QCM : Établissement concurrentiel des faits — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les entrepreneurs de réalité, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Ils cherchent à faire confirmer leur interprétation des événements.
Ils élaborent principalement le récit journalistique destiné au grand public.
Ils proposent une vision des faits dans le débat public.
Ils se limitent à conseiller individuellement les journalistes.
Ils transmettent au public des faits dépourvus d’interprétation.

Ils cherchent à faire confirmer leur interprétation des événements. · Ils proposent une vision des faits dans le débat public.

Explication

Les entrepreneurs de réalité proposent une interprétation des faits et cherchent à la faire confirmer ou contester. Les journalistes construisent plutôt le récit destiné au grand public, tandis que les experts et acteurs politiques produisent aussi des discours sur l’actualité.

2. Quelles sont les caractéristiques de l’établissement concurrentiel des faits d’actualité ?

Il produit une vision publique issue des efforts de définition.
Il résulte d’une sélection administrative conduite par les seuls ministères.
Il repose sur une compétition entre interprétations concurrentes.
Il met en présence plusieurs définisseurs de l’actualité.
Il transforme les événements en réalités publiques par des luttes de définition.

Il produit une vision publique issue des efforts de définition. · Il repose sur une compétition entre interprétations concurrentes. · Il met en présence plusieurs définisseurs de l’actualité. · Il transforme les événements en réalités publiques par des luttes de définition.

Explication

L’établissement des faits d’actualité repose sur une concurrence entre différents définisseurs de l’actualité. La vision publique des événements résulte de leurs efforts de définition, et non d’un processus dépourvu de confrontation.

3. Concernant les conditions de la communication politique, quelles propositions sont exactes ?

La communication politique s’appuie sur des interprétations publiques des événements.
La communication politique repose sur une réalité publique médiatisée par des discours.
Les électeurs accèdent aux discours publics interprétant les faits.
L’efficacité communicationnelle dépend de l’absence d’accès direct aux faits.
Les électeurs disposent directement des faits d’actualité eux-mêmes.

La communication politique s’appuie sur des interprétations publiques des événements. · La communication politique repose sur une réalité publique médiatisée par des discours. · Les électeurs accèdent aux discours publics interprétant les faits. · L’efficacité communicationnelle dépend de l’absence d’accès direct aux faits.

Explication

La communication politique est possible et efficace parce que les électeurs accèdent aux discours publics qui interprètent les faits. Ils n’ont pas un accès direct aux faits eux-mêmes, ce qui donne une importance centrale aux médiations discursives.

4. Concernant la crédibilité et l’efficacité d’un collectif politique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La cohérence des interventions publiques renforce la crédibilité collective.
Les interventions publiques d’un collectif peuvent être évaluées dans leurs rapports aux groupes rivaux.
La constance des porte-paroles participe à la crédibilité du système d’énoncés.
La crédibilité dépend principalement de slogans isolés prononcés par un candidat.
Les convergences et divergences avec les groupes rivaux construisent l’efficacité communicationnelle.

La cohérence des interventions publiques renforce la crédibilité collective. · Les interventions publiques d’un collectif peuvent être évaluées dans leurs rapports aux groupes rivaux. · La constance des porte-paroles participe à la crédibilité du système d’énoncés. · Les convergences et divergences avec les groupes rivaux construisent l’efficacité communicationnelle.

Explication

La crédibilité d’un système d’énoncés politiques dépend de la cohérence et de la constance des interventions publiques d’un collectif de porte-paroles. Elle se construit aussi dans les convergences et divergences avec les groupes rivaux.

5. Concernant la définition d’une bureaucratie :

Elle désigne nécessairement une administration inefficace.
Elle fonctionne selon des procédures régulières et rigoureuses.
Elle constitue une organisation durable et hiérarchisée.
Elle repose sur une professionnalisation de ses activités.
Elle accomplit ses missions selon des procédures fixées à l’avance.

Elle fonctionne selon des procédures régulières et rigoureuses. · Elle constitue une organisation durable et hiérarchisée. · Elle repose sur une professionnalisation de ses activités. · Elle accomplit ses missions selon des procédures fixées à l’avance.

