QCM : Handicap : modèles et évolution — 23 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment la notion de handicap se distingue-t-elle principalement de celle de maladie ?

Elle désigne une pathologie diagnostiquée indépendamment des conditions de vie
Elle prend en compte l’environnement et la participation sociale de la personne
Elle décrit une altération fonctionnelle sans rapport avec la vie en société
Elle correspond à une affection médicale dont l’évolution est nécessairement durable

Elle prend en compte l’environnement et la participation sociale de la personne

Explication

Le handicap résulte de l’interaction entre une altération fonctionnelle, l’environnement et la participation sociale. Une maladie peut contribuer à une situation de handicap, mais ces deux notions ne se recouvrent pas entièrement.

2. Quelles attitudes résument l’évolution possible des représentations sociales du handicap ?

La négation, la pitié et la reconnaissance
La prévention, la guérison et la réadaptation
La peur, la compétition et la responsabilisation
L’assistance, la médicalisation et la normalisation

La négation, la pitié et la reconnaissance

Explication

Les représentations sociales du handicap peuvent osciller entre négation, pitié et reconnaissance. Les autres réponses proposent des processus ou des politiques, mais pas les trois attitudes caractérisant cette évolution des représentations.

3. À quelle date correspond la définition légale du handicap citée dans le cours ?

Le 11 février 2005
Le 20 juillet 1978
Le 1er janvier 2010
Le 3 décembre 1992

Le 11 février 2005

Explication

La définition légale mentionnée a été adoptée le 11 février 2005. Les autres dates ne correspondent pas à cette référence juridique précise.

4. Que signifie l’estimation selon laquelle le handicap concerne 15 % de la population mondiale ?

Chaque pays compte exactement quinze personnes handicapées sur cent habitants
Environ un milliard de personnes sont concernées à l’échelle mondiale
Quinze pour cent des personnes concernées vivent dans les mêmes régions
Un milliard de personnes présentent une forme identique de handicap

Environ un milliard de personnes sont concernées à l’échelle mondiale

Explication

Cette estimation correspond à environ un milliard de personnes dans le monde. Elle constitue une proportion mondiale et ne signifie pas que chaque pays présente exactement la même répartition.

5. Quelle situation caractérise principalement un handicap moteur ?

Des difficultés de déplacement pouvant nécessiter un fauteuil ou une orthèse
Une atteinte de la vision ou de l’audition pouvant modifier la perception
Un trouble du développement affectant les apprentissages et les interactions
Une maladie chronique invisible provoquant une fatigue difficile à observer

Des difficultés de déplacement pouvant nécessiter un fauteuil ou une orthèse

Explication

Le handicap moteur affecte principalement la mobilité et peut entraîner difficultés de déplacement, fatigue ou douleurs. Les atteintes sensorielles concernent la vision ou l’audition, tandis que les autres réponses renvoient à d’autres formes de handicap.

6. Laquelle de ces situations relève d’un handicap sensoriel ?

Une douleur chronique invalidante difficile à percevoir
Un trouble du spectre de l’autisme affectant le développement
Une cécité congénitale ou une atteinte auditive profonde
Une paralysie nécessitant l’utilisation d’un fauteuil roulant

Une cécité congénitale ou une atteinte auditive profonde

Explication

Le handicap sensoriel comprend notamment les atteintes visuelles et auditives, comme la cécité congénitale ou la surdité profonde. La paralysie relève du handicap moteur, tandis que les autres exemples concernent des handicaps cognitifs ou invisibles.

7. Quelle caractéristique permet de reconnaître un handicap invisible ?

Il n’est pas immédiatement perceptible et peut concerner une maladie chronique
Il affecte principalement la vision, l’audition ou l’équilibre corporel
Il correspond à une déficience intellectuelle repérable dès la naissance
Il se manifeste par une limitation visible des mouvements et de la posture

Il n’est pas immédiatement perceptible et peut concerner une maladie chronique

Explication

Un handicap invisible n’est pas immédiatement perceptible et peut être associé à une maladie chronique, à un trouble dys ou à une douleur chronique invalidante. Les autres réponses décrivent des manifestations visibles ou des catégories particulières qui ne définissent pas cette notion.

