QCM : Théories des organisations et complexité — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment l’évolution des théories des organisations conduit-elle vers l’analyse des systèmes complexes ?

Elle passe de la hiérarchie à la rémunération, puis à l’étude des performances individuelles
Elle passe de l’humanisme à la production, puis à l’étude des procédures administratives
Elle passe de la technologie aux relations sociales, puis à l’étude des tâches standardisées
Elle passe de la production à l’humanisme, puis à l’étude de l’incertitude et des interdépendances

Elle passe de la production à l’humanisme, puis à l’étude de l’incertitude et des interdépendances

Explication

Les théories évoluent d’un intérêt pour la production et la performance vers une approche humaniste, puis vers l’analyse de systèmes marqués par l’incertitude, les crises et les interdépendances. L’étude des seules procédures ou performances individuelles ne caractérise pas cette trajectoire.

2. Quel ensemble correspond au modèle général de la psychologie du travail ?

Le travailleur, la situation de travail et le contexte organisationnel
Les machines, les locaux et les résultats commerciaux
Le salarié, son salaire et le produit intérieur brut
La hiérarchie, les procédures et les objectifs financiers

Le travailleur, la situation de travail et le contexte organisationnel

Explication

Le modèle articule la personne qui travaille, la situation concrète de travail et le contexte de l’organisation. Réduire l’analyse au salarié ou aux résultats économiques néglige les conditions de travail et l’environnement organisationnel.

3. Que cherche à déterminer l’organisation scientifique du travail ?

La meilleure manière de réaliser les tâches après leur étude scientifique
La meilleure manière de renforcer les relations sociales entre les salariés
La meilleure manière de laisser chaque ouvrier choisir son propre rythme
La meilleure manière de répartir les bénéfices entre les différents services

La meilleure manière de réaliser les tâches après leur étude scientifique

Explication

L’organisation scientifique du travail étudie les tâches afin d’identifier une méthode d’exécution considérée comme optimale. L’approche humaniste se concentre davantage sur les relations sociales, tandis que le libre choix du rythme contredit la recherche de standardisation.

4. Dans le taylorisme, comment se répartissent la conception et l’exécution du travail ?

La conception revient aux clients, tandis que l’exécution revient aux services de comptabilité
La conception revient aux ouvriers, tandis que l’exécution revient aux ingénieurs et aux bureaux des méthodes
La conception revient aux équipes commerciales, tandis que l’exécution revient aux responsables des ressources humaines
La conception revient aux ingénieurs et aux bureaux des méthodes, tandis que l’exécution revient aux ouvriers

La conception revient aux ingénieurs et aux bureaux des méthodes, tandis que l’exécution revient aux ouvriers

Explication

Le taylorisme distingue les fonctions qui organisent et conçoivent le travail de celles qui l’exécutent. Les ouvriers réalisent les tâches définies par les ingénieurs, les contremaîtres ou les bureaux des méthodes, et non l’inverse.

5. Lequel de ces énoncés correspond à un postulat du taylorisme ?

La suppression de la hiérarchie améliore l’efficacité lorsque les salariés reçoivent des incitations
La standardisation des tâches peut améliorer l’efficacité lorsque leur performance est mesurable
La coopération informelle garantit la coordination lorsque les tâches restent relativement stables
La diversité des méthodes individuelles améliore l’efficacité lorsque les tâches sont mesurables

La standardisation des tâches peut améliorer l’efficacité lorsque leur performance est mesurable

Explication

Le taylorisme suppose notamment que la performance peut être mesurée et que la standardisation favorise l’efficacité. La coopération informelle et la suppression de la hiérarchie ne correspondent pas à ses postulats centraux de coordination.

6. Que désigne l’organisation informelle dans une entreprise ?

L’organigramme, les procédures officielles, les postes définis et la chaîne hiérarchique
Les objectifs financiers, les indicateurs de production, les budgets et les résultats annuels
Les contrats de travail, les règlements internes, les sanctions et les horaires planifiés
Les affinités, les leaders naturels, l’entraide et les normes implicites entre les membres

Les affinités, les leaders naturels, l’entraide et les normes implicites entre les membres

Explication

L’organisation informelle repose sur des relations sociales et des règles tacites qui se forment entre les membres. L’organigramme et les procédures appartiennent plutôt à l’organisation formelle.

7. Selon Elton Mayo, quelles attentes sociales peuvent motiver les salariés au travail ?

La diminution des échanges, la concurrence entre collègues et l’autonomie des procédures
La stabilité des machines, la mesure des temps et la séparation entre conception et exécution
L’appartenance à un groupe, la reconnaissance, les relations sociales et le sentiment d’utilité
La rémunération au rendement, la standardisation, la sélection et la spécialisation des tâches

L’appartenance à un groupe, la reconnaissance, les relations sociales et le sentiment d’utilité

Explication

Pour Mayo, le travail est une activité sociale dans laquelle les salariés recherchent notamment l’appartenance, la reconnaissance et le sentiment d’être utiles. La rémunération au rendement et la standardisation relèvent plutôt de la logique taylorienne.