Explication

Une bureaucratie est une organisation durable, hiérarchisée et professionnalisée qui agit selon des procédures rigoureuses, régulières et fixées à l’avance. Le terme désigne ici une forme organisationnelle, non un jugement péjoratif sur son efficacité.

6. Quelles organisations contribuent régulièrement à la production de l’actualité quotidienne ?

Les événements isolés expliquent à eux seuls l’actualité quotidienne.
Les rédactions contribuent au traitement quotidien des événements.
Les instituts statistiques participent à cette production informationnelle.
Les organisations internationales prennent part à la production de l’actualité.
Les ministères produisent une partie de l’actualité institutionnelle.

Les rédactions contribuent au traitement quotidien des événements. · Les instituts statistiques participent à cette production informationnelle. · Les organisations internationales prennent part à la production de l’actualité. · Les ministères produisent une partie de l’actualité institutionnelle.

Explication

Une grande partie de l’actualité quotidienne provient du travail régulier de bureaucraties spécialisées, comme les ministères, les administrations, les instituts statistiques et les rédactions. L’actualité institutionnelle ne se réduit donc pas à des événements isolés et imprévisibles.

7. Comment les bureaucraties produisent-elles l’information publique ?

Elles organisent leur production selon des processus prévisibles.
Elles construisent l’information par des décisions improvisées et personnelles.
Elles utilisent des procédures normalisées dans leur travail informationnel.
Elles suivent des procédures professionnelles et hiérarchisées.
Elles accomplissent ce travail au moyen de règles professionnelles structurées.

Elles organisent leur production selon des processus prévisibles. · Elles utilisent des procédures normalisées dans leur travail informationnel. · Elles suivent des procédures professionnelles et hiérarchisées. · Elles accomplissent ce travail au moyen de règles professionnelles structurées.

Explication

Les bureaucraties produisent l’information publique à travers des procédures professionnelles, hiérarchisées, normalisées et prévisibles. Cette production ne repose donc pas principalement sur l’improvisation ou sur des démarches dépourvues de règles.

8. Concernant les tiers de confiance et l’évaluation des récits journalistiques :

Les informations non contestées sont perçues comme presque vraies.
Les informations contestées sont perçues comme pouvant être fausses.
Les journalistes et les experts peuvent arbitrer des affirmations politiques contradictoires.
Les citoyens accordent une crédibilité absolue aux experts intervenant dans les controverses.
Les tiers de confiance sont choisis pour produire directement les décisions gouvernementales.

Les informations non contestées sont perçues comme presque vraies. · Les informations contestées sont perçues comme pouvant être fausses. · Les journalistes et les experts peuvent arbitrer des affirmations politiques contradictoires.

Explication

Les tiers de confiance sont des journalistes ou des experts crédités pour arbitrer des affirmations politiques concurrentes. Les citoyens distinguent aussi les informations non contestées, jugées presque vraies, des informations contestées, susceptibles d’être fausses.

9. Quelles sont les réponses exactes au sujet des controverses politiques et de leur perception ?

Les désaccords politiques concernent aussi la définition des problèmes publics.
Les controverses politiques portent principalement sur les solutions techniques proposées.
La communication politique agit sur la perception des faits et des problèmes publics.
La hiérarchisation des problèmes publics reste extérieure aux désaccords politiques.
Les citoyens disposent généralement des moyens nécessaires pour tout vérifier eux-mêmes.

Les désaccords politiques concernent aussi la définition des problèmes publics. · La communication politique agit sur la perception des faits et des problèmes publics.

Explication

Les controverses politiques concernent souvent la définition et la hiérarchisation des problèmes publics, au-delà du choix des solutions. La communication politique influence cette perception parce que les citoyens manquent généralement de temps, de moyens et de compétences pour tout vérifier.

10. Parmi les propositions suivantes concernant l’évaluation citoyenne des récits journalistiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les informations non contestées sont perçues comme presque vraies.
Les citoyens évaluent les récits en distinguant plusieurs statuts d’information.
Les citoyens disposent habituellement du temps nécessaire pour vérifier tous les faits.
La vérification complète des récits repose généralement sur les compétences individuelles disponibles.
Les informations contestées sont considérées comme susceptibles d’être fausses.

Les informations non contestées sont perçues comme presque vraies. · Les citoyens évaluent les récits en distinguant plusieurs statuts d’information. · Les informations contestées sont considérées comme susceptibles d’être fausses.

Explication

La solidité d’un récit journalistique est évaluée en séparant les informations non contestées des informations contestées. Les citoyens ne possèdent généralement pas les ressources nécessaires pour vérifier eux-mêmes tous les éléments des controverses.

11. Les effets de la communication politique sur la perception des problèmes publics comprennent :

Une action rendue possible par une capacité générale des citoyens à tout contrôler.
Une influence liée au manque de compétences nécessaires pour examiner tous les faits.
Une influence liée au manque de moyens permettant de réaliser toutes les vérifications.
Une influence liée au manque de temps disponible pour vérifier les affirmations.
Une action limitée au choix des solutions, sans effet sur la perception des faits.

Une influence liée au manque de compétences nécessaires pour examiner tous les faits. · Une influence liée au manque de moyens permettant de réaliser toutes les vérifications. · Une influence liée au manque de temps disponible pour vérifier les affirmations.

Explication

La communication politique influence la perception des faits parce que les citoyens ne peuvent généralement pas tout contrôler eux-mêmes. Ce manque concerne le temps, les moyens et les compétences, tandis que les désaccords portent aussi sur la définition des problèmes publics.

12. Concernant les manifestations contre la réforme des retraites en 2023 :

Le 31 janvier, les estimations allaient de 1,27 million à 2,8 millions.
Les chiffres policiers et militants correspondaient à une estimation commune.
Les écarts entre les chiffres résultaient de positions concurrentes des énonciateurs.
Le 19 janvier, la police a annoncé environ un million de manifestants.
Le 19 janvier, les organisateurs ont annoncé environ deux millions de manifestants.

Le 31 janvier, les estimations allaient de 1,27 million à 2,8 millions. · Les écarts entre les chiffres résultaient de positions concurrentes des énonciateurs. · Le 19 janvier, la police a annoncé environ un million de manifestants. · Le 19 janvier, les organisateurs ont annoncé environ deux millions de manifestants.

Explication

Le 19 janvier 2023, la police a annoncé un million de manifestants contre deux millions pour les organisateurs. Le 31 janvier, les estimations allaient de 1,27 million à 2,8 millions, chaque chiffre étant lié aux intérêts de son énonciateur.

13. Concernant les effets politiques du nombre de manifestants, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une forte affluence peut affaiblir le gouvernement.
Une faible affluence facilite la poursuite de l’action gouvernementale.
Une faible affluence renforce généralement la capacité de blocage gouvernementale.
Une forte affluence facilite généralement la poursuite de l’action gouvernementale.
Une forte affluence renforce le rapport de force des organisateurs.

Une forte affluence peut affaiblir le gouvernement. · Une faible affluence facilite la poursuite de l’action gouvernementale. · Une forte affluence renforce le rapport de force des organisateurs.

Explication

Une forte affluence renforce le rapport de force des organisateurs et peut affaiblir le gouvernement. Une faible affluence facilite au contraire la poursuite de l’action gouvernementale.

14. Les caractéristiques des estimations policières et organisatrices comprennent :

La police est placée sous l’autorité du gouvernement.
Les deux protagonistes produisent généralement des chiffres identiques.
La police annonce généralement un nombre inférieur de manifestants.
Les organisateurs tendent à annoncer une participation élevée.
Les organisateurs annoncent généralement un nombre inférieur aux estimations policières.

La police est placée sous l’autorité du gouvernement. · La police annonce généralement un nombre inférieur de manifestants. · Les organisateurs tendent à annoncer une participation élevée.

Explication

Les organisateurs tendent à annoncer une participation élevée, tandis que la police annonce généralement un nombre inférieur. Cette différence s’explique par les positions et intérêts distincts des protagonistes, et non par des chiffres identiques.

