QCM : Fondements des sciences infirmières — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle de ces pratiques fait partie des premières formes de soin apparues dès la préhistoire ?

L’imagerie médicale des organes
La vaccination contre les infections
La chirurgie sous anesthésie générale
L’immobilisation des fractures

L’immobilisation des fractures

Explication

Les premiers soins préhistoriques comprennent notamment l’immobilisation des fractures, les soins des blessures et l’utilisation de plantes. La vaccination et l’imagerie médicale appartiennent à des périodes beaucoup plus récentes, tandis que l’anesthésie générale n’est pas attestée pour cette période.

2. Pourquoi la solidarité du groupe était-elle déterminante pour la survie des premiers groupes humains ?

Elle permettait de soutenir les membres vulnérables et de partager les tâches
Elle réservait les soins aux chasseurs capables de protéger le groupe
Elle remplaçait l’observation des blessures par des cérémonies collectives
Elle favorisait l’abandon des personnes incapables de se déplacer

Elle permettait de soutenir les membres vulnérables et de partager les tâches

Explication

La survie dépendait de la solidarité, car les membres du groupe pouvaient s’entraider et prendre en charge les personnes vulnérables. Les cérémonies ne remplaçaient pas les soins, et l’entraide ne reposait pas sur l’exclusion des blessés ou des malades.

3. Quelle évolution caractérise les conceptions antiques de la maladie ?

Elles associent les pratiques magiques à une méthode rationnelle identique
Elles abandonnent les croyances religieuses dès l’apparition des premières observations
Elles reposent dès l’origine sur des diagnostics fondés sur des expériences contrôlées
Elles passent progressivement d’un ensemble de croyances et de pratiques vers une approche plus rationnelle

Elles passent progressivement d’un ensemble de croyances et de pratiques vers une approche plus rationnelle

Explication

Dans l’Antiquité, les conceptions de la maladie combinent croyances religieuses, pratiques magiques et observation du malade, puis évoluent progressivement vers davantage de rationalité. Les pratiques magiques et religieuses ne constituent pas en elles-mêmes une méthode rationnelle fondée sur l’observation.

4. Quel rôle les femmes jouent-elles notamment dans les soins des sociétés antiques ?

Elles transmettent les traitements militaires et supervisent les campagnes de guerre
Elles soignent les enfants et les malades, assistent les accouchements et préparent des remèdes
Elles établissent les diagnostics publics et dirigent les institutions médicales
Elles se consacrent aux rites funéraires sans participer aux soins familiaux

Elles soignent les enfants et les malades, assistent les accouchements et préparent des remèdes

Explication

Les femmes assurent notamment les soins aux enfants, aux personnes âgées et aux malades de la famille, ainsi que les accouchements et la préparation des remèdes. Leur rôle décrit ici relève principalement des soins familiaux et domestiques, non de la direction d’institutions ou d’armées.

5. Quelle caractéristique définit principalement la médecine égyptienne antique ?

Elle privilégie les traitements empiriques sans produire de textes médicaux
Elle sépare les pratiques religieuses des connaissances médicales écrites
Elle repose sur des incantations transmises sans description des maladies
Elle associe la religion à des traités écrits sur les pathologies

Elle associe la religion à des traités écrits sur les pathologies

Explication

La médecine égyptienne est liée à la religion et produit des traités écrits sur les pathologies, notamment les papyrus de Kahun et d’Ebers. Elle ne se réduit donc ni à une transmission orale ni à une pratique séparée des croyances religieuses.

6. Attribué à Imhotep, comment les remèdes agissent-ils sur le réseau corporel décrit ?

Ils cherchent à déboucher les canaux par des purges, des laxatifs et des émétiques
Ils renforcent les canaux par des bandages, des massages et des immobilisations
Ils refroidissent les canaux par des bains, des compresses et des plantes aromatiques
Ils remplacent les canaux par des sutures, des prothèses et des cautérisations

Ils cherchent à déboucher les canaux par des purges, des laxatifs et des émétiques

Explication

Le texte attribué à Imhotep décrit 46 canaux partant du cœur et propose de les déboucher au moyen de purges, de laxatifs et d’émétiques. Les bandages et les techniques chirurgicales ne correspondent pas à ce mécanisme thérapeutique.

7. En Mésopotamie, quelle fonction correspond au devin parmi les trois types de guérisseurs ?

Il établit les diagnostics et propose les remèdes
Il prédit l’évolution de la maladie
Il prépare les instruments et immobilise les fractures
Il pratique les rituels et les incantations

Il prédit l’évolution de la maladie

Explication

En Mésopotamie, le devin prédit l’évolution de la maladie, tandis que l’exorciste accomplit les rituels et que le médecin établit les diagnostics et propose les remèdes. Les instruments et l’immobilisation des fractures ne définissent pas la fonction attribuée au devin.

8. Dans la médecine chinoise, quel rôle le qi joue-t-il dans l’apparition de la maladie ?

Son excès entraîne la maladie, tandis que les traitements cherchent à éliminer les éléments corporels nuisibles.
Son affaiblissement indique une maladie, tandis que les traitements cherchent à stimuler les humeurs.
Sa circulation détermine les symptômes, tandis que les traitements visent à supprimer toute énergie vitale.
Son déséquilibre provoque la maladie et son harmonie est recherchée par les traitements.

Son déséquilibre provoque la maladie et son harmonie est recherchée par les traitements.

Explication

Le qi désigne l’énergie vitale, et son déséquilibre est associé à l’apparition de la maladie. La confusion fréquente consiste à croire que le déséquilibre est recherché, alors que les soins visent à rétablir l’harmonie.

9. Quelle démarche correspond à l’objectif de la médecine chinoise visant à rétablir l’harmonie ?

Limiter les soins aux remèdes végétaux après avoir établi un diagnostic fondé sur les humeurs.
Privilégier les incantations, les sacrifices, l’isolement du malade et l’abandon des symptômes.
Traiter la douleur par des interventions chirurgicales, puis observer l’évolution sans noter les résultats.
Associer une alimentation saine, la gymnastique, l’examen du patient et l’évaluation des résultats.

Associer une alimentation saine, la gymnastique, l’examen du patient et l’évaluation des résultats.

Explication

La médecine chinoise cherche l’harmonie en combinant prévention, observation attentive, traitement des symptômes et suivi des résultats. Une approche limitée aux remèdes végétaux et à la théorie des humeurs ne correspond pas à cette démarche.

10. Selon la théorie grecque des humeurs, quelle association est correcte ?

Le sang est associé à la rate, la bile jaune au cerveau, la bile noire au cœur et le flegme au foie.
Le sang est associé au cœur, la bile jaune au foie, la bile noire à la rate et le flegme au cerveau.
Le sang est associé au cerveau, la bile jaune au cœur, la bile noire au foie et le flegme à la rate.
Le sang est associé au foie, la bile jaune à la rate, la bile noire au cerveau et le flegme au cœur.

Le sang est associé au cœur, la bile jaune au foie, la bile noire à la rate et le flegme au cerveau.

Explication

La théorie des humeurs relie le sang au cœur, la bile jaune au foie, la bile noire à la rate et le flegme au cerveau. La maladie est expliquée par leur déséquilibre, et non par leur équilibre.

11. Quelle évolution de la conception de la maladie apparaît progressivement à partir de 480 av. J.-C. ?

La maladie est considérée comme un phénomène naturel étudié à partir des symptômes et du diagnostic humain.
La maladie est définie comme un déséquilibre social examiné à partir des coutumes de la cité.
La maladie est interprétée comme une intervention divine évaluée principalement par des rites religieux.
La maladie est expliquée par les saisons et traitée selon des observations réservées aux prêtres.

La maladie est considérée comme un phénomène naturel étudié à partir des symptômes et du diagnostic humain.

Explication

À partir de 480 av. J.-C., la maladie est progressivement pensée comme un phénomène naturel, avec une attention portée aux symptômes, au diagnostic et aux traitements humains. L’interprétation religieuse ne décrit pas cette évolution vers une approche centrée sur l’être humain.

12. Quelle contribution est attribuée à Hippocrate dans le domaine médical ?

Il a créé les premières installations sanitaires romaines et organisé les soins dans les thermes.
Il a rédigé un corpus de 60 livres et établi des exigences de diagnostic, d’éthique et de confidentialité.
Il a fondé l’acupuncture et décrit les exercices destinés à harmoniser le qi.
Il a classé les remèdes végétaux selon leur efficacité et développé la pratique des ventouses.

Il a rédigé un corpus de 60 livres et établi des exigences de diagnostic, d’éthique et de confidentialité.

Explication

Le corpus attribué à Hippocrate comprend 60 livres et traite notamment de la classification des maladies ainsi que des exigences professionnelles. Les installations sanitaires, l’acupuncture et les ventouses appartiennent à d’autres traditions médicales.

13. Quelle mesure illustre une innovation romaine en matière de santé publique ?

L’utilisation de postures et de respirations destinées à restaurer l’énergie vitale d’une personne.
La prescription d’exercices physiques et de plantes afin de rééquilibrer les humeurs d’un patient.
L’examen des symptômes individuels pour distinguer les maladies aiguës des maladies chroniques.
La mise en place d’eau potable, d’installations sanitaires, de bains et de thermes pour la collectivité.

La mise en place d’eau potable, d’installations sanitaires, de bains et de thermes pour la collectivité.

Explication

Les Romains développent des mesures collectives de santé publique, notamment l’accès à l’eau potable, les installations sanitaires, les bains et les thermes. La prescription de plantes et d’exercices concerne plutôt le traitement médical d’un malade.

14. Quelle distinction oppose correctement les écoles empirique et dogmatique de la médecine romaine ?

L’école empirique s’appuie sur l’expérience, tandis que l’école dogmatique s’appuie sur la théorie des humeurs.
L’école empirique identifie les maladies et leurs traitements, tandis que l’école dogmatique privilégie l’observation pratique.
L’école empirique organise la santé publique, tandis que l’école dogmatique construit les installations sanitaires.
L’école empirique s’appuie sur la théorie des humeurs, tandis que l’école dogmatique s’appuie sur des remèdes éprouvés.

L’école empirique s’appuie sur l’expérience, tandis que l’école dogmatique s’appuie sur la théorie des humeurs.

Explication

L’école empirique fonde ses pratiques sur l’expérience et les remèdes éprouvés, alors que l’école dogmatique se réfère à la théorie des humeurs. L’identification de la maladie et des traitements caractérise plutôt l’école méthodique.

15. Quelle pratique thérapeutique Galien recommande-t-il pour rééquilibrer les humeurs ?

Recourir aux bains publics, à l’eau potable et aux installations sanitaires pour prévenir les maladies.
Associer l’acupuncture, la respiration contrôlée et des postures destinées à harmoniser le qi.
Classer les symptômes en catégories épidémiques, endémiques, aiguës et chroniques avant tout traitement.
Adapter l’alimentation, pratiquer l’exercice physique et employer des remèdes à base de plantes.

Adapter l’alimentation, pratiquer l’exercice physique et employer des remèdes à base de plantes.

Explication

Galien recommande de rééquilibrer les humeurs par l’alimentation, l’exercice et des remèdes à base de plantes, tout en utilisant aussi les saignées et les ventouses. Les pratiques liées au qi relèvent de la médecine chinoise, tandis que les bains et la classification des maladies correspondent à d’autres éléments historiques.

16. Quelle caractéristique distingue la médecine du Moyen-Orient médiéval dans son organisation des soins ?

Elle abandonne les enseignements antiques au profit d’une pratique fondée sur les rites religieux
Elle limite les institutions médicales aux lieux d’accueil sans organiser d’enseignement spécialisé
Elle traduit des ouvrages antiques et développe des hôpitaux ainsi que des écoles de médecine
Elle privilégie les traditions locales et réserve les soins aux groupes socialement favorisés

Elle traduit des ouvrages antiques et développe des hôpitaux ainsi que des écoles de médecine

Explication

La médecine du Moyen-Orient traduit de nombreux textes antiques, crée des hôpitaux et établit des écoles de médecine, tout en considérant les malades comme dignes d’intérêt et égaux. L’idée d’un accès réservé à certains groupes contredit cette organisation plus ouverte des soins.

17. Après la chute de l’Empire romain, quelle fonction caractérise principalement l’hôpital médiéval européen ?

Diagnostiquer les maladies grâce à des examens anatomiques et administrer des traitements standardisés
Organiser des interventions chirurgicales et appliquer des mesures d’hygiène comparables aux pratiques modernes
Accueillir, héberger, nourrir et protéger les personnes dans un contexte marqué par la prière
Former des médecins dans des établissements spécialisés consacrés à la recherche clinique

Accueillir, héberger, nourrir et protéger les personnes dans un contexte marqué par la prière

Explication

L’hôpital médiéval européen assure surtout l’accueil, l’hébergement, la nourriture et la protection des personnes, tandis que la prière devient un traitement important. Le rapprochement avec l’hôpital moderne est trompeur, car les fonctions médicales et scientifiques y sont encore limitées.

18. Quelle avancée est associée aux dissections réalisées par Vésale en 1543 ?

Une anesthésie permettant de supprimer la douleur pendant les opérations
Une méthode de traitement des amputations fondée sur la ligature des artères
Une connaissance anatomique directe fondée sur l’observation du corps humain
Une prévention des infections reposant sur le lavage régulier des mains

Une connaissance anatomique directe fondée sur l’observation du corps humain

Explication

En 1543, les dissections de Vésale font progresser l’anatomophysiologie en s’appuyant directement sur l’observation anatomique. La ligature des artères appartient aux innovations d’Ambroise Paré, tandis que le lavage des mains et l’anesthésie relèvent d’autres étapes historiques.

19. Quelle pratique Ambroise Paré introduit-il en 1564 après une amputation ?

Le lavage des mains avant les soins afin de prévenir les infections
La dissection systématique du corps humain pour établir l’anatomie
La ligature des artères à la place de l’application d’huile bouillante
L’utilisation de l’éther afin d’empêcher la perception de la douleur

La ligature des artères à la place de l’application d’huile bouillante

Explication

En 1564, Ambroise Paré remplace l’huile bouillante utilisée après une amputation par la ligature des artères. Les dissections sont associées à Vésale, tandis que l’éther et le lavage des mains apparaissent dans des périodes ultérieures.

20. Quelle association entre une innovation et sa fonction est correcte au milieu du XIXe siècle ?

L’éther sert d’anesthésique, tandis que le lavage des mains vise l’hygiène et la prévention des infections
L’éther prévient les infections, tandis que le lavage des mains supprime la douleur opératoire
L’éther nourrit les patients hospitalisés, tandis que le lavage des mains améliore leur hébergement
L’éther remplace la ligature artérielle, tandis que le lavage des mains facilite les dissections

L’éther sert d’anesthésique, tandis que le lavage des mains vise l’hygiène et la prévention des infections

Explication

L’éther est utilisé comme anesthésique en 1846, alors que le lavage des mains est introduit dans les maternités en 1847 pour l’hygiène et la prévention des infections. Confondre ces deux fonctions revient à attribuer à l’éther un rôle infectieux et au lavage des mains un effet anesthésiant.

21. Comment s’organise la formation des auxiliaires médicales en 1905 ?

Elle dure 22 mois et combine stage matinal, cours l’après-midi et entretien des locaux
Elle dure quelques semaines et associe principalement des cours théoriques à des examens écrits
Elle s’étend sur plusieurs années et repose sur un stage clinique réalisé pendant la nuit
Elle comprend 22 mois de cours suivis d’un stage pratique distinct dans un établissement hospitalier

Elle dure 22 mois et combine stage matinal, cours l’après-midi et entretien des locaux

Explication

En 1905, la formation dure 22 mois et alterne un stage le matin, des cours l’après-midi et l’entretien des locaux, avec des journées très longues. La formation ne sépare donc pas une période théorique d’un stage ultérieur et ne se limite pas à des examens.

22. En quelle année un diplôme d’État infirmier a-t-il été créé ?

En 1956
En 1948
En 1942
En 1938

En 1942

Explication

Le diplôme d’État infirmier a été créé en 1942, marquant une étape de structuration professionnelle. Les autres dates ne correspondent pas à cette création dans la chronologie considérée.

23. Quelle association entre une date et une réforme infirmière est correcte ?

En 1979, un diplôme d’État est créé ; en 1984, le diplôme devient unique.
En 1979, la durée des études passe à trois ans ; en 1984, les actes professionnels sont définis.
En 1979, le diplôme devient unique ; en 1984, les études passent à trois ans.
En 1979, les actes professionnels sont définis ; en 1984, la durée des études passe à trois ans.

En 1979, la durée des études passe à trois ans ; en 1984, les actes professionnels sont définis.

Explication

En 1979, le programme d’études infirmières est porté à trois ans, tandis que le décret de 1984 définit les actes professionnels. La confusion entre durée de formation et définition des actes inverse le rôle des deux réformes.

24. Quelle évolution concerne le diplôme infirmier en 1992 ?

Il est remplacé par deux diplômes selon le secteur exercé.
Il est réservé aux établissements de soins généraux.
Il réduit la formation infirmière à deux années d’études.
Il devient commun aux secteurs psychiatrique et général.

Il devient commun aux secteurs psychiatrique et général.

Explication

En 1992, le diplôme infirmier devient unique pour les secteurs psychiatrique et général, ce qui unifie la qualification entre ces deux domaines. La séparation en deux diplômes décrit l’organisation antérieure plutôt que la réforme de 1992.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 59 flashcards sur Fondements des sciences infirmières.

Quelles formes de soin existaient dès la préhistoire ?

Les soins des blessures, plantes, rituels, alimentation, hydratation, immobilisation, soins aux femmes enceintes et mourants.

De quoi dépendait la survie dans les premiers groupes humains ?

De la solidarité du groupe.

Que montre la momie de l’Ötztal découverte en 1991 ?

Elle présente 50 zones d’acupuncture et une trousse médicale vieille de 5 300 ans.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Fondements des sciences infirmières.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM