QCM : Études de fonctions (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel phénomène biologique peut être modélisé par une fonction reliant deux grandeurs ?

La croissance d’une plante en fonction du temps
La forme d’une cellule en fonction de sa couleur
La composition d’un organe en fonction de sa position
La classification d’une espèce en fonction de son nom

La croissance d’une plante en fonction du temps

Explication

Une fonction peut représenter l’évolution de la croissance d’une plante au cours du temps. La classification d’une espèce selon son nom ne correspond pas à l’un des exemples de phénomènes décrits.

2. À quoi peut servir l’étude d’une fonction qui modélise une relation entre grandeurs ?

À établir une relation de cause à effet pour toute paire de grandeurs
À déterminer la nature des grandeurs sans étudier leur évolution
À remplacer les mesures par une description sans lien avec le phénomène
À expliquer, anticiper et exploiter le phénomène étudié

À expliquer, anticiper et exploiter le phénomène étudié

Explication

L’étude du modèle fonctionnel aide à expliquer le phénomène, à anticiper son évolution et à en exploiter les résultats. Un modèle ne permet pas de conclure automatiquement à une relation de cause à effet pour toutes les grandeurs.

3. Quelle condition caractérise une fonction croissante sur un intervalle II ?

Pour a<ba < b dans II, on a toujours f(a)<f(b)f(a) < f(b)
Pour a≤ba \leq b dans II, on a f(a)≥f(b)f(a) \geq f(b)
Pour deux éléments de II, leurs images sont égales
Pour a≤ba \leq b dans II, on a f(a)≤f(b)f(a) \leq f(b)

Pour $$a \leq b$$ dans $$I$$, on a $$f(a) \leq f(b)$$

Explication

Une fonction croissante conserve l’ordre au sens large : si a≤ba \leq b, alors f(a)≤f(b)f(a) \leq f(b). L’inégalité stricte correspond à une condition plus forte, celle d’une fonction strictement croissante.

4. Sur un intervalle II, une fonction ff est décroissante lorsque quelle relation est vérifiée pour tous a≤ba \leq b dans II ?

f(a)=f(b)f(a) = f(b)
f(a)≤f(b)f(a) \leq f(b)
f(a)≥f(b)f(a) \geq f(b)
f(a)>f(b)f(a) > f(b)

$$f(a) \geq f(b)$$

Explication

Pour une fonction décroissante, l’ordre des valeurs de la fonction évolue en sens inverse de celui des arguments, d’où f(a)≥f(b)f(a) \geq f(b). L’inégalité stricte décrit une décroissance stricte et ne constitue pas la condition générale demandée.

5. Pour la fonction affine f(x)=ax+bf(x)=ax+b avec a≠0a \neq 0, que peut-on conclure si a<0a<0 ?

La fonction est strictement croissante
La fonction est croissante sur les nombres positifs et décroissante sur les négatifs
La fonction est strictement décroissante
La fonction est constante sur son domaine

La fonction est strictement décroissante

Explication

Pour une fonction affine de coefficient directeur négatif, les valeurs de la fonction diminuent strictement quand xx augmente. Un coefficient directeur positif donnerait au contraire une fonction strictement croissante.

6. Comment varie la fonction x↦1xx \mapsto \frac{1}{x} sur son domaine R∗\mathbb{R}^* ?

Elle est strictement décroissante sur chacun des deux intervalles R∗−\mathbb{R}^-_* et R∗+\mathbb{R}^+_*, mais pas sur leur réunion
Elle est strictement décroissante sur tout R∗\mathbb{R}^*, car elle l’est sur ses deux parties
Elle est strictement croissante sur chacun des deux intervalles R∗−\mathbb{R}^-_* et R∗+\mathbb{R}^+_*, et sur leur réunion
Elle est constante sur les nombres négatifs et strictement décroissante sur les nombres positifs

Elle est strictement décroissante sur chacun des deux intervalles $$\mathbb{R}^-_*$$ et $$\mathbb{R}^+_*$$, mais pas sur leur réunion

Explication

La fonction inverse est strictement décroissante séparément sur les réels strictement négatifs et strictement positifs. Cette propriété ne s’étend pas à leur réunion, car comparer des arguments situés de part et d’autre de zéro ne respecte pas la même relation d’ordre entre leurs images.

