QCM : Évolution et systématique végétales — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline botanique étudie la classification, la dénomination et l’identification des plantes afin d’organiser la diversité végétale ?

La physiologie végétale
La botanique systématique
L’écologie végétale
La botanique générale

La botanique systématique

Explication

La botanique systématique organise la diversité végétale en s’appuyant notamment sur des caractères morphologiques, génétiques, écologiques et évolutifs. La botanique générale désigne plus largement l’ensemble des sciences consacrées aux végétaux et ne se limite pas à leur classification.

2. Quel est un objectif majeur de la systématique végétale ?

Accroître la production de pollen des cultures
Connaître et conserver la diversité végétale
Mesurer la vitesse de croissance des racines
Décrire la composition minérale des sols

Connaître et conserver la diversité végétale

Explication

La systématique végétale permet de connaître et de conserver la diversité du monde végétal, tout en aidant à comprendre son évolution et à diffuser les connaissances. L’étude de la croissance ou des sols relève d’autres domaines de la botanique ou de l’écologie.

3. Quelle distinction décrit correctement les fleurs actinomorphes et zygomorphes ?

Les actinomorphes possèdent un seul plan de symétrie, les zygomorphes plusieurs plans identiques.
Les actinomorphes possèdent plusieurs plans de symétrie identiques, les zygomorphes un seul plan.
Les actinomorphes sont dépourvues de symétrie, les zygomorphes possèdent deux plans différents.
Les actinomorphes présentent deux moitiés asymétriques, les zygomorphes une symétrie circulaire.

Les actinomorphes possèdent plusieurs plans de symétrie identiques, les zygomorphes un seul plan.

Explication

Une fleur actinomorphe possède au moins deux plans de symétrie identiques, tandis qu’une fleur zygomorphe n’en possède qu’un. La confusion la plus fréquente consiste à inverser ces deux définitions.

4. Quelle affirmation explique correctement l’origine évolutive des formes florales zygomorphe et actinomorphe ?

Les deux formes sont ancestrales et proviennent directement de lignées florales indépendantes.
La zygomorphie est ancestrale et unique, tandis que l’actinomorphie est dérivée chez les Angiospermes.
Les deux formes sont dérivées et résultent d’une transformation apparue dans un même groupe végétal.
La zygomorphie est dérivée et apparue plusieurs fois, tandis que l’actinomorphie est ancestrale.

La zygomorphie est dérivée et apparue plusieurs fois, tandis que l’actinomorphie est ancestrale.

Explication

La zygomorphie est un état dérivé apparu indépendamment dans plusieurs familles par convergence évolutive, alors que l’actinomorphie correspond à l’état ancestral des Angiospermes actuelles. Elle n’est donc pas une innovation apparue dans une seule lignée.

5. Quel processus correspond à la pollinisation ?

La fusion des gamètes à l’intérieur de l’ovule
La dispersion des graines depuis le fruit mûr
La production des grains de pollen par le pistil
Le transport du pollen de l’étamine vers le pistil

Le transport du pollen de l’étamine vers le pistil

Explication

La pollinisation est le transport du pollen depuis l’étamine jusqu’au pistil. La fusion des gamètes intervient après ce transport, tandis que la production du pollen et la dispersion des graines sont d’autres processus.

6. Quelle association entre le mode de transport du pollen et son vecteur est correcte ?

L’anémogamie utilise les animaux, la zoogamie l’eau et l’hydrogamie le vent.
L’anémogamie utilise le vent, la zoogamie l’eau et l’hydrogamie les animaux.
L’anémogamie utilise le vent, la zoogamie les animaux et l’hydrogamie l’eau.
L’anémogamie utilise l’eau, la zoogamie le vent et l’hydrogamie les animaux.

L’anémogamie utilise le vent, la zoogamie les animaux et l’hydrogamie l’eau.

Explication

L’anémogamie désigne le transport du pollen par le vent, la zoogamie celui réalisé par les animaux et l’hydrogamie celui réalisé par l’eau. Les autres associations permutent ces trois vecteurs.

7. Pourquoi un même caractère présent chez plusieurs taxons peut-il être qualifié d’homologue ?

Parce qu’il représente toujours l’état le plus récent de ces taxons
Parce qu’il a été hérité d’un ancêtre commun à ces taxons
Parce qu’il caractérise une espèce sans être présent chez ses proches parents
Parce qu’il est apparu séparément sous une pression écologique similaire

Parce qu’il a été hérité d’un ancêtre commun à ces taxons

Explication

Un caractère homologue est partagé par plusieurs taxons en raison de son héritage depuis un ancêtre commun. Une ressemblance apparue séparément dans des contextes similaires relève plutôt d’une convergence évolutive.

8. Quelle distinction entre plésiomorphie et apomorphie est correcte ?

La plésiomorphie est ancestrale, tandis que l’apomorphie est dérivée.
La plésiomorphie concerne les caractères moléculaires, tandis que l’apomorphie concerne les caractères floraux.
La plésiomorphie est propre à un taxon, tandis que l’apomorphie est toujours partagée.
La plésiomorphie est dérivée, tandis que l’apomorphie est ancestrale.

La plésiomorphie est ancestrale, tandis que l’apomorphie est dérivée.

Explication

La plésiomorphie désigne un état ancestral ou primitif, alors que l’apomorphie correspond à un état dérivé acquis au cours de l’évolution. Ces termes décrivent l’ancienneté évolutive d’un état de caractère, et non sa nature moléculaire ou florale.

9. Dans une classification phylogénétique, qu’est-ce qu’une synapomorphie ?

Un caractère ancestral conservé par plusieurs taxons depuis leur origine commune
Un caractère dérivé partagé par plusieurs taxons et absent du clade parent
Un caractère semblable apparu séparément chez des taxons éloignés
Un caractère dérivé propre à un seul groupe sans taxon apparenté

Un caractère dérivé partagé par plusieurs taxons et absent du clade parent

Explication

Une synapomorphie est un caractère apomorphe partagé par plusieurs taxons et absent du clade parent, ce qui peut contribuer à définir un clade. Un caractère ancestral partagé est une plésiomorphie, tandis qu’un caractère dérivé propre à un groupe est une autapomorphie.

