QCM : Génétique et diversification du vivant — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Combien de types de gamètes différents peuvent théoriquement être produits chez l’être humain en considérant la répartition indépendante des chromosomes ?

223×2232^{23}\times2^{23} types chez chaque parent
2462^{46} types chez l’homme comme chez la femme
223=83886082^{23}=8388608 types chez l’homme comme chez la femme
23223^2 types chez l’homme et chez la femme

$$2^{23}=8388608$$ types chez l’homme comme chez la femme

Explication

La répartition indépendante des 23 paires de chromosomes permet théoriquement 223=83886082^{23}=8388608 types de gamètes chez chaque sexe. L’expression 223×2232^{23}\times2^{23} concerne plutôt le nombre théorique de combinaisons produites par la rencontre de deux gamètes.

2. Que désigne le génotype d’un individu ?

L’ensemble des caractères observables dans différentes conditions
La diversité des espèces et des écosystèmes présents dans un milieu
La totalité des cellules produites par divisions successives
L’ensemble des combinaisons d’allèles présentes pour chaque gène

L’ensemble des combinaisons d’allèles présentes pour chaque gène

Explication

Le génotype correspond aux combinaisons d’allèles que possède un individu pour chacun de ses gènes. La diversité des espèces et des écosystèmes relève de la biodiversité, et non de la définition du génotype.

3. Dans le croisement de pois étudié par Gregor Mendel, quelle relation existe entre les allèles associés à la couleur des graines ?

L’allèle jaune J est dominant et l’allèle vert est récessif
L’allèle vert est dominant et l’allèle jaune J est récessif
Les allèles jaune J et vert sont codominants dans les hétérozygotes
Les allèles jaune J et vert sont récessifs dans les lignées pures

L’allèle jaune J est dominant et l’allèle vert est récessif

Explication

Dans le croisement étudié par Gregor Mendel, l’allèle jaune J est dominant et l’allèle vert est récessif. La dominance ne signifie donc pas que l’allèle vert détermine le phénotype de l’hétérozygote.

4. Comment caractériser une lignée pure dans un croisement monohybride ?

Une population diploïde dont chaque individu possède deux phénotypes visibles
Un groupe d’individus récessifs produisant des gamètes tous différents
Un ensemble d’individus hétérozygotes donnant une génération F1 variée
Un ensemble d’individus homozygotes donnant une génération F1 homogène

Un ensemble d’individus homozygotes donnant une génération F1 homogène

Explication

Une lignée pure rassemble des individus homozygotes et son croisement produit une génération F1 homogène. Une population hétérozygote ne répond pas à cette définition et peut transmettre des allèles différents.

5. Quel effet génétique le crossing over produit-il sur les chromatides ?

Il crée de nouvelles combinaisons d’allèles et réalise un brassage intrachromosomique
Il réduit le nombre de chromosomes en supprimant une chromatide de chaque paire
Il répartit des chromosomes homologues entiers et réalise un brassage interchromosomique
Il transforme les allèles récessifs en allèles dominants dans les chromatides

Il crée de nouvelles combinaisons d’allèles et réalise un brassage intrachromosomique

Explication

Le crossing over crée de nouvelles combinaisons d’allèles sur les chromatides et constitue donc un brassage intrachromosomique. La répartition de chromosomes homologues entiers correspond au brassage interchromosomique.

6. Quelle caractéristique définit un clone ?

Un ensemble de gamètes produits par méiose et portant des génotypes variés
Un ensemble de cellules issues de mitoses successives et possédant le même génotype
Un groupe de cellules ayant acquis des mutations différentes à chaque division
Une population d’organismes appartenant à plusieurs espèces d’un écosystème

Un ensemble de cellules issues de mitoses successives et possédant le même génotype

Explication

Un clone est formé par des mitoses successives et regroupe des cellules possédant le même génotype. La production de gamètes variés correspond à la méiose, tandis que l’apparition de génotypes différents caractérise plutôt une diversification au sein d’un clone.

