QCM : Imagerie médicale et biochimie des protéines (17 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel est l’objectif principal de la scintigraphie en imagerie médicale ?

Produire une image anatomique détaillée des os et des articulations
Observer le fonctionnement d’un organe et repérer des tumeurs ou des métastases
Mesurer la composition chimique du sang et identifier des infections bactériennes
Détruire les cellules tumorales en concentrant un faisceau de rayonnement

Observer le fonctionnement d’un organe et repérer des tumeurs ou des métastases

Explication

La scintigraphie sert à visualiser le fonctionnement d’un organe et peut révéler des tumeurs ou des métastases. L’imagerie anatomique détaillée et la destruction tumorale correspondent à d’autres techniques ou objectifs médicaux.

2. Quelle caractéristique définit un radio-traceur utilisé en scintigraphie ?

C’est un faisceau de rayonnement dirigé vers une tumeur depuis une source extérieure
C’est une molécule organique dont certains atomes sont remplacés par un marqueur radioactif
C’est une substance radioactive qui doit entrer en réaction chimique avec l’organe étudié
C’est une molécule minérale administrée pour bloquer le fonctionnement de l’organe observé

C’est une molécule organique dont certains atomes sont remplacés par un marqueur radioactif

Explication

Un radio-traceur est une molécule organique choisie pour son inertie envers l’organe étudié, avec un ou plusieurs atomes remplacés par un marqueur radioactif. Il ne s’agit donc ni d’un faisceau externe ni d’une substance destinée à perturber l’organe.

3. Quel type de marqueur radioactif est injecté lors d’une TEP ?

Un marqueur non radioactif détecté par une caméra à lumière visible
Un émetteur β+ de courte période incorporé à un radio-traceur
Un émetteur β− de longue période placé près de la tumeur
Une source externe de rayons X maintenue à distance du patient

Un émetteur β+ de courte période incorporé à un radio-traceur

Explication

La TEP repose sur l’injection d’un radio-traceur contenant un marqueur radioactif émetteur β+ de courte période. Une source externe de rayonnement correspond plutôt au principe de la radiothérapie externe, et non à celui de la TEP.

4. Pourquoi l’imagerie au fluor 18 peut-elle mettre en évidence des cellules cancéreuses ?

Les cellules saines accumulent le glucose marqué, tandis que les cellules cancéreuses l’éliminent rapidement
Le glucose marqué au fluor 18 est davantage consommé par les cellules cancéreuses que par les cellules saines
Le fluor 18 détruit les cellules cancéreuses et les rend directement visibles sur l’image
Le glucose marqué au fluor 18 se fixe aux tumeurs parce qu’elles contiennent davantage de calcium

Le glucose marqué au fluor 18 est davantage consommé par les cellules cancéreuses que par les cellules saines

Explication

Dans cette imagerie, le glucose est marqué au fluor 18 et les cellules cancéreuses en consomment davantage que les cellules saines, ce qui permet de les repérer. La visibilité provient donc de cette différence de consommation et non d’une destruction ou d’une fixation au calcium.

5. Qu’est-ce qui caractérise une radiothérapie externe ?

Le patient reçoit un radio-traceur émetteur β+ pour localiser les cellules tumorales
Le traitement repose sur une substance qui augmente la consommation de glucose tumoral
La source de rayonnement se trouve à distance du patient pendant le traitement
La source radioactive est placée au contact direct de la tumeur pendant le traitement

La source de rayonnement se trouve à distance du patient pendant le traitement

Explication

En radiothérapie externe, la source de rayonnement n’est pas au contact du patient. Le placement d’une source au contact relève d’une autre modalité de radiothérapie, tandis que l’injection d’un émetteur β+ décrit la TEP.

6. Quelle séquence décrit correctement la préparation d’une radiothérapie externe ?

Rencontrer le radiothérapeute, commencer l’irradiation, puis réaliser le repérage au scanner
Repérer la tumeur, rencontrer le radiothérapeute, puis régler la position du patient et des appareils
Régler les appareils, injecter un radio-traceur, puis repérer la tumeur au microscope
Repérer la tumeur, administrer une dose thérapeutique, puis remplacer l’appareil avant chaque séance

Repérer la tumeur, rencontrer le radiothérapeute, puis régler la position du patient et des appareils

Explication

La préparation comprend le repérage de la tumeur au scanner ou au PET scan, un entretien avec le radiothérapeute, puis le réglage de la position du patient et des appareils avant chaque séance. L’injection d’un radio-traceur et le début de l’irradiation ne constituent pas cette séquence préparatoire.

