QCM : Histoire du travail social — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception du « Care » correspond à sa définition large dans les relations d’aide ?

Elle renvoie aux dons matériels destinés aux personnes privées de ressources.
Elle désigne l’administration des traitements médicaux aux personnes malades.
Elle associe le soin médical, l’accueil, l’hospitalité et la charité.
Elle concerne la protection juridique des voyageurs et des étrangers accueillis.

Elle associe le soin médical, l’accueil, l’hospitalité et la charité.

Explication

Le « Care » englobe le soin médical, le fait de prendre soin, l’accueil, l’hospitalité et la charité. Le réduire aux traitements médicaux correspond à une conception strictement sanitaire, qui ne couvre pas toute la notion.

2. Quelle différence caractérise principalement l’hospitalité antique par rapport à l’hospitalité contemporaine ?

L’hospitalité antique concerne les étrangers, tandis que l’accueil actuel s’adresse aux membres d’une même famille.
L’hospitalité antique repose sur des dons religieux, tandis que l’accueil actuel dépend d’une obligation politique.
L’hospitalité antique est réservée aux voyageurs riches, tandis que l’accueil actuel concerne les personnes démunies.
L’hospitalité antique implique une réciprocité, tandis que l’accueil actuel peut être offert sans retour attendu.

L’hospitalité antique implique une réciprocité, tandis que l’accueil actuel peut être offert sans retour attendu.

Explication

Dans l’Antiquité, l’hospitalité crée une obligation réciproque de rendre l’hébergement reçu. L’hospitalité contemporaine peut prendre la forme d’une libéralité sans réciprocité attendue.

3. Que recouvre la notion antique de charité dans ses principales acceptions ?

La protection des voyageurs, la défense des frontières ou l’accueil des ambassadeurs.
L’obligation de rendre un hébergement, la conclusion d’une alliance ou le commerce maritime.
La pratique médicale, l’enseignement religieux ou l’organisation des cérémonies publiques.
L’amour de Dieu et du prochain, le souci d’autrui ou l’aumône aux pauvres.

L’amour de Dieu et du prochain, le souci d’autrui ou l’aumône aux pauvres.

Explication

La charité peut désigner l’amour du croyant pour Dieu et le prochain, le souci du prochain indépendamment de sa foi, ainsi que l’aumône donnée aux pauvres. Elle ne se confond donc pas avec l’hospitalité ou les activités médicales.

4. Comment la société européenne médiévale est-elle structurée selon les trois ordres ?

Elle comprend le clergé, la noblesse et le tiers état, qui rassemble environ 98 % de la population.
Elle comprend les religieux, les fonctionnaires et les commerçants, organisés selon leur richesse.
Elle comprend le clergé, les chevaliers et les serfs, le tiers état étant une catégorie minoritaire.
Elle comprend les marchands, les artisans et les paysans, qui forment trois groupes d’effectifs comparables.

Elle comprend le clergé, la noblesse et le tiers état, qui rassemble environ 98 % de la population.

Explication

Les trois ordres sont le clergé, la noblesse et le tiers état, ce dernier regroupant environ 98 % de la population globale. Le tiers état n’est donc pas un groupe minoritaire malgré sa position de troisième ordre.

5. Quelle forme prend principalement l’aide sociale dans la société médiévale ?

Elle repose sur des services publics spécialisés, assurés par des travailleurs sociaux formés par les autorités royales.
Elle repose sur des hôpitaux administrés par une profession sociale reconnue dans les villes.
Elle repose sur l’entraide du tiers état et les dons du clergé et de la noblesse, sans profession institutionnalisée.
Elle repose sur des compagnies marchandes, qui organisent des assurances collectives pour les populations pauvres.

Elle repose sur l’entraide du tiers état et les dons du clergé et de la noblesse, sans profession institutionnalisée.

Explication

Au Moyen Âge, l’aide repose surtout sur les solidarités de proximité et les dons des groupes privilégiés. Ces pratiques ne constituent pas encore un travail social professionnel et institutionnalisé comme dans les sociétés modernes.

6. Pourquoi la naissance limite-t-elle fortement la mobilité sociale au Moyen Âge ?

Les institutions urbaines répartissent les personnes selon leur réussite scolaire et leurs compétences.
Les références religieuses et les règles d’héritage transmettent largement le statut social à la naissance.
Les progrès techniques imposent une spécialisation professionnelle qui empêche les changements de métier.
Les échanges commerciaux attribuent les fonctions sociales selon la richesse accumulée par chaque individu.

Les références religieuses et les règles d’héritage transmettent largement le statut social à la naissance.