7. Pour étudier les variations d’une fonction sur un intervalle II, quelle démarche faut-il suivre ?

Regrouper tous les points de II où la fonction prend la même valeur
Découper II en intervalles disjoints sur chacun desquels la fonction est monotone
Repérer les valeurs extrêmes sans examiner les variations sur des sous-intervalles
Découper II en intervalles qui se chevauchent et où la fonction est définie

Découper $$I$$ en intervalles disjoints sur chacun desquels la fonction est monotone

Explication

L’étude consiste à partager l’intervalle en morceaux ne se chevauchant pas, sur chacun desquels la fonction est monotone. Des intervalles qui se chevauchent ne réalisent pas le découpage demandé.

8. Quelle condition signifie que ff admet un maximum en aa sur II ?

Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≤af(x) \leq a, et la valeur maximale est aa
Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≤f(a)f(x) \leq f(a), et la valeur maximale est f(a)f(a)
Il existe un x∈Ix \in I tel que f(x)>f(a)f(x) > f(a), et la valeur maximale est f(x)f(x)
Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≥f(a)f(x) \geq f(a), et la valeur maximale est f(a)f(a)

Pour tout $$x \in I$$, $$f(x) \leq f(a)$$, et la valeur maximale est $$f(a)$$

Explication

Un maximum en aa signifie que l’image f(a)f(a) est supérieure ou égale à toutes les valeurs de la fonction sur II. La condition f(x)≥f(a)f(x) \geq f(a) décrit plutôt un minimum en aa.

9. Si ff admet un minimum en aa sur II, quelle affirmation est correcte ?

Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≥f(a)f(x) \geq f(a), et le minimum vaut f(a)f(a)
Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≥af(x) \geq a, et le minimum vaut aa
Il existe un x∈Ix \in I tel que f(x)<f(a)f(x) < f(a), et le minimum vaut f(x)f(x)
Pour tout x∈Ix \in I, f(x)≤f(a)f(x) \leq f(a), et le minimum vaut f(a)f(a)

Pour tout $$x \in I$$, $$f(x) \geq f(a)$$, et le minimum vaut $$f(a)$$

Explication

Pour un minimum atteint en aa, toutes les images sur l’intervalle sont supérieures ou égales à f(a)f(a), qui est la valeur minimale. L’inégalité dans le sens opposé caractériserait un maximum.

10. Comment caractérise-t-on la dérivabilité de f en a à l’aide d’un taux d’accroissement ?

La limite de f(h)−f(a)h−a\frac{f(h)-f(a)}{h-a} lorsque hh tend vers zéro existe et vaut $$f'(a)$.
La limite de f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} lorsque hh tend vers zéro existe et vaut f′(a)f'(a).
La limite de f(a+h)−f(a)a\frac{f(a+h)-f(a)}{a} lorsque hh tend vers zéro existe et vaut $$f'(a)$.
La limite de f(a+h)+f(a)h\frac{f(a+h)+f(a)}{h} lorsque hh tend vers zéro existe et vaut $$f'(a)$.

La limite de $$\frac{f(a+h)-f(a)}{h}$$ lorsque $$h$$ tend vers zéro existe et vaut $$f'(a)$$.

Explication

La dérivée en a est la limite du taux d’accroissement entre a et a+h lorsque h tend vers zéro. Remplacer le dénominateur h par a ne mesure pas ce taux d’accroissement.