10. Lorsqu’un herbivore agresse un acacia, quelle séquence décrit correctement la réponse de défense observée ?

L’acacia produit du nectar, puis les insectes transportent une alerte chimique vers les arbres voisins
Le stress mécanique stimule les tanins et l’éthylène, puis le signal d’éthylène alerte les arbres voisins
L’herbivorie diminue les tanins, puis les racines transmettent un signal nutritif aux arbres voisins
Le stress mécanique bloque l’éthylène, puis les arbres voisins réduisent leur production de tanins

Le stress mécanique stimule les tanins et l’éthylène, puis le signal d’éthylène alerte les arbres voisins

Explication

Le stress mécanique déclenche chez l’acacia une production accrue de tanins et d’éthylène, lequel transmet un signal de détresse aux arbres voisins. L’herbivorie n’entraîne donc pas une diminution des tanins ni un signal nutritif transmis par les racines.

11. Quelle stratégie constitue une allélopathie chez une plante ?

Développer des épines pour empêcher physiquement les herbivores d’atteindre les tissus
Épaissir une paroi cellulaire afin de soutenir les organes exposés aux contraintes mécaniques
Excréter des substances toxiques pour repousser des herbivores ou concurrencer une autre espèce
Produire davantage de nectar afin d’attirer des animaux utiles à la reproduction

Excréter des substances toxiques pour repousser des herbivores ou concurrencer une autre espèce

Explication

L’allélopathie repose sur l’excrétion de substances toxiques qui agit contre les herbivores ou les espèces concurrentes. Les épines relèvent plutôt d’une défense physique appelée spination.

12. Quelle situation illustre le mieux un compromis évolutif chez une espèce végétale ?

Une adaptation qui permet à la plante d’optimiser chaque fonction sans coût pour ses autres caractéristiques
Une variation d’un caractère qui améliore simultanément la croissance, la défense et la reproduction
Une augmentation de la défense chimique qui améliore la protection mais réduit les ressources disponibles pour la croissance
Une modification d’un trait qui reste indépendante des contraintes énergétiques et environnementales de la plante

Une augmentation de la défense chimique qui améliore la protection mais réduit les ressources disponibles pour la croissance

Explication

Un compromis évolutif apparaît lorsqu’un avantage obtenu pour un trait s’accompagne d’une détérioration d’un autre, en raison de contraintes biologiques ou énergétiques. Une amélioration simultanée de toutes les fonctions ne correspond pas à cette définition.

13. Quelle proportion moyenne de la lumière reçue par les plantes est transformée en production nette par la photosynthèse ?

Environ 50%50\%
Environ 25%25\%
Environ 10%10\%
Environ 1%1\%

Environ $$1\%$$

Explication

Le rendement moyen de la photosynthèse chez les plantes est d’environ 1%1\% de la lumière reçue transformée en production nette. Une valeur de 10%10\% surestime donc fortement ce rendement moyen.

14. Quel rôle joue le cotylédon au début du développement d’une plante ?

Il protège le stigmate pendant la pollinisation et reçoit les gamètes mâles transportés par le pollen
Il forme une feuille adulte qui apparaît après la germination et assure ensuite la photosynthèse principale
Il produit le pollen dans l’anthère avant l’ouverture de la fleur et la dispersion des grains
Il constitue une feuille embryonnaire de la graine qui fournit les premières réserves à la plantule

Il constitue une feuille embryonnaire de la graine qui fournit les premières réserves à la plantule

Explication

Le cotylédon est une feuille primordiale déjà présente dans la graine et contient des réserves utiles à la plantule. Les feuilles adultes apparaissent après la germination et ne correspondent pas au cotylédon.

15. Pourquoi la distinction traditionnelle entre Monocotylédones et Dicotylédones ne constitue-t-elle pas une classification phylogénétique valide ?

Parce que ces groupes reposent sur le nombre de pétales, caractère qui ne concerne pas les graines
Parce que ces groupes sont paraphylétiques malgré une distinction fondée sur le nombre de cotylédons
Parce que ces groupes réunissent des espèces dépourvues de tout caractère morphologique commun identifiable
Parce que ces groupes sont définis par le type de pollinisation plutôt que par des caractères liés à l’embryon

Parce que ces groupes sont paraphylétiques malgré une distinction fondée sur le nombre de cotylédons

Explication

Le nombre de cotylédons a servi à établir la distinction classique, mais les deux groupes sont paraphylétiques. Une classification phylogénétique s’appuie plutôt sur des caractères évolutifs partagés entre les membres d’un clade.

16. Quelle association entre type de pollen et groupe végétal correspond à la distinction phylogénétique présentée ?

Monocotylédones à pollen triaperturé et Eudicotylédones à pollen monoaperturé
Monocotylédones à pollen monoaperturé et Eudicotylédones à pollen triaperturé
Monocotylédones à pollen dépourvu d’apertures et Eudicotylédones à pollen bicellulaire
Monocotylédones à pollen bicellulaire et Eudicotylédones à pollen tricellulaire

Monocotylédones à pollen monoaperturé et Eudicotylédones à pollen triaperturé

Explication

La phylogénie distingue notamment les Monocotylédones par un pollen monoaperturé et les Eudicotylédones par un pollen triaperturé. Le nombre de cellules du grain de pollen décrit un autre caractère et ne remplace pas cette distinction.