7. Quelle association correspond à une séance de radiothérapie externe ?

Une durée de 10 à 30 minutes et une dose de 2 Gy par séance, soit 2 Sv
Une durée de 2 à 30 minutes et une dose de 10 Gy par séance, soit 10 Sv
Une durée de 2 à 10 minutes et une dose de 30 Gy par séance, soit 30 Sv
Une durée de 10 à 30 heures et une dose de 2 Gy par séance, soit 2 Sv

Une durée de 10 à 30 minutes et une dose de 2 Gy par séance, soit 2 Sv

Explication

Une séance dure de 10 à 30 minutes et délivre une dose de 2 Gy par séance, indiquée comme 2 Sv. La durée décrit le déroulement de la séance, tandis que les unités Gy et Sv décrivent la dose et non le temps.

8. Qu’est-ce qui caractérise la structure d’un acide α-aminé ?

Une fonction carboxylique et une fonction amine portées par le même carbone α
Une fonction amine reliée à une fonction carbonyle par un atome d’oxygène
Une fonction hydroxyle et une fonction carboxylique portées par le même carbone
Deux fonctions amines portées par deux carbones voisins

Une fonction carboxylique et une fonction amine portées par le même carbone α

Explication

Un acide α-aminé possède une fonction acide carboxylique et une fonction amine fixées sur le même atome de carbone, appelé carbone α. La présence de deux fonctions amines ne correspond pas à cette définition.

9. Quelle partie moléculaire permet de distinguer les différents acides α-aminés ?

La position commune de leurs fonctions amine et carboxylique
La nature de leur chaîne latérale, appelée aussi groupe R
La présence constante d’un second carbone asymétrique
Le nombre d’atomes du squelette portant les fonctions principales

La nature de leur chaîne latérale, appelée aussi groupe R

Explication

Les acides α-aminés ont un squelette commun et se différencient par leur chaîne latérale, aussi appelée résidu ou groupe R. Les fonctions amine et carboxylique appartiennent au squelette commun et ne constituent donc pas le principal élément distinctif.

10. Combien d’acides α-aminés participent à la fabrication des protéines humaines, et combien sont essentiels chez l’adulte ?

Dix-huit au total, dont six doivent être apportés par l’alimentation
Vingt au total, dont neuf doivent être apportés par l’alimentation
Vingt-deux au total, dont douze doivent être apportés par l’alimentation
Quinze au total, dont cinq doivent être apportés par l’alimentation

Vingt au total, dont neuf doivent être apportés par l’alimentation

Explication

Chez l’être humain, 20 acides α-aminés participent à la fabrication des protéines, parmi lesquels 9 sont essentiels chez l’adulte. Ces 9 acides aminés doivent être fournis par l’alimentation.

11. Quelle affirmation décrit correctement la glycine par rapport à l’asymétrie du carbone α ?

Elle possède un carbone α asymétrique portant quatre groupes latéraux différents
Elle possède deux carbones α asymétriques en raison de sa chaîne latérale
Elle forme un carbone α asymétrique lorsque sa fonction amine est protonée
Elle ne possède pas de carbone α asymétrique, contrairement aux autres acides α-aminés concernés

Elle ne possède pas de carbone α asymétrique, contrairement aux autres acides α-aminés concernés

Explication

La glycine constitue l’exception mentionnée : son carbone α n’est pas asymétrique. Les autres acides α-aminés concernés possèdent un carbone α lié à quatre atomes ou groupes différents.

12. Une masse de 2 kg reçoit une énergie de 100 J : quelle dose absorbée reçoit-elle ?

200 Gy200\ \mathrm{Gy}
50 Gy50\ \mathrm{Gy}
0,02 Gy0{,}02\ \mathrm{Gy}
100 Gy100\ \mathrm{Gy}

$$50\ \mathrm{Gy}$$

Explication

La dose absorbée est le rapport de l’énergie à la masse, soit D=Em=1002=50 GyD=\frac{E}{m}=\frac{100}{2}=50\ \mathrm{Gy}. Elle ne correspond donc pas à l’énergie seule reçue par le matériau.