7. Chez un individu hétérozygote, comment reconnaître un allèle dominant ?

Son expression détermine le phénotype observable de l’individu
Il doit être présent en deux exemplaires pour s’exprimer
Il est présent dans les gamètes mais absent des cellules diploïdes
Il reste masqué tandis que l’allèle récessif détermine le phénotype

Son expression détermine le phénotype observable de l’individu

Explication

Un allèle dominant détermine le phénotype chez un individu hétérozygote, car son expression est observable avec une seule copie. L’allèle récessif est généralement masqué dans cette situation et s’exprime lorsque la condition génétique appropriée est réunie.

8. Quelle fonction caractérise la méiose dans les gonades humaines ?

Elle double le nombre de chromosomes dans les cellules reproductrices
Elle forme des gamètes haploïdes à partir de cellules diploïdes
Elle forme des cellules diploïdes à partir de gamètes haploïdes
Elle produit des cellules somatiques ayant le même caryotype

Elle forme des gamètes haploïdes à partir de cellules diploïdes

Explication

La méiose se déroule dans les gonades et transforme des cellules diploïdes en gamètes haploïdes, ce qui réduit la ploïdie. La mitose, contrairement à la méiose, conserve le nombre de chromosomes dans les cellules filles.

9. Pourquoi la rencontre aléatoire de deux gamètes génétiquement différents accroît-elle la diversité des descendants ?

Elle transforme chaque allèle parental en un nouvel allèle pendant la fusion
Elle produit des zygotes dont les allèles sont identiques à ceux du père
Elle crée des zygotes portant des combinaisons originales d’allèles
Elle garantit que chaque descendant reçoit deux chromosomes identiques par paire

Elle crée des zygotes portant des combinaisons originales d’allèles

Explication

La rencontre aléatoire de gamètes différents associe leurs allèles en combinaisons originales dans les zygotes. Elle ne transforme pas nécessairement les allèles et ne rend pas les chromosomes hérités identiques.

10. Chez un individu hétérozygote portant deux gènes indépendants, quelle conséquence a la séparation aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I ?

Elle associe systématiquement les deux allèles dominants dans un gamète
Elle produit des gamètes génétiquement différents et équiprobables
Elle augmente la fréquence des gamètes issus d’un crossing over
Elle produit des gamètes identiques portant les mêmes chromosomes homologues

Elle produit des gamètes génétiquement différents et équiprobables

Explication

Pour des gènes indépendants, la séparation aléatoire des chromosomes homologues produit des gamètes différents et équiprobables. Le crossing over relève d’un autre mécanisme, et les associations d’allèles ne sont pas imposées par la dominance.

11. Quel mécanisme caractérise le brassage interchromosomique au cours de la méiose ?

La duplication de l’ADN avant l’appariement des chromosomes homologues
L’échange de segments entre chromatides non sœurs pendant la prophase I
La migration aléatoire des chromosomes homologues lors de la première division méiotique
La fusion aléatoire de deux noyaux haploïdes après la méiose

La migration aléatoire des chromosomes homologues lors de la première division méiotique

Explication

Le brassage interchromosomique résulte de la migration aléatoire des chromosomes homologues lors de la première division de la méiose. L’échange de segments entre chromatides non sœurs correspond au brassage intrachromosomique.

12. Lors du croisement de deux individus F1 pour deux gènes indépendants, quelle proportion correspond au phénotype [L, G] ?

116\frac{1}{16} des descendants
916\frac{9}{16} des descendants
316\frac{3}{16} des descendants
716\frac{7}{16} des descendants

$$\frac{9}{16}$$ des descendants

Explication

Dans ce croisement dih ybride, le phénotype [L, G] représente 916\frac{9}{16} des descendants, tandis que [l, e] représente 116\frac{1}{16}. Les proportions 316\frac{3}{16} correspondent aux deux autres phénotypes indiqués.

13. Quel est le nombre théorique de zygotes chromosomiquement différents issus de la combinaison de deux gamètes humains ?

23×23=52923\times23=529
246×246=2922^{46}\times2^{46}=2^{92}
223=83886082^{23}=8388608
223×223=246≈7×10132^{23}\times2^{23}=2^{46}\approx7\times10^{13}

$$2^{23}\times2^{23}=2^{46}\approx7\times10^{13}$$

Explication

Chaque parent peut produire 2232^{23} types de gamètes, donc leur combinaison donne 223×223=246≈7×10132^{23}\times2^{23}=2^{46}\approx7\times10^{13} zygotes théoriquement distincts. La valeur 2232^{23} correspond au nombre de gamètes différents produits par un seul parent.

14. Lors d’une reproduction asexuée, quel résultat produit la mitose ?

Deux cellules filles génétiquement identiques à la cellule mère
Deux gamètes haploïdes portant chacun une moitié du génome parental
Quatre cellules filles génétiquement différentes de la cellule mère
Une cellule fille ayant reçu des allèles provenant de deux parents

Deux cellules filles génétiquement identiques à la cellule mère

Explication

La mitose produit deux cellules filles génétiquement identiques à la cellule mère, et des divisions successives peuvent ainsi former un clone. La production de gamètes haploïdes relève de la méiose, qui n’est pas le mécanisme décrit ici.

15. Quelle répartition des gamètes produit un individu F1 portant deux gènes indépendants ?

Deux types de gamètes à 50 % chacun
Quatre types de gamètes à 25 % chacun
Quatre types de gamètes avec deux types parentaux majoritaires
Un type de gamète représentant 75 % et trois types représentant 25 %

Quatre types de gamètes à 25 % chacun

Explication

Avec deux gènes indépendants, un individu F1 produit quatre types de gamètes à 25 % chacun. Des proportions inégales peuvent caractériser des gènes liés, mais elles ne correspondent pas au cas indépendant décrit ici.

16. Lors de la fécondation, comment se répartissent les probabilités entre les combinaisons possibles d’un gamète masculin et d’un gamète féminin ?

Les combinaisons réunissant deux allèles dominants sont favorisées
Chaque combinaison possède la même probabilité de former un zygote
La probabilité dépend du sexe du gamète qui apporte l’allèle dominant
Les combinaisons parentales sont plus probables que les combinaisons recombinées

Chaque combinaison possède la même probabilité de former un zygote

Explication

Lors de la fécondation, chaque combinaison d’un gamète masculin et d’un gamète féminin a la même probabilité de former un zygote. La dominance des allèles et le caractère parental ou recombiné ne modifient pas cette probabilité de combinaison.

17. Comment une mutation apparue dans une cellule peut-elle former un sous-clone ?

Elle disparaît lors des divisions et rend toutes les cellules génétiquement identiques
Elle est obligatoirement transmise à toutes les cellules de l’organisme
Elle est transmise aux cellules issues de cette cellule, qui constituent une lignée différente
Elle transforme directement la cellule mutante en gamète haploïde

Elle est transmise aux cellules issues de cette cellule, qui constituent une lignée différente

Explication

Une mutation, une délétion génique ou une délétion chromosomique peut être conservée lors des divisions de la cellule concernée et de sa descendance, formant un sous-clone distinct. Elle ne se transmet pas nécessairement à toutes les cellules de l’organisme et ne transforme pas directement la cellule en gamète.

18. Quelle succession d’événements conduit à l’apparition de chromatides recombinées en prophase I ?

La séparation des chromatides sœurs crée des bivalents, puis leur migration produit des chromatides recombinées
La fusion des gamètes apparie les homologues, puis la fécondation échange leurs segments
L’appariement des homologues forme des bivalents, puis l’échange entre chromatides non sœurs les recombine
La duplication des chromosomes forme des bivalents, puis la séparation des homologues recombine les chromatides

L’appariement des homologues forme des bivalents, puis l’échange entre chromatides non sœurs les recombine

Explication

En prophase I, les chromosomes homologues s’apparient en bivalents, puis l’enjambement entre chromatides non sœurs produit des chromatides recombinées. Les autres propositions attribuent cette recombinaison à la séparation, à la fécondation ou aux chromatides sœurs.

19. Combien de chromosomes trouve-t-on normalement dans un gamète humain et dans une cellule diploïde humaine ?

Un gamète en possède 23 et une cellule diploïde en possède 23
Un gamète en possède 46 et une cellule diploïde en possède 46
Un gamète en possède 23 et une cellule diploïde en possède 46
Un gamète en possède 46 et une cellule diploïde en possède 23

Un gamète en possède 23 et une cellule diploïde en possède 46

Explication

Les gamètes humains sont haploïdes et contiennent 23 chromosomes, tandis que les cellules diploïdes en contiennent 46. Cette différence résulte de la réduction du nombre de chromosomes pendant la méiose.

20. À quelles échelles la biodiversité est-elle appréhendée ?

