QCM : Histoire de la profession infirmière — 24 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle différence distingue principalement le soin séculier du soin exercé par les religieuses ?

Le premier relève d’une formation médicale, tandis que le second repose sur des pratiques empiriques
Le premier s’exerce auprès des pauvres, tandis que le second s’exerce auprès des familles aisées
Le premier vise un bénéfice spirituel, tandis que le second vise un bénéfice économique
Le premier vise un bénéfice économique, tandis que le second vise un bénéfice spirituel

Le premier vise un bénéfice économique, tandis que le second vise un bénéfice spirituel

Explication

Le soin séculier est conçu comme un métier rémunérateur, alors que le soin religieux est associé à une vocation et à des récompenses spirituelles. La confusion la plus probable consiste à inverser ces deux types de bénéfices.

2. Quel rôle les savoirs empiriques accumulés au fil des siècles ont-ils joué dans l’histoire du soin ?

Ils ont fourni une base de connaissances aux soignantes laïques et religieuses
Ils ont constitué un savoir réservé aux congrégations religieuses masculines
Ils ont été transmis principalement par les chirurgiens dans les institutions hospitalières
Ils ont remplacé les pratiques de soin par des traitements exclusivement médicaux

Ils ont fourni une base de connaissances aux soignantes laïques et religieuses

Explication

Les expériences accumulées par les personnes chargées du soin, surtout des femmes, ont nourri les pratiques des soignantes laïques et religieuses. L’erreur consiste à attribuer cette transmission aux seuls chirurgiens ou à la limiter aux congrégations.

3. Qui fonde l’Ordre des Hospitalières de Lyon en 1502 ?

Vincent de Paul
Louis XIV
Louise de Marillac
Jean Tisserand

Jean Tisserand

Explication

Jean Tisserand est associé à la fondation des Hospitalières de Lyon en 1502. Vincent de Paul et Louise de Marillac interviennent dans la création des Filles de la Charité, tandis que Louis XIV fonde les hôpitaux généraux.

4. Quelle création est attribuée à Vincent de Paul et Louise de Marillac en 1633 ?

Les hôpitaux généraux destinés au maintien de l’ordre
La confrérie des Filles de la Charité
L’Ordre des Hospitalières de Lyon
Un réseau de garde-malades recrutées par bouche-à-oreille

La confrérie des Filles de la Charité

Explication

En 1633, Vincent de Paul et Louise de Marillac créent la confrérie des Filles de la Charité, qui recrute notamment dans les classes populaires. Les autres réponses renvoient à d’autres institutions ou pratiques de soin.

5. Après quelques années d’exercice, quelle activité fait partie des tâches des Filles de la Charité ?

Réaliser des saignées et administrer des remèdes
Organiser la police des rues et contrôler les mendiants
Établir les diagnostics et décider des interventions chirurgicales
Former les médecins dans les facultés de médecine

Réaliser des saignées et administrer des remèdes

Explication

Les Filles de la Charité assurent notamment l’hygiène, les soins de l’environnement, les saignées, les ventouses et l’administration de remèdes. L’établissement des diagnostics et la décision chirurgicale relèvent plutôt des médecins et des chirurgiens.

6. Quelle était la finalité première des hôpitaux généraux créés par Louis XIV au XVIIe siècle ?

Maintenir l’ordre public face à plusieurs formes de pauvreté et de marginalité
Développer prioritairement les soins médicaux destinés à toute la population
Accueillir des malades à domicile grâce à un recrutement organisé de soignantes
Former des religieuses aux techniques de chirurgie et d’administration des remèdes

Maintenir l’ordre public face à plusieurs formes de pauvreté et de marginalité

Explication

Les hôpitaux généraux répondent d’abord à un objectif de contrôle social concernant notamment la mendicité, le vagabondage et la prostitution. Les soins de santé constituent la priorité d’un autre type d’hôpital, et non leur mission première.

7. Comment peut-on définir l’activité de garde-malade dans la société d’Ancien Régime ?

Une fonction hospitalière réglementée, réservée aux membres d’une congrégation religieuse
Un métier médical chargé d’établir les diagnostics et de prescrire les traitements
Une activité de soins et d’accompagnement exercée auprès d’un malade, sans organisation corporative
Une activité commerciale consacrée à la gestion administrative des hôpitaux

Une activité de soins et d’accompagnement exercée auprès d’un malade, sans organisation corporative

Explication

La garde-malade accompagne et soigne une personne dans sa chambre ou sa famille, avec un recrutement organisé par bouche-à-oreille et sans corporation. Elle ne correspond donc ni à une fonction médicale prescriptive ni à un poste institutionnel réglementé.

8. Dans la relation avec le médecin et le chirurgien, quel rôle revient à la garde-malade ?

Elle exécute avec précision leurs ordonnances et assure les soins quotidiens
Elle remplace le chirurgien lors des opérations et choisit les traitements
Elle surveille les prescriptions sans participer à l’hygiène ni à l’alimentation
Elle établit les ordonnances et délègue les soins corporels à la famille

Elle exécute avec précision leurs ordonnances et assure les soins quotidiens

Explication

La garde-malade applique les prescriptions médicales et chirurgicales, tout en assurant l’hygiène, la mobilisation, les soins corporels et l’alimentation. La confusion centrale consiste à lui attribuer l’établissement des ordonnances, qui revient au médecin et au chirurgien.

9. Quel événement se produit avec le décret du 17 août 1792 ?

Les hôpitaux sont réorganisés par une laïcisation générale des personnels soignants
Les Filles de la Charité deviennent le personnel officiel de tous les hôpitaux
Les congrégations séculières sont supprimées, leurs sœurs étant accusées de s’opposer à la science
Les garde-malades obtiennent une organisation corporative et un recrutement institutionnel

Les congrégations séculières sont supprimées, leurs sœurs étant accusées de s’opposer à la science

Explication

Le décret du 17 août 1792 supprime les congrégations séculières dans un contexte où leurs membres sont accusés de freiner l’avènement de la science. La réorganisation laïque des hôpitaux appartient à une étape ultérieure et ne doit pas être confondue avec ce décret.

10. Quelle caractéristique distinguait « La Source », fondée à Lausanne par Valérie de Gasparin en 1859, des établissements protestants de formation infirmière ?

Elle était une école laïqu'ouverte sans exigence religieuse
Elle était une école confessionnelle imposant une vie religieuse
Elle était une école hospitalière fondée pour le personnel en poste
Elle était une école militaire réservée aux infirmières diplômées

Elle était une école laïqu'ouverte sans exigence religieuse

Explication

« La Source » se distinguait par son caractère laïque, sans obligation de devenir religieuse pour exercer. L’établissement protestant correspond plutôt au modèle confessionnel imposant une exigence religieuse.

11. Quelles mesures Florence Nightingale met-elle en œuvre à Scutari pour améliorer la survie des soldats ?

Elle privilégie l’isolement des soldats sans modifier les conditions matérielles
Elle remplace les médecins par des infirmières chargées des traitements
Elle réorganise l’environnement, l’hygiène, l’alimentation et la literie
Elle concentre les soins sur les blessures et réduit les interventions sanitaires

Elle réorganise l’environnement, l’hygiène, l’alimentation et la literie

Explication

Nightingale agit sur l’environnement hospitalier et l’hygiène, notamment l’aération, les égouts, la nourriture et les draps. Réduire son action au traitement des blessures néglige précisément le rôle des conditions sanitaires dans les décès.

12. Après les réformes sanitaires et organisationnelles de Florence Nightingale à Scutari, de quel niveau à quel niveau le taux de mortalité descend-il ?

De 43 % à 2 %
De 18 % à 3 %
De 12 % à 1 %
De 25 % à 5 %

De 43 % à 2 %

Explication

Les mesures mises en œuvre à Scutari s’accompagnent d’une chute du taux de mortalité de 43 % à 2 %. Les autres écarts chiffrés ne correspondent pas au résultat associé à cette réforme.

13. Quelle formation Anna Hamilton met-elle en place à Bordeaux ?

Une école laïque de soins infirmiers, durant quatre mois et sans diplôme
Des cours municipaux du soir destinés au personnel déjà en poste
Une école hospitalière de garde-malades, durant deux ans et sanctionnée par un diplôme
Une maison-école privée associant des professeurs de médecine et plusieurs hôpitaux

Une école hospitalière de garde-malades, durant deux ans et sanctionnée par un diplôme

Explication

Anna Hamilton crée à Bordeaux une école hospitalière de garde-malades proposant deux années d’études et un diplôme. La durée de quatre mois appartient à la formation initiale de « La Source », tandis que les autres descriptions renvoient à d’autres initiatives.