11. Une fonction dérivable vérifie f(2)=5f(2)=5 et f′(2)=−3f'(2)=-3. Quelle équation décrit la tangente à sa courbe au point d’abscisse 2 ?

y=−3(x−2)+5y=-3(x-2)+5
y=−3(x+2)+5y=-3(x+2)+5
y=3(x−2)+5y=3(x-2)+5
y=5(x−2)−3y=5(x-2)-3

$$y=-3(x-2)+5$$

Explication

La tangente en a a pour équation y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a), ce qui donne ici y=−3(x−2)+5y=-3(x-2)+5. Intervertir la valeur de la fonction et celle de sa dérivée change à la fois la pente et le point de contact.

12. Pour dériver x6x^6, quelle expression obtient-on ?

x5x^5
5x65x^6
6x76x^7
6x56x^5

$$6x^5$$

Explication

La règle de dérivation des puissances donne ddxxn=nxn−1\frac{d}{dx}x^n=nx^{n-1}, donc la dérivée de x6x^6 est 6x56x^5. Le coefficient et l’exposant doivent tous deux être ajustés selon cette règle.

13. Pour u(x)=x2u(x)=x^2 et v(x)=x+1v(x)=x+1, quelle expression donne la dérivée de u(x)v(x)u(x)v(x) ?

2x(x+1)+x22x(x+1)+x^2
2x+x2x+1\frac{2x+x^2}{x+1}
2x(x+1)−x22x(x+1)-x^2
2x(x+1)−x2(x+1)2\frac{2x(x+1)-x^2}{(x+1)^2}

$$2x(x+1)+x^2$$

Explication

La dérivée d’un produit est u′v+uv′u'v+uv' ; ici, cela donne 2x(x+1)+x22x(x+1)+x^2. La formule avec un numérateur soustractif et un dénominateur au carré est celle d’un quotient, pas d’un produit.

14. Une fonction f est continue et dérivable sur un intervalle I, et sa dérivée y est non négative. Que peut-on conclure ?

f est croissante sur I.
f change de sens de variation sur I.
f est constante sur I.
f est décroissante sur I.

f est croissante sur I.

Explication

Pour une fonction continue et dérivable sur un intervalle, la condition f′(x)≥0f'(x)\geq 0 sur tout l’intervalle équivaut à sa croissance. Une dérivée non négative n’implique pas que la fonction soit constante.

15. Sur un intervalle I, une fonction continue et dérivable vérifie f′(x)≤0f'(x)\leq 0 en tout point. Quel est son sens de variation ?

Elle est décroissante sur I.
Elle est croissante sur I.
Elle alterne entre croissance et décroissance sur I.
Elle est constante sur I.

Elle est décroissante sur I.

Explication

Une dérivée non positive sur I caractérise une fonction décroissante sur cet intervalle, sous les hypothèses de continuité et de dérivabilité. Une dérivée négative ou nulle ne signifie pas que la fonction est nécessairement constante.

16. Pour établir les intervalles de croissance et de décroissance d’une fonction à partir de sa dérivée, quelle démarche faut-il suivre ?

Étudier le signe de la dérivée, puis en déduire les intervalles de variation.
Étudier le signe de la fonction, puis en déduire celui de sa dérivée.
Calculer les valeurs de la fonction, puis comparer uniquement ses extrémités.
Repérer les zéros de la fonction, puis les prendre comme changements de variation.

Étudier le signe de la dérivée, puis en déduire les intervalles de variation.

Explication

On détermine d’abord le signe de f′f', qui permet ensuite d’identifier les intervalles où f croît ou décroît. Les zéros de f ne donnent pas, à eux seuls, le sens de variation.

17. Quelle limite décrit le comportement de exp⁡(x)\exp(x) lorsque x tend vers −∞-\infty ?

lim⁡x→−∞exp⁡(x)=0\lim_{x\to-\infty}\exp(x)=0
lim⁡x→−∞exp⁡(x)=−∞\lim_{x\to-\infty}\exp(x)=-\infty
lim⁡x→−∞exp⁡(x)=+∞\lim_{x\to-\infty}\exp(x)=+\infty
lim⁡x→−∞exp⁡(x)=1\lim_{x\to-\infty}\exp(x)=1

$$\lim_{x\to-\infty}\exp(x)=0$$

Explication

L’exponentielle tend vers zéro lorsque son argument tend vers −∞-\infty. Elle tend vers +∞+\infty lorsque son argument tend vers +∞+\infty, et non dans la direction considérée ici.