8. Quelle méthode cartographie les relations entre individus afin de construire des sociogrammes ?

La dynamique des rôles
La communication institutionnelle
La contingence organisationnelle
La sociométrie

La sociométrie

Explication

La sociométrie représente les relations entre les individus sous forme de sociogrammes. La contingence organisationnelle étudie plutôt l’adaptation de la structure au contexte.

9. Dans une analyse sociométrique, quelle correspondance entre relation et attitude est correcte ?

Relation positive et sympathie
Relation positive et antipathie
Relation négative et indifférence
Relation neutre et sympathie

Relation positive et sympathie

Explication

Une relation positive exprime la sympathie, tandis qu’une relation négative exprime l’antipathie et une relation neutre l’indifférence. L’antipathie ne correspond donc pas à une relation positive.

10. Quelle proposition distingue correctement les théories X et Y de McGregor ?

La théorie X repose sur la participation, tandis que la théorie Y suppose l’évitement naturel du travail.
La théorie X valorise la créativité, tandis que la théorie Y renforce la surveillance et les sanctions.
La théorie X recherche les responsabilités, tandis que la théorie Y considère le travail comme une contrainte.
La théorie X privilégie la surveillance, tandis que la théorie Y valorise l’autonomie et la créativité.

La théorie X privilégie la surveillance, tandis que la théorie Y valorise l’autonomie et la créativité.

Explication

La théorie X suppose que les individus évitent naturellement le travail et doivent être surveillés, alors que la théorie Y reconnaît leur capacité à être motivés et créatifs. La surveillance et les sanctions caractérisent donc la théorie X, non la théorie Y.

11. Dans l’étude menée par Coch et French à Harwood Manufacturing Company, quel résultat caractérise le groupe participant à tous les changements ?

Il progressa lentement vers 60 unités par heure, puis sa production diminua de 14 %.
Il atteignit dès le début l’objectif de 60 unités par heure, puis sa production augmenta de 14 %.
Il dépassa progressivement 60 unités par heure, sans variation finale de production.
Il resta sous 60 unités par heure pendant l’étude, avec une production stable.

Il atteignit dès le début l’objectif de 60 unités par heure, puis sa production augmenta de 14 %.

Explication

Le groupe participant à tous les changements atteignit l’objectif de 60 unités par heure dès le début et sa production augmenta finalement de 14 %. La progression lente et l’absence d’atteinte de l’objectif concernent plutôt le groupe contrôle.

12. Pour Lewin, qu’est-ce qui définit principalement un groupe ?

La présence d’un dirigeant imposant des consignes identiques à tous.
L’interdépendance de personnes organisées par des objectifs, des normes et des interactions.
La similitude des caractéristiques individuelles et des compétences professionnelles.
L’addition de personnes réunies dans un même lieu sans liens entre elles.

L’interdépendance de personnes organisées par des objectifs, des normes et des interactions.

Explication

Pour Lewin, un groupe est un ensemble de personnes interdépendantes structuré par des objectifs, un environnement, des valeurs, des normes et des interactions. Il ne se réduit donc pas à une simple somme d’individus.

13. Une équipe consacre 80 % de son énergie à réduire les conflits ; quelle part reste disponible pour la production ?

50 %
10 %
20 %
90 %

20 %

Explication

L’énergie disponible étant limitée, 80 % consacrés à la réduction des conflits laissent 20 % pour la production. Les 90 % disponibles correspondent au cas où les conflits ne consomment que 10 % de l’énergie.

14. Que cherche à analyser la théorie de la contingence organisationnelle ?

L’organisation en fonction de l’activité, de la dimension et du contexte.
L’organisation à partir des préférences personnelles des dirigeants.
L’organisation selon une structure identique adaptée à toutes les situations.
L’organisation comme un système indépendant de son environnement.

L’organisation en fonction de l’activité, de la dimension et du contexte.

Explication

La théorie de la contingence relie la forme de l’organisation au type d’activité, à sa dimension et à son contexte. Elle s’oppose ainsi à l’idée d’une structure unique valable dans toutes les situations.

15. Selon Mintzberg, quelle partie de l’organisation met en œuvre les décisions prises par le sommet stratégique ?

La ligne hiérarchique
Le centre opérationnel
La technostructure
Le support logistique

La ligne hiérarchique

Explication

La ligne hiérarchique transmet et met en œuvre les décisions du sommet stratégique. Le centre opérationnel produit, tandis que la technostructure analyse et standardise les activités.

16. Comment définir l’isomorphisme organisationnel ?

La suppression des normes afin de préserver l’autonomie de chaque organisation.
La spécialisation des unités selon leurs tâches et leurs niveaux de responsabilité.
L’adoption de pratiques similaires sous des pressions coercitives, normatives ou mimétiques.
La centralisation des décisions pour uniformiser les comportements des salariés.

L’adoption de pratiques similaires sous des pressions coercitives, normatives ou mimétiques.

Explication

L’isomorphisme désigne la tendance des organisations à adopter des pratiques similaires pour être perçues comme légitimes, sous l’effet de pressions coercitives, normatives ou mimétiques. Il ne désigne pas la spécialisation interne des unités.

