QCM : Histoire du behaviorisme — 35 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche caractérise la métaphysique dans l’étude de la psyché ?

Une comparaison statistique des conduites individuelles
Une mesure expérimentale des réactions physiologiques
Une observation contrôlée des comportements observables
Une analyse réflexive fondée sur le raisonnement

Une analyse réflexive fondée sur le raisonnement

Explication

La métaphysique recherche les causes premières et étudie la psyché par une analyse réflexive reposant sur le raisonnement. L’observation contrôlée relève plutôt de l’approche expérimentale.

2. Quelle transformation intervient au XVIIIe siècle dans l’objet d’étude de la philosophie empiriste associationniste ?

L’étude des faits de conscience remplace celle de l’âme
L’étude des comportements remplace celle des faits de conscience
L’étude des causes premières remplace celle de l’âme
L’étude des réflexes physiologiques remplace celle des sensations

L’étude des faits de conscience remplace celle de l’âme

Explication

Au XVIIIe siècle, la philosophie empiriste associationniste déplace son attention vers les faits de conscience au lieu de l’étude traditionnelle de l’âme. Les autres réponses introduisent des objets qui ne correspondent pas à cette transformation.

3. Quelle thèse définit l’empirisme concernant l’origine des connaissances sur le monde ?

Elles sont transmises par des dispositions innées
Elles sont acquises par l’expérience sensorielle
Elles sont déduites par le raisonnement abstrait
Elles sont construites à partir de principes métaphysiques

Elles sont acquises par l’expérience sensorielle

Explication

L’empirisme affirme que les connaissances sur le monde proviennent de l’expérience sensorielle. La fondation par le raisonnement abstrait correspond davantage à la psychologie rationnelle.

4. Comment Locke décrit-il l’esprit de l’enfant à la naissance ?

Comme une page blanche façonnée par les expériences
Comme une structure composée d’idées complexes héréditaires
Comme une conscience déterminée par des principes rationnels
Comme un ensemble de dispositions innées déjà spécialisées

Comme une page blanche façonnée par les expériences

Explication

Pour Locke, l’esprit de l’enfant est une tabula rasa dont le développement dépend de la variété des expériences vécues. L’idée de dispositions entièrement innées contredit cette conception empiriste.

5. Comment l’associationnisme explique-t-il la formation des idées complexes ?

Par la combinaison d’idées simples issues de l’expérience
Par la transmission de représentations innées propres à chaque individu
Par l’activation de catégories rationnelles indépendantes des sensations
Par la déduction de principes abstraits à partir de causes premières

Par la combinaison d’idées simples issues de l’expérience

Explication

L’associationnisme explique les idées complexes par l’assemblage d’idées simples ou d’éléments sensoriels provenant de l’expérience. Les catégories rationnelles indépendantes des sensations ne constituent pas le mécanisme associationniste décrit ici.

6. Quel événement est associé à Wilhelm Wundt en 1879 ?

La formulation des trois lois d’association des idées
La création du premier laboratoire officiel par Stanley Hall
La fondation d’une méthode d’observation directe des comportements
La création du premier institut de psychologie à Leipzig

La création du premier institut de psychologie à Leipzig

Explication

Wilhelm Wundt est considéré comme le fondateur de la psychologie expérimentale et crée en 1879 le premier institut de psychologie à Leipzig. Stanley Hall est associé à la création du premier laboratoire officiel en 1883, et non à l’événement de 1879.

7. Que demande l’introspection dirigée aux personnes entraînées ?

Mesurer les réactions physiologiques sans solliciter un rapport conscient
Comparer les conduites sociales produites par des environnements différents
Décrire les comportements d’autrui sans examiner leur expérience intérieure
Observer et analyser leurs propres expériences mentales dans des conditions définies

Observer et analyser leurs propres expériences mentales dans des conditions définies

Explication

L’introspection dirigée demande à des personnes entraînées d’examiner leurs propres expériences mentales selon des conditions définies. L’observation directe des comportements correspond plutôt à une démarche behavioriste.