13. Pour une dose de référence de 60 Gy, quelles doses correspondent respectivement à un sous-dosage et à un surdosage de 5 % ?

55 Gy et 65 Gy
57 Gy et 63 Gy
56 Gy et 64 Gy
58 Gy et 62 Gy

57 Gy et 63 Gy

Explication

Une variation de 5 % de 60 Gy vaut 3 Gy : le sous-dosage donne donc 57 Gy et le surdosage 63 Gy. Les valeurs 55 Gy et 65 Gy correspondent à une variation plus importante que 5 %.

14. Quelle fraction de la valeur initiale reste après 26,6 heures, si la période radioactive est de 13,3 heures ?

Un seizième
Une moitié
Un huitième
Un quart

Un quart

Explication

26,6 heures correspondent à deux périodes radioactives de 13,3 heures, et chaque période divise le nombre de noyaux par deux. Après deux divisions successives par deux, il reste donc 14\frac{1}{4} de la valeur initiale.

15. Que produit la condensation entre un acide carboxylique et une amine lors de la formation d’un amide ?

Une liaison ester et une molécule de dioxyde de carbone
Une liaison amide et une molécule d’eau
Une liaison carbone-carbone et une molécule d’ammoniac
Une liaison amine et une molécule de dihydrogène

Une liaison amide et une molécule d’eau

Explication

La condensation entre un acide carboxylique et une amine forme une liaison amide en libérant une molécule d’eau. L’hydrolyse constitue la réaction inverse et consomme de l’eau.

16. Quelle équation représente la condensation générale entre un acide carboxylique et une amine ?

R−C(=O)−OH+R′−NH2→R−C(=O)−O−R′+NH3R-C(=O)-OH + R'-NH_2 \rightarrow R-C(=O)-O-R' + NH_3
R−C(=O)−OH+R′−NH2→R−CH2−R′+CO2R-C(=O)-OH + R'-NH_2 \rightarrow R-CH_2-R' + CO_2
R−C(=O)−OH+R′−NH2→R−C(=O)−NHR′+H2OR-C(=O)-OH + R'-NH_2 \rightarrow R-C(=O)-NHR' + H_2O
R−C(=O)−OH+R′−NH2→R−C(OH)2−NH−R′+H2R-C(=O)-OH + R'-NH_2 \rightarrow R-C(OH)_2-NH-R' + H_2

$$R-C(=O)-OH + R'-NH_2 \rightarrow R-C(=O)-NHR' + H_2O$$

Explication

La condensation remplace le groupe hydroxyle de l’acide et un hydrogène de l’amine par une liaison C(O)−NC(O)-N, avec libération d’eau. Une liaison ester relierait l’acide à un alcool plutôt qu’à une amine.

17. Combien de dipeptides différents peuvent être formés à partir d’un mélange d’alanine et de sérine, si chaque position peut être occupée par l’un ou l’autre acide aminé ?

Deux : Ala-Ser et Ser-Ala, car les homodipeptides ne se forment pas
Six : chaque dipeptide possède trois orientations distinctes
Trois : Ala-Ser, Ser-Ala et Ala-Ala, car Ser-Ser est identique à Ala-Ala
Quatre : Ala-Ser, Ser-Ala, Ala-Ala et Ser-Ser

Quatre : Ala-Ser, Ser-Ala, Ala-Ala et Ser-Ser

Explication

Chaque position du dipeptide peut être occupée par l’alanine ou la sérine, ce qui donne quatre combinaisons : Ala-Ser, Ser-Ala, Ala-Ala et Ser-Ser. L’ordre compte pour les deux acides aminés différents, tandis que les deux homodipeptides sont aussi possibles.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 34 flashcards sur Imagerie médicale et biochimie des protéines.

Qu'est-ce que la scintigraphie en imagerie médicale ?

Une technique qui observe le fonctionnement d'un organe et détecte tumeurs ou métastases.

Quel est le rôle principal d'un radio-traceur ?

Il sert à étudier un organe en restant inerte vis-à-vis de celui-ci.

Qu'est-ce qui caractérise un radio-traceur au niveau atomique ?

Un ou plusieurs atomes sont remplacés par un atome radioactif appelé marqueur.

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