QCM : Génétique et évolution (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux un clone biologique ?

Un ensemble de cellules issues d’une cellule initiale et théoriquement génétiquement identiques
Un ensemble de cellules produites par deux cellules parentales génétiquement différentes
Un groupe de cellules réunies après plusieurs divisions indépendantes
Une population de cellules ayant toutes subi une mutation distincte

Un ensemble de cellules issues d’une cellule initiale et théoriquement génétiquement identiques

Explication

Un clone regroupe des cellules issues de la reproduction conforme d’une même cellule initiale, ce qui les rend théoriquement génétiquement identiques. Il peut toutefois former un tissu stable et ne se réduit donc pas à des cellules séparées.

2. Quel enchaînement décrit correctement la transmission de l’ADN au cours du cycle cellulaire ?

La réplication sépare les chromosomes homologues, puis la mitose crée de nouvelles copies d’ADN
La réplication produit deux chromatides identiques, puis la mitose les sépare dans les cellules filles
La mitose réduit le nombre de chromosomes, puis la réplication forme quatre cellules filles
La mitose produit deux chromatides identiques, puis la réplication les répartit dans les cellules filles

La réplication produit deux chromatides identiques, puis la mitose les sépare dans les cellules filles

Explication

Pendant l’interphase, la réplication transforme chaque chromosome à une chromatide en chromosome à deux chromatides identiques, puis la mitose sépare ces chromatides. La réplication copie l’ADN, tandis que la mitose distribue les copies, ce qui distingue leurs rôles.

3. Que devient une mutation apparue lors de la réplication d’une cellule qui se divise ensuite ?

Elle reste limitée à la cellule initiale sans concerner les cellules issues de sa division
Elle transforme progressivement toutes les cellules de l’organisme en cellules génétiquement identiques
Elle disparaît nécessairement lorsque la cellule initiale se divise en deux cellules filles
Elle peut être transmise à toutes les cellules descendantes et former un sous-clone distinct

Elle peut être transmise à toutes les cellules descendantes et former un sous-clone distinct

Explication

Une mutation apparue lors de la réplication est recopiée dans les cellules qui descendent de la cellule mutée, formant un sous-clone différent. Elle ne concerne donc pas forcément toutes les cellules de l’organisme, mais la lignée issue de la cellule touchée.

4. Quelle situation correspond à une mutation germinale ?

Une mutation apparue dans une cellule musculaire après sa différenciation complète
Une mutation touchant une cellule à l’origine des gamètes et pouvant être transmise à la descendance
Une mutation apparue dans une cellule de peau et transmise aux cellules voisines du tissu
Une mutation présente dans une cellule sanguine mature sans passage par la lignée reproductrice

Une mutation touchant une cellule à l’origine des gamètes et pouvant être transmise à la descendance

Explication

Une mutation germinale affecte les cellules qui sont à l’origine des gamètes et peut donc passer à la génération suivante. Une mutation limitée à un tissu somatique ne possède pas cette possibilité de transmission à la descendance.

5. Quelle relation entre mutation germinale et sélection naturelle est correcte ?

La mutation élimine un caractère, puis la sélection produit les variantes génétiques nécessaires à son apparition
La sélection transforme directement une mutation en chromosome, puis la reproduction transmet ce chromosome
La mutation crée un nouvel allèle, puis la sélection peut favoriser ou défavoriser le caractère associé
La sélection crée un nouvel allèle, puis la mutation détermine systématiquement son maintien dans la population

La mutation crée un nouvel allèle, puis la sélection peut favoriser ou défavoriser le caractère associé

Explication

Une mutation germinale peut faire apparaître un nouvel allèle et un caractère associé, tandis que la sélection naturelle peut ensuite favoriser ou défavoriser ce caractère. La sélection ne crée pas elle-même le nouvel allèle.

6. Quel résultat caractérise la méiose chez une cellule diploïde ?

Après deux réplications et une division, elle produit deux cellules diploïdes génétiquement identiques
Après une réplication et une division, elle produit quatre cellules diploïdes génétiquement différentes
Après une réplication et deux divisions successives, elle produit quatre cellules haploïdes
Après deux divisions sans réplication, elle produit deux cellules haploïdes génétiquement identiques

Après une réplication et deux divisions successives, elle produit quatre cellules haploïdes

Explication

La méiose est précédée d’une réplication puis comporte deux divisions successives qui aboutissent à quatre cellules haploïdes. La mitose, à la différence de la méiose, conserve généralement la ploïdie de la cellule initiale.