8. Pourquoi les données introspectives posent-elles un problème de vérifiabilité scientifique ?

Elles sont privées et peuvent diverger entre observateurs placés dans la même situation.
Elles mesurent des comportements observables tout en excluant les rapports personnels.
Elles sont publiques mais difficiles à reproduire avec des instruments précis.
Elles décrivent des réponses motrices sans rendre compte de l’expérience vécue.

Elles sont privées et peuvent diverger entre observateurs placés dans la même situation.

Explication

Les rapports introspectifs sont privés et deux observateurs peuvent fournir des descriptions différentes dans une situation identique. L’idée qu’ils constitueraient des données publiques et reproductibles correspond plutôt à l’exigence behavioriste.

9. Quelle limite caractérise principalement l’introspection comme méthode d’étude de l’esprit ?

Elle compare les fonctions mentales en rapport avec l’adaptation de l’organisme au milieu.
Elle mesure les réponses corporelles sans prendre en compte les contenus de la conscience.
Elle établit des lois générales du comportement à partir d’observations publiques et répétées.
Elle décrit l’expérience consciente sans expliquer les mécanismes et atteint mal les activités inconscientes.

Elle décrit l’expérience consciente sans expliquer les mécanismes et atteint mal les activités inconscientes.

Explication

L’introspection fournit surtout une description de l’expérience vécue et ne donne pas toujours accès aux processus mentaux inconscients. L’établissement de lois à partir de données publiques relève plutôt de l’approche behavioriste ou de la psychologie animale.

10. Quelle différence oppose le structuralisme au fonctionnalisme dans l’étude de l’activité mentale ?

Le structuralisme recherche les réponses motrices, tandis que le fonctionnalisme décompose les sensations conscientes.
Le structuralisme mesure les comportements observables, tandis que le fonctionnalisme recueille des rapports introspectifs privés.
Le structuralisme explique l’adaptation au milieu, tandis que le fonctionnalisme décrit les éléments de la conscience.
Le structuralisme examine les états de conscience, tandis que le fonctionnalisme étudie leur rôle adaptatif.

Le structuralisme examine les états de conscience, tandis que le fonctionnalisme étudie leur rôle adaptatif.

Explication

Le structuralisme s’intéresse aux états de conscience par introspection, alors que le fonctionnalisme analyse l’activité mentale selon sa fonction d’adaptation au milieu. La réponse qui attribue l’introspection au fonctionnalisme inverse donc les deux approches.

11. Un chercheur explique le comportement d’un animal par une capacité cognitive complexe alors qu’un mécanisme psychologique plus simple suffit. Quelle règle doit-il appliquer ?

La méthode introspective, qui demande à l’animal de décrire son expérience intérieure.
La loi du conditionnement opérant, qui relie la conduite aux conséquences qu’elle produit.
La théorie structuraliste, qui décompose la conduite en éléments de conscience observables.
La règle de parcimonie de Lloyd Morgan, qui privilégie la faculté de niveau inférieur suffisante.

La règle de parcimonie de Lloyd Morgan, qui privilégie la faculté de niveau inférieur suffisante.

Explication

La règle de parcimonie de Lloyd Morgan recommande de retenir une faculté psychologique de niveau inférieur lorsqu’elle suffit à expliquer l’action. Le conditionnement opérant concerne plutôt le rôle des conséquences dans la modification d’un comportement.

12. Comment la psychologie animale cherche-t-elle à établir des lois du comportement ?

En analysant les états de conscience rapportés par l’animal après chaque situation expérimentale.
En interprétant les conduites animales comme des expressions directes d’expériences mentales privées.
En observant et en mesurant des faits comportementaux sans recourir aux descriptions introspectives de l’animal.
En étudiant les fonctions adaptatives au moyen de témoignages recueillis auprès des observateurs humains.

En observant et en mesurant des faits comportementaux sans recourir aux descriptions introspectives de l’animal.