15. Concernant la production d’une troisième version journalistique des chiffres de manifestation :

La moyenne obtenue correspond nécessairement à une mesure indépendante.
La troisième version peut être produite sans observation directe du cortège.
Une troisième version exige une enquête de terrain menée pendant le cortège.
Une rédaction peut calculer une moyenne entre deux estimations concurrentes.
Les communiqués des organisateurs et de la police peuvent servir au calcul.

La troisième version peut être produite sans observation directe du cortège. · Une rédaction peut calculer une moyenne entre deux estimations concurrentes. · Les communiqués des organisateurs et de la police peuvent servir au calcul.

Explication

Une rédaction peut produire une troisième version en calculant la moyenne des communiqués policiers et organisateurs, sans observer directement le cortège. Cette méthode ne constitue donc pas nécessairement une mesure issue d’une enquête de terrain.

16. À propos de la position intermédiaire des rédactions face aux chiffres contradictoires :

Cette position vise notamment à apparaître indépendante et professionnelle.
La position intermédiaire peut contribuer à présenter la rédaction comme objective.
L’apparence de neutralité garantit une exactitude supérieure du chiffre produit.
Une rédaction établit ainsi nécessairement une version entièrement documentée.
Une rédaction peut retenir une position intermédiaire entre deux estimations.

Cette position vise notamment à apparaître indépendante et professionnelle. · La position intermédiaire peut contribuer à présenter la rédaction comme objective. · Une rédaction peut retenir une position intermédiaire entre deux estimations.

Explication

Les rédactions adoptent souvent une position intermédiaire pour apparaître indépendantes, objectives et professionnelles. Cette apparence de neutralité ne garantit toutefois pas une exactitude supérieure du chiffre retenu.

17. Quelles sont les réponses exactes au sujet des limites de l’objectivation journalistique ?

Les controverses publiques mobilisent toujours les ressources nécessaires à l’enquête.
L’objectivation des faits peut nécessiter des moyens d’enquête.
Une enquête documentée exige du temps et un financement.
Une version entièrement incontestable est généralement établie dans la temporalité urgente.
L’urgence du débat public limite souvent le temps disponible pour vérifier les faits.

L’objectivation des faits peut nécessiter des moyens d’enquête. · Une enquête documentée exige du temps et un financement. · L’urgence du débat public limite souvent le temps disponible pour vérifier les faits.

Explication

L’objectivation des faits est possible grâce à des moyens d’enquête, mais elle demande du temps et un financement. Dans l’urgence du débat public, les journalistes ne disposent généralement pas de ces ressources pour établir une version entièrement incontestable.

18. Concernant le recours à Occurrence pour estimer le nombre de manifestants :

Ses estimations peuvent s’appuyer sur des capteurs et des micro-comptages.
Le recours à Occurrence supprime les limites liées au financement de l’enquête.
Occurrence constitue un arbitre institutionnel indépendant des relations contractuelles.
Plusieurs rédactions ont recouru à Occurrence depuis mars 2018.
Occurrence est un cabinet de conseil privé mandaté par des rédactions.

Ses estimations peuvent s’appuyer sur des capteurs et des micro-comptages. · Plusieurs rédactions ont recouru à Occurrence depuis mars 2018. · Occurrence est un cabinet de conseil privé mandaté par des rédactions.

Explication

Depuis mars 2018, plusieurs rédactions ont confié à Occurrence l’estimation des manifestants à partir de capteurs et de micro-comptages. Occurrence est un cabinet privé mandaté par des rédactions, et non un arbitre institutionnel indépendant de toute relation contractuelle.

19. Concernant le comptage contesté des manifestations, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le comptage d’Occurrence peut être contesté malgré sa présentation comme neutre.
Les critiques méthodologiques établissent la malhonnêteté des dirigeants d’Occurrence.
Le chiffre des organisateurs tend à maximiser l’affluence des manifestations.
Les versions d’affluence produites par les acteurs coïncident généralement avec leurs intérêts.
Le chiffre policier tend à minimiser l’affluence des manifestations.

Le comptage d’Occurrence peut être contesté malgré sa présentation comme neutre. · Le chiffre des organisateurs tend à maximiser l’affluence des manifestations. · Le chiffre policier tend à minimiser l’affluence des manifestations.