17. Quelle est la nature biologique d’un grain de pollen chez les plantes à fleurs ?

Une graine immature produite dans l’ovaire qui contient déjà l’embryon de la future plante
Un sporophyte haploïde produit dans le réceptacle floral qui forme les ovules après dispersion
Un gamète mâle diploïde produit dans le stigmate qui fusionne directement avec l’ovule
Un gamétophyte haploïde produit dans les anthères qui transporte les gamètes mâles jusqu’au stigmate

Un gamétophyte haploïde produit dans les anthères qui transporte les gamètes mâles jusqu’au stigmate

Explication

Le grain de pollen est un gamétophyte haploïde formé dans les anthères et chargé de transporter les gamètes mâles vers le stigmate. Il n’est donc pas lui-même un gamète, ni une graine ou un sporophyte.

18. Quelle densité de ruches est recommandée en Californie pour assurer une pollinisation efficace des amandiers ?

Environ trois à cinq ruches, représentant approximativement 100 000 abeilles par hectare
Environ six à dix ruches, représentant approximativement 300 000 abeilles par hectare
Environ une à deux ruches, représentant approximativement 30 000 abeilles par hectare
Environ quinze à vingt ruches, représentant approximativement 600 000 abeilles par hectare

Environ six à dix ruches, représentant approximativement 300 000 abeilles par hectare

Explication

La pollinisation efficace des amandiers en Californie demande environ six à dix ruches, soit près de 300 000 abeilles par hectare. Les autres densités proposées ne correspondent pas à la recommandation indiquée.

19. Quelle définition correspond à l’autofécondation ?

La fécondation des ovules d’une plante par du pollen provenant d’une plante différente
La production de graines sans méiose ni rencontre entre gamètes mâles et femelles
Le transfert du pollen entre deux fleurs sans fusion ultérieure avec un ovule
La fécondation des ovules d’une plante par son propre pollen, provenant de la même fleur ou d’une autre fleur

La fécondation des ovules d’une plante par son propre pollen, provenant de la même fleur ou d’une autre fleur

Explication

L’autofécondation est une reproduction sexuée dans laquelle le pollen et les ovules appartiennent au même individu végétal. La fécondation avec du pollen provenant d’une autre plante relève de l’allogamie.

20. Quelle distinction entre autogamie, géitonogamie et allogamie est correcte ?

L’autogamie utilise le pollen de la même fleur, la géitonogamie celui d’une autre fleur de la même plante, et l’allogamie celui d’une autre plante
L’autogamie concerne les ovules, la géitonogamie les étamines, et l’allogamie le développement de la graine après fécondation
L’autogamie utilise le pollen d’une autre plante, la géitonogamie celui de la même fleur, et l’allogamie celui d’une autre fleur de la même plante
L’autogamie et la géitonogamie impliquent deux plantes, tandis que l’allogamie se déroule entre deux fleurs d’un même individu

L’autogamie utilise le pollen de la même fleur, la géitonogamie celui d’une autre fleur de la même plante, et l’allogamie celui d’une autre plante

Explication

L’autogamie correspond à l’autopollinisation au sein d’une fleur, la géitonogamie à un transfert entre fleurs d’une même plante, et l’allogamie à un transfert entre plantes distinctes. La provenance du pollen permet donc de distinguer ces trois modes.

21. Quel ensemble de caractères est généralement associé au syndrome d’autofécondation ?

Des fleurs plus grandes et très colorées, davantage d’odeur et de nectar, avec des organes reproducteurs éloignés
Des fleurs dépourvues d’étamines, davantage de nectar, avec une maturation décalée du pollen et du stigmate
Des fleurs plus petites et moins colorées, moins d’odeur et de nectar, avec des organes reproducteurs rapprochés
Des fleurs plus petites mais très odorantes, avec beaucoup de nectar et une séparation accrue des organes reproducteurs

Des fleurs plus petites et moins colorées, moins d’odeur et de nectar, avec des organes reproducteurs rapprochés

Explication

Le syndrome d’autofécondation associe généralement une réduction des caractères attractifs et une proximité accrue entre étamines et stigmate, ainsi qu’une homogamie favorisant l’autopollinisation. Les fleurs plus grandes, odorantes et nectarifères correspondent davantage à des traits favorisant l’attraction des pollinisateurs.

22. Que cherche principalement à expliquer la génétique embryologique et évolutive ?

Comment les gènes du développement modifient la morphologie des espèces
Comment les espèces échangent des gènes par hybridation naturelle
Comment les organismes sont nommés selon leur rang taxonomique
Comment les caractères acquis se transmettent sans intervention génétique

Comment les gènes du développement modifient la morphologie des espèces

Explication

La génétique embryologique et évolutive analyse l’action des gènes du développement sur la morphologie des espèces. L’hybridation et la nomenclature relèvent d’autres domaines, tandis que la transmission des caractères acquis ne définit pas cette discipline.

23. Quelle différence de symétrie distingue les fleurs de Linaire commune des fleurs Peloria ?

La Linaire commune est bilatérale, tandis que Peloria est radiale
Les deux formes présentent une symétrie bilatérale des pièces florales
La Linaire commune est radiale, tandis que Peloria est bilatérale
Les deux formes présentent une symétrie radiale des pièces florales

La Linaire commune est bilatérale, tandis que Peloria est radiale

Explication

Les fleurs de Linaire commune ont une symétrie bilatérale, alors que les fleurs Peloria ont une symétrie radiale. Inverser ces deux états ou leur attribuer la même symétrie contredit la distinction observée.

24. Quelle différence moléculaire explique la symétrie florale différente entre la Linaire commune et Peloria ?

Les deux formes possèdent des séquences différentes du gène Cycloidea, également actives
Le gène Cycloidea est inactivé chez Peloria sans différence dans les séquences d’ADN
Le gène Cycloidea est absent chez Peloria à la suite d’une mutation de sa séquence
La symétrie change parce que Peloria possède davantage de chromosomes dans ses cellules

Le gène Cycloidea est inactivé chez Peloria sans différence dans les séquences d’ADN

Explication

Les deux formes ont les mêmes séquences d’ADN, mais Cycloidea est inactivé chez Peloria et intervient dans l’axe dorso-ventral. L’inactivation épigénétique ne signifie ni absence du gène ni modification de sa séquence.