Explication

La naissance détermine largement le statut social parce que les références religieuses et les structures d’héritage encadrent fortement les trajectoires individuelles. Les compétences ou la richesse peuvent exister, mais elles ne constituent pas le principe central décrit ici.

7. Quel enchaînement caractérise les effets des progrès de la navigation et des sciences à la Renaissance ?

Ils favorisent l’exploration, développent les échanges et permettent l’installation d’empires coloniaux.
Ils réservent les découvertes aux savants, limitent les voyages et empêchent l’expansion monarchique.
Ils développent les échanges intérieurs, suppriment les rivalités impériales et réduisent les territoires explorés.
Ils ralentissent les déplacements, réduisent les échanges et renforcent les économies locales européennes.

Ils favorisent l’exploration, développent les échanges et permettent l’installation d’empires coloniaux.

Explication

Les progrès de la navigation et des sciences permettent aux monarchies européennes d’explorer de nouveaux territoires, d’accroître les échanges et d’installer des empires coloniaux. L’idée d’un ralentissement des voyages contredit directement cet enchaînement historique.

8. Comment le commerce triangulaire et l’esclavagisme contribuent-ils à l’évolution économique de la Renaissance ?

Ils remplacent les échanges maritimes par une économie locale fondée sur les productions artisanales.
Ils permettent à des investisseurs non nobles de s’enrichir et favorisent l’émergence du capitalisme.
Ils réservent les profits commerciaux à la noblesse et empêchent l’essor d’acteurs économiques indépendants.
Ils redistribuent les richesses coloniales aux populations rurales et affaiblissent les investisseurs privés.

Ils permettent à des investisseurs non nobles de s’enrichir et favorisent l’émergence du capitalisme.

Explication

Le commerce triangulaire et l’esclavagisme enrichissent des investisseurs qui ne sont pas issus de la noblesse, ce qui contribue à l’émergence du capitalisme. Ils ne réservent donc pas les profits aux seuls groupes nobiliaires.

9. Quelle conception de l’État la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme-t-elle ?

Un État chargé de limiter les droits aux propriétaires citoyens
Un État chargé de déléguer la protection aux autorités religieuses
Un État chargé de garantir la protection et l’émancipation de tous
Un État chargé de préserver les hiérarchies sociales traditionnelles

Un État chargé de garantir la protection et l’émancipation de tous

Explication

La Déclaration de 1789 attribue à l’État une responsabilité nouvelle : protéger et favoriser l’émancipation de tous. Cette conception dépasse une organisation reposant principalement sur les solidarités religieuses.

10. Quelle distinction Tocqueville établit-il entre l’égalité devant la loi et les inégalités sociales ?

L’égalité juridique entraîne progressivement une égalité complète des conditions matérielles
L’égalité juridique dépend du partage équitable des richesses entre les citoyens
L’égalité juridique peut coexister avec de fortes inégalités économiques et sociales
L’égalité juridique supprime les différences de statut dans la vie quotidienne

L’égalité juridique peut coexister avec de fortes inégalités économiques et sociales

Explication

Pour Tocqueville, l’égalité devant la loi produit une égalité symbolique entre citoyens sans abolir les écarts économiques et sociaux. Assimiler égalité juridique et égalité matérielle constitue donc une confusion.

11. Quel phénomène caractérise la pauvreté issue de la révolution industrielle et de l’exode rural ?

Elle disparaît progressivement grâce à la croissance des activités industrielles
Elle demeure principalement rurale et concerne des individus isolés
Elle se concentre dans les villes et prend une dimension collective
Elle se limite aux travailleurs âgés exclus des nouvelles manufactures

Elle se concentre dans les villes et prend une dimension collective

Explication

L’industrialisation et l’exode rural concentrent la pauvreté dans les espaces urbains, où apparaissent notamment épidémies, alcoolisme et enfants des rues. La pauvreté industrielle ne se réduit donc pas à des situations individuelles dispersées.

12. Que désigne la « question sociale » dans le contexte de l’industrialisation ?

Les problèmes de pauvreté, de conditions de vie et de rapports entre classes
Les revendications culturelles liées à la diffusion de l’instruction publique
Les débats politiques portant sur l’organisation des institutions parlementaires
Les conflits commerciaux provoqués par la concurrence entre entreprises industrielles

Les problèmes de pauvreté, de conditions de vie et de rapports entre classes

Explication

La question sociale regroupe les difficultés de pauvreté, de conditions de vie et de relations entre classes engendrées ou aggravées par l’industrialisation. Elle ne désigne donc pas principalement les débats institutionnels ou commerciaux.