Explication

Les chiffres policiers, militants et ceux d’Occurrence sont des versions concurrentes, chacune liée aux intérêts de son producteur. La contestation d’Occurrence montre qu’une méthode rapide et présentée comme neutre ne suffit pas à créer un consensus, tandis qu’une critique méthodologique ne prouve pas une malhonnêteté.

20. Parmi les propositions suivantes concernant la méthodologie d’Occurrence, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Des conflits d’intérêts possibles ont été liés aux clients privés d’Occurrence.
Un seul capteur a été utilisé lors de la phase initiale du dispositif.
Les critiques adressées à Occurrence portaient notamment sur l’impartialité supposée de ses dirigeants.
Les critiques méthodologiques démontrent une malhonnêteté établie de la direction.
La rapidité et le faible coût du comptage garantissent l’accord des protagonistes.

Des conflits d’intérêts possibles ont été liés aux clients privés d’Occurrence. · Un seul capteur a été utilisé lors de la phase initiale du dispositif. · Les critiques adressées à Occurrence portaient notamment sur l’impartialité supposée de ses dirigeants.

Explication

Les critiques d’Occurrence ont concerné ses dirigeants, le capteur initial et les conflits d’intérêts possibles. Elles ne permettent toutefois pas de conclure à la probité ou à l’improbité de sa direction, et aucun comptage rapide ne garantit un consensus immédiat.

21. Les opérations concurrentes de cadrage des faits d’actualité comprennent :

La confrontation progressive des versions concurrentes produites.
La production d’une description journalistique indépendante de toute version préalable.
La construction d’un récit journalistique situé dans une zone délimitée.
La fixation de la réalité par une seule interprétation dominante.
La proposition de versions des faits ajustées aux intérêts des acteurs.

La confrontation progressive des versions concurrentes produites. · La construction d’un récit journalistique situé dans une zone délimitée. · La proposition de versions des faits ajustées aux intérêts des acteurs.

Explication

Le cadrage concurrent procède par propositions intéressées, confrontation des versions et délimitation progressive d’une zone de vraisemblance. Le récit journalistique doit ensuite se situer dans cet espace, plutôt que reprendre automatiquement une version unique.

22. Dans l’exemple de la manifestation, quelles sont les réponses exactes concernant les bornes de l’estimation ?

Le chiffre des organisateurs sert de borne inférieure à l’estimation.
Le chiffre policier constitue la borne inférieure de l’estimation.
Le chiffre policier constitue la borne supérieure de l’estimation.
L’estimation retenue peut se situer entre les chiffres concurrents.
Le chiffre des organisateurs constitue la borne supérieure de l’estimation.

Le chiffre policier constitue la borne inférieure de l’estimation. · L’estimation retenue peut se situer entre les chiffres concurrents. · Le chiffre des organisateurs constitue la borne supérieure de l’estimation.

Explication

Dans l’exemple de la manifestation, le chiffre policier forme la borne inférieure et celui des organisateurs la borne supérieure. Les journalistes et le public retiennent ensuite une estimation située entre ces deux repères.

23. À propos de la zone de vraisemblance, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle est délimitée par des opérations contradictoires de cadrage.
Elle accueille la description journalistique des faits d’actualité.
Elle correspond directement à la vérité sous-jacente des faits.
Elle résulte de la confrontation de versions concurrentes dans l’espace public.
Elle désigne un espace de versions jugées publiquement plausibles.

Elle est délimitée par des opérations contradictoires de cadrage. · Elle accueille la description journalistique des faits d’actualité. · Elle résulte de la confrontation de versions concurrentes dans l’espace public. · Elle désigne un espace de versions jugées publiquement plausibles.

Explication

La zone de vraisemblance est l’espace produit par des opérations contradictoires de cadrage, dans lequel la description journalistique doit prendre place. Elle ne correspond pas à une vérité sous-jacente indépendante des versions publiquement plausibles.

24. Concernant le travail de cadrage, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il se limite aux récits construits par les journalistes professionnels.
Il comprend par définition toute action stratégique menée par un parti.
Il exprime la manière dont les acteurs présentent la réalité politique.
Il porte sur la définition des problèmes publics dans le débat.
Il désigne des discours proposant une vision particulière des faits d’actualité.

