QCM : Histoire de la biologie moléculaire — 17 questions

Questions et réponses du QCM

1. Concernant les unités de connaissance en génétique :

En 1915, Morgan décrit le gène comme une entité localisable sur un chromosome.
L’ADN chromosomique est constitué de désoxyribose et de bases azotées.
Au début du XXᵉ siècle, la fonction héréditaire de l’ADN est déjà établie.
Une enzyme catalyse des réactions chimiques et intervient dans des voies métaboliques.
En 1927, Müller montre que les rayons X diminuent la fréquence des mutations.

En 1915, Morgan décrit le gène comme une entité localisable sur un chromosome. · L’ADN chromosomique est constitué de désoxyribose et de bases azotées. · Une enzyme catalyse des réactions chimiques et intervient dans des voies métaboliques.

Explication

Une enzyme est une protéine catalytique intervenant dans les voies métaboliques liées à l’expression des gènes. Le gène est localisable sur un chromosome, tandis que l’ADN est constitué de désoxyribose et de bases azotées; les rayons X augmentent la fréquence des mutations, mais ne sont pas des enzymes.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la définition et l’histoire du gène, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fonction héréditaire de l’ADN était connue avant les travaux du début du XXᵉ siècle.
Le gène est défini comme une protéine catalysant les réactions métaboliques.
Les travaux de Müller de 1927 portent sur la localisation chromosomique du gène.
Morgan associe au gène des capacités de mutation et de recombinaison.
Les travaux de Morgan datés de 1915 décrivent le gène comme localisable sur un chromosome.

Morgan associe au gène des capacités de mutation et de recombinaison. · Les travaux de Morgan datés de 1915 décrivent le gène comme localisable sur un chromosome.

Explication

Les travaux de Morgan et de ses collaborateurs, en 1915, localisent le gène sur un chromosome et lui attribuent la capacité de muter et de se recombiner. L’ADN ne reçoit pas ici la définition d’une enzyme, et Müller associe les rayons X à une augmentation des mutations.

3. Concernant l’expérience de Beadle et Tatum, quelles sont les propositions exacte(s) ?

Les chercheurs utilisent le champignon haploïde Neurospora.
Le modèle expérimental principal est une drosophile diploïde.
L’expérience vise la relation entre les gènes et la présence d’enzymes.
Les mutants sont cultivés sur différents milieux après leur sélection.
Les spores de Neurospora sont irradiées au cours du protocole.

Les chercheurs utilisent le champignon haploïde Neurospora. · L’expérience vise la relation entre les gènes et la présence d’enzymes. · Les mutants sont cultivés sur différents milieux après leur sélection. · Les spores de Neurospora sont irradiées au cours du protocole.

Explication

L’expérience utilise Neurospora, un champignon haploïde, pour relier les gènes à la présence ou à l’absence d’enzymes. Le protocole comprend l’irradiation des spores, le croisement, la sélection sur milieux, puis la culture sur différents milieux; il n’est pas réalisé avec une drosophile diploïde.

4. À propos du protocole expérimental de Beadle et Tatum :

Les mutants sont ensuite cultivés sur plusieurs milieux.
Les spores de Neurospora sont irradiées avant la sélection des mutants.
Les chercheurs commencent par injecter les mutants à des souris.
Les mutants sont sélectionnés sur des milieux de culture adaptés.
Les chercheurs croisent les spores avant de cultiver les mutants.

Les mutants sont ensuite cultivés sur plusieurs milieux. · Les spores de Neurospora sont irradiées avant la sélection des mutants. · Les mutants sont sélectionnés sur des milieux de culture adaptés. · Les chercheurs croisent les spores avant de cultiver les mutants.

Explication

Le protocole associe irradiation des spores, croisement, sélection des mutants sur des milieux de culture et culture sur différents milieux. Beadle et Tatum utilisent Neurospora, et non des fleurs, pour étudier la relation entre gènes et enzymes; une mutation peut interrompre une voie métabolique en empêchant la production enzymatique.

