La synthèse moderne de l’évolution associe le darwinisme et le mendélisme et considère les populations comme l’unité de l’évolution.
La reproduction sexuée remet en jeu les allèles à chaque génération, et les croisements non panmictiques affectent la structure génotypique de la génération suivante.
Les quatre forces évolutives sont :
★ À maîtriser
Les sources de variation génétique comprennent :
Une mutation germinale peut être transmise à la descendance, changer de fréquence dans la population, puis être fixée ou perdue au fil des générations.
Les mutations sont aléatoires quant à leur position dans le génome et ne surviennent pas en réponse à une pression de sélection.
Compléments
Les taux de mutation varient selon les espèces et les loci et sont de l’ordre de à par locus et par génération.
Une mutation fixée dans une population constitue une substitution et contribue à la divergence entre espèces.
Mutation → nouvel allèle → polymorphisme
★ À maîtriser
📌 L’accommodation est une plasticité phénotypique sans modification génétique, tandis que l’adaptation correspond à une modification génétique sélectionnée.
📌 Lorsque la valeur adaptative de l’hétérozygote est intermédiaire entre celles des homozygotes, la sélection tend à faire perdre le polymorphisme ; lorsque l’hétérozygote est avantagé, elle peut le maintenir à un équilibre stable.
Compléments
📐 Formule - Pour un locus biallélique de fréquences et et de valeurs adaptatives , et , la fréquence de l’allèle 1 après sélection est .
📐 Formule - À l’équilibre de sélection équilibrée, la fréquence de l’allèle 1 est .
La sélection trie les génotypes ; l’accommodation modifie le phénotype sans changement génétique
★ À maîtriser
Compléments
Le temps entre l’apparition d’un nouvel allèle et sa fixation ou sa perte dépend du taux de mutation et de la taille de la population, et le polymorphisme persiste plus longtemps dans les grandes populations.
Au sein des populations, la dérive réduit le polymorphisme et l’hétérozygotie et augmente la consanguinité ; entre populations, elle augmente la divergence génétique.
La théorie neutraliste de Kimura met en avant l’interaction entre mutations, dérive génétique et migrations pour expliquer l’évolution des allèles neutres.
Petite population → fluctuations plus fortes → perte ou fixation plus probable
★ À maîtriser
📌 Les flux géniques homogénéisent les fréquences alléliques entre populations, tandis que leur rupture permet leur évolution indépendante et peut conduire à la spéciation.
Compléments
À l’échelle locale, la migration s’oppose aux processus qui diminuent la variabilité génétique, comme la dérive et la sélection.
Des différences de structure génétique entre populations peuvent refléter une histoire contrastée, notamment la fondation et les mutations, et/ou des conditions sélectives différentes liées à l’environnement.
Flux génique : homogénéisation ; rupture des flux : évolution indépendante
★ À maîtriser
Pour un locus à deux allèles A et B, les fréquences alléliques vérifient , et .
Les hypothèses du modèle de Hardy-Weinberg sont : une population panmictique, une population infinie, des fréquences alléliques similaires chez les mâles et les femelles pour un locus autosomique, des générations non chevauchantes, l’absence de mutation, l’absence de migration, l’absence de sélection
Sous panmixie, les fréquences génotypiques attendues pour deux allèles de fréquences et sont pour le premier homozygote, pour l’hétérozygote et pour le second homozygote.
Sous les hypothèses de Hardy-Weinberg, les fréquences alléliques restent constantes d’une génération à l’autre et les fréquences génotypiques sont prédites à partir des fréquences alléliques.
Compléments
📐 Formule - Pour un échantillon de taille , la fréquence de l’allèle L est .
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans le modèle de sélection présenté, les valeurs adaptatives sont , et , où est le coefficient de sélection et le coefficient de dominance.
Compléments
Les modèles étudiés examinent l’effet du coefficient de sélection et de la dominance sur l’évolution des fréquences alléliques sous sélection seule.
Les modèles présentés examinent l’équilibre mutation-sélection en faisant varier le taux de mutation, le coefficient de sélection et la dominance.
Les modèles d’interaction entre sélection et dérive examinent l’effet de la sélection sur la probabilité de fixation d’un allèle rare, avec une fréquence initiale de A de et une population de .
Les modèles d’interaction entre dérive et migration comparent dix populations de 100 individus, initialement à une fréquence de A de 0,5, pour des taux de migration de 0 %, 10 % et 50 %.
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1. Quel phénomène la génétique des populations étudie-t-elle à l’échelle des populations d’une espèce ?
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Qu’étudie la génétique des populations ?
L’évolution des gènes et des allèles dans les populations d’une espèce.
Qu’est-ce qu’une population en génétique des populations ?
Un ensemble d’individus de la même espèce vivant au même moment dans un lieu donné et formant une unité reproductive spatio-temporelle.
Quelles approches la synthèse moderne de l’évolution associe-t-elle ?
Le darwinisme et le mendélisme.
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