Il exprime la manière dont les acteurs présentent la réalité politique. · Il porte sur la définition des problèmes publics dans le débat. · Il désigne des discours proposant une vision particulière des faits d’actualité.

Explication

Le travail de cadrage correspond aux discours par lesquels des acteurs imposent leur propre vision des faits et des problèmes publics. Il ne désigne pas toute action stratégique, car cette définition relève du travail politique.

25. Quelles sont les réponses exactes au sujet du travail politique et des entrepreneurs de réalité ?

Le travail politique vise stratégiquement un aspect de la réalité politique.
Le travail politique peut comprendre l’enrôlement électoral de soutiens.
Les entrepreneurs de réalité proposent des versions des faits ajustées à leurs intérêts.
Le travail politique peut inclure un accord de désistement entre partis.
Les entrepreneurs de réalité se confondent avec les journalistes qui construisent le récit public.

Le travail politique vise stratégiquement un aspect de la réalité politique. · Le travail politique peut comprendre l’enrôlement électoral de soutiens. · Les entrepreneurs de réalité proposent des versions des faits ajustées à leurs intérêts. · Le travail politique peut inclure un accord de désistement entre partis.

Explication

Le travail politique est une action stratégique, volontaire et orientée vers un objectif, qui vise un aspect de la réalité politique. Il dépasse les discours et peut inclure l’enrôlement électoral ou un accord de désistement, tandis que les entrepreneurs de réalité proposent des versions ajustées à leurs intérêts.

26. Les caractéristiques du travail politique et des entrepreneurs de réalité comprennent :

Les porte-paroles interviennent notamment en raison de leur fonction publique.
Les entrepreneurs de réalité peuvent être distingués des journalistes.
Le travail politique constitue une action volontaire orientée vers un objectif.
Le travail politique peut inclure des actions autres que des discours publics.
Les entrepreneurs de réalité proposent des cadrages ajustés à leurs intérêts.

Les porte-paroles interviennent notamment en raison de leur fonction publique. · Les entrepreneurs de réalité peuvent être distingués des journalistes. · Le travail politique constitue une action volontaire orientée vers un objectif. · Le travail politique peut inclure des actions autres que des discours publics. · Les entrepreneurs de réalité proposent des cadrages ajustés à leurs intérêts.

Explication

Les porte-paroles interviennent dans le débat public au titre de leur position ou de leur fonction, notamment comme responsables politiques, syndicalistes ou représentants patronaux. Les entrepreneurs de réalité proposent des cadrages intéressés, tandis que les journalistes construisent un récit sous leur contrainte ; le travail politique peut prendre des formes stratégiques diverses.

27. Concernant les arènes et les acteurs du débat public, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les entrepreneurs de réalité interviennent dans les arènes publiques pour produire des énoncés généraux.
Le débat public rassemble des énoncés généraux sur des questions politiques, sociales ou économiques.
Les arènes publiques désignent les seuls médias traitant les controverses politiques.
Les arènes publiques permettent l’expression d’un cadrage contradictoire par les entrepreneurs de réalité.
Le débat public correspond aux seuls faits consensuels de l’actualité.

Le débat public rassemble des énoncés généraux sur des questions politiques, sociales ou économiques. · Les arènes publiques permettent l’expression d’un cadrage contradictoire par les entrepreneurs de réalité.

Explication

Les arènes publiques sont les lieux et occasions où s’exprime le cadrage contradictoire. Le débat public regroupe les énoncés généraux sur des questions politiques, sociales ou économiques produits dans ces arènes ; il ne désigne donc pas les seuls échanges médiatiques.

28. Concernant les faits contestés et la réalité publique :

Une question contestée peut présenter plusieurs versions concurrentes des faits.
Une question unanime correspond à un sujet où les points de vue sont dominés par une orientation commune.
Une question contestée fait circuler plusieurs points de vue sur les faits.
La distinction entre question contestée et question unanime repose sur l’importance du sujet.
Une question unanime se caractérise par l’existence d’un point de vue dominant.