5. En 1928, l’expérience de Griffith établit que :

Le phénomène observé concerne des bactéries R initialement non pathogènes.
Les bactéries R transformées acquièrent un caractère pathogène.
Un composé issu de bactéries S tuées peut transformer des bactéries R.
La transformation conduit à des bactéries présentant le phénotype S.
Les bactéries S tuées par la chaleur restent directement responsables de l’infection.

Le phénomène observé concerne des bactéries R initialement non pathogènes. · Les bactéries R transformées acquièrent un caractère pathogène. · Un composé issu de bactéries S tuées peut transformer des bactéries R. · La transformation conduit à des bactéries présentant le phénotype S.

Explication

En 1928, Griffith montre qu’un composé provenant de bactéries S tuées par la chaleur transforme des bactéries R non pathogènes en bactéries S pathogènes. Cette découverte est attribuée à Griffith et concerne le passage du phénotype R au phénotype S.

6. Concernant l’identification de l’ADN comme support de l’hérédité :

Hershey et Chase marquent l’ADN des phages avec du 32P^{32}\mathrm{P}.
Hershey et Chase marquent les protéines de la capside avec du 35S^{35}\mathrm{S}.
Les phages produits contiennent moins de 1 % du soufre des protéines infectantes.
Les phages produits contiennent environ 30 % du phosphore de l’ADN infectant.
Avery, MacLeod et McCarty identifient l’ADN comme facteur transformant en 1944.

Hershey et Chase marquent l’ADN des phages avec du $$^{32}\mathrm{P}$$. · Hershey et Chase marquent les protéines de la capside avec du $$^{35}\mathrm{S}$$. · Les phages produits contiennent moins de 1 % du soufre des protéines infectantes. · Les phages produits contiennent environ 30 % du phosphore de l’ADN infectant. · Avery, MacLeod et McCarty identifient l’ADN comme facteur transformant en 1944.

Explication

Avery, MacLeod et McCarty ont identifié l’ADN comme facteur transformant en 1944. Hershey et Chase ont utilisé le 35S^{35}\mathrm{S} pour les protéines et le 32P^{32}\mathrm{P} pour l’ADN ; les phages produits contenaient environ 30 % du phosphore infectant et moins de 1 % du soufre infectant.

7. Parmi les propositions suivantes concernant les expériences établissant le rôle de l’ADN, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le facteur transformant étudié par Griffith est identifié comme l’ADN en 1944.
Les phages formés contiennent environ 30 % du phosphore de l’ADN infectant.
Le marquage au 35S^{35}\mathrm{S} permet de suivre les protéines de la capside.
Le marquage au 32P^{32}\mathrm{P} permet de suivre l’ADN des bactériophages.
Les phages formés contiennent environ 30 % du soufre des protéines infectantes.

Le facteur transformant étudié par Griffith est identifié comme l’ADN en 1944. · Les phages formés contiennent environ 30 % du phosphore de l’ADN infectant. · Le marquage au $$^{35}\mathrm{S}$$ permet de suivre les protéines de la capside. · Le marquage au $$^{32}\mathrm{P}$$ permet de suivre l’ADN des bactériophages.

Explication

L’expérience d’Avery, MacLeod et McCarty attribue au facteur transformant la nature d’ADN. Dans l’expérience de Hershey et Chase, le soufre trace les protéines et le phosphore trace l’ADN ; les phages produits récupèrent une fraction importante du phosphore mais très peu du soufre.

8. Les résultats expérimentaux concernant le support moléculaire de l’hérédité comprennent :

L’ADN des bactériophages est suivi grâce au 32P^{32}\mathrm{P}.
Les phages produits contiennent moins de 1 % du soufre infectant.
Les phages produits contiennent moins de 1 % du phosphore infectant.
Les protéines de la capside sont suivies grâce au 35S^{35}\mathrm{S}.
L’identification de l’ADN comme facteur transformant date de 1944.

L’ADN des bactériophages est suivi grâce au $$^{32}\mathrm{P}$$. · Les phages produits contiennent moins de 1 % du soufre infectant. · Les protéines de la capside sont suivies grâce au $$^{35}\mathrm{S}$$. · L’identification de l’ADN comme facteur transformant date de 1944.

Explication

Avery, MacLeod et McCarty concluent en 1944 que le facteur transformant est l’ADN. Hershey et Chase distinguent les protéines marquées au 35S^{35}\mathrm{S} de l’ADN marqué au 32P^{32}\mathrm{P} ; les phages descendants conservent peu de soufre protéique infectant.

9. À propos de la découverte de la double hélice de l’ADN, quelles sont les réponses exactes ?

Le modèle retenu par Watson et Crick est une triple hélice à bases externes.
Watson et Crick publient leur modèle dans Nature le 25 avril 1953.
Chargaff observe une relation quantitative entre les bases G et C.
Watson et Crick proposent une double hélice avec les bases au centre.
Chargaff observe une relation quantitative entre les bases A et T.

Watson et Crick publient leur modèle dans Nature le 25 avril 1953. · Chargaff observe une relation quantitative entre les bases G et C. · Watson et Crick proposent une double hélice avec les bases au centre. · Chargaff observe une relation quantitative entre les bases A et T.

Explication

Chargaff observe des proportions entre les bases A et T ainsi qu’entre G et C. Watson et Crick retiennent une double hélice avec des bases appariées au centre, et publient ce modèle dans Nature le 25 avril 1953.

10. Concernant le modèle structural de l’ADN, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les proportions observées concernent les bases A et T.
Le modèle retenu possède trois brins portant les bases à la surface.
Les bases appariées se trouvent au centre de la structure.
Les proportions observées concernent les bases G et C.
Le modèle proposé possède deux brins organisés en hélice.

Les proportions observées concernent les bases A et T. · Les bases appariées se trouvent au centre de la structure. · Les proportions observées concernent les bases G et C. · Le modèle proposé possède deux brins organisés en hélice.

Explication

Les observations de Chargaff concernent les couples A-T et G-C. Le modèle publié par Watson et Crick est une double hélice comportant des bases appariées au centre ; la triple hélice correspondait au modèle concurrent envisagé.

11. Une publication de Watson et Crick décrit le modèle de l’ADN ; quelles propositions sont exactes ?

Les bases sont appariées deux à deux au centre.
La publication paraît dans la revue Nature.
Le modèle publié correspond à une double hélice.
La publication paraît le 25 avril 1953.
Le modèle publié correspond à une triple hélice à bases superficielles.

Les bases sont appariées deux à deux au centre. · La publication paraît dans la revue Nature. · Le modèle publié correspond à une double hélice. · La publication paraît le 25 avril 1953.

Explication

Watson et Crick publient le modèle de la double hélice dans Nature le 25 avril 1953. Le modèle retenu est une double hélice avec des bases appariées au centre, et non une triple hélice avec des bases à la surface.

12. Concernant la réplication semi-conservative et son étude expérimentale, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les bactéries sont ensuite transférées dans un milieu contenant du 14N^{14}\mathrm{N}.
La densité de l’ADN est analysée après deux réplications en milieu 14N^{14}\mathrm{N}.
Chaque molécule conserve un brin parental servant de matrice.
Meselson et Stahl commencent par cultiver les bactéries en milieu 15N^{15}\mathrm{N}.
Après une réplication, l’ADN présente une densité hybride.

Les bactéries sont ensuite transférées dans un milieu contenant du $$^{14}\mathrm{N}$$. · Chaque molécule conserve un brin parental servant de matrice. · Meselson et Stahl commencent par cultiver les bactéries en milieu $$^{15}\mathrm{N}$$. · Après une réplication, l’ADN présente une densité hybride.

Explication

Meselson et Stahl cultivent d’abord les bactéries en 15N^{15}\mathrm{N}, puis les transfèrent en 14N^{14}\mathrm{N}. Après une réplication, l’ADN est hybride ; chaque molécule conserve ensuite un brin parental servant de matrice.

13. Les caractéristiques de la réplication semi-conservative comprennent :

Le brin parental sert de matrice à la synthèse.
Chaque molécule fille conserve un brin parental.
Un nouveau brin complémentaire est formé lors de la réplication.
Chaque molécule fille reçoit deux brins parentaux.
La réplication produit des molécules contenant un brin ancien et un brin nouveau.

Le brin parental sert de matrice à la synthèse. · Chaque molécule fille conserve un brin parental. · Un nouveau brin complémentaire est formé lors de la réplication. · La réplication produit des molécules contenant un brin ancien et un brin nouveau.

Explication

La réplication semi-conservative conserve un brin parental dans chaque molécule fille et synthétise un brin complémentaire à partir de ce brin matrice. Elle ne conserve donc pas deux brins parentaux dans chaque molécule.

14. Concernant la conception du code génétique proposée par Crick et Orgel :

Crick et Orgel proposent cette organisation du code génétique en 1966.
Le code génétique repose sur des quadruplets lus avec décalage.
Les quadruplets auraient fourni davantage de combinaisons, mais avec une moindre économie.
Les triplets fournissent des combinaisons adaptées aux 20 acides aminés.
Le code génétique repose sur des triplets de bases lus sans décalage.

Les triplets fournissent des combinaisons adaptées aux 20 acides aminés. · Le code génétique repose sur des triplets de bases lus sans décalage.

Explication

Les triplets lus sans décalage permettent de coder les 20 acides aminés. Crick et Orgel ont formulé cette proposition en 1956, et non en 1966.

15. Parmi les propositions suivantes concernant le dogme central de Crick, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le dogme central décrit la circulation de l’information de l’ADN vers l’ARN puis les protéines.
Le dogme central décrit une circulation des protéines vers l’ADN.
Le modèle de l’opéron lactose est associé à l’étude de l’expression génétique.
Le dogme central décrit un passage direct de l’ADN vers les protéines.
Le dogme central est formulé par Crick en 1958.

Le dogme central décrit la circulation de l’information de l’ADN vers l’ARN puis les protéines. · Le modèle de l’opéron lactose est associé à l’étude de l’expression génétique. · Le dogme central est formulé par Crick en 1958.

Explication

Le dogme central de Crick décrit le flux ADN vers ARN puis protéines, en 1958. Il ne décrit donc ni un flux direct ADN-protéines ni une transmission des protéines vers l’ADN; la régulation par l’opéron lactose relève de Jacob et Monod en 1961.

16. À propos des découvertes de 1961 liées à l’expression génétique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Jacob découvre l’ARN messager dans le cadre des travaux de 1961.
Le modèle étudié par Jacob et Monod concerne l’opéron tryptophane.
Jacob et Monod étudient la régulation de l’expression génétique avec l’opéron lactose.
Le code génétique est complètement élucidé dès l’année 1961.
Nirenberg et Matthei observent alors la synthèse de phénylalanine avec un ARN poly-U.

Jacob découvre l’ARN messager dans le cadre des travaux de 1961. · Jacob et Monod étudient la régulation de l’expression génétique avec l’opéron lactose. · Nirenberg et Matthei observent alors la synthèse de phénylalanine avec un ARN poly-U.

Explication

En 1961, Jacob et Monod étudient la régulation génétique grâce au modèle de l’opéron lactose, tandis que Jacob découvre l’ARN messager. La synthèse de phénylalanine à partir d’un ARN poly-U concerne Nirenberg et Matthei, et l’élucidation complète du code date de 1966.

17. Le code génétique est complètement élucidé en :

1966
Dans les années 1970
1958
1956
1961

1966

Explication

Le code génétique est complètement élucidé en 1966. L’année 1958 correspond au dogme central de Crick, tandis que 1961 correspond notamment aux travaux de Jacob et Monod ainsi qu’à l’expérience de Nirenberg et Matthei.

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Qu'est-ce qu'une enzyme ?

Une enzyme est une protéine qui catalyse les réactions chimiques de l’organisme.

Quelle fonction les enzymes ont-elles dans les voies métaboliques ?

Elles interviennent dans les voies métaboliques responsables de l’effet des gènes.

Qui a décrit le gène comme une entité localisable sur un chromosome en 1915 ?

Morgan et ses collaborateurs.

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