QCM : Fondements de la psychologie sociale (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objet d’étude central de la psychologie sociale ?

Les traits stables qui différencient les personnes entre elles
Les processus biologiques qui déterminent les comportements individuels
Les interactions sociales et le lien entre l’individuel et le social
Les institutions politiques et leur évolution au fil du temps

Les interactions sociales et le lien entre l’individuel et le social

Explication

La psychologie sociale étudie les interactions pour comprendre comment l’individuel et le social sont liés. L’étude des traits stables relève plutôt d’une approche centrée sur la personnalité.

2. Dans la définition de Gordon Allport, quels aspects de l’individu peuvent être influencés par la présence d’autrui ?

Ses souvenirs d’enfance, ses rêves et ses aptitudes scolaires
Ses capacités biologiques, ses réflexes et son patrimoine génétique
Ses besoins physiologiques, ses perceptions sensorielles et son tempérament
Ses pensées, ses sentiments et ses comportements

Ses pensées, ses sentiments et ses comportements

Explication

Allport décrit l’influence de la présence imaginaire, implicite ou explicite d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements. Les caractéristiques biologiques et génétiques ne constituent pas les éléments centraux de sa définition.

3. Dans le modèle ternaire de Moscovici, quelle fonction remplit Alter ?

Il représente la personne qui réfléchit et porte un jugement sur un sujet
Il désigne le sujet évalué par la personne qui formule une opinion
Il correspond à l’opinion elle-même, indépendamment de toute influence sociale
Il représente les autres personnes ou les groupes sociaux qui interviennent dans la relation à l’objet

Il représente les autres personnes ou les groupes sociaux qui interviennent dans la relation à l’objet

Explication

Alter désigne les autres personnes ou groupes sociaux, aux côtés d’Ego et de l’Objet dans le modèle ternaire. Le modèle à deux termes relie Ego à l’Objet, sans inclure Alter.

4. Que signifie la médiatisation dans la formation d’une opinion sur un objet ?

L’opinion se construit à travers le regard et l’influence d’autrui
L’opinion résulte d’une analyse personnelle menée sans intervention sociale
L’opinion reflète directement les caractéristiques objectives du sujet évalué
L’opinion se forme par l’accord préalable de tous les membres d’un groupe

L’opinion se construit à travers le regard et l’influence d’autrui

Explication

La médiatisation correspond à la construction d’une opinion sur un objet à travers le regard et l’influence d’autrui. Une analyse personnelle sans intervention sociale ne rend pas compte de cette médiatisation.

5. Comment définir les interactions sociales entre une personne et un groupe ?

Comme une relation où la personne et le groupe agissent dans des sphères séparées
Comme une influence exercée par la personne sur le groupe, sans réciprocité
Comme des influences réciproques exercées par la personne et le groupe l’un sur l’autre
Comme une influence exercée par le groupe sur la personne, sans effet en retour

Comme des influences réciproques exercées par la personne et le groupe l’un sur l’autre

Explication

Les interactions sociales désignent les influences réciproques entre la personne et le groupe. Une influence dans un seul sens ne décrit donc qu’une partie de cette relation.

6. Quelle situation illustre l’un des quatre niveaux d’influence entre individus et groupes ?

Deux personnes partagent un espace sans modifier leurs conduites
Une personne change seule ses habitudes sans interaction sociale
Un membre modifie les règles du groupe auquel il appartient
Un individu observe un groupe sans que l’un influence l’autre

Un membre modifie les règles du groupe auquel il appartient

Explication

L’influence d’un membre sur son groupe est l’un des quatre niveaux recensés. Une observation sans influence réciproque ne constitue pas un niveau d’influence entre individus et groupes.

7. Une personne apprend les règles et les habitudes de sa société, puis contribue à faire émerger de nouvelles valeurs : comment caractériser ces deux démarches ?

Elle transforme d’abord la société, puis s’adapte en reproduisant les normes existantes
Elle transforme la société dans les deux cas, car apprendre des règles modifie leur contenu
Elle s’adapte en intégrant les normes existantes, puis participe à la transformation de la société
Elle s’adapte dans les deux cas, car les valeurs nouvelles sont des normes déjà établies

Elle s’adapte en intégrant les normes existantes, puis participe à la transformation de la société

Explication

Apprendre les valeurs, règles et habitudes existantes correspond à l’adaptation, tandis que contribuer à de nouvelles valeurs relève de la transformation. Apprendre des normes déjà présentes ne signifie pas, en soi, transformer la société.