Une question contestée peut présenter plusieurs versions concurrentes des faits. · Une question unanime correspond à un sujet où les points de vue sont dominés par une orientation commune. · Une question contestée fait circuler plusieurs points de vue sur les faits. · Une question unanime se caractérise par l’existence d’un point de vue dominant.

Explication

Une question contestée se caractérise par la circulation de plusieurs points de vue et versions des faits, tandis qu’une question unanime repose sur un point de vue dominant. La distinction dépend donc de la pluralité des interprétations, et non de l’importance du sujet.

29. Parmi les propositions suivantes concernant la réalité à l’instant t, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle correspond à une réalité indépendante de toute évolution du débat public.
Elle appartient à la zone consensuelle des faits d’actualité.
Elle rassemble les versions des faits encore disputées entre intervenants.
Elle désigne des points factuels non contestés par les participants au débat.
Elle comprend des points factuels qui ne sont plus contestés par les camps politiques.

Elle appartient à la zone consensuelle des faits d’actualité. · Elle désigne des points factuels non contestés par les participants au débat. · Elle comprend des points factuels qui ne sont plus contestés par les camps politiques.

Explication

La réalité à l’instant t correspond aux points factuels qui ne sont plus contestés par les intervenants et les camps politiques. Elle appartient ainsi à la zone consensuelle des faits d’actualité, et ne désigne pas les éléments encore disputés.

30. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la véritable réalité ?

Elle se confond avec les faits consensuels du débat public.
Elle suppose du temps pour mener une recherche approfondie.
Elle est recherchée sans intérêt électoral de court terme.
Elle peut différer de la réalité construite dans le débat public.
Elle correspond à une version des faits établie par un analyste spécialisé.

Elle suppose du temps pour mener une recherche approfondie. · Elle est recherchée sans intérêt électoral de court terme. · Elle peut différer de la réalité construite dans le débat public. · Elle correspond à une version des faits établie par un analyste spécialisé.

Explication

La véritable réalité est la version des faits qu’établirait un analyste spécialisé disposant du temps nécessaire et dépourvu d’intérêt électoral immédiat. Elle ne se confond donc pas avec la réalité consensuelle ou débattue publiquement, qui dépend des positions des intervenants.

31. Les caractéristiques du récit journalistique des faits d’actualité comprennent :

Une production journalistique organisée après un choix des faits à raconter.
La restitution intégrale de tous les événements accessibles aux rédactions.
Une sélection parmi les événements dont les journalistes auraient pu parler.
La narration de faits considérés comme importants par les journalistes.
Un découpage des événements retenus pour construire une narration.

Une production journalistique organisée après un choix des faits à raconter. · Une sélection parmi les événements dont les journalistes auraient pu parler. · La narration de faits considérés comme importants par les journalistes. · Un découpage des événements retenus pour construire une narration.

Explication

Le récit journalistique consiste à sélectionner et découper des événements afin de produire une narration des faits jugés importants. Il ne correspond donc pas à la totalité des événements disponibles ni à une description dépourvue de choix éditorial.

32. Concernant la mise en intrigue journalistique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle donne un sens aux événements de l’actualité racontée.
Elle privilégie une organisation narrative des éléments de l’actualité.
Elle relie de façon cohérente des événements et des protagonistes.
Elle consiste à présenter des événements sans relation interprétative.
Elle associe des faits, des intérêts et des motifs dans un récit.

Elle donne un sens aux événements de l’actualité racontée. · Elle privilégie une organisation narrative des éléments de l’actualité. · Elle relie de façon cohérente des événements et des protagonistes. · Elle associe des faits, des intérêts et des motifs dans un récit.

Explication

La mise en intrigue relie de manière cohérente événements, protagonistes, faits, intérêts et motifs. Cette organisation donne un sens à l’actualité ; elle ne se réduit ni à une liste chronologique ni à une analyse structurelle non narrative.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Établissement concurrentiel des faits.

Qui sont les entrepreneurs de réalité dans le débat public ?

Ce sont les acteurs qui proposent leur propre vision des faits.

Que cherche à faire un entrepreneur de réalité avec sa version des faits ?

Il cherche à faire confirmer ou contester sa version.

Comment le public accède-t-il aux faits d’actualité ?

Par des discours produits par journalistes, experts et acteurs politiques.

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