QCM : Histoire de la psychologie sociale — 18 questions

Questions et réponses du QCM

1. En quelle année Wilhelm Wundt a-t-il créé le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig ?

En 1889
En 1908
En 1890
En 1879

En 1879

Explication

Wilhelm Wundt fonde le premier laboratoire de psychologie expérimentale à Leipzig en 1879. Charcot est plutôt associé à l’étude de la psychopathologie, ce qui explique la confusion fréquente entre les deux savants.

2. Quelle démarche caractérise principalement la psychologie expérimentale ?

Elle décrit les foules à partir de leur irritabilité collective.
Elle analyse les troubles psychiques sans recourir à la physiologie.
Elle contrôle les variables pour étudier notamment les perceptions.
Elle explique les phénomènes sociaux par l’imitation entre individus.

Elle contrôle les variables pour étudier notamment les perceptions.

Explication

La psychologie expérimentale étudie notamment les perceptions en contrôlant systématiquement les variables, avec l’appui de la physiologie et de la philosophie. L’étude des troubles et de l’hystérie relève davantage de la psychopathologie.

3. Quel événement est associé à Théodule Ribot en 1889 ?

La création du premier laboratoire de psychologie à Leipzig
La formulation de l’effet miroir appliqué au soi social
La critique du modèle hypnotique des foules modernes
La création de l’enseignement de la psychologie expérimentale en France

La création de l’enseignement de la psychologie expérimentale en France

Explication

En 1889, Théodule Ribot crée l’enseignement de la psychologie expérimentale en France. Le laboratoire de Leipzig est lié à Wundt et à l’année 1879, tandis que les autres propositions renvoient à d’autres développements.

4. Quelle opposition théorique distingue Tarde et Durkheim malgré leur accord sur la spécificité des phénomènes sociaux ?

Tarde explique les foules par l’hystérie, tandis que Durkheim analyse l’hypnose.
Tarde privilégie la physiologie, tandis que Durkheim étudie les perceptions.
Tarde privilégie l’individu, tandis que Durkheim souligne le collectif.
Tarde fonde un laboratoire, tandis que Durkheim crée un enseignement expérimental.

Tarde privilégie l’individu, tandis que Durkheim souligne le collectif.

Explication

Tarde et Durkheim reconnaissent tous deux la spécificité des phénomènes sociaux par rapport aux phénomènes biologiques, mais divergent sur le poids respectif de l’individu et du collectif. Les autres propositions mélangent cette distinction avec des thèmes relevant d’autres domaines ou auteurs.

5. Que cherche à étudier la psychologie intermentale ?

La dynamique propre d’un groupe social
Les troubles psychiques liés à l’hystérie
Les perceptions dans un laboratoire contrôlé
L’individu dans sa relation avec ses semblables

L’individu dans sa relation avec ses semblables

Explication

La psychologie intermentale étudie l’individu dans ses relations avec les autres. Elle se distingue ainsi d’une psychologie individuelle qui isole davantage le sujet, tandis que les autres réponses renvoient à d’autres objets d’étude.

6. Comment Gabriel Tarde définit-il un groupe social ?

Comme une addition d’individus réunis par des normes communes
Comme une structure collective indépendante des interactions individuelles
Comme une connexion entre des êtres humains qui s’imitent
Comme une foule composée de personnes irritables et suggestibles

Comme une connexion entre des êtres humains qui s’imitent

Explication

Pour Gabriel Tarde, un groupe social repose sur une connexion entre des êtres humains qui s’imitent. La conception d’une dimension collective dépassant les interactions individuelles correspond davantage à Durkheim.

7. Quelle description Gustave Le Bon donne-t-il des individus lorsqu’ils entrent dans une foule ?

Ils peuvent devenir impulsifs, mobiles, irritables, suggestibles et crédules.
Ils adoptent une conduite rationnelle fondée sur l’analyse des normes sociales.
Ils conservent leur caractère individuel tout en évitant les influences collectives.
Ils deviennent plus autonomes, réfléchis, stables, critiques et résistants.

Ils peuvent devenir impulsifs, mobiles, irritables, suggestibles et crédules.