25. Comment définir une épimutation dans le cas de la Linaire Peloria ?

Une recombinaison entre deux espèces qui introduit un nouveau chromosome dans la plante
Une modification épigénétique héritable qui change le phénotype sans modifier la séquence nucléotidique
Une mutation de l’ADN qui change durablement la séquence nucléotidique d’un gène
Une variation temporaire de l’expression des gènes qui disparaît avant la reproduction

Une modification épigénétique héritable qui change le phénotype sans modifier la séquence nucléotidique

Explication

Une épimutation est une modification épigénétique transmissible pouvant modifier le phénotype sans changer la séquence nucléotidique. Une mutation classique modifie la séquence, tandis qu’une variation temporaire ou une recombinaison interspécifique correspond à d’autres mécanismes.

26. Quelle association entre les noms scientifiques et les plantes correspond aux Solanacées originaires d’Amérique du Sud ?

Solanum tuberosum désigne le maïs et Solanum lycopersicum la téosinte
Solanum tuberosum désigne la pomme de terre et Solanum lycopersicum le tournesol
Solanum tuberosum désigne la tomate et Solanum lycopersicum la pomme de terre
Solanum tuberosum désigne la pomme de terre et Solanum lycopersicum la tomate

Solanum tuberosum désigne la pomme de terre et Solanum lycopersicum la tomate

Explication

Solanum tuberosum est le nom scientifique de la pomme de terre, tandis que Solanum lycopersicum désigne la tomate. La confusion entre ces deux noms inverse les espèces au sein des Solanacées.

27. Quel enchaînement résume l’histoire évolutive et agricole de la pomme de terre et de la tomate ?

Formation des Andes, adaptation de la tomate à l’Altiplano, puis domestication de la pomme de terre
Adaptation de la tomate à l’Altiplano, domestication de la pomme de terre, puis formation des Andes
Formation des Andes, domestication de la pomme de terre, puis apparition de la tomate à l’Altiplano
Domestication de la pomme de terre, formation des Andes, puis adaptation de la tomate à l’Altiplano

Formation des Andes, adaptation de la tomate à l’Altiplano, puis domestication de la pomme de terre

Explication

La séquence décrite commence par la formation des Andes, suivie de l’adaptation de la tomate à l’élévation de l’Altiplano, puis de la domestication de la pomme de terre. Les autres propositions inversent l’ordre des étapes.

28. Quel changement résulte de la sélection artificielle de la téosinte sauvage ?

Des grains petits et peu nombreux deviennent des épis de maïs aux grains volumineux
Des tubercules souterrains deviennent des fruits charnus contenant davantage de graines
Des plantes adaptées à l’Altiplano deviennent des céréales à floraison plus précoce
Des épis volumineux deviennent des plantes sauvages produisant peu de grains

Des grains petits et peu nombreux deviennent des épis de maïs aux grains volumineux

Explication

La sélection artificielle a transformé la téosinte, aux grains petits et peu nombreux, en maïs portant de grands épis et des grains volumineux. Les autres changements concernent des organes ou des caractères non décrits pour cette domestication.

29. Qu’est-ce que l’introgression génétique ?

Un transfert de matériel génétique par hybridation entre des individus proches
Une modification de l’expression des gènes sans changement de leur séquence
Une classification des organismes selon leurs caractères dérivés partagés
Une sélection humaine de plantes présentant des organes comestibles plus volumineux

Un transfert de matériel génétique par hybridation entre des individus proches

Explication

L’introgression correspond au transfert de matériel génétique par hybridation entre individus d’une même espèce ou de sous-espèces proches. La régulation de l’expression, la sélection artificielle et la cladistique désignent d’autres phénomènes.

30. Quel est l’objectif central de la systématique ?

Étudier la diversité des organismes et leurs relations phylogénétiques pour retracer leur histoire évolutive
Décrire les caractères dérivés qui apparaissent chez les descendants d’un ancêtre
Attribuer des noms aux organismes et les répartir dans des rangs taxonomiques
Comparer les fruits afin d’identifier les espèces ayant un intérêt agricole commun

Étudier la diversité des organismes et leurs relations phylogénétiques pour retracer leur histoire évolutive

Explication

La systématique étudie la diversité et les relations phylogénétiques afin de reconstruire l’histoire évolutive et les liens de parenté. La nomination et le classement relèvent principalement de la taxonomie, tandis que les autres réponses décrivent des opérations plus particulières.

31. Quelle activité caractérise principalement la taxonomie ?

Organiser, décrire, nommer et classer les organismes en groupes et en rangs taxonomiques
Identifier des caractères dérivés partagés pour constituer des groupes monophylétiques
Déterminer quel groupe frère possède l’ancêtre commun le plus récent avec un autre groupe
Reconstruire les relations de parenté à partir de ramifications issues d’ancêtres communs

Organiser, décrire, nommer et classer les organismes en groupes et en rangs taxonomiques

Explication

La taxonomie organise, décrit, nomme et classe les organismes dans des rangs tels que les genres, familles, ordres et classes. La reconstruction de la parenté et l’analyse des caractères dérivés appartiennent plutôt à la phylogénie et à la cladistique.

32. Sur quel principe la cladistique fonde-t-elle la constitution des clades ?

Sur les rangs taxonomiques attribués selon la taille et la complexité des organismes
Sur des caractères dérivés partagés et des ramifications issues d’ancêtres communs
Sur l’ordre chronologique d’apparition des espèces dans les archives fossiles
Sur la ressemblance générale des organismes et leur appartenance au même habitat

Sur des caractères dérivés partagés et des ramifications issues d’ancêtres communs

Explication

La cladistique regroupe les organismes à partir de caractères dérivés partagés et de ramifications provenant d’ancêtres communs. La ressemblance globale, les rangs traditionnels ou la seule chronologie fossile ne suffisent pas à définir ses clades.

33. Qu’est-ce qu’une synapomorphie ?

Un rang taxonomique utilisé pour nommer un ensemble de genres apparentés
Un caractère dérivé partagé, apparu chez l’ancêtre d’un groupe puis transmis à ses descendants
Un caractère ancestral conservé par plusieurs groupes sans apparition particulière chez leur ancêtre commun
Une ressemblance acquise indépendamment par des espèces appartenant à des lignées différentes

Un caractère dérivé partagé, apparu chez l’ancêtre d’un groupe puis transmis à ses descendants

Explication

Une synapomorphie est un caractère dérivé partagé qui apparaît chez l’ancêtre d’un groupe et se transmet à ses descendants. Un caractère ancestral, une ressemblance indépendante ou un rang taxonomique ne correspondent pas à cette définition.

34. Quelle définition décrit correctement un clade ?

Des taxons provenant d’ancêtres évolutifs différents
Un ancêtre commun accompagné de tous ses descendants
Un ensemble d’espèces partageant une fonction écologique
Un ancêtre commun dont certains descendants sont exclus

Un ancêtre commun accompagné de tous ses descendants

Explication

Un clade réunit un ancêtre commun et l’ensemble de ses descendants. Un groupe qui exclut certains descendants est paraphylétique, et non un clade au sens cladistique.

35. Quelle distinction entre les groupes monophylétique, paraphylétique et polyphylétique est exacte ?

Le groupe monophylétique exclut certains descendants, le groupe paraphylétique les inclut tous et le groupe polyphylétique possède un ancêtre unique
Le groupe monophylétique réunit des ancêtres différents, le groupe paraphylétique inclut tous les descendants et le groupe polyphylétique en exclut une partie
Le groupe monophylétique inclut tous les descendants, le groupe paraphylétique une partie et le groupe polyphylétique des taxons d’ancêtres différents
Le groupe monophylétique et le groupe paraphylétique incluent tous les descendants, tandis que le groupe polyphylétique se définit par une fonction commune

Le groupe monophylétique inclut tous les descendants, le groupe paraphylétique une partie et le groupe polyphylétique des taxons d’ancêtres différents

Explication

Un groupe monophylétique contient l’ancêtre et tous ses descendants, un groupe paraphylétique n’en contient qu’une partie, et un groupe polyphylétique rassemble des taxons issus d’ancêtres différents. La confusion fréquente consiste à attribuer l’exclusion de descendants au groupe monophylétique.

36. Deux structures présentes chez des espèces différentes sont-elles homologues lorsqu’elles ont quelle caractéristique ?

Elles appartiennent à des espèces proches et conservent nécessairement la même fonction
Elles dérivent d’une structure ancestrale commune, même si leurs fonctions diffèrent
Elles ont une forme comparable issue d’adaptations apparues séparément
Elles remplissent une fonction identique, même si leurs origines évolutives diffèrent

Elles dérivent d’une structure ancestrale commune, même si leurs fonctions diffèrent

Explication

L’homologie repose sur une origine ancestrale commune, et la forme ou la fonction actuelle peut avoir changé. Une fonction ou une forme similaire sans origine commune relève plutôt de l’analogie ou de l’homoplasie.

37. Qu’est-ce qu’une homoplasie ?

Une ressemblance fonctionnelle produite par une même structure héritée
Une ressemblance apparue indépendamment chez des espèces sans ancêtre commun porteur de ce caractère
Un caractère ancestral partagé qui permet de reconnaître un groupe exclusif
Une structure héritée d’un ancêtre commun et conservée chez plusieurs espèces

Une ressemblance apparue indépendamment chez des espèces sans ancêtre commun porteur de ce caractère

Explication

Une homoplasie correspond à une ressemblance acquise indépendamment dans différentes lignées, sans héritage d’un ancêtre commun portant cette ressemblance. Une origine ancestrale commune définit au contraire l’homologie.

38. Quelle situation correspond à une convergence évolutive ?

Des organismes éloignés acquièrent indépendamment des caractères similaires sous des pressions de sélection comparables
Des lignées proches modifient de manière similaire des structures homologues grâce à des bases communes
Des taxons éloignés héritent d’un même caractère complexe transmis sans modification
Des espèces apparentées conservent un caractère ancestral partagé depuis leur dernier ancêtre commun

Des organismes éloignés acquièrent indépendamment des caractères similaires sous des pressions de sélection comparables

Explication

La convergence produit indépendamment des caractères similaires chez des organismes non apparentés soumis à des contraintes de sélection comparables. Des lignées proches possédant des structures homologues relèvent plutôt du parallélisme.

39. Comment reconnaître un cas de parallélisme évolutif ?

Une lignée retrouve un caractère ancestral après la disparition ou la réduction de celui-ci
Des espèces conservent un caractère identique transmis directement par leur ancêtre commun
Des lignées proches acquièrent indépendamment des caractères similaires à partir de structures homologues et de bases communes
Des lignées éloignées développent des caractères semblables à partir de structures différentes sous une pression comparable

Des lignées proches acquièrent indépendamment des caractères similaires à partir de structures homologues et de bases communes

Explication

Le parallélisme concerne des lignées proches qui possèdent des structures homologues et des bases génétiques ou développementales communes, puis évoluent indépendamment vers des caractères similaires. La combinaison de lignées éloignées et de structures différentes caractérise plutôt la convergence.