8. Une chercheuse analyse la manière dont une personne organise ses perceptions et son expérience de son environnement social. À quel niveau d’analyse de Doise correspond son étude ?

Au niveau représentationnel ou idéologique
Au niveau intra-individuel
Au niveau positionnel
Au niveau interindividuel

Au niveau intra-individuel

Explication

Le niveau intra-individuel porte sur l’organisation par une personne de ses perceptions et de son expérience sociale. Le niveau interindividuel concerne plutôt les relations réciproques entre plusieurs personnes.

9. Deux collègues adaptent réciproquement leur comportement au cours de leurs échanges. Quel niveau d’analyse permet d’étudier cette relation ?

Le niveau intra-individuel
Le niveau positionnel
Le niveau interindividuel
Le niveau représentationnel ou idéologique

Le niveau interindividuel

Explication

Le niveau interindividuel étudie les relations entre au moins deux personnes dont les comportements s’influencent réciproquement. Le niveau intra-individuel examinerait plutôt la façon dont une personne organise sa propre expérience sociale.

10. Pour comprendre les différences de jugement entre une responsable et les membres de son équipe, un psychologue prend en compte leur rôle et leur statut. Quel niveau d’analyse utilise-t-il ?

Le niveau intra-individuel
Le niveau interindividuel
Le niveau positionnel
Le niveau représentationnel ou idéologique

Le niveau positionnel

Explication

Le niveau positionnel examine les comportements, les jugements et les attitudes en fonction de la position sociale, du rôle ou du statut. Le niveau représentationnel porte plutôt sur les croyances et les valeurs partagées par un groupe ou liées aux rapports entre groupes.

11. Une étude porte sur les croyances et les valeurs d’un groupe ainsi que sur ses rapports avec d’autres groupes. Quel niveau d’analyse de Doise est mobilisé ?

Le niveau positionnel
Le niveau intra-individuel
Le niveau représentationnel ou idéologique
Le niveau interindividuel

Le niveau représentationnel ou idéologique

Explication

Le niveau représentationnel ou idéologique étudie les croyances, les représentations et les valeurs des groupes dans une société, ainsi que les rapports entre groupes. Le niveau positionnel s’intéresse plutôt aux attitudes en fonction du rôle ou du statut social.

12. Une équipe mène des expériences afin de produire des connaissances nouvelles sur les comportements humains et les relations sociales. À quelle démarche cela correspond-il ?

À la psychologie sociale appliquée
À une intervention de résolution de problèmes
À une démarche qui mobilise des connaissances déjà produites
À la psychologie sociale fondamentale

À la psychologie sociale fondamentale

Explication

La psychologie sociale fondamentale cherche à produire des connaissances nouvelles pour comprendre et expliquer les comportements et les relations sociales. La psychologie appliquée se distingue en mobilisant des connaissances scientifiques pour traiter des problèmes concrets.

13. Une psychologue mobilise des connaissances scientifiques pour concevoir une intervention visant à résoudre un problème social concret. De quelle démarche relève-t-elle ?

De la psychologie sociale appliquée
De la psychologie sociale fondamentale
De l’étude des comportements sans objectif d’intervention
De la production expérimentale de connaissances nouvelles

De la psychologie sociale appliquée

Explication

La psychologie sociale appliquée utilise les connaissances scientifiques pour résoudre des problèmes concrets et améliorer le fonctionnement de la société. La psychologie fondamentale vise plutôt à produire des connaissances pour expliquer les phénomènes sociaux.

14. Une personne privilégie ses intérêts personnels, tandis qu’une autre exprime un besoin de lien avec autrui. Comment distinguer ces deux tendances ?

La première relève de l’insociabilité et la seconde de la sociabilité
Les deux relèvent de la sociabilité, car elles impliquent des relations sociales
La première relève de la sociabilité et la seconde de l’insociabilité
Les deux relèvent de l’insociabilité, car elles expriment des besoins individuels

La première relève de l’insociabilité et la seconde de la sociabilité

Explication

La sociabilité correspond au besoin des autres, alors que l’insociabilité renvoie à la recherche de l’intérêt personnel et peut menacer la stabilité sociale. La sociabilité ne désigne donc pas la priorité donnée à ses intérêts personnels.