17. Dans quelles conditions une ressource peut-elle contribuer à un avantage organisationnel durable ?

Lorsqu’elle est visible, standardisée, rapidement accessible et faiblement protégée.
Lorsqu’elle est rare, difficile à copier, difficile à remplacer et bien organisée.
Lorsqu’elle est abondante, facilement copiable, remplaçable et peu coordonnée.
Lorsqu’elle est coûteuse, centralisée, connue des concurrents et rarement utilisée.

Lorsqu’elle est rare, difficile à copier, difficile à remplacer et bien organisée.

Explication

Une ressource contribue à la performance lorsqu’elle réunit la rareté, la difficulté d’imitation, la difficulté de remplacement et une organisation efficace. Une ressource facilement copiable ou remplaçable procure un avantage plus fragile.

18. Quelle caractéristique distingue la stabilité relative d’un système dynamique complexe d’une rigidité définitive ?

Elle repose sur l’absence de rétroactions entre les éléments
Elle garantit le maintien du système dans un état constant
Elle empêche le système de modifier ses paramètres internes
Elle permet au système d’évoluer vers le chaos ou la résilience

Elle permet au système d’évoluer vers le chaos ou la résilience

Explication

La stabilité relative résulte de règles qui coordonnent les interactions sans bloquer l’évolution du système, lequel peut bifurquer vers le chaos ou la résilience. La stabilité ne signifie donc pas que le système conserve un état immuable.

19. Quelle combinaison correspond aux principales caractéristiques des systèmes complexes ?

Proportionnalité, prévisibilité, uniformité et contrôle centralisé
Non-linéarité, bifurcations, attracteurs et boucles de rétroaction
Indépendance des éléments, stabilité fixe, répétition et transparence
Simplicité, absence d’émergence, causalité directe et équilibre permanent

Non-linéarité, bifurcations, attracteurs et boucles de rétroaction

Explication

Les systèmes complexes se caractérisent notamment par la non-linéarité, les bifurcations, les attracteurs et les boucles de rétroaction, parmi plusieurs autres propriétés. Les autres propositions remplacent ces caractéristiques par des traits qui contredisent la complexité ou ne figurent pas dans cette définition.

20. Comment la non-linéarité se manifeste-t-elle dans l’évolution d’un système dynamique ?

Les trajectoires du système suivent une progression régulière et prévisible
Les variations du système ne suivent pas une proportionnalité constante
Les effets du système restent proportionnels aux causes observées
Les éléments du système évoluent sans interaction ni influence réciproque

Les variations du système ne suivent pas une proportionnalité constante

Explication

La non-linéarité signifie que l’évolution du système ne respecte pas nécessairement les proportionnalités et ne suit pas une trajectoire totalement linéaire. Une relation proportionnelle constante décrit au contraire un comportement linéaire.

21. Dans un système dynamique, que désigne l’émergence ?

La reproduction exacte des propriétés individuelles de chaque élément
L’apparition spontanée de propriétés nouvelles produites par les interactions
La disparition progressive des propriétés lorsque les rétroactions se stabilisent
La structure imposée par une autorité extérieure avant toute interaction

L’apparition spontanée de propriétés nouvelles produites par les interactions

Explication

L’émergence correspond à l’apparition de propriétés nouvelles qui résultent des interactions, des rétroactions et d’une stabilisation, plutôt qu’à une simple addition des propriétés individuelles. Une structure imposée extérieurement relève davantage d’une organisation planifiée.

22. Quelle situation illustre le mieux un processus d’auto-organisation ?

Des interactions locales font apparaître spontanément une structure stabilisée
Un programme fixe à l’avance chaque relation entre les différents éléments
Une autorité remplace progressivement les interactions par des consignes formelles
Un responsable impose une structure détaillée aux éléments du système

Des interactions locales font apparaître spontanément une structure stabilisée

Explication

L’auto-organisation produit spontanément une nouvelle structure grâce aux interactions, aux rétroactions et à une stabilisation relative des éléments. Une structure imposée par un responsable ou par un programme relève d’une organisation planifiée.

23. Quelle distinction décrit correctement les effets des rétroactions positive et négative dans un système dynamique ?

La rétroaction positive stabilise l’évolution, tandis que la négative déclenche une bifurcation
La rétroaction positive amplifie l’évolution, tandis que la négative stabilise le système
La rétroaction positive supprime les variations, tandis que la négative change l’attracteur
La rétroaction positive maintient l’homéostasie, tandis que la négative amplifie les écarts

La rétroaction positive amplifie l’évolution, tandis que la négative stabilise le système

Explication

Une rétroaction positive amplifie une évolution et peut provoquer une bifurcation, alors qu’une rétroaction négative contribue à la stabilisation homéostatique du système. Confondre ces effets revient à inverser leurs rôles respectifs dans la dynamique du système.

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Comment évoluent les théories des organisations selon leur régime ?

Elles passent de la production à l'humanisme puis aux systèmes complexes.

Qu'est-ce que le produit intérieur brut (PIB) ?

La valeur totale des biens et services finaux produits en un an.

Quels éléments articule le modèle général de la psychologie du travail ?

Le travailleur, la situation de travail et le contexte organisationnel.

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