13. Au sens restreint, quelle fonction caractérise l’État-Providence ?

Protéger les frontières nationales en laissant les solidarités aux individus
Assurer les fonctions régaliennes en limitant l’action publique sociale
Réguler les échanges économiques sans prendre en charge les conditions de vie
Intervenir dans le domaine social pour organiser une solidarité collective

Intervenir dans le domaine social pour organiser une solidarité collective

Explication

Au sens restreint, l’État-Providence intervient dans le domaine social afin de mettre en œuvre une solidarité collective. Le limiter aux fonctions régaliennes correspond plutôt à la définition de l’État-gendarme.

14. Comment la modernité articule-t-elle liberté individuelle et solidarité sociale ?

Par une assistance sociale séparée des mécanismes de participation démocratique
Par la suppression des différences entre épanouissement personnel et aide collective
Par des institutions démocratiques assurant protection et médiation
Par la priorité donnée à l’autonomie individuelle sur toute protection collective

Par des institutions démocratiques assurant protection et médiation

Explication

La modernité cherche à combiner liberté individuelle et solidarité sociale grâce à des institutions démocratiques de protection et de médiation. Elle ne consiste donc pas à opposer systématiquement autonomie personnelle et protection collective.

15. Quelle caractéristique distingue le paupérisme d’une pauvreté attribuée à l’imprévoyance individuelle ?

Il résulte d’une dynamique structurelle liée au capitalisme
Il provient d’un accident temporaire dans les trajectoires individuelles
Il concerne des ménages rendus pauvres par leurs choix de consommation
Il correspond à une aide publique accordée selon le prix du blé

Il résulte d’une dynamique structurelle liée au capitalisme

Explication

Le paupérisme désigne une pauvreté massive, durable et reproduite entre générations, dont l’origine est structurelle et liée au capitalisme. L’explication par les choix ou les manquements individuels renvoie plutôt à une conception de la pauvreté fondée sur l’imprévoyance.

16. Quelle succession d’assurances correspond aux trois lois sociales allemandes adoptées en 1883, 1884 et 1889 ?

Vieillesse-invalidité, maladie, accidents du travail
Maladie, accidents du travail, vieillesse-invalidité
Maladie, vieillesse-invalidité, accidents du travail
Accidents du travail, vieillesse-invalidité, maladie

Maladie, accidents du travail, vieillesse-invalidité

Explication

Les lois allemandes instaurent dans cet ordre l’assurance maladie obligatoire en 1883, l’assurance contre les accidents du travail en 1884, puis l’assurance vieillesse-invalidité en 1889. La confusion entre ces dates et ces risques sociaux modifie la succession historique établie.

17. Quelle combinaison de fonctions caractérise les centres sociaux issus du mouvement des settlements ?

Aide alimentaire, placement professionnel et collecte de cotisations
Éducation de la jeunesse, aide alimentaire et soutien à la parentalité
Formation professionnelle, surveillance policière et hébergement médicalisé
Soutien scolaire, gestion hospitalière et distribution de pensions

Éducation de la jeunesse, aide alimentaire et soutien à la parentalité

Explication

Les centres sociaux associent l’éducation de la jeunesse, l’aide alimentaire et le soutien à la parentalité. Les réduire à une aide alimentaire ou leur attribuer des fonctions policières et hospitalières ne correspond pas à leur vocation sociale.

18. En quelle année un décret a-t-il unifié les formations et officialisé le titre d’assistante de service social ?

En 1922
En 1938
En 1945
En 1967

En 1938

Explication

Le décret de 1938 unifie les formations et officialise le titre d’assistante de service social. L’année 1967 concerne plutôt la reconnaissance du premier diplôme d’éducateur spécialisé.

19. Quel principe fonde la solidarité consacrée par la création de la Sécurité sociale française en 1945 ?

Épargner selon ses revenus et recevoir selon son patrimoine
Payer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins
Cotiser selon son âge et recevoir selon son ancienneté
Payer selon ses risques et recevoir selon ses contributions

Payer selon ses moyens et recevoir selon ses besoins

Explication

La Sécurité sociale de 1945 repose sur une solidarité collective selon laquelle chacun contribue en fonction de ses moyens et bénéficie d’une protection selon ses besoins. Un système fondé sur le patrimoine ou sur la stricte correspondance entre cotisations et prestations relève d’une logique plus individuelle.

20. Quels phénomènes caractérisent l’émergence de la nouvelle question sociale à partir de la fin des années 1970 ?

La croissance démographique, la scolarisation et la modernisation administrative
L’industrialisation, l’urbanisation et la généralisation du travail salarié
La baisse du chômage, l’essor industriel et l’extension des assurances sociales
Le chômage de masse, l’exclusion et les difficultés financières de l’État-providence

Le chômage de masse, l’exclusion et les difficultés financières de l’État-providence

Explication

La nouvelle question sociale apparaît avec le chômage de masse, l’exclusion et les difficultés financières de l’État-providence. L’industrialisation renvoie principalement à l’ancienne question sociale, associée aux transformations du travail et de la société industrielle.

21. Quelle évolution caractérise le travail social contemporain dans son organisation et son financement ?

Il renforce les diplômes spécifiques, les pratiques nationales et la gestion administrative des services
Il associe stratégies locales, évaluation des actes et recherche de financements privés
Il privilégie une coordination nationale, une faible évaluation et un financement public stable
Il repose sur des interventions standardisées, des financements centralisés et des décisions uniformes

Il associe stratégies locales, évaluation des actes et recherche de financements privés

Explication

Le travail social contemporain est marqué par la décentralisation, les stratégies locales, l’évaluation des actes et la recherche de financements privés. L’idée d’un financement public stable et d’une coordination nationale ne correspond pas à ces évolutions.

22. Quelle difficulté financière concerne particulièrement le secteur associatif dans le travail social contemporain ?

Il réduit ses besoins budgétaires grâce à la disparition des contraintes institutionnelles
Il transfère progressivement ses missions vers des professions dotées de diplômes spécialisés
Il doit lutter pour maintenir ses activités dans un contexte de financements diversifiés
Il bénéficie d’un financement public stable qui sécurise durablement ses activités

Il doit lutter pour maintenir ses activités dans un contexte de financements diversifiés

Explication

Le secteur associatif doit lutter pour se maintenir financièrement, notamment dans un contexte où les financements sont diversifiés et moins sécurisés. Un financement public stable ne décrit pas la fragilisation évoquée.

23. Quel est l’objectif central du travail social dans sa définition juridique ?

Orienter les personnes vers des dispositifs spécialisés en limitant leur participation aux décisions
Organiser la sélection des personnes selon leur autonomie et leur capacité contributive
Favoriser l’accès aux droits, l’inclusion sociale et la pleine citoyenneté
Assurer la gestion administrative des établissements et la répartition des ressources publiques

Favoriser l’accès aux droits, l’inclusion sociale et la pleine citoyenneté

Explication

La définition juridique présente le travail social comme une démarche visant l’accès aux droits fondamentaux, l’inclusion sociale et la pleine citoyenneté. La sélection des personnes et la limitation de leur participation contredisent cette finalité.

24. Sur quels types de savoirs le travail social s’appuie-t-il pour construire ses réponses ?

Des procédures administratives, des connaissances médicales et des décisions institutionnelles prédéfinies
Des principes éthiques, des savoirs universitaires, des pratiques professionnelles et l’expérience des personnes
Des techniques professionnelles, des normes juridiques et des évaluations produites par les organismes financeurs
Des théories universitaires, des statistiques sociales et des consignes hiérarchiques générales

Des principes éthiques, des savoirs universitaires, des pratiques professionnelles et l’expérience des personnes

Explication

Le travail social articule principes éthiques et déontologiques, savoirs universitaires, savoirs professionnels pratiques et théoriques, ainsi que l’expérience des personnes accompagnées. Les autres réponses écartent cette participation ou remplacent cette pluralité par des procédures institutionnelles.

25. Quel principe structure la relation entre le professionnel et la personne accompagnée en travail social ?

Elle réserve la construction des réponses aux professionnels disposant d’une expertise reconnue
Elle privilégie les objectifs institutionnels lorsque les besoins individuels semblent difficiles à évaluer
Elle respecte la dignité, la solidarité, la justice sociale et la diversité
Elle applique un protocole identique afin de garantir une réponse uniforme aux situations

Elle respecte la dignité, la solidarité, la justice sociale et la diversité

Explication

La relation professionnelle constitue le fondement du travail social et doit respecter la dignité, la solidarité, la justice sociale et la diversité. Une intervention uniformisée ou construite sans la personne accompagnée ne respecte pas cette conception relationnelle.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 61 flashcards sur Histoire du travail social.

Qu'est-ce que le « Care » selon Carol Gilligan (1982) ?

Une notion large englobant soin médical, accueil, hospitalité et charité.

Que désigne l'hospitalité dans l'Antiquité ?

Un lien de réciprocité imposant de rendre l'hébergement accordé.

Que désigne l'hospitalité aujourd'hui ?

L'accueil d'étrangers, voyageurs ou amis chez soi.

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