{E}(\hat\theta)-\theta
E(∣θ^−θ∣)\mathbb{E}(|\hat\theta-\theta|)
E[(θ^−θ)2]\mathbb{E}[(\hat\theta-\theta)^2]

$$\mathbb{E}(\hat\theta)-\theta$$

Explication

Le biais est l’écart entre l’espérance de l’estimateur et la valeur du paramètre, soit E(θ^)−θ\mathbb{E}(\hat\theta)-\theta. L’expression quadratique correspond au risque quadratique, tandis que les deux autres quantités mesurent d’autres aspects de l’estimation.

26. Quelle quantité mesure le risque quadratique d’un estimateur θ^\hat\theta de θ ?

P(θ^≠θ)\mathbb{P}(\hat\theta\neq\theta)
E(θ^)−θ\mathbb{E}(\hat\theta)-\theta
∣E(θ^)−θ∣|\mathbb{E}(\hat\theta)-\theta|
E[(θ^−θ)2]\mathbb{E}[(\hat\theta-\theta)^2]

$$\mathbb{E}[(\hat\theta-\theta)^2]$$

Explication

Le risque quadratique est l’espérance du carré de l’erreur d’estimation, E[(θ^−θ)2]\mathbb{E}[(\hat\theta-\theta)^2]. Le biais correspond à l’erreur moyenne systématique et ne prend pas en compte la dispersion de la même manière.

27. Laquelle décrit correctement les erreurs de première et de deuxième espèce dans un test ?

La première espèce consiste à ne pas rejeter H0 vraie, tandis que la deuxième consiste à rejeter H0 lorsque H1 est vraie.
La première espèce consiste à rejeter H1 vraie, tandis que la deuxième consiste à accepter H1 lorsque H0 est vraie.
La première espèce consiste à choisir H0 lorsque H1 est vraie, tandis que la deuxième consiste à choisir H1 lorsque H0 est vraie.
La première espèce consiste à rejeter H0 vraie, tandis que la deuxième consiste à ne pas rejeter H0 lorsque H1 est vraie.

La première espèce consiste à rejeter H0 vraie, tandis que la deuxième consiste à ne pas rejeter H0 lorsque H1 est vraie.

Explication

L’erreur de première espèce est le rejet à tort de H0, alors que l’erreur de deuxième espèce est l’absence de rejet de H0 lorsque H1 est vraie. Les autres propositions inversent ces situations ou décrivent des événements qui ne correspondent pas aux définitions usuelles.

28. Quelles conditions d’effectif permettent d’appliquer le test du Chi-deux dans ce cadre ?

L’effectif total vérifie n≥5n\geq 5 et chaque effectif observé vérifie nj≥30n_j\geq 30.
Chaque probabilité théorique vérifie θ0j≥30\theta_{0j}\geq 30 et l’effectif total vérifie n≥5n\geq 5.
L’effectif total vérifie n≥30n\geq 30 et chaque effectif attendu vérifie nθ0j≥5n\theta_{0j}\geq 5.
Chaque effectif observé vérifie nj≥30n_j\geq 30 et l’effectif total vérifie nθ0j≥5n\theta_{0j}\geq 5.

L’effectif total vérifie $$n\geq 30$$ et chaque effectif attendu vérifie $$n\theta_{0j}\geq 5$$.

Explication

Les conditions portent sur l’effectif total, qui doit être au moins égal à 30, et sur chaque effectif attendu, qui doit être au moins égal à 5. Elles ne demandent pas que chaque effectif observé atteigne 30.

29. Dans la statistique du test du Chi-deux, quelle expression utilise les effectifs observés et attendus ?

T=∑j=1k(nj−nθ0j)2njT=\sum_{j=1}^{k}\frac{(n_j-n\theta_{0j})^2}{n_j}, avec njn_j attendu et nθ0jn\theta_{0j} observé sous H0.
T=∑j=1k(nj−nθ0j)2nθ0jT=\sum_{j=1}^{k}\frac{(n_j-n\theta_{0j})^2}{n\theta_{0j}}, avec njn_j observé et nθ0jn\theta_{0j} attendu sous H0.
T=∑j=1knj+nθ0j(nj−nθ0j)2T=\sum_{j=1}^{k}\frac{n_j+n\theta_{0j}}{(n_j-n\theta_{0j})^2}, avec les deux effectifs observés.
T=∑j=1knj−nθ0jnθ0jT=\sum_{j=1}^{k}\frac{n_j-n\theta_{0j}}{n\theta_{0j}}, avec les deux effectifs calculés sous H0.

$$T=\sum_{j=1}^{k}\frac{(n_j-n\theta_{0j})^2}{n\theta_{0j}}$$, avec $$n_j$$ observé et $$n\theta_{0j}$$ attendu sous H0.

Explication

La statistique additionne, pour chaque catégorie, le carré de l’écart entre l’effectif observé et l’effectif attendu, divisé par l’effectif attendu. L’effectif njn_j provient des données, tandis que nθ0jn\theta_{0j} est calculé à partir de H0.

30. Comment se comporte la statistique du Chi-deux lorsque n augmente sous H0 et sous H1 ?

Sous H0, elle converge vers une loi normale, tandis que sous H1 elle converge vers une loi uniforme.
Sous H0, elle converge vers une loi χ2\chi^2 à kk degrés de liberté, tandis que sous H1 elle tend vers zéro en probabilité.
Sous H0, elle tend vers l’infini en probabilité, tandis que sous H1 elle converge vers une loi χ2\chi^2 à k−1k-1 degrés de liberté.
Sous H0, elle converge vers une loi χ2\chi^2 à k−1k-1 degrés de liberté, tandis que sous H1 elle tend vers l’infini en probabilité.

Sous H0, elle converge vers une loi $$\chi^2$$ à $$k-1$$ degrés de liberté, tandis que sous H1 elle tend vers l’infini en probabilité.

Explication

Sous H0, la statistique possède asymptotiquement une loi du Chi-deux à k−1k-1 degrés de liberté, alors que sous H1 elle diverge vers l’infini en probabilité. Le nombre de degrés de liberté est donc k−1k-1, et non kk.

31. Pour un test du Chi-deux de niveau 5 %, dans quelle situation rejette-t-on H0 ?

Lorsque P(χk2>t)=0,05P(\chi^2_{k}>t)=0{,}05.
Lorsque P(χk−12<t)<0,05P(\chi^2_{k-1}<t)<0{,}05.
Lorsque P(χk−12>t)<0,05P(\chi^2_{k-1}>t)<0{,}05.
Lorsque P(χk−12>t)>0,05P(\chi^2_{k-1}>t)>0{,}05.

Lorsque $$P(\chi^2_{k-1}>t)<0{,}05$$.

Explication

Au niveau de 5 %, le rejet de H0 intervient lorsque la probabilité de queue droite au-delà de la statistique observée est inférieure à 0,05. Cette probabilité utilise une loi du Chi-deux à k−1k-1 degrés de liberté, et non une probabilité de queue gauche.

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Quelle est la différence principale entre statistique descriptive et inférentielle ?

La statistique descriptive synthétise les données observées, la statistique inférentielle déduit des propriétés inaccessibles.

Qu'est-ce qu'un échantillon en statistique ?

Un ensemble d'observations partielles d'un phénomène d'intérêt.

Quelle population considère l'approche par sondages ?

Une population finie avec une caractéristique déterministe.

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