Explication

La psychologie animale abandonne l’introspection et s’appuie sur des faits observables et mesurables pour formuler des lois du comportement. Les descriptions d’expériences intérieures ne peuvent pas être obtenues directement auprès des animaux.

13. Quel événement marque la défense par Watson d’une psychologie expérimentale purement objective ?

En 1884, il publie « Introduction to comparative psychology ».
En 1913, il publie « Psychology as the behaviorist views it ».
En 1884, il remplace l’observation du comportement par l’introspection.
En 1913, il fonde l’étude des fonctions adaptatives de la conscience.

En 1913, il publie « Psychology as the behaviorist views it ».

Explication

Watson défend en 1913 une psychologie expérimentale purement objective dans « Psychology as the behaviorist views it ». L’ouvrage de 1884 renvoie à Lloyd Morgan et à la psychologie comparative, non au manifeste behavioriste de Watson.

14. Dans la définition behavioriste de Watson, que désigne le comportement ?

Une succession de conséquences renforçantes qui modifie progressivement la probabilité d’une réponse.
Toute activité corporelle observable, qu’elle soit directement manifeste ou mesurée indirectement par des instruments.
L’ensemble des états de conscience accessibles par un rapport introspectif formulé par le sujet.
Les seules réactions musculaires visibles à l’œil nu dans une situation expérimentale contrôlée.

Toute activité corporelle observable, qu’elle soit directement manifeste ou mesurée indirectement par des instruments.

Explication

Pour Watson, le comportement comprend toute activité corporelle observable, y compris celle qui est détectée indirectement grâce à des instruments. Le comportement ne se réduit donc pas aux réactions visibles à l’œil nu.

15. Quel schéma exprime la conception de Watson selon laquelle le comportement relie un stimulus à une réponse observable et mesurable ?

SCRS \rightarrow C \rightarrow R
RSR \rightarrow S
RCSR \rightarrow C \rightarrow S
SRS \rightarrow R

$$S \rightarrow R$$

Explication

Le schéma SRS \rightarrow R représente chez Watson la relation entre un stimulus interne ou externe et une réponse observable et mesurable. L’ajout d’une conséquence entre le stimulus et la réponse renvoie plutôt à une analyse opérante du comportement.

16. Quel type de stimulus provoque naturellement une réponse sans apprentissage préalable ?

Un stimulus inconditionnel
Un stimulus neutre
Un stimulus discriminatif
Un stimulus conditionnel

Un stimulus inconditionnel

Explication

Un stimulus inconditionnel déclenche naturellement une réponse, sans qu’une association ait été apprise. Un stimulus conditionnel acquiert au contraire son pouvoir de déclenchement après une procédure de conditionnement.

17. Après une procédure de conditionnement, quel stimulus peut déclencher une réponse apprise ?

Un stimulus neutre
Un événement circonstanciel
Un stimulus inconditionnel
Un stimulus conditionnel

Un stimulus conditionnel

Explication

Le stimulus conditionnel déclenche une réponse parce qu’il a été associé à un stimulus inconditionnel. Le stimulus inconditionnel provoquait déjà naturellement la réponse avant l’apprentissage.

18. Quelle séquence décrit correctement le conditionnement pavlovien ?

Répéter une réponse dans un contexte jusqu’à ce que la connexion soit renforcée
Présenter un stimulus conditionnel sans conséquence jusqu’à ce que la réponse disparaisse
Associer une réponse à une punition jusqu’à ce que sa fréquence diminue progressivement
Associer un stimulus neutre à un stimulus inconditionnel jusqu’à ce que le premier déclenche une réponse conditionnée

Associer un stimulus neutre à un stimulus inconditionnel jusqu’à ce que le premier déclenche une réponse conditionnée

Explication

Le conditionnement pavlovien transforme un stimulus neutre en stimulus conditionnel en l’associant à un stimulus inconditionnel. La présentation répétée d’un stimulus conditionnel sans stimulus inconditionnel décrit plutôt l’extinction.

19. Dans quelle situation observe-t-on une extinction pavlovienne ?

Une réponse conditionnée disparaît après des présentations répétées du stimulus conditionnel sans le stimulus inconditionnel
Une réponse naturelle apparaît après la présentation initiale d’un stimulus inconditionnel
Une connexion comportementale se consolide après qu’une réponse a été suivie d’une récompense
Un stimulus neutre acquiert une capacité de déclenchement après son association avec un stimulus inconditionnel

Une réponse conditionnée disparaît après des présentations répétées du stimulus conditionnel sans le stimulus inconditionnel

Explication

L’extinction survient lorsque le stimulus conditionnel est présenté sans le stimulus inconditionnel et que la réponse conditionnée disparaît. L’acquisition d’une réponse par association correspond à une étape antérieure du conditionnement.

20. Comment l’apprentissage du chat dans la boîte de Thorndike évolue-t-il au cours des essais ?

Les comportements exploratoires augmentent et le temps de sortie reste stable
Les comportements exploratoires diminuent et le temps de sortie se réduit progressivement
La réponse apparaît immédiatement sans exploration ni essais successifs
La punition remplace progressivement les comportements exploratoires par une réponse réflexe

Les comportements exploratoires diminuent et le temps de sortie se réduit progressivement

Explication

Dans la boîte de Thorndike, le chat apprend par essais-erreurs : l’exploration devient moins importante et la sortie demande progressivement moins de temps. Cette évolution résulte de la pratique et des conséquences des comportements, plutôt que d’une réponse immédiate.

21. Que décrit la loi de l’exercice de Thorndike ?

L’association d’un stimulus neutre et d’un stimulus inconditionnel produit une réponse conditionnée
La répétition renforce ou affaiblit les connexions entre une situation et une réponse
Une récompense consolide une connexion tandis qu’une punition tend à l’affaiblir
Une conséquence modifie la fréquence future d’un comportement opérant

La répétition renforce ou affaiblit les connexions entre une situation et une réponse

Explication

La loi de l’exercice relie la force des connexions à leur répétition. La récompense et la punition relèvent plutôt de la loi de l’effet, qui porte sur les conséquences du comportement.

22. Selon la loi de l’effet, quelle conséquence renforce une connexion entre une situation et une réponse ?

Une récompense qui suit la réponse
Une punition qui suit la réponse
Une répétition qui précède la réponse
Un stimulus neutre présenté avant la réponse

Une récompense qui suit la réponse

Explication

La loi de l’effet affirme qu’une connexion suivie d’une récompense est consolidée, tandis qu’une punition tend à l’affaiblir. La répétition concerne la loi de l’exercice et ne constitue pas le critère central de cette loi.

23. Quel principe définit le conditionnement opérant ?

Un stimulus naturel déclenche une réponse sans apprentissage préalable
Les conséquences d’un comportement modifient la fréquence future de ce comportement
L’association de deux stimuli fait apparaître une réponse conditionnée
La répétition d’une connexion détermine sa force indépendamment de ses conséquences

Les conséquences d’un comportement modifient la fréquence future de ce comportement

Explication

Le conditionnement opérant explique les variations de fréquence d’un comportement par les conséquences qui le suivent. L’association de stimuli caractérise plutôt le conditionnement pavlovien.

24. Un enseignant retire une tâche désagréable après qu’un élève a rendu son travail à temps, ce qui augmente cette conduite. Comment qualifier cette conséquence ?

Une punition positive
Un renforcement positif
Une punition négative
Un renforcement négatif

Un renforcement négatif

Explication

Il s’agit d’un renforcement négatif, car le retrait d’un événement augmente la probabilité du comportement. Le terme « négatif » indique le retrait, tandis que « renforcement » indique l’augmentation de la conduite.

25. Quels éléments composent la contingence à trois termes de Skinner ?

Une situation, une répétition et une connexion affaiblie
Une réponse, une récompense et une punition simultanées
Un stimulus discriminatif, une réponse et une conséquence
Un stimulus neutre, un stimulus inconditionnel et une réponse réflexe

Un stimulus discriminatif, une réponse et une conséquence

Explication

La contingence à trois termes associe un stimulus discriminatif, une réponse et une conséquence qui influence la fréquence future du comportement. Le stimulus neutre et le stimulus inconditionnel appartiennent plutôt au conditionnement pavlovien.

26. Que montre l’expérience menée par Watson et Rayner en 1920 avec un rat et des bruits violents ?

Un comportement agressif augmente après l’observation d’un modèle récompensé
Une peur peut être apprise par association avec un stimulus aversif
Une phobie peut diminuer grâce à une exposition progressive et agréable
Une réponse émotionnelle disparaît après le retrait d’une récompense

Une peur peut être apprise par association avec un stimulus aversif

Explication

L’expérience montre qu’une peur peut être acquise en associant la présentation d’un rat à des bruits violents. L’exposition progressive accompagnée d’expériences agréables correspond plutôt au travail de Mary Cover Jones.

27. Quelle intervention Mary Cover Jones a-t-elle utilisée en 1924 pour réduire la phobie des lapins de Peter ?

Associer progressivement le lapin à des aliments appréciés et à des activités agréables
Retirer toute récompense jusqu’à obtenir la disparition spontanée de la phobie
Présenter le lapin avec des bruits violents afin d’intensifier la réaction de peur
Récompenser un adulte pour observer l’effet de son comportement sur les enfants

Associer progressivement le lapin à des aliments appréciés et à des activités agréables

Explication

Jones a réduit la peur de Peter en rapprochant progressivement le lapin tout en associant sa présence à des expériences positives. L’association avec des bruits violents décrit au contraire l’induction d’une peur étudiée par Watson et Rayner.

28. Comment définir l’apprentissage vicariant ?

Une acquisition directe produite par les conséquences vécues après sa propre réponse
Une diminution d’une peur obtenue par une exposition progressive à une situation agréable
Une association entre un stimulus neutre et un événement provoquant une réaction aversive
Une modification du comportement après l’observation des conséquences du comportement d’un modèle

Une modification du comportement après l’observation des conséquences du comportement d’un modèle

Explication

L’apprentissage vicariant consiste à modifier son comportement en observant les conséquences du comportement d’un modèle. Il se distingue du conditionnement opérant direct, qui repose sur les conséquences de la propre réponse de l’individu.

29. Dans l’expérience de Bandura en 1965, quels enfants ont émis le plus de comportements agressifs ?

Ceux qui avaient observé un adulte évitant toute situation sociale
Ceux qui n’avaient observé ni récompense ni punition du modèle
Ceux qui avaient observé un adulte puni pour son comportement
Ceux qui avaient observé un adulte récompensé pour son comportement

Ceux qui avaient observé un adulte récompensé pour son comportement

Explication

Les enfants exposés à un adulte récompensé ont produit significativement plus de comportements agressifs. L’observation d’un adulte puni ou dépourvu de conséquence entraînait moins de comportements agressifs.

30. Que désigne la thérapie comportementale ?

Une interprétation spéculative des conflits internes sans analyse des comportements observables
Des procédures psychothérapeutiques scientifiques visant à modifier des apprentissages dysfonctionnels
Une méthode fondée sur l’observation des modèles récompensés dans les situations sociales
Un entraînement neuronal destiné à modifier directement les circuits cérébraux impliqués

Des procédures psychothérapeutiques scientifiques visant à modifier des apprentissages dysfonctionnels

Explication

La thérapie comportementale repose sur une démarche scientifique pour modifier des apprentissages dysfonctionnels et les comportements qui en découlent. Elle ne se réduit pas à une interprétation spéculative dépourvue d’analyse comportementale.