7. Quelle association entre les divisions méiotiques et les structures séparées est correcte ?

La première division forme les chiasmas et la seconde réplique l’ADN des chromatides
La première division réplique les chromosomes et la seconde sépare les chromosomes homologues
La première division sépare les chromatides et la seconde sépare les chromosomes homologues
La première division sépare les chromosomes homologues et la seconde sépare les chromatides

La première division sépare les chromosomes homologues et la seconde sépare les chromatides

Explication

La division réductionnelle, qui est la première division méiotique, sépare les chromosomes homologues. La division équationnelle, qui est la seconde, sépare les chromatides sœurs, ce qui explique leurs fonctions différentes.

8. Quel mécanisme produit le brassage interchromosomique pendant la méiose ?

La duplication de chaque chromosome pendant l’interphase précédant la première division
La séparation aléatoire des chromosomes homologues de chaque paire lors de l’anaphase I
L’échange de segments entre chromatides homologues au niveau des chiasmas en prophase I
La fusion de deux gamètes portant des combinaisons alléliques différentes après la méiose

La séparation aléatoire des chromosomes homologues de chaque paire lors de l’anaphase I

Explication

Le brassage interchromosomique provient de la séparation aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I, ce qui donne des combinaisons alléliques différentes et équiprobables dans les gamètes. L’échange de segments au niveau des chiasmas correspond au brassage intrachromosomique.

9. Dans quelle situation le brassage intrachromosomique se produit-il ?

Lorsque des chromosomes homologues se répartissent aléatoirement dans les cellules filles en anaphase I
Lorsque des chromatides homologues échangent des portions en prophase I au niveau des chiasmas
Lorsque les gamètes fusionnent et réunissent deux lots de chromosomes après la méiose
Lorsque l’ADN est copié avant la première division afin de former des chromatides sœurs

Lorsque des chromatides homologues échangent des portions en prophase I au niveau des chiasmas

Explication

Le brassage intrachromosomique résulte d’un crossing-over en prophase I, durant lequel des chromatides homologues échangent des portions au niveau des chiasmas. La répartition aléatoire des chromosomes homologues en anaphase I relève du brassage interchromosomique.

10. Quel événement produit une cellule œuf diploïde lors de la reproduction sexuée ?

La fusion aléatoire de deux gamètes haploïdes
La duplication d’un seul lot d’allèles parentaux
La division d’une cellule diploïde en gamètes haploïdes
La séparation des deux lots d’allèles d’un gamète

La fusion aléatoire de deux gamètes haploïdes

Explication

La fécondation correspond à la fusion de deux gamètes haploïdes et rétablit ainsi la diploïdie dans la cellule œuf. La division d’une cellule diploïde en cellules haploïdes relève de la méiose, et non de la fécondation.

11. Que caractérise une lignée pure utilisée dans un croisement génétique ?

Une population issue du croisement de deux individus récessifs
Une génération F1 composée de génotypes différents
Des individus hétérozygotes pour les gènes étudiés
Des individus homozygotes pour les gènes étudiés

Des individus homozygotes pour les gènes étudiés

Explication

Une lignée pure regroupe des individus homozygotes pour les gènes étudiés. Lors du croisement de deux lignées pures différentes, la génération F1 est au contraire homogène et hétérozygote.

12. Quel croisement permet de déterminer si deux gènes sont indépendants ou liés ?

Le croisement de deux lignées pures présentant des caractères différents
Le croisement d’un individu F1 avec un individu double dominant
Le croisement de deux individus F1 présentant les mêmes caractères
Le croisement d’un individu F1 double hétérozygote avec un double récessif

Le croisement d’un individu F1 double hétérozygote avec un double récessif

Explication

Le croisement-test associe un individu F1 double hétérozygote à un individu double homozygote récessif afin de révéler les types de gamètes produits. Le croisement de deux lignées pures correspond au croisement initial qui permet d’obtenir la génération F1.

13. Comment se répartissent les phénotypes dans un croisement-test lorsque les deux gènes étudiés sont liés ?

Un seul phénotype parental apparaît dans la descendance observée
Les phénotypes recombinés sont plus fréquents que les phénotypes parentaux
Les quatre phénotypes apparaissent toujours en proportions identiques
Les phénotypes parentaux sont plus fréquents que les phénotypes recombinés

Les phénotypes parentaux sont plus fréquents que les phénotypes recombinés

Explication

La liaison génétique favorise la transmission des associations d’allèles parentales, qui sont donc majoritaires dans la descendance. Des gènes indépendants produiraient au contraire autant de phénotypes parentaux que de phénotypes recombinés.