Explication

Le Bon décrit les foules comme impulsives, mobiles, irritables, suggestibles et crédules, en soulignant le changement de caractère des individus qui y entrent. Cette description ne correspond donc ni à un renforcement de l’autonomie critique ni au maintien inchangé des dispositions individuelles.

8. Quelle conception de la société Durkheim défend-il ?

La société correspond à une connexion produite par l’imitation entre personnes.
La société repose sur une tendance instinctive à rejoindre ses semblables.
La société résulte principalement de l’intériorisation des images d’autrui.
La société constitue une dimension collective qui dépasse les interactions individuelles.

La société constitue une dimension collective qui dépasse les interactions individuelles.

Explication

Durkheim considère que la société ne se réduit pas à une addition d’individus, car elle constitue une dimension collective qui dépasse leurs interactions. L’imitation relève de Tarde, l’effet miroir de Cooley et l’instinct grégaire de McDougall.

9. Quelle idée Ross défend-il en 1908 à propos des groupes ?

Un groupe augmente les performances individuelles grâce à la co-action.
Un groupe est une simple addition de psychismes individuels sans dynamique spécifique.
Un groupe possède une dynamique propre qui dépasse l’addition des psychismes individuels.
Un groupe se forme principalement lorsque les personnes intériorisent les images d’autrui.

Un groupe possède une dynamique propre qui dépasse l’addition des psychismes individuels.

Explication

Ross affirme en 1908 que les groupes possèdent une dynamique propre, distincte de la simple addition des psychismes individuels. La facilitation des performances en co-action relève plutôt de la notion étudiée par Triplett.

10. Comment Cooley explique-t-il la formation du soi social par son concept d’effet miroir ?

Le soi social résulte d’une dynamique collective dépassant les psychismes individuels.
Le soi social apparaît lorsque les individus imitent les comportements d’une foule.
Le soi social intériorise les images que les autres renvoient à l’individu.
Le soi social augmente les performances lors d’une compétition entre personnes.

Le soi social intériorise les images que les autres renvoient à l’individu.

Explication

Selon Cooley, le soi social se construit par l’intériorisation des images que les autres renvoient à l’individu. La dynamique des groupes renvoie à Ross, l’imitation aux théories de la foule et l’augmentation des performances à la facilitation sociale.

11. Une personne réalise une tâche plus efficacement lorsqu’elle la fait en présence d’autres personnes engagées dans une activité comparable ; quel phénomène cette situation illustre-t-elle ?

L’effet miroir
La facilitation sociale
La dynamique collective
L’instinct grégaire

La facilitation sociale

Explication

La facilitation sociale désigne l’augmentation des performances individuelles en situation de co-action ou de compétition. L’instinct grégaire pousse vers les semblables, mais il ne désigne pas directement l’amélioration de la performance observée ici.

12. Que montre l’expérience historique rapportée par Jean Luc Aubert au sujet d’enfants privés de parole maternelle ?

Ils ne développent pas la parole et finissent par mourir
Ils compensent l’absence de parole par une sociabilité accrue
Ils développent un langage tardif mais conservent une bonne santé
Ils acquièrent la parole dès qu’ils sont réintroduits dans un groupe

Ils ne développent pas la parole et finissent par mourir

Explication

Cette expérience associe la privation de parole maternelle à l’absence de développement du langage et à une issue mortelle. L’idée d’une récupération spontanée après réintégration ne correspond pas au résultat rapporté.

13. Quel ensemble de manifestations caractérise le syndrome d’hospitalisme décrit par René Spitz ?

Une carence affective totale avec pleurs, perte de poids et refus de contact
Une séparation brève avec langage précoce, autonomie et expression émotionnelle
Une carence affective partielle avec curiosité, échanges et prise de poids
Une stimulation sociale intense avec agitation, imitation et recherche de contact

Une carence affective totale avec pleurs, perte de poids et refus de contact

Explication

L’hospitalisme correspond à une carence affective totale pouvant entraîner pleurs, gémissements, perte de poids, refus de contact, rigidité faciale et risque de décès. La carence affective partielle renvoie plutôt à la dépression anaclitique.

14. Dans l’expérience du visage impassible, quelle évolution décrit le mieux la réaction du bébé face à l’absence de réponse de l’adulte ?

Il imite les expressions de l’adulte, rit brièvement et augmente progressivement ses vocalisations
Il devient moteur, explore la pièce et abandonne rapidement toute tentative de contact
Il reste indifférent, détourne le regard et reprend ensuite seul une interaction stable
Il cherche à communiquer, panique et pleure, puis met en place des protoconversations

Il cherche à communiquer, panique et pleure, puis met en place des protoconversations

Explication

Le bébé tente d’abord de restaurer l’échange, puis manifeste une détresse croissante avant de mettre en place des protoconversations. Une réaction d’indifférence immédiate ne correspond pas au processus observé par Edward Tronick.

15. Quels effets sont observés chez des singes Rhésus isolés puis réintroduits dans leur groupe selon les travaux de Harry Harlow ?

Une agressivité brève suivie d’une sociabilité normale et d’une reproduction régulière
Une passivité, des difficultés sociales, une absence de reproduction et du harcèlement
Une imitation rapide des codes sociaux et une intégration comparable aux autres
Une meilleure adaptation, une reproduction accrue et une coopération renforcée

Une passivité, des difficultés sociales, une absence de reproduction et du harcèlement

Explication

L’isolement social entraîne passivité, indifférence, troubles de sociabilité, absence de reproduction et comportements de harcèlement. La réintroduction dans le groupe ne suffit pas à assurer l’acquisition normale des codes sociaux.

16. Quelle mission D. Lagache reçoit-il en France après la Seconde Guerre mondiale ?

Importer à la Sorbonne les techniques américaines de mesure
Structurer et développer l’étude de la psychologie sociale
Créer un réseau national consacré aux enquêtes d’opinion
Diffuser dans les revues les recherches de psychologie sociale

Structurer et développer l’étude de la psychologie sociale

Explication

Après la guerre, D. Lagache est chargé de structurer et de développer l’étude de la psychologie sociale en France. Les enquêtes d’opinion, l’enseignement sorbonnard et la diffusion par les revues relèvent d’autres étapes de l’institutionnalisation.

17. Quelle évolution institutionnelle caractérise la psychologie sociale française dans les années 1950 ?

Un laboratoire clinique est ouvert à la Sorbonne avec un cours de H. Harlow
Un institut d’opinion est créé à la Sorbonne avec un cours de D. Lagache
Une revue scientifique est fondée à la Sorbonne avec un cours de R. Spitz
Un certificat de psychologie est créé à la Sorbonne avec un cours de J. Stoetzel

Un certificat de psychologie est créé à la Sorbonne avec un cours de J. Stoetzel

Explication

Dans les années 1950, la Sorbonne crée un certificat de psychologie comprenant un cours de J. Stoetzel, qui introduit des techniques testées aux États-Unis. L’IFOP concerne l’institutionnalisation des enquêtes d’opinion, tandis que les autres associations proposées ne sont pas établies ici.

18. Comment la psychologie sociale est-elle définie dans son rapport avec les autres disciplines ?

Comme une branche de la biologie étudiant les réflexes individuels indépendamment des relations sociales
Comme une pratique clinique centrée sur les conflits personnels en dehors de tout contexte collectif
Comme une interface entre psychologie et sociologie étudiant l’influence du groupe et de la société sur l’individu
Comme une méthode sociologique consacrée aux institutions sans analyser les conduites individuelles

Comme une interface entre psychologie et sociologie étudiant l’influence du groupe et de la société sur l’individu

Explication

La psychologie sociale se situe à l’interface de la psychologie et de la sociologie et analyse l’emprise du groupe et de la société sur l’individu. Elle ne se limite donc ni aux mécanismes biologiques ni aux institutions ou conflits personnels considérés séparément.

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En quelle année Wundt a-t-il créé le premier laboratoire de psychologie expérimentale?

En 1879.

Qu'étudie la psychologie expérimentale?

Elle étudie notamment les perceptions en contrôlant les variables.

Sur quelles disciplines s'appuie la psychologie expérimentale?

Elle s'appuie sur la physiologie et la philosophie.

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