40. Quel énoncé décrit correctement l’évolution de la succulence chez les Caryophyllales ?

Elle provient d’une seule apparition ancestrale, avec le même organe succulent conservé dans toutes les lignées
Elle concerne principalement les lignées proches, qui ont toutes transformé leurs racines en organes succulents
Elle résulte d’une réversion unique ayant restauré un caractère disparu chez plusieurs familles
Elle est apparue plusieurs fois, notamment chez les Cactaceae, les Aizoaceae, les Portulacaceae et certaines Amaranthaceae

Elle est apparue plusieurs fois, notamment chez les Cactaceae, les Aizoaceae, les Portulacaceae et certaines Amaranthaceae

Explication

La succulence est apparue à plusieurs reprises chez les Caryophyllales et les organes concernés diffèrent selon les lignées. Cette multiplicité d’apparitions ne correspond donc pas à une origine ancestrale unique ni à une réversion commune.

41. Dans le métabolisme CAM, que se passe-t-il au cours du cycle jour-nuit ?

Les stomates restent ouverts durant toute la journée afin de fixer et d’utiliser immédiatement le CO₂
Les stomates s’ouvrent le jour pour fixer le CO₂ en acides organiques, puis se ferment la nuit pour réaliser la photosynthèse
Les stomates restent fermés la nuit et s’ouvrent le jour afin de limiter l’accumulation d’acides organiques
Les stomates s’ouvrent la nuit pour fixer le CO₂ en acides organiques, puis se ferment le jour pour libérer ce CO₂ lors de la photosynthèse

Les stomates s’ouvrent la nuit pour fixer le CO₂ en acides organiques, puis se ferment le jour pour libérer ce CO₂ lors de la photosynthèse

Explication

Le métabolisme CAM sépare temporellement l’entrée et l’utilisation du CO₂ : l’absorption nocturne forme des acides organiques, puis le CO₂ est libéré le jour pour la photosynthèse. Le fonctionnement stomatique inverse, avec une ouverture diurne, ne décrit pas le CAM.

42. Qu’appelle-t-on une réversion évolutive ?

La transformation progressive d’une structure ancestrale en une structure nouvelle et sans équivalent
L’apparition indépendante d’un caractère similaire dans plusieurs lignées soumises à une même pression
La réapparition d’un caractère ancestral après sa disparition ou sa forte réduction dans une lignée
La conservation d’un caractère ancestral chez toutes les lignées issues d’un même ancêtre

La réapparition d’un caractère ancestral après sa disparition ou sa forte réduction dans une lignée

Explication

Une réversion correspond au retour d’un caractère ancestral dans une lignée où il avait disparu ou avait été fortement réduit. Ce retour peut être partiel et n’implique pas une restauration complète de l’état originel.

43. Pourquoi les Angiospermes sont-elles considérées comme le groupe végétal le plus diversifié ?

Elles représentent moins de 20 % des plantes vasculaires
Elles se limitent aux espèces produisant des graines nues
Elles regroupent 416 familles et environ 295 383 espèces
Elles regroupent 12 familles et environ 1 079 espèces

Elles regroupent 416 familles et environ 295 383 espèces

Explication

Les Angiospermes comprennent 416 familles et environ 295 383 espèces selon les données APG IV de 2016, ce qui en fait le groupe végétal le plus diversifié. Les Gymnospermes sont bien moins diversifiées, avec 12 familles et 1 079 espèces.

44. Quelle combinaison de caractères distingue notamment les Angiospermes des Gymnospermes ?

Des spores, des rhizoïdes et une reproduction dépourvue de graines
Des fleurs, des fruits et des graines issues d’une double fécondation
Des feuilles persistantes, des cônes et des vaisseaux conducteurs simples
Des cônes, des graines nues et une fécondation sans fruit

Des fleurs, des fruits et des graines issues d’une double fécondation

Explication

Les Angiospermes possèdent notamment des fleurs, des fruits et des graines issues d’une double fécondation, ainsi que des vaisseaux conducteurs perfectionnés. Les Gymnospermes ne produisent pas de fruits, ce qui rend leur caractérisation différente.

45. Qu’est-ce qu’un cultivar en botanique ?

Une population naturelle conservant ses caractères sans intervention humaine
Une famille végétale regroupant des espèces aux fleurs comparables
Une espèce sauvage apparue par mutation spontanée dans une population
Une variété cultivée obtenue et maintenue par sélection artificielle

Une variété cultivée obtenue et maintenue par sélection artificielle

Explication

Un cultivar est une variété cultivée produite et conservée grâce à la sélection artificielle, comme les différentes formes de Brassica oleracea. Une population sauvage n’est pas définie par ce processus de sélection humaine.

46. Comment expliquer que les choux, les brocolis et les choux-fleurs soient très différents tout en appartenant à la même espèce ?

Ils correspondent à des stades de développement différents d’une même plante sauvage
Ils résultent d’une hybridation entre une Angiosperme et une Gymnosperme
Ils dérivent de formes sélectionnées artificiellement de Brassica oleracea
Ils appartiennent à des espèces distinctes réunies sous un nom commercial

Ils dérivent de formes sélectionnées artificiellement de Brassica oleracea

Explication

Ces légumes appartiennent tous à Brassica oleracea, mais la sélection artificielle a favorisé des organes et des formes morphologiques différentes. Leur diversité visible ne signifie donc pas qu’ils appartiennent à des espèces distinctes.

47. Que recouvre le syndrome de domestication chez les organismes cultivés ou élevés ?

Une adaptation naturelle apparue chez les populations sauvages sans sélection humaine
Une modification limitée à la taille et à la forme des organes récoltés
Une collection de caractères recherchés qui restent indépendants les uns des autres
Des changements morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques par rapport aux ancêtres sauvages

Des changements morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques par rapport aux ancêtres sauvages

Explication

Le syndrome de domestication rassemble plusieurs catégories de changements qui distinguent les organismes domestiqués de leurs ancêtres sauvages. Il ne se limite pas aux caractères directement recherchés, car des traits secondaires ou non intentionnels peuvent aussi apparaître.