14. Comment Léonie Chaptal organise-t-elle la formation de sa Maison-école d’infirmières privées créée à Paris en 1905 ?

Les cours théoriques sont assurés par des médecins et la pratique se déroule dans plusieurs hôpitaux
Les cours théoriques sont dispensés le soir et la pratique reste limitée au service d’origine
Les cours théoriques sont donnés par des infirmières et la pratique se déroule dans une école autonome
Les cours théoriques sont assurés par des religieuses et la pratique se déroule dans un hospice confessionnel

Les cours théoriques sont assurés par des médecins et la pratique se déroule dans plusieurs hôpitaux

Explication

La Maison-école associe un enseignement théorique donné par des professeurs de médecine à des stages pratiques dans des hôpitaux publics et privés. Les autres propositions remplacent soit les formateurs, soit les lieux, soit l’organisation réelle de la formation.

15. Que demande Émile Combes aux préfets en 1902 concernant les écoles d’infirmières ?

Organiser des conférences destinées au personnel déjà en poste sans certification
Créer des cours du soir consacrés aux soins dans les établissements municipaux
Ouvrir de véritables écoles préparant à la carrière et délivrant un certificat
Mettre en place une formation nationale conduisant au titre d’Infirmière de l’État français

Ouvrir de véritables écoles préparant à la carrière et délivrant un certificat

Explication

En 1902, Émile Combes encourage l’ouverture d’écoles destinées aux élèves qui veulent faire carrière et préparant à un certificat. Les conférences pour le personnel existant constituent une formation d’une autre nature, tandis que le titre national relève du décret de 1922.

16. Quel ensemble le décret du 27 juin 1922 valide-t-il pour la profession infirmière ?

Une formation pratique, une autorisation médicale et un statut confessionnel
Des cours du soir, un certificat municipal et une reconnaissance régionale
Une formation de quatre mois, un diplôme local et un titre hospitalier
Une formation, un brevet de capacité et le titre d’« Infirmière de l’État français »

Une formation, un brevet de capacité et le titre d’« Infirmière de l’État français »

Explication

Le décret de 1922 établit conjointement une formation, un brevet de capacité et un titre national. Les autres ensembles mélangent des caractéristiques d’initiatives antérieures ou introduisent des éléments qui ne figurent pas dans ce dispositif.

17. Selon la définition professionnelle établie en 1900, quelle limite encadre le rôle de l’infirmière auprès du médecin ?

Elle surveille le malade et décide des prescriptions lorsque le médecin est absent
Elle suit les prescriptions et surveille le malade sans diagnostiquer ni pratiquer de thérapeutique
Elle exécute les soins prescrits et peut modifier la thérapeutique selon l’évolution
Elle établit le diagnostic et choisit les traitements sous contrôle administratif

Elle suit les prescriptions et surveille le malade sans diagnostiquer ni pratiquer de thérapeutique

Explication

La définition de 1900 présente l’infirmière comme l’aide du médecin, chargée d’appliquer ses prescriptions et de surveiller le malade sans diagnostic ni thérapeutique. Les autres propositions lui attribuent des compétences médicales décisionnelles qui dépassent ce rôle auxiliaire.

18. Quel événement caractérise la création de l’École Internationale d’Enseignement Infirmier Supérieur en 1965 ?

Une association professionnelle fonde à Paris une revue consacrée à la recherche en soins infirmiers.
L’OMS contribue à créer à Lyon une école internationale, expérimentale et universitaire pour former des cadres infirmiers supérieurs.
Une loi française établit le rôle propre infirmier dans les établissements hospitaliers.
Un mouvement national obtient l’abrogation d’un arrêté concernant les compétences infirmières.

L’OMS contribue à créer à Lyon une école internationale, expérimentale et universitaire pour former des cadres infirmiers supérieurs.

Explication

En 1965, l’OMS contribue à la création, à Lyon, d’une école internationale, expérimentale et universitaire destinée aux cadres supérieurs infirmiers. La revue de recherche et l’association professionnelle apparaissent plus tard, tandis que le rôle propre et l’abrogation de l’arrêté relèvent d’autres étapes historiques.

19. Quelle distinction chronologique entre l’ARSI et sa revue est exacte ?

L’ARSI est créée en 1985, puis son premier numéro paraît en juin 1988.
L’ARSI est créée en 1983, puis le premier numéro de sa revue paraît en juin 1985.
L’ARSI est créée en 1978, puis son premier numéro paraît en octobre 1983.
L’ARSI est créée en 1988, puis son premier numéro paraît en novembre 1988.

L’ARSI est créée en 1983, puis le premier numéro de sa revue paraît en juin 1985.

Explication

Monique Formarier et Geneviève Poirier-Coutansais créent l’ARSI en 1983, et sa revue publie son premier numéro en juin 1985. Confondre la date de création de l’association avec celle de la revue inverse précisément ces deux étapes.