15. Dans la théorie du contrat social, pourquoi les individus renoncent-ils à une partie de leur liberté au profit d’un pouvoir central ?

Pour garantir la sécurité, l’ordre et le vivre-ensemble
Pour supprimer les rapports entre les groupes sociaux
Pour faire de l’intérêt personnel le principe commun des lois
Pour confier au pouvoir la recherche du bonheur individuel

Pour garantir la sécurité, l’ordre et le vivre-ensemble

Explication

Le contrat social prévoit qu’une partie de la liberté est cédée à un pouvoir central en échange de garanties de sécurité, d’ordre et de vivre-ensemble. La recherche du bonheur individuel ne définit pas cette justification du pouvoir central.

16. Selon l’utilitarisme de Bentham et Mill, quel critère permet de juger qu’une loi ou une action est bonne ?

Elle garantit l’ordre social par un pouvoir central
Elle favorise les actions vertueuses plutôt que les actions individuelles
Elle maximise l’utilité générale et le bonheur du plus grand nombre
Elle protège la liberté individuelle de chaque personne

Elle maximise l’utilité générale et le bonheur du plus grand nombre

Explication

L’utilitarisme juge une loi ou une action bonne lorsqu’elle maximise l’utilité générale et le bonheur du plus grand nombre. La garantie de l’ordre par un pouvoir central relève plutôt de la logique du contrat social.

17. Quel ouvrage Darwin publie-t-il en 1859 pour introduire une perspective évolutionniste fondée sur les variations et la sélection naturelle ?

Le Suicide
Les Règles de la méthode sociologique
L’origine des Espèces
La Psychologie des foules

L’origine des Espèces

Explication

Dans L’origine des Espèces, Darwin présente une approche évolutionniste fondée sur les variations et la sélection naturelle. Les Règles de la méthode sociologique est l’ouvrage de Durkheim consacré à la méthode sociologique.

18. Dans l’explication évolutionniste des espèces, pourquoi certaines caractéristiques se répandent-elles au fil des générations ?

Elles sont imposées par les conditions sociales et les règles du groupe.
Elles résultent de décisions conscientes prises par les espèces pour s’adapter.
Elles favorisent la survie ou la reproduction et sont sélectionnées parmi les variations.
Elles apparaissent parce que les individus imitent les comportements les plus fréquents.

Elles favorisent la survie ou la reproduction et sont sélectionnées parmi les variations.

Explication

Les variations qui favorisent la survie ou la reproduction sont retenues par la sélection naturelle, ce qui transforme progressivement les espèces. L’imitation concerne la reproduction des actes d’autrui, et non le mécanisme évolutif décrit ici.

19. En quelle année Auguste Comte crée-t-il la sociologie comme science de l’être humain dans son ancrage social et ses interactions de groupe ?

En 1897
En 1895
En 1859
En 1839

En 1839

Explication

Auguste Comte crée la sociologie en 1839 en la définissant comme l’étude scientifique de l’être humain dans son contexte social. L’année 1859 est associée à la publication de l’ouvrage de Darwin sur l’évolution des espèces.

20. Un chercheur veut étudier un phénomène social selon le positivisme de Comte : quelle démarche correspond à cette approche ?

Déduire les résultats de principes théoriques sans les confronter aux faits.
S’appuyer sur l’observation rigoureuse, l’expérience et des faits vérifiables.
Expliquer le phénomène par des entités métaphysiques impossibles à vérifier.
Privilégier l’introspection et les intuitions personnelles sur les observations.

S’appuyer sur l’observation rigoureuse, l’expérience et des faits vérifiables.

Explication

Le positivisme privilégie l’observation rigoureuse, l’expérience et les faits vérifiables plutôt que l’intuition ou la métaphysique. L’introspection, même si elle peut sembler fournir un accès direct à l’expérience, est précisément rejetée comme fondement de cette démarche.

21. Comment Le Bon décrit-il la transformation de l’individu rationnel lorsqu’il entre dans une foule ?

Il conserve son raisonnement individuel et devient plus indépendant des émotions collectives.
Il transforme son comportement en imitant consciemment les décisions de la majorité.
Il devient davantage guidé par l’émotion et adopte une conduite régressive et irrationnelle.
Il développe une réflexion plus méthodique en prenant ses distances avec les autres membres.