48. Quel effet peut produire la sélection artificielle exercée par l’être humain sur une espèce végétale ?

Elle peut empêcher l’apparition de traits secondaires au cours de la domestication
Elle peut modifier un caractère visible sans provoquer de changement associé dans la population
Elle peut coordonner plusieurs changements et transformer profondément l’espèce en quelques générations
Elle peut préserver les caractéristiques ancestrales tout en augmentant la diversité sauvage

Elle peut coordonner plusieurs changements et transformer profondément l’espèce en quelques générations

Explication

La sélection artificielle peut entraîner une série de changements coordonnés et faire apparaître des traits secondaires, transformant profondément une espèce en quelques générations. L’idée qu’elle agirait sur un seul caractère sans effets associés ne correspond pas au syndrome de domestication.

49. Lequel de ces ensembles associe correctement des traits recherchés et des traits non recherchés chez les plantes domestiquées ?

Fruits plus gros et récolte facilitée ; sensibilité accrue aux maladies et dépendance aux intrants
Maturation retardée et faible production ; augmentation de la dormance et réduction des besoins culturaux
Grains dispersés à maturité et faible rendement ; résistance accrue aux stress et dormance renforcée
Petits épis et récolte difficile ; meilleure résistance aux maladies et autonomie nutritive

Fruits plus gros et récolte facilitée ; sensibilité accrue aux maladies et dépendance aux intrants

Explication

Les fruits ou épis plus gros, les rendements élevés, les grains non dispersés et la récolte facilitée sont des traits recherchés. La sensibilité aux maladies et la dépendance aux intrants comptent parmi les conséquences non recherchées possibles de la domestication.

50. Dans une population, un caractère utile entraîne fréquemment l’augmentation d’un autre caractère parce que leurs gènes sont proches sur le même chromosome. Quel mécanisme explique cette association ?

La liaison génétique entre des gènes physiquement proches
La pléiotropie exercée par un seul gène sur plusieurs caractères
L’épistasie provoquée par le masquage d’un gène par un autre
La dérive génétique résultant d’une variation aléatoire des fréquences alléliques

La liaison génétique entre des gènes physiquement proches

Explication

La liaison génétique favorise la transmission conjointe de gènes proches sur un même chromosome et peut donc entraîner la sélection involontaire d’un gène voisin. La pléiotropie décrit plutôt les effets multiples d’un seul gène.

51. Une sélection augmentant la taille des fruits modifie aussi leur texture et leur conservation parce qu’un même gène agit sur ces caractères. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

L’épistasie, dans laquelle un gène masque l’expression d’un autre gène
La liaison génétique, dans laquelle plusieurs gènes voisins sont transmis ensemble
La pléiotropie, dans laquelle un gène influence plusieurs traits
La dérive génétique, dans laquelle les allèles changent par hasard

La pléiotropie, dans laquelle un gène influence plusieurs traits

Explication

La pléiotropie correspond à l’action d’un même gène sur plusieurs traits, comme la taille, la texture et la conservation des fruits. La liaison génétique implique au contraire plusieurs gènes distincts physiquement proches.

52. Dans une interaction où l’expression d’un gène dépend de la présence d’un autre gène qui peut en masquer l’effet, quel mécanisme intervient ?

La pléiotropie, qui associe plusieurs effets à l’action d’un seul gène
La mutation spontanée, qui crée une nouvelle séquence d’ADN pendant la méiose
La liaison génétique, qui rapproche deux loci sur des chromosomes homologues
L’épistasie, qui modifie l’effet d’un gène par interaction avec d’autres gènes

L’épistasie, qui modifie l’effet d’un gène par interaction avec d’autres gènes

Explication

L’épistasie est une interaction dans laquelle l’effet d’un gène dépend d’autres gènes, dont l’un peut masquer ou modifier l’effet d’un autre. La pléiotropie concerne plutôt plusieurs effets produits par un seul gène.

53. Quelle mesure permet de limiter la pollution génétique des populations sauvages de bleuet par des variétés horticoles ?

Sélectionner des variétés horticoles aux fleurs plus grandes et plus colorées.
Privilégier des cultivars stériles issus de croisements entre espèces proches.
Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe « Vraies messicoles ».
Introduire des graines provenant de plusieurs régions horticoles différentes.

Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe « Vraies messicoles ».

Explication

Une flore d’origine garantie certifiée « Vraies messicoles » réduit le risque d’introduire des variétés horticoles dans les populations sauvages. Des fleurs plus attractives ne garantissent pas l’origine génétique adaptée à la conservation.

54. Quelle caractéristique définit les messicoles ?

Ce sont des plantes sélectionnées pour leurs qualités ornementales.
Ce sont des plantes apparues après une hybridation horticole.
Ce sont des plantes associées aux cultures de céréales.
Ce sont des plantes qui colonisent les milieux aquatiques temporaires.

Ce sont des plantes associées aux cultures de céréales.

Explication

Les messicoles sont des plantes annuelles ou vivaces inféodées aux cultures céréalières, comme le coquelicot et le bleuet. Le terme ne désigne pas simplement toute plante indésirable ou toute plante cultivée.

55. Que désigne la parthénocarpie chez les bananiers cultivés ?

La formation de graines après une fécondation croisée.
La production de fleurs après une hybridation entre espèces.
La production de fruits sans fécondation.
La multiplication de nouveaux cultivars par semis.

La production de fruits sans fécondation.

Explication

La parthénocarpie correspond à la production de fruits sans fécondation et caractérise les cultivars de bananiers généralement stériles. La fécondation croisée décrit au contraire un processus reproductif impliquant des gamètes.

56. Comment les bananiers cultivés sont-ils principalement caractérisés ?

Ils résultent principalement de sélections de céréales riches en amidon.
Ils proviennent d’hybridations entre espèces et sous-espèces du genre Musa.
Ils sont répartis entre variétés à graines et variétés dépourvues de fleurs.
Ils descendent d’une seule espèce sauvage multipliée par reproduction sexuée.