8. Que montrent les exemples de l’Égypte antique concernant les personnes infirmes ?

Elles étaient exposées après une interprétation de leur infirmité comme punition divine
Elles pouvaient être intégrées à leur famille, avec des prothèses favorisant leur adaptation sociale
Elles étaient considérées comme des guerriers bénéficiant d’une protection publique
Elles étaient généralement exclues de la famille et privées de toute aide matérielle

Elles pouvaient être intégrées à leur famille, avec des prothèses favorisant leur adaptation sociale

Explication

En Égypte antique, l’intégration familiale et l’existence de prothèses témoignent d’adaptations favorisant la place sociale des personnes infirmes. L’exposition comme rite lié à une punition divine renvoie plutôt à la Mésopotamie antique.

9. Quelle distinction caractérise le traitement des personnes malformées et des blessés de guerre dans la Grèce antique ?

Les deux groupes étaient intégrés à leur famille et bénéficiaient de prothèses adaptées
Les deux groupes étaient considérés comme coupables et exclus des institutions civiques
Les nouveau-nés malformés recevaient une aide publique, tandis que les blessés de guerre pouvaient être exposés
Les nouveau-nés malformés pouvaient être exposés, tandis que les blessés de guerre recevaient une aide publique

Les nouveau-nés malformés pouvaient être exposés, tandis que les blessés de guerre recevaient une aide publique

Explication

Dans la Grèce antique, l’exposition pouvait concerner les nouveau-nés malformés, alors que les blessés de guerre pouvaient bénéficier d’une aide publique. La réponse inverse cette distinction essentielle.

10. Quelle conception des personnes infirmes est associée à la civilisation judéo-chrétienne ?

Elles sont considérées comme des personnes à part entière ayant une valeur spirituelle et devant être secourues
Elles sont assimilées au péché et doivent être écartées de la communauté religieuse
Elles sont principalement vues comme des signes de faiblesse justifiant leur exposition
Elles sont reconnues pour leur utilité militaire et reçoivent une protection publique

Elles sont considérées comme des personnes à part entière ayant une valeur spirituelle et devant être secourues

Explication

La civilisation judéo-chrétienne présente les personnes infirmes comme des personnes à part entière, dotées d’une valeur spirituelle et dignes de secours. L’assimilation systématique de l’infirmité au péché correspond à une confusion avec certaines interprétations antiques.

11. Quelle évolution caractérise l’explication du handicap au XVIe siècle ?

Elle reste principalement religieuse malgré les progrès de la médecine.
Elle s’appuie surtout sur l’exclusion sociale des personnes difformes.
Elle repose sur la généralisation des établissements spécialisés d’éducation.
Elle devient plus rationnelle grâce aux progrès de l’anatomie et de la chirurgie.

Elle devient plus rationnelle grâce aux progrès de l’anatomie et de la chirurgie.

Explication

Les progrès de l’anatomie et de la chirurgie favorisent une compréhension plus rationnelle de la difformité et du handicap. L’exclusion et les explications religieuses ne constituent pas l’évolution principale décrite pour cette période.

12. Quelle association entre une initiative et son bénéficiaire est correcte ?

L’Abbé de l’Épée fonde des établissements spécialisés pour l’éducation des personnes aveugles.
Valentin Haüy établit un hospice médiéval destiné à accueillir les personnes aveugles.
L’Abbé de l’Épée crée un institut destiné à l’apprentissage des signes par les personnes sourdes et muettes.
Valentin Haüy crée un institut consacré à l’apprentissage des signes par les personnes sourdes et muettes.

L’Abbé de l’Épée crée un institut destiné à l’apprentissage des signes par les personnes sourdes et muettes.

Explication

L’Abbé de l’Épée organise l’apprentissage des signes et des mimiques pour les personnes sourdes et muettes. Valentin Haüy, quant à lui, fonde des établissements dédiés à l’éducation des aveugles.

13. Comment la charité médiévale pouvait-elle se conjuguer avec la mise à l’écart de certaines personnes ?

La peur des épidémies conduisait les institutions à accueillir davantage les personnes marginalisées.
La mise à l’écart remplaçait les pratiques de bienveillance envers les personnes infirmes.
La charité médiévale supprimait les pratiques d’exclusion envers les personnes jugées différentes.
L’aide fondée sur la miséricorde coexistait avec l’exclusion favorisée par la peur des épidémies.