31. Quelle séquence correspond à la démarche comportementale face à un comportement-problème ?

Identifier le problème, l’analyser, définir la cible, déterminer la fonction, puis organiser de nouveaux apprentissages
Définir la cible, supprimer les conséquences, interpréter la personnalité, puis attendre une évolution spontanée
Observer un modèle, provoquer une peur, retirer les renforçateurs, puis mesurer une réponse émotionnelle
Déterminer la fonction, éviter l’analyse, généraliser la cible, puis appliquer une procédure uniforme

Identifier le problème, l’analyser, définir la cible, déterminer la fonction, puis organiser de nouveaux apprentissages

Explication

La démarche commence par l’identification et l’analyse du comportement-problème, puis précise la cible et sa fonction avant de mettre en place de nouveaux apprentissages. Une procédure uniforme négligerait au contraire l’analyse individualisée du comportement.

32. Comment le modèle des deux facteurs de Mowrer explique-t-il une phobie ?

L’évitement l’acquiert, puis le conditionnement pavlovien la maintient par renforcement positif
Le conditionnement pavlovien l’acquiert, puis l’évitement la maintient par renforcement négatif
La récompense l’acquiert, puis la punition la maintient par association avec un stimulus neutre
L’observation d’un modèle l’acquiert, puis l’imitation la maintient par récompense sociale

Le conditionnement pavlovien l’acquiert, puis l’évitement la maintient par renforcement négatif

Explication

Selon Mowrer, le conditionnement pavlovien explique l’acquisition de la peur, tandis que l’évitement réduit temporairement l’inconfort et se maintient par renforcement négatif. Le renforcement positif et l’imitation ne constituent pas les deux facteurs de ce modèle.

33. Quelle combinaison caractérise la méthode ABA lorsqu’elle cherche à développer un comportement adapté ?

Présenter une tâche complexe sans modification, supprimer les renforçateurs et évaluer uniquement le résultat final
Individualiser les renforçateurs, décomposer les tâches et mesurer les progrès pour ajuster l’enseignement
Utiliser le même renforçateur pour tous, éviter la mesure et privilégier une explication spéculative du comportement
Augmenter les exigences rapidement, interrompre les apprentissages et comparer les performances sans adaptation

Individualiser les renforçateurs, décomposer les tâches et mesurer les progrès pour ajuster l’enseignement

Explication

L’ABA adapte les renforçateurs à la personne, fractionne les tâches complexes et utilise la mesure des progrès pour modifier l’enseignement. Une procédure identique pour tous négligerait l’individualisation centrale de cette méthode.

34. Que montrent les travaux de Kandel sur l’aplysie concernant le conditionnement classique ?

Il peut induire des modifications neuronales chez l’animal étudié
Il se limite à une description psychologique sans modification du système nerveux
Il dépend nécessairement du rapport verbal fourni par l’animal étudié
Il produit principalement une phobie maintenue par l’évitement volontaire

Il peut induire des modifications neuronales chez l’animal étudié

Explication

Les travaux de Kandel montrent que le conditionnement classique s’accompagne de modifications neuronales chez l’aplysie. Le rapport verbal n’est pas requis pour observer ces changements neurobiologiques.

35. Quel est l’objectif caractéristique de la psychologie comparée lorsqu’elle utilise des procédures d’apprentissage chez les animaux ?

Réduire l’étude animale aux réactions émotionnelles provoquées par des stimuli aversifs
Mesurer les modifications neuronales sans s’intéresser aux capacités comportementales observables
Analyser les conflits inconscients à partir du récit verbal fourni par chaque animal
Étudier la mémoire, le langage, la résolution de problèmes et les comportements sociaux

Étudier la mémoire, le langage, la résolution de problèmes et les comportements sociaux

Explication

La psychologie comparée utilise des procédures d’apprentissage pour étudier plusieurs capacités animales, notamment la mémoire, le langage, la résolution de problèmes et les comportements sociaux. L’introspection et le rapport verbal ne constituent pas sa méthode adaptée à l’étude animale.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce que la métaphysique en philosophie ?

Une branche qui recherche les causes premières et étudie la psyché par raisonnement.

Quelle méthode utilise la métaphysique pour étudier la psyché ?

Une analyse réflexive fondée sur le raisonnement.

Quelle époque voit l'apparition de la philosophie empiriste associationniste ?

Le XVIIIe siècle.

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