Ils proviennent d’hybridations entre espèces et sous-espèces du genre Musa.

Explication

Les bananiers cultivés sont issus d’hybridations entre différentes espèces et sous-espèces de Musa. Leurs cultivars se répartissent fréquemment entre bananes à cuire riches en amidon et bananes à dessert consommées crues.

57. Quelle distinction oppose correctement reconnaissance et identification d’un taxon ?

La reconnaissance utilise une diagnose, tandis que l’identification repose sur une impression visuelle.
La reconnaissance compare un holotype, tandis que l’identification attribue un nom sans raisonnement.
La reconnaissance est immédiate, tandis que l’identification suit une démarche analytique construite.
La reconnaissance suit une clé, tandis que l’identification repose sur une observation spontanée.

La reconnaissance est immédiate, tandis que l’identification suit une démarche analytique construite.

Explication

La reconnaissance consiste à nommer un taxon sans raisonnement construit, alors que l’identification est fondée sur des clés et une diagnose. L’usage d’une clé caractérise donc la démarche d’identification plutôt qu’une reconnaissance immédiate.

58. Quel est le rôle d’un holotype dans la description d’une espèce ?

Il sert d’individu de référence pour établir les caractères typiques de l’espèce.
Il désigne un spécimen choisi après l’identification de plusieurs espèces voisines.
Il représente un groupe fonctionnel utilisé pour comparer des écosystèmes.
Il complète la description sans constituer l’individu principal de référence.

Il sert d’individu de référence pour établir les caractères typiques de l’espèce.

Explication

L’holotype est l’individu type ayant servi à décrire une espèce et portant ses caractères typiques. Le paratype a plutôt pour fonction de compléter la description, ce qui explique la confusion fréquente entre ces deux termes.

59. Quelle démarche implique notamment l’utilisation de clés d’identification et la comparaison avec un holotype ?

La nomenclature vernaculaire, qui attribue des noms communs aux organismes.
La diagnose, qui constitue une identification analytique et rigoureuse.
La classification écologique, qui regroupe les espèces selon leur habitat.
La reconnaissance, qui repose sur une association visuelle immédiate.

La diagnose, qui constitue une identification analytique et rigoureuse.

Explication

La diagnose est une démarche analytique rigoureuse d’identification d’un taxon, fondée notamment sur des clés et la comparaison avec un holotype. La reconnaissance immédiate ne repose pas sur cette construction méthodique.

60. Quand et dans combien de pays européens le programme BIODEPTH a-t-il été mené ?

En 1999, dans huit pays européens, de la Grèce à la Suède.
En 2009, dans douze pays européens, de l’Irlande à la Roumanie.
En 1989, dans six pays européens, du Portugal à la Finlande.
En 1995, dans quatre pays européens, de l’Espagne à la Norvège.

En 1999, dans huit pays européens, de la Grèce à la Suède.

Explication

BIODEPTH a été mené en 1999 dans huit pays européens, couvrant un gradient allant de la Grèce à la Suède. Les autres dates et étendues géographiques ne correspondent pas à ce programme.

61. Quel effet la diminution du nombre d’espèces végétales a-t-elle produit dans les prairies étudiées par BIODEPTH ?

Elle a modifié la composition floristique sans effet mesurable sur la biomasse.
Elle a provoqué une hausse régulière de la biomasse produite.
Elle a supprimé les différences de production entre les prairies.
Elle a entraîné une baisse significative de la biomasse produite.

Elle a entraîné une baisse significative de la biomasse produite.

Explication

Les résultats de BIODEPTH montrent qu’une diminution du nombre d’espèces végétales entraîne une baisse significative de la biomasse des prairies. La perte de diversité ne se limite donc pas à modifier la composition floristique.

62. Quelle différence caractérise la richesse spécifique et la diversité fonctionnelle ?

La richesse décrit la biomasse, tandis que la diversité fonctionnelle mesure la productivité primaire.
La richesse compte les espèces, tandis que la diversité fonctionnelle considère leurs rôles écologiques.
La richesse mesure les rôles écologiques, tandis que la diversité fonctionnelle compte les espèces présentes.
La richesse indique l’âge des communautés, tandis que la diversité fonctionnelle décrit leur répartition géographique.

La richesse compte les espèces, tandis que la diversité fonctionnelle considère leurs rôles écologiques.

Explication

La richesse spécifique correspond au nombre d’espèces, alors que la diversité fonctionnelle tient compte des groupes et rôles écologiques présents. Confondre ces notions revient à remplacer le nombre d’espèces par leurs fonctions dans l’écosystème.

63. À richesse spécifique égale, pourquoi une communauté comprenant davantage de groupes fonctionnels peut-elle produire plus de biomasse ?

Parce que les groupes fonctionnels empêchent les espèces de partager les mêmes ressources.
Parce que chaque groupe fonctionnel augmente mécaniquement le nombre total d’espèces présentes.
Parce que la complémentarité dans l’utilisation des ressources et les interactions positives améliorent la production.
Parce que la diversité fonctionnelle remplace la nécessité d’une activité photosynthétique efficace.

Parce que la complémentarité dans l’utilisation des ressources et les interactions positives améliorent la production.

Explication

Des groupes fonctionnels plus nombreux peuvent exploiter les ressources de manière complémentaire et bénéficier d’interactions positives, ce qui augmente la biomasse produite. Cette situation se produit à richesse spécifique égale, donc elle ne résulte pas d’un simple ajout d’espèces.

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Qu'est-ce que la botanique systématique étudie ?

La classification, la dénomination et l’identification des plantes.

Quels critères utilise la botanique systématique pour organiser la diversité végétale ?

Les caractéristiques morphologiques, génétiques, écologiques et évolutives.

À quoi sert la systématique végétale ?

À connaître, conserver la diversité végétale, comprendre son évolution et diffuser les connaissances.

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