L’aide fondée sur la miséricorde coexistait avec l’exclusion favorisée par la peur des épidémies.

Explication

La charité médiévale repose sur l’aide et la miséricorde, mais la peur des épidémies peut aussi entraîner l’exclusion de certains groupes. La bienveillance et la mise à l’écart peuvent donc coexister selon les personnes et les circonstances.

14. Quelle transformation politique et sociale la Révolution française affirme-t-elle concernant les personnes nécessiteuses ?

Elle reconnaît un droit à l’assistance et au travail, avec un rôle accru de l’État.
Elle confie davantage l’assistance aux institutions religieuses et réduit les droits sociaux.
Elle réserve l’assistance aux personnes capables de reprendre immédiatement un emploi.
Elle remplace le droit au travail par une aide privée organisée par les familles.

Elle reconnaît un droit à l’assistance et au travail, avec un rôle accru de l’État.

Explication

La Révolution française affirme les droits de l’homme, le droit à l’assistance et le droit au travail, tandis que l’État prend progressivement le relais de l’Église. Les autres propositions inversent ou restreignent cette évolution.

15. Quelle distinction décrit correctement l’action de Bourneville au XIXe siècle ?

Il développe principalement les établissements de reclassement professionnel pour adultes accidentés.
Il privilégie une assistance matérielle sans intervention éducative ni réadaptation fonctionnelle.
Il associe des actions thérapeutiques et éducatives à des réadaptations psychomotrices.
Il concentre son action sur la chirurgie orthopédique des infirmités physiques.

Il associe des actions thérapeutiques et éducatives à des réadaptations psychomotrices.

Explication

Bourneville développe des interventions thérapeutiques et éducatives auprès d’enfants déficients mentaux, ainsi que des réadaptations psychomotrices. Son action ne se réduit donc pas à une aide matérielle ni à la chirurgie orthopédique.

16. Quelle relation historique entre la loi de 1898 et les guerres est correcte ?

La loi de 1898 organise les ténotomies, et les guerres accélèrent l’éducation spécialisée des personnes aveugles.
La loi de 1898 établit une responsabilité sociale pour les accidents du travail, et les guerres favorisent le reclassement professionnel.
La loi de 1898 crée l’orthopédie, et les guerres remplacent la responsabilité sociale par la charité.
La loi de 1898 institue la Sécurité sociale, et les guerres développent l’apprentissage des signes.

La loi de 1898 établit une responsabilité sociale pour les accidents du travail, et les guerres favorisent le reclassement professionnel.

Explication

La loi de 1898 reconnaît une responsabilité sociale liée aux accidents du travail, tandis que les guerres stimulent la création d’établissements de reclassement professionnel. Les autres associations attribuent à cette loi ou aux guerres des mesures appartenant à d’autres périodes.

17. Quel objectif caractérise la Sécurité sociale créée à la fin de la Seconde Guerre mondiale ?

Organiser une prise en charge collective de l’ensemble de la population.
Confier l’accompagnement des personnes handicapées aux établissements religieux.
Réserver la protection sociale aux travailleurs victimes d’accidents professionnels.
Maintenir une aide fondée principalement sur la charité envers les plus pauvres.

Organiser une prise en charge collective de l’ensemble de la population.

Explication

La Sécurité sociale vise une protection collective couvrant l’ensemble de la population, ce qui marque une rupture avec les réponses principalement caritatives. Elle ne se limite donc ni aux accidents du travail ni aux institutions religieuses.

18. Que met en place la loi du 10 juillet 1987 pour les entreprises employant au moins 20 salariés ?

Une obligation d’emploi de 10 % de travailleurs handicapés, sans mécanisme financier associé.
Un objectif d’emploi de 6 % applicable aux entreprises dès cinq salariés, sans exception prévue.
Un objectif d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés, assorti d’une contribution en cas de non-respect.
Une contribution financière obligatoire pour toutes les entreprises, quel que soit leur effectif.

Un objectif d’emploi de 6 % de travailleurs handicapés, assorti d’une contribution en cas de non-respect.

Explication

La loi fixe un objectif de 6 % pour les entreprises d’au moins 20 salariés et prévoit une contribution à l’État si cet objectif n’est pas respecté. Les autres propositions modifient le taux, le seuil ou le mécanisme prévu.

19. Comment la CIDIH distingue-t-elle le handicap de la maladie ?

Le handicap est une conséquence variable d’une maladie selon les sujets, et non la maladie elle-même.
Le handicap désigne directement la maladie, indépendamment de ses effets sur les capacités.
Le handicap décrit une catégorie fixe identique pour toutes les personnes atteintes d’une même maladie.
La déficience correspond à la participation sociale, tandis que le handicap désigne l’activité réalisée.

Le handicap est une conséquence variable d’une maladie selon les sujets, et non la maladie elle-même.

Explication

La CIDIH distingue la déficience, l’incapacité et le handicap, ce dernier résultant des conséquences variables d’une maladie selon les personnes. Il ne se confond donc ni avec la maladie ni avec une catégorie identique pour tous.

20. Quel triptyque structure la Classification internationale du fonctionnement, du handicap et de la santé proposée en 2001 ?

La déficience, l’activité et la participation.
La maladie, le traitement et la guérison.
L’assistance, le reclassement et la réinsertion.
La prévention, l’indemnisation et la compensation.

La déficience, l’activité et la participation.

Explication

La classification proposée en 2001 s’organise autour de la déficience, de l’activité et de la participation. Les autres triptyques regroupent des notions de soins ou de politiques sociales, mais ne correspondent pas à cette classification.

21. Comment le modèle médical et le modèle social expliquent-ils principalement une situation de handicap ?

Les deux modèles l’expliquent par les limitations fonctionnelles propres à la personne.
Le modèle médical l’associe aux obstacles sociaux, tandis que le modèle social l’associe à une anomalie individuelle.
Le modèle médical l’associe à une anomalie individuelle, tandis que le modèle social l’associe aux barrières sociales.
Les deux modèles l’expliquent par l’organisation matérielle et culturelle de la société.

Le modèle médical l’associe à une anomalie individuelle, tandis que le modèle social l’associe aux barrières sociales.

Explication

Le modèle médical centre l’explication sur la maladie ou l’anomalie individuelle, alors que le modèle social met l’accent sur les structures et les barrières environnementales. L’inversion des deux modèles constitue la confusion la plus plausible.

22. Selon le modèle social, quelle situation peut contribuer à produire une situation de handicap ?

Une variation anatomique identifiée lors d’un examen médical individuel.
Une maladie entraînant une altération d’une fonction organique.
Une difficulté personnelle à mémoriser une consigne complexe.
Un bâtiment dépourvu d’accès adaptés pour les personnes à mobilité réduite.

Un bâtiment dépourvu d’accès adaptés pour les personnes à mobilité réduite.

Explication

Le modèle social considère qu’un environnement inaccessible peut créer une situation de handicap en faisant obstacle à la participation. Les autres réponses décrivent principalement une caractéristique ou une difficulté individuelle, relevant davantage d’une approche médicale ou fonctionnelle.

23. Laquelle de ces situations correspond le mieux à la notion de déficience ?

Une absence d’aménagement rendant un bâtiment difficilement accessible.
Une difficulté à réaliser une tâche dans une situation quotidienne donnée.
Une perte importante affectant une fonction organique ou une structure anatomique.
Un préjugé social empêchant l’accès à un emploi ou à un service.

Une perte importante affectant une fonction organique ou une structure anatomique.

Explication

La déficience concerne une altération ou une perte importante d’une fonction organique ou d’une structure anatomique. La difficulté à accomplir une tâche relève de la limitation d’activité, tandis que les deux autres réponses décrivent des barrières sociales ou environnementales.

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Qu'est-ce que désigne le handicap selon la définition donnée ?

Une limitation d’activité ou une restriction de participation à la vie en société.

Quelles altérations peuvent causer un handicap ?

Une altération substantielle, durable ou définitive de fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques.

Quels troubles spécifiques sont inclus dans la définition du handicap ?

Le polyhandicap ou un trouble de santé invalidant.

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