À celles de la population, du chromosome et du tissu
À celles de l’individu, de l’espèce et de l’écosystème
À celles de la mutation, du clone et du sous-clone
À celles du gène, de la cellule et de l’organe

À celles de l’individu, de l’espèce et de l’écosystème

Explication

La biodiversité comprend la diversité du vivant observée à l’échelle des individus, des espèces et des écosystèmes. Les autres réponses énumèrent des niveaux biologiques qui ne constituent pas les trois échelles définissant ici la biodiversité.

21. Lors de la méiose, que devient chaque paire de chromosomes homologues ?

Ses chromosomes s’échangent entièrement avant de rejoindre les mêmes cellules
Ses deux chromosomes restent associés dans chaque gamète formé
Ses chromosomes sont copiés puis transmis aux cellules filles sans séparation
Ses deux chromosomes se séparent et sont répartis dans des gamètes différents

Ses deux chromosomes se séparent et sont répartis dans des gamètes différents

Explication

La méiose sépare les chromosomes homologues de chaque paire, de sorte que chaque gamète reçoit un chromosome de chaque paire. Le maintien des mêmes chromosomes homologues dans les deux cellules filles correspond plutôt à une confusion avec la mitose.

22. En l’absence d’échange génétique avec l’extérieur, d’où vient la diversité génétique au sein d’un clone ?

De la production de gamètes haploïdes par des divisions méiotiques
De l’accumulation de mutations successives dans différentes cellules
De l’association durable de cellules dans les tissus solides
Du mélange des génomes parentaux lors de reproductions sexuées

De l’accumulation de mutations successives dans différentes cellules

Explication

Sans échange génétique extérieur, la diversité génétique d’un clone résulte de mutations successives apparues dans différentes cellules. Le mélange des génomes parentaux est associé à la reproduction sexuée, tandis que les autres réponses décrivent des mécanismes ou des organisations cellulaires différents.

23. Que désigne le crossing over pendant la prophase I de la méiose ?

Une duplication des chromatides sœurs avant la formation des bivalents
Une séparation complète des chromosomes homologues vers les pôles opposés de la cellule
Une association aléatoire de chromosomes provenant de deux cellules reproductrices
Un échange de segments homologues entre chromatides non sœurs de chromosomes homologues appariés

Un échange de segments homologues entre chromatides non sœurs de chromosomes homologues appariés

Explication

Le crossing over est un échange de segments homologues entre chromatides non sœurs de chromosomes homologues appariés en prophase I. La séparation des chromosomes homologues se déroule ensuite, lors de l’anaphase I.

24. Quel événement forme un zygote diploïde lors de la reproduction sexuée ?

La division d’une cellule diploïde en deux cellules haploïdes
La duplication d’un chromosome dans un gamète avant sa division
La fusion de deux cellules somatiques possédant déjà 46 chromosomes
L’union aléatoire d’un gamète masculin et d’un gamète féminin

L’union aléatoire d’un gamète masculin et d’un gamète féminin

Explication

La fécondation est l’union aléatoire d’un gamète masculin et d’un gamète féminin, produisant un œuf ou zygote diploïde. La méiose produit des cellules haploïdes, mais ne réalise pas la fusion qui rétablit la diploïdie.

25. Dans un test-cross, quel résultat indique que les deux gènes étudiés sont indépendants ?

Une forte majorité de descendants présentant les deux caractères dominants
Deux phénotypes descendants correspondant aux combinaisons parentales
Des phénotypes descendants représentés dans des proportions égales
Un phénotype parental majoritaire accompagné de recombinants minoritaires

Des phénotypes descendants représentés dans des proportions égales

Explication

Dans un test-cross, l’égalité des proportions des phénotypes descendants renseigne sur l’indépendance des gènes. Une majorité de types parentaux suggère plutôt une liaison entre les gènes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 42 flashcards sur Génétique et diversification du vivant.

Qu'est-ce que le génotype chez un individu ?

L'ensemble des combinaisons d'allèles pour chaque gène.

À quelles échelles la biodiversité est-elle appréhendée ?

Aux échelles de l'individu, de l'espèce et de l'écosystème.

Quels processus expliquent la diversification du vivant ?

La reproduction sexuée et d'autres processus.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Génétique et diversification du vivant.

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