Il devient davantage guidé par l’émotion et adopte une conduite régressive et irrationnelle.

Explication

Pour Le Bon, l’individu plongé dans une foule devient irrationnel, émotionnel et régressif par rapport à son comportement lorsqu’il est seul. L’imitation consciente ne rend pas compte de cette transformation telle qu’il la décrit.

22. Quels mécanismes Le Bon associe-t-il au comportement des individus dans une foule ?

L’invention, la coopération réfléchie, la stabilité institutionnelle et la mémoire collective.
La délibération, l’apprentissage individuel, l’autonomie et la critique du meneur.
La sélection naturelle, l’adaptation biologique, la concurrence et la reproduction.
L’anonymat, la contagion mentale, la suggestibilité et le prestige du meneur.

L’anonymat, la contagion mentale, la suggestibilité et le prestige du meneur.

Explication

Le Bon explique la foule par l’anonymat, la contagion mentale, la suggestibilité et le prestige du meneur. L’invention et la stabilité sociale relèvent plutôt de la distinction proposée par Tarde entre invention et imitation.

23. Quelle distinction Tarde établit-il entre invention et imitation dans leur rôle social ?

L’invention est interindividuelle et stabilise la société, tandis que l’imitation est individuelle et favorise le progrès.
L’invention et l’imitation sont deux phénomènes individuels qui provoquent les transformations sociales.
L’invention et l’imitation sont deux phénomènes collectifs qui maintiennent la société en mouvement.
L’invention est individuelle et favorise le progrès, tandis que l’imitation est interindividuelle et stabilise la société.

L’invention est individuelle et favorise le progrès, tandis que l’imitation est interindividuelle et stabilise la société.

Explication

Tarde associe l’invention, individuelle, au progrès et l’imitation, interindividuelle, à la stabilité sociale. La confusion consiste à inverser ces rôles en attribuant le progrès à l’imitation et la stabilité à l’invention.

24. Une personne reprend sans y réfléchir un geste observé chez quelqu’un qui exprime une émotion proche de la sienne : comment Tarde caractériserait-il ce phénomène ?

Comme une contagion mentale qui dissout les fonctions supérieures au profit de réflexes primitifs.
Comme une invention individuelle, produite par une réflexion consciente et tournée vers le progrès.
Comme une imitation involontaire et inconsciente, liée à l’accord avec l’état émotionnel d’autrui.
Comme une suggestibilité due au prestige d’un meneur dans une foule anonyme.

Comme une imitation involontaire et inconsciente, liée à l’accord avec l’état émotionnel d’autrui.

Explication

Pour Tarde, l’imitation est la reproduction involontaire et inconsciente des actes d’autrui, liée à une tendance à s’accorder à son état émotionnel. La contagion mentale et la dissolution des fonctions supérieures appartiennent aux explications de la foule, et non à cette définition de l’imitation.

25. Qu’est-ce qui caractérise un fait social selon Durkheim ?

Une habitude biologique transmise par les variations et la sélection naturelle.
Une manière d’agir, de penser ou de sentir extérieure à l’individu et dotée d’un pouvoir de contrainte.
Une réaction personnelle issue de la psychologie individuelle et dépourvue de dimension collective.
Une décision consciente que chaque individu prend indépendamment des normes de son groupe.

Une manière d’agir, de penser ou de sentir extérieure à l’individu et dotée d’un pouvoir de contrainte.

Explication

Durkheim définit les faits sociaux comme des manières d’agir, de penser et de sentir extérieures aux individus et qui s’imposent à eux par la coercition. Les expliquer par la seule psychologie individuelle néglige précisément leur caractère extérieur et contraignant.

26. Comment Durkheim conçoit-il la société par rapport aux individus qui la composent ?

Comme un organisme biologique déterminé par la sélection des individus les plus aptes.
Comme une somme d’interactions individuelles qui ne forme pas une réalité distincte.
Comme une réalité propre portée par le groupe, et non comme une simple addition d’individus.
Comme un ensemble de choix personnels dont les effets collectifs restent secondaires.

Comme une réalité propre portée par le groupe, et non comme une simple addition d’individus.

Explication

Durkheim considère la société comme une réalité sui generis, portée par le groupe et irréductible à une simple somme d’individus. La conception de la société comme somme d’interactions individuelles est associée à Tarde.

27. Quelle proposition exprime la différence entre Durkheim et Tarde sur la formation de la raison et de la personnalité humaines ?

Pour Durkheim, elles résultent de l’imitation individuelle, tandis que Tarde les attribue à la société.
Pour Durkheim, elles précèdent la vie sociale, tandis que Tarde les attribue au groupe.
Pour Durkheim, la vie en société les crée, contrairement à l’approche de Tarde.
Pour Durkheim comme pour Tarde, elles se développent indépendamment des relations sociales.

Pour Durkheim, la vie en société les crée, contrairement à l’approche de Tarde.

Explication

Durkheim affirme que la vie en société crée la raison et la personnalité humaines, à l’inverse de Tarde. Attribuer à Durkheim une conception où ces capacités précèdent la société inverse cette distinction.

28. Comment William McDougall explique-t-il les conduites humaines et sociales ?

Par l’application des normes sociales propres à chaque contexte historique.
Par des dispositions innées qui motivent les conduites humaines et sociales.
Par des associations acquises entre stimuli extérieurs et réponses observables.
Par des états mentaux conscients identifiés grâce à l’introspection.

Par des dispositions innées qui motivent les conduites humaines et sociales.

Explication

McDougall attribue les conduites à des dispositions innées qui les motivent. L’explication par des associations apprises entre stimuli et réponses correspond plutôt au béhaviorisme.

29. Dans le modèle de McDougall, quels éléments sont associés au sein de chaque instinct ?

Une perception, une réaction affective spécifique et une impulsion à l’action.
Une pensée consciente, une évaluation rationnelle et une décision volontaire.
Une règle sociale, une émotion collective et une conduite imitée.
Un stimulus extérieur, une réponse observable et un renforcement acquis.

Une perception, une réaction affective spécifique et une impulsion à l’action.

Explication

Chaque instinct associe une perception, une réaction affective particulière et une impulsion à agir. Le stimulus et la réponse observable relèvent plutôt de la manière dont le béhaviorisme analyse le comportement.

30. Une personne éprouve l’émotion d’autrui, reproduit son geste, puis adopte une idée qu’il lui a suggérée : quel canal correspond à chacune de ces transmissions, dans l’ordre ?

La sympathie transmet l’action, l’imitation la pensée et la suggestion l’émotion.
La sympathie transmet l’émotion, l’imitation l’action et la suggestion la pensée.
L’imitation transmet l’émotion, la suggestion l’action et la sympathie la pensée.
La suggestion transmet l’émotion, la sympathie l’action et l’imitation la pensée.

La sympathie transmet l’émotion, l’imitation l’action et la suggestion la pensée.

Explication

Dans cette distinction, la sympathie transmet l’émotion, l’imitation le comportement et la suggestion l’idée. L’imitation ne désigne donc pas la transmission de l’émotion.

31. Quelle démarche caractérise le béhaviorisme de Watson dans l’étude du comportement ?

Interpréter les conduites par des dispositions innées et leurs impulsions à l’action.
Étudier les états mentaux internes en les considérant comme directement observables.
Expliquer les conduites par les normes culturelles et le contexte historique.
Écarter l’introspection pour étudier les liens entre stimuli extérieurs et réponses observables.

Écarter l’introspection pour étudier les liens entre stimuli extérieurs et réponses observables.

Explication

Le béhaviorisme met l’accent sur les relations observables entre stimuli extérieurs et réponses, plutôt que sur l’introspection. L’explication par les dispositions innées correspond à l’approche de McDougall.

32. Comment l’esprit et le soi se développent-ils dans la perspective de Mead ?

Ils résultent surtout de l’apprentissage individuel de réponses à des stimuli.
Ils sont présents dès la naissance et se précisent par la maturation biologique.
Ils se construisent par la coopération sociale rendue possible par le langage.
Ils apparaissent lorsque l’individu intériorise seul les règles de son milieu.

Ils se construisent par la coopération sociale rendue possible par le langage.

Explication

Pour Mead, l’esprit et le soi ne sont pas innés : ils se produisent dans la coopération sociale rendue possible par le langage. L’idée qu’ils sont présents dès la naissance contredit cette conception.

33. Quelle différence Mead établit-il entre agir instrumental et agir communicationnel ?

L’agir instrumental construit l’individu dans l’interaction, tandis que l’agir communicationnel suit des règles extérieures.
L’agir instrumental suit des règles extérieures, tandis que l’agir communicationnel construit l’individu dans l’interaction.
L’agir instrumental exprime le Je singulier, tandis que l’agir communicationnel exprime le Moi socialisé.
L’agir instrumental traduit les réponses innées, tandis que l’agir communicationnel traduit les réponses apprises.

L’agir instrumental suit des règles extérieures, tandis que l’agir communicationnel construit l’individu dans l’interaction.

Explication

L’agir instrumental suit des règles imposées de l’extérieur, alors que l’agir communicationnel contribue à la construction de l’individu par l’interaction. L’option inversant ces deux rôles constitue la confusion la plus directe.

34. Dans quelle séquence Mead décrit-il les étapes de la socialisation et de l’individualisation ?

Intégration des règles de la société, reconnaissance du soi singulier, puis jeu mimétique avec des autruis significatifs.
Jeu mimétique avec des autruis significatifs, reconnaissance du soi singulier, puis intégration des règles de la société.
Jeu mimétique avec des autruis significatifs, intégration des règles de la société, puis reconnaissance du soi singulier dans le groupe.
Reconnaissance du soi singulier, jeu mimétique avec des autruis significatifs, puis intégration des règles de la société.

Jeu mimétique avec des autruis significatifs, intégration des règles de la société, puis reconnaissance du soi singulier dans le groupe.

Explication

Le processus commence par le jeu mimétique avec des autruis significatifs, passe par l’intégration des règles grâce à l’autrui généralisé, puis mène à la reconnaissance du soi singulier. Intervertir les deux dernières étapes ne respecte pas cette progression.

35. Comment Mead distingue-t-il le Moi du Je ?

Le Moi désigne l’esprit construit par le langage, tandis que le Je désigne le soi inné.
Le Moi exprime l’identité propre, tandis que le Je se conforme aux normes sociales.
Le Moi se conforme aux normes sociales, tandis que le Je exprime l’identité propre et l’action individuelle.
Le Moi correspond aux règles extérieures, tandis que le Je désigne l’autrui généralisé.

Le Moi se conforme aux normes sociales, tandis que le Je exprime l’identité propre et l’action individuelle.

Explication

Le Moi désigne la part socialisée qui se conforme aux normes, alors que le Je renvoie à l’identité singulière et à l’action individuelle. L’option qui attribue au Je la conformité sociale inverse la distinction.

36. Quel résultat Ringelmann met-il en évidence lors de son expérience de traction à la corde en 1883 ?

La vitesse individuelle augmente avec la présence d’observateurs lors d’une tâche de traction.
L’effort individuel reste stable lorsque le groupe passe de deux à huit participants.
La performance individuelle augmente à mesure que le nombre de participants augmente de deux à huit.
L’effort individuel diminue à mesure que le nombre de participants augmente de deux à huit.

L’effort individuel diminue à mesure que le nombre de participants augmente de deux à huit.

Explication

En faisant varier le groupe de deux à huit participants, Ringelmann observe une baisse de l’effort individuel à mesure que le groupe grandit. Une amélioration de la performance en présence d’autrui renvoie plutôt à la facilitation sociale.

37. Une personne réduit son effort dans une tâche collective parce qu’elle compte sur les autres pour contribuer : de quel phénomène s’agit-il ?

De l’effet d’audience, soit un gain de rendement provoqué par des partenaires actifs.
De la facilitation sociale, soit une amélioration de la performance individuelle en présence d’autrui.
De l’effet de coaction, soit une baisse d’effort liée à des observateurs passifs.
De la paresse sociale, soit une baisse de l’effort individuel dans un groupe.

De la paresse sociale, soit une baisse de l’effort individuel dans un groupe.

Explication

La paresse sociale correspond à une baisse de l’effort individuel dans un groupe, notamment lorsque chacun compte sur les autres. La facilitation sociale désigne au contraire une amélioration de la performance individuelle en présence d’autrui.

38. Que conclut Triplett en comparant des cyclistes courant seuls, avec un coach ou en compétition directe ?

La vitesse observée baisse avec les partenaires, comme l’effort individuel dans une grande équipe.
La vitesse observée est supérieure en solo, car la compétition réduit l’effort des cyclistes.
La vitesse observée augmente avec des observateurs passifs, mais pas avec des concurrents actifs.
La vitesse observée est supérieure en présence d’autrui, que ce soit un coach ou un concurrent.

La vitesse observée est supérieure en présence d’autrui, que ce soit un coach ou un concurrent.

Explication

Triplett observe une vitesse supérieure lorsque les cyclistes sont en présence d’autrui, avec un coach ou en compétition directe. La baisse d’effort liée à la taille d’un groupe renvoie plutôt au phénomène étudié par Ringelmann.

39. Selon Zajonc, quel effet la présence d’autrui peut-elle avoir selon que la tâche est maîtrisée ou nouvelle et complexe ?

Elle inhibe les réponses dominantes sur les tâches maîtrisées, mais facilite l’apprentissage des tâches nouvelles ou complexes.
Elle facilite les réponses dominantes sur les tâches maîtrisées, mais peut inhiber l’exécution et l’apprentissage des tâches nouvelles ou complexes.
Elle réduit la performance dans les deux cas, car la présence d’autrui détourne l’attention de la tâche.
Elle améliore la performance dans les deux cas, car la présence d’autrui accroît toujours l’effort individuel.

Elle facilite les réponses dominantes sur les tâches maîtrisées, mais peut inhiber l’exécution et l’apprentissage des tâches nouvelles ou complexes.

Explication

Zajonc distingue l’effet selon la tâche : la présence d’autrui facilite les réponses dominantes sur les tâches maîtrisées, mais peut gêner les tâches nouvelles ou complexes. L’idée d’une amélioration uniforme néglige cette distinction.

40. Quelle idée distingue l’interactionnisme symbolique d’un schéma stimulus-réponse mécanique ?

Les individus agissent selon des traits fixes qui précèdent toute interaction.
Les individus attribuent un sens aux situations après avoir déjà agi.
Les individus interprètent leur environnement avant d’agir, et le sens se construit dans l’interaction.
Les individus réagissent directement aux stimuli, sans interpréter leur environnement.

Les individus interprètent leur environnement avant d’agir, et le sens se construit dans l’interaction.

Explication

L’interactionnisme symbolique situe l’interprétation avant l’action et considère que le sens se construit dans l’interaction entre l’individu et son environnement. Le schéma stimulus-réponse mécanique, contrairement à cette approche, ne fait pas intervenir cette interprétation préalable.

41. Une personne croit qu’une rumeur de fermeture de son lieu de travail est vraie et éprouve une forte anxiété, même si la fermeture n’a pas été décidée. Comment le principe de primauté de la réalité subjective rend-il compte de cette réaction ?

La réaction s’explique par un stimulus direct, indépendamment de la perception de la situation.
La situation perçue comme réelle peut entraîner des conséquences psychologiques et sociales réelles, même si elle ne l’est pas objectivement.
La situation produit des conséquences réelles uniquement si sa réalité objective est confirmée.
La perception modifie l’existence objective de la fermeture et rend la rumeur vraie.

La situation perçue comme réelle peut entraîner des conséquences psychologiques et sociales réelles, même si elle ne l’est pas objectivement.

Explication

La perception qu’une situation est réelle peut suffire à produire des conséquences psychologiques et sociales réelles, même si la situation n’existe pas objectivement. L’existence objective ne constitue donc pas une condition nécessaire à ces conséquences.

42. Dans le processus de l’interactionnisme symbolique, quelle séquence relie l’interprétation à la conduite ?

La définition de la situation mène à la conduite, qui produit ensuite l’interprétation des conditions.
La conduite mène à une définition de la situation, qui détermine ensuite l’interprétation des conditions.
Les conditions provoquent directement la conduite, puis l’individu leur attribue une interprétation.
L’interprétation des conditions mène à une définition de la situation, qui oriente ensuite la conduite.

L’interprétation des conditions mène à une définition de la situation, qui oriente ensuite la conduite.

Explication

L’individu interprète d’abord les conditions, définit ensuite la situation, puis cette définition oriente sa conduite. L’idée que la conduite précède l’interprétation inverse l’ordre de ce processus.

43. Comment la Gestaltpsychologie décrit-elle la perception d’un ensemble d’éléments ?

Comme la perception de configurations globales, dont le tout dépasse la somme des parties.
Comme l’association de stimuli proches, sans organisation en configurations globales.
Comme l’enregistrement séparé de stimuli, dont l’ensemble résulte de leur addition.
Comme l’identification d’un élément dominant, qui rend les autres éléments secondaires.

Comme la perception de configurations globales, dont le tout dépasse la somme des parties.

Explication

La Gestalt considère que l’individu perçoit des configurations globales et que le tout est supérieur à la somme de ses parties. L’enregistrement séparé de stimuli isolés correspond à une conception différente de la perception.

44. Une mélodie est transposée dans une autre tonalité, mais les rapports entre ses notes restent identiques. Quel principe de la bonne forme décrit la conservation de sa structure ?

La proximité, car les éléments proches forment une même configuration perceptive.
La clôture, car une forme fermée conserve son organisation malgré le changement.
La structure globale, car la structure est conservée lorsque les éléments sont remplacés.
La transposition, car la structure est conservée lorsque les rapports internes restent identiques.

La transposition, car la structure est conservée lorsque les rapports internes restent identiques.

Explication

La transposition conserve la structure lorsque les éléments changent sans que leurs rapports internes soient modifiés. La structure globale décrit au contraire le fait que modifier un élément transforme la structure entière.

45. Des points placés près les uns des autres sont perçus comme appartenant à un même groupe. Quelle loi de regroupement explique cette organisation ?

La continuité, qui assemble perceptivement les éléments en prolongement.
La similitude, qui rassemble perceptivement les éléments semblables.
La proximité, qui rassemble perceptivement les éléments proches.
La clôture, qui favorise perceptivement les formes fermées.

La proximité, qui rassemble perceptivement les éléments proches.

Explication

La loi de proximité regroupe les éléments qui se trouvent près les uns des autres. La similitude concerne plutôt des éléments qui partagent des caractéristiques semblables, même s’ils ne sont pas proches.

46. Que désigne la formation des impressions lorsqu’une personne rencontre plusieurs traits de personnalité chez autrui ?

Le processus qui déduit les comportements futurs à partir d’une situation objective.
Le processus qui organise les traits observés en une impression globale unifiée.
Le processus qui regroupe des éléments visuels en une configuration perceptive.
Le processus qui mesure séparément chaque trait sans les réunir en un jugement global.

Le processus qui organise les traits observés en une impression globale unifiée.

Explication

La formation des impressions consiste à organiser différents traits observés chez autrui en un tout unifié. L’évaluation séparée des traits ne décrit pas cette organisation en une impression globale.

47. Dans une impression formée à partir de plusieurs traits, quel rôle les traits centraux jouent-ils selon l’expérience d’Asch ?

Ils décrivent des qualités isolées sans influer sur les déductions concernant d’autres traits.
Ils structurent l’impression globale et influencent les déductions relatives à d’autres qualités.
Ils ont moins d’impact sur le jugement global que les traits périphériques.
Ils rendent l’impression incohérente en empêchant une évaluation globale de la personne.

Ils structurent l’impression globale et influencent les déductions relatives à d’autres qualités.

Explication

L’expérience d’Asch met en évidence la hiérarchie des traits et l’interférence des traits centraux dans les déductions sur d’autres qualités. Les traits périphériques ont, à l’inverse, moins d’impact sur le jugement global.

48. Une seule caractéristique favorable conduit quelqu’un à évaluer positivement l’ensemble de la personnalité d’une autre personne. Quel biais illustre cette situation ?

La formation des impressions, par laquelle plusieurs traits sont organisés en un tout.
La loi de similitude, par laquelle des caractéristiques semblables sont regroupées.
La réalité subjective, par laquelle une situation perçue entraîne des conséquences réelles.
L’effet de halo, par lequel une caractéristique contamine l’évaluation globale.

L’effet de halo, par lequel une caractéristique contamine l’évaluation globale.

Explication

L’effet de halo désigne le biais par lequel une caractéristique positive ou négative contamine l’évaluation globale d’un individu. La formation des impressions est un processus plus général d’organisation des traits et ne désigne pas, à elle seule, ce biais.

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Quel lien la psychologie sociale cherche-t-elle à comprendre et à expliquer ?

Le lien entre l’individuel et le social.

Selon Gordon ALLPORT, qu’étudie la psychologie sociale ?

L’influence de la présence d’autrui sur les pensées, les sentiments et les comportements des individus.

Dans le modèle ternaire de Moscovici, quels trois pôles sont reliés ?

Ego, Alter et Objet.

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