18. Pour α>0\alpha>0, que vaut lim⁡x→+∞ln⁡(x)xα\lim_{x\to+\infty}\frac{\ln(x)}{x^\alpha} ?

11
00
−∞-\infty
+∞+\infty

$$0$$

Explication

La croissance de xαx^\alpha, pour α>0\alpha>0, domine celle de ln⁡(x)\ln(x) lorsque x tend vers +∞+\infty ; leur quotient tend donc vers zéro. Le logarithme tend bien vers +∞+\infty, mais moins vite que cette puissance.

19. Quelle limite remarquable permet de comparer l’accroissement de exp⁡(h)\exp(h) à h lorsque h tend vers zéro ?

lim⁡h→0sin⁡(h)h=0\lim_{h\to0}\frac{\sin(h)}{h}=0
lim⁡h→0exp⁡(h)h=1\lim_{h\to0}\frac{\exp(h)}{h}=1
lim⁡h→0exp⁡(h)−1h=1\lim_{h\to0}\frac{\exp(h)-1}{h}=1
lim⁡h→0ln⁡(1+h)h=0\lim_{h\to0}\frac{\ln(1+h)}{h}=0

$$\lim_{h\to0}\frac{\exp(h)-1}{h}=1$$

Explication

La limite du quotient de l’accroissement exp⁡(h)−1\exp(h)-1 par h vaut 1 lorsque h tend vers zéro. Le quotient exp⁡(h)/h\exp(h)/h ne soustrait pas la valeur initiale de l’exponentielle et ne correspond pas à cette limite remarquable.

20. Quelle caractéristique définit un repère semi-logarithmique et explique son utilité pour des données très étendues ?

Les deux axes sont logarithmiques, ce qui transforme les relations de puissance en droites.
Un axe est logarithmique et l’autre gradué selon une échelle de puissance, ce qui représente les périodicités.
Un axe est linéaire et l’autre logarithmique, ce qui aide à représenter des phénomènes exponentiels ou plusieurs ordres de grandeur.
Les deux axes sont linéaires, ce qui met en évidence les variations proportionnelles.

Un axe est linéaire et l’autre logarithmique, ce qui aide à représenter des phénomènes exponentiels ou plusieurs ordres de grandeur.

Explication

Dans un repère semi-logarithmique, un axe est linéaire et l’autre logarithmique, une combinaison utile pour les phénomènes exponentiels et les mesures couvrant plusieurs ordres de grandeur. Deux axes logarithmiques caractérisent plutôt un repère log-log, adapté aux relations de puissance.

21. Pour rendre linéaire sur un graphique une relation de puissance entre xx et yy, quel type de repère convient ?

Un repère semi-logarithmique, où l’abscisse est linéaire et l’ordonnée logarithmique.
Un repère log-log, où les deux axes suivent une échelle logarithmique.
Un repère semi-logarithmique, où l’abscisse est logarithmique et l’ordonnée linéaire.
Un repère cartésien ordinaire, où les deux axes suivent une échelle linéaire.

Un repère log-log, où les deux axes suivent une échelle logarithmique.

Explication

Un repère log-log utilise une échelle logarithmique sur les deux axes et permet de représenter linéairement les relations de puissance. Un repère semi-logarithmique n’a qu’un axe logarithmique et ne correspond donc pas à cette représentation des relations de puissance.

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Quelles grandeurs une fonction peut-elle relier pour modéliser la croissance d’une plante ?

La taille de la plante et le temps.

Quelles grandeurs une fonction relie-t-elle pour modéliser une réaction enzymatique ?

La vitesse de réaction et la concentration en substrat.

Quelles grandeurs une fonction relie-t-elle pour modéliser l’intensité lumineuse ?

L’intensité lumineuse et la concentration d’un soluté.

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