14. Que permet principalement d’étudier l’analyse d’un arbre généalogique familial ?

La quantité d’ADN présente dans chaque chromosome familial
La taille des fragments d’ADN après digestion enzymatique
La séquence complète des nucléotides du gène responsable
Le mode de transmission d’un allèle responsable d’une maladie

Le mode de transmission d’un allèle responsable d’une maladie

Explication

Un arbre généalogique permet d’identifier si un allèle est dominant ou récessif et si le gène est autosomique ou lié à un gonosome. Le séquençage détermine directement la séquence ou le génotype, ce qui correspond à une autre méthode d’analyse.

15. Une maladie absente chez deux parents, mais présente chez leur enfant, suggère quel mode de transmission ?

Une transmission liée au chromosome Y dans chaque famille
La présence d’un allèle récessif chez l’enfant
Une mutation nécessairement apparue dans toutes les cellules parentales
La présence d’un allèle dominant chez l’enfant

La présence d’un allèle récessif chez l’enfant

Explication

Deux parents non malades peuvent être porteurs d’un allèle récessif et transmettre chacun cet allèle à un enfant malade. Une maladie observée à chaque génération suggère davantage un allèle dominant, mais l’absence chez les parents rend cette hypothèse moins probable dans ce cas.

16. Deux parents hétérozygotes pour la mucoviscidose, maladie autosomique récessive, ont-ils quel risque d’avoir un enfant malade ?

Un risque de 100 %, car les deux parents sont porteurs
Un risque de 75 %, soit trois chances sur quatre
Un risque de 50 %, soit une chance sur deux
Un risque de 25 %, soit une chance sur quatre

Un risque de 25 %, soit une chance sur quatre

Explication

Le croisement de deux parents hétérozygotes pour un allèle récessif donne une probabilité de 1/41/4 d’obtenir un enfant homozygote malade. Le fait que les deux parents soient porteurs ne rend donc pas la maladie certaine.

17. Quel mécanisme de la méiose peut produire des gamètes contenant un chromosome supplémentaire ou un chromosome en moins ?

La réplication incomplète de l’ADN avant la méiose
La non-disjonction en anaphase I ou en anaphase II
La crossing-over entre deux chromosomes non homologues
La duplication de l’ensemble des chromosomes en interphase

La non-disjonction en anaphase I ou en anaphase II

Explication

La non-disjonction correspond à une mauvaise séparation des chromosomes homologues en anaphase I ou des chromatides en anaphase II, ce qui déséquilibre le nombre chromosomique des gamètes. La réplication de l’ADN et le crossing-over modifient ou préparent le matériel génétique, mais ne produisent pas directement ce déséquilibre numérique.

18. Quel résultat peut avoir la fécondation d’un gamète anormal contenant un chromosome supplémentaire par un gamète normal ?

La formation d’une cellule œuf triploïde, de formule 3n3n
La formation d’une cellule œuf trisomique, de formule 2n+12n+1
La formation d’une cellule œuf haploïde, de formule nn
La formation d’une cellule œuf monosomique, de formule 2n−12n-1

La formation d’une cellule œuf trisomique, de formule $$2n+1$$

Explication

L’union d’un gamète possédant un chromosome supplémentaire avec un gamète normal peut donner une cellule œuf trisomique, dont le nombre chromosomique est 2n+12n+1. Une cellule monosomique résulterait plutôt de la fécondation d’un gamète dépourvu d’un chromosome par un gamète normal.

19. Comment une modification du caryotype peut-elle contribuer à l’apparition d’une nouvelle espèce ?

Elle peut accélérer les échanges génétiques entre deux populations
Elle peut établir une barrière reproductive entre deux populations
Elle peut empêcher la séparation des chromosomes pendant la méiose
Elle peut rendre les mutations bénéfiques dans toutes les cellules

Elle peut établir une barrière reproductive entre deux populations

Explication

Une modification du caryotype peut empêcher ou réduire la reproduction entre populations, créant ainsi une barrière reproductive favorable à la spéciation. L’augmentation des échanges génétiques aurait au contraire tendance à maintenir la proximité entre populations.

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Qu'est-ce qu'un clone en biologie cellulaire ?

Un ensemble de cellules génétiquement identiques issues d'une cellule initiale.

Que se passe-t-il lors de la réplication de l'ADN en interphase ?

Chaque chromosome à une chromatide devient un chromosome à deux chromatides identiques.

Quel est le rôle de la mitose après la réplication de l'ADN ?

Séparer les chromatides et répartir les copies d'ADN dans deux cellules filles.

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