20. Que recouvre le rôle propre infirmier défini par la loi du 31 mai 1978 ?

Des soins réalisés selon des compétences infirmières dévolues, en complément des soins prescrits ou conseillés par le médecin.
Des actes médicaux exécutés par l’infirmier après une prescription détaillée et individualisée du médecin.
Des interventions de recherche menées par les infirmiers afin d’évaluer les pratiques professionnelles.
Des tâches administratives attribuées aux cadres infirmiers pour organiser le fonctionnement des services.

Des soins réalisés selon des compétences infirmières dévolues, en complément des soins prescrits ou conseillés par le médecin.

Explication

Le rôle propre concerne les soins relevant des compétences infirmières dévolues, en complément des soins sur prescription ou conseil médical. Il ne se réduit donc ni à l’exécution d’actes prescrits, ni à des fonctions administratives ou de recherche.

21. Quelle est la répartition correcte entre la loi de 2016 et les textes de 2018 concernant l’infirmier de pratique avancée ?

La loi de 2016 crée le statut d’IPA, tandis que les textes d’application sont publiés en juillet 2018.
La loi de 2016 crée la section 92 du CNU, tandis que les textes d’application paraissent en octobre 2019.
La loi de 2016 crée le diplôme d’État, tandis que les textes d’application paraissent en juillet 2018.
La loi de 2016 élargit le rôle propre, tandis que les textes d’application créent la consultation infirmière.

La loi de 2016 crée le statut d’IPA, tandis que les textes d’application sont publiés en juillet 2018.

Explication

L’article 119 de la loi du 26 janvier 2016 établit le statut d’infirmier de pratique avancée, puis ses textes d’application sont publiés le 19 juillet 2018. Le diplôme d’État est créé par un décret distinct de juillet 2018, et la section 92 relève de 2019.

22. Quel texte crée le diplôme d’État d’infirmier de pratique avancée ?

Le décret du 30 octobre 2019 créant la section 92 du CNU.
La loi infirmière reconnaissant les consultations et diagnostics en 2025.
Le décret n° 2018-633 du 18 juillet 2018.
L’article 119 de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016.

Le décret n° 2018-633 du 18 juillet 2018.

Explication

Le décret n° 2018-633 du 18 juillet 2018 crée le diplôme d’État d’infirmier de pratique avancée. La loi de 2016 établit le statut d’IPA, tandis que les autres textes concernent la section 92 ou l’élargissement des compétences infirmières.

23. Quel effet majeur le décret du 30 octobre 2019 produit-il dans le champ universitaire infirmier ?

Il crée au CNU la section 92 en sciences infirmières et permet de nommer les premiers enseignants-chercheurs de la discipline.
Il définit les cinq domaines de la formation infirmière et encadre la coordination des soins.
Il reconnaît la consultation infirmière et autorise l’accès direct dans le rôle propre.
Il crée le statut d’infirmier de pratique avancée et organise immédiatement sa formation diplômante.

Il crée au CNU la section 92 en sciences infirmières et permet de nommer les premiers enseignants-chercheurs de la discipline.

Explication

Le décret du 30 octobre 2019 crée la section 92 du CNU consacrée aux sciences infirmières et ouvre la nomination des premiers enseignants-chercheurs. Le statut et le diplôme d’IPA relèvent de textes antérieurs, tandis que les compétences et domaines de formation correspondent à d’autres réformes.

24. Quelle évolution la loi infirmière de 2025 introduit-elle dans les missions professionnelles ?

Elle réserve les consultations infirmières aux médecins et limite la prescription aux actes administratifs des services.
Elle définit le diplôme d’État d’infirmier de pratique avancée et ses textes d’application.
Elle crée la section 92 du CNU et nomme les premiers professeurs de sciences infirmières.
Elle reconnaît la consultation et les diagnostics infirmiers, élargit la prescription et intègre la recherche ainsi que les données probantes.

Elle reconnaît la consultation et les diagnostics infirmiers, élargit la prescription et intègre la recherche ainsi que les données probantes.

Explication

La loi de 2025 élargit les compétences infirmières en reconnaissant notamment la consultation, les diagnostics, un droit de prescription plus étendu et l’accès direct dans le rôle propre. Les autres propositions renvoient à la structuration universitaire ou à la création de l’IPA, qui relèvent de textes antérieurs.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Histoire de la profession infirmière.

Quelle culture caractérise les soignants séculiers ?

Une culture profane.

Quelle vocation caractérise les religieuses dans le soin ?

Une vocation à bénéfices spirituels et célestes.

Quelle base de connaissances ont constitué les savoirs empiriques des soignants ?

Une base pour les soignantes laïques et religieuses.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Histoire de la profession infirmière.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM