QCM : Indicateurs et inégalités sociales de santé (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique distingue une inégalité sociale d’une simple disparité ?

Elle constitue une différence durable et injuste qui désavantage l’accès à des ressources ou à des droits valorisés.
Elle désigne une variation temporaire des revenus sans conséquence sur l’accès aux droits ou aux ressources.
Elle décrit une différence entre territoires liée à des préférences individuelles plutôt qu’à un désavantage social.
Elle correspond à tout écart mesurable entre des groupes, même lorsqu’il ne produit aucun désavantage.

Elle constitue une différence durable et injuste qui désavantage l’accès à des ressources ou à des droits valorisés.

Explication

Une inégalité sociale associe un écart durable et injuste à un désavantage concernant des ressources ou des droits valorisés. Une disparité peut être observable sans être injuste ni entraîner ce type de désavantage.

2. Dans une société où l’état de santé se dégrade progressivement à chaque baisse de position sociale, quel phénomène observe-t-on ?

Une variation de santé indépendante de la position sociale des individus.
Une disparité territoriale qui concerne les personnes vivant dans les zones les plus pauvres.
Un gradient social de santé qui traverse les différentes positions de l’échelle sociale.
Une inégalité d’accès aux soins limitée aux personnes situées au bas de l’échelle sociale.

Un gradient social de santé qui traverse les différentes positions de l’échelle sociale.

Explication

Le gradient social de santé correspond à une dégradation progressive de la santé lorsque la position sociale baisse, à tous les niveaux de l’échelle. Une difficulté limitée aux personnes les plus pauvres ne rendrait pas compte de ce phénomène continu.

3. Un relevé montre que deux territoires ont des espérances de vie différentes, sans établir que l’écart est injuste : comment qualifier cette différence ?

Une disparité, car il s’agit d’un écart observable qui n’est pas nécessairement injuste.
Un gradient social de santé, car toute comparaison entre territoires démontre une progression sociale.
Une inégalité sociale, car toute différence d’espérance de vie implique un désavantage injuste.
Une inégalité d’accès aux droits, car un écart statistique prouve une différence de traitement.

Une disparité, car il s’agit d’un écart observable qui n’est pas nécessairement injuste.

Explication

Une disparité est un écart observable entre des groupes ou des territoires, par exemple d’espérance de vie, sans que son caractère injuste soit établi. L’existence d’un écart ne suffit donc pas à conclure à une inégalité sociale.

4. Une enquête demande aux personnes d’évaluer leur propre état de santé, en tenant compte de leur vécu social et psychologique : quel indicateur est utilisé ?

La santé perçue, fondée sur le ressenti et intégrant plusieurs dimensions de la vie.
L’espérance de vie, estimée à partir des décès observés dans une population.
La prévalence des troubles psychiques, calculée à partir des diagnostics médicaux recensés.
La santé objective, déterminée par des mesures médicales indépendantes du ressenti.

La santé perçue, fondée sur le ressenti et intégrant plusieurs dimensions de la vie.

Explication

La santé perçue repose sur le ressenti des individus et peut intégrer des facteurs médicaux, sociaux, économiques et psychologiques. Un indicateur strictement médical ne rendrait pas compte de cette évaluation subjective.

5. Quel ordre de grandeur décrit le nombre de personnes concernées par des troubles psychiques en France ?

Près de 5 millions de personnes.
Près de 15 millions de personnes.
Environ 25 millions de personnes.
Environ 1,5 million de personnes.

Près de 15 millions de personnes.

Explication

En France, près de 15 millions de personnes sont concernées par des troubles psychiques. L’estimation de 1,5 million sous-évalue fortement l’ampleur rapportée.

6. Quels éléments contribuent à la cohésion sociale et au bien-être psychologique ?

La proximité résidentielle, les loisirs communs et l’accès aux services.
La concurrence, la mobilité individuelle et la réussite économique.
La conformité aux règles, la sécurité matérielle et la stabilité professionnelle.
La solidarité, la confiance et le sentiment d’appartenance.

La solidarité, la confiance et le sentiment d’appartenance.

Explication

La cohésion sociale s’appuie sur la solidarité, la confiance et le sentiment d’appartenance, qui contribuent au bien-être psychologique. La réussite économique peut être importante, mais elle ne remplace pas ces fondements du lien collectif.

7. Dans une enquête, quelle combinaison de perceptions décrit le mieux le sentiment collectif exprimé au sujet de la société ?

84 % la jugent fracturée et 81 % ressentent un déclin.
81 % jugent les inégalités réduites et 84 % constatent une amélioration de la cohésion.
81 % la jugent fracturée et 84 % ressentent un déclin.
84 % estiment que la solidarité progresse et 81 % ressentent un renforcement du lien social.

84 % la jugent fracturée et 81 % ressentent un déclin.

Explication

L’enquête indique que 84 % des Français estiment que la société est fracturée et que 81 % ressentent un déclin. Inverser les deux proportions attribue incorrectement les résultats aux perceptions correspondantes.

8. Parmi les maladies citées, laquelle présente le plus grand écart de risque entre les personnes des premier et dixième déciles de niveau de vie ?

Les maladies cardiovasculaires, avec un risque 1,4 fois plus élevé dans le premier décile
Les maladies respiratoires, avec un risque 2,3 fois plus élevé dans le premier décile
Le diabète, avec un risque 2,8 fois plus élevé dans le premier décile
Les maladies hépatiques, avec un risque 2,4 fois plus élevé dans le premier décile

Le diabète, avec un risque 2,8 fois plus élevé dans le premier décile

Explication

Le diabète présente l’écart le plus important : le risque est 2,8 fois plus élevé dans le premier décile que dans le dixième. Les maladies hépatiques ont aussi un écart notable, mais celui-ci est de 2,4.

9. Pourquoi les interventions menées pendant les 1 000 premiers jours de la vie peuvent-elles contribuer à réduire des inégalités durables entre enfants ?

Elles remplacent les mesures de soutien aux familles pendant la scolarité
Elles soutiennent les familles et préviennent des écarts concernant notamment le langage, l’attachement et la santé
Elles ciblent principalement les maladies cardiovasculaires liées au niveau de vie
Elles garantissent à chaque enfant les mêmes résultats scolaires dès l’entrée à l’école

Elles soutiennent les familles et préviennent des écarts concernant notamment le langage, l’attachement et la santé

Explication

Agir durant cette période permet de soutenir les familles et de prévenir des écarts durables touchant notamment le langage, l’attachement et la santé. Ces interventions ne garantissent pas des résultats scolaires identiques.

10. Quel rôle la reconnaissance joue-t-elle dans l’expérience sociale d’une personne ?

Elle augmente la participation associative en fonction du niveau de diplôme et de la situation professionnelle
Elle aide principalement à choisir une formation et à définir un projet professionnel
Elle lui donne une place et un rôle, nourrit son appartenance et sa dignité, tandis que son absence peut favoriser l’exclusion
Elle assure l’accès aux services publics et aux droits, tandis que son absence réduit les ressources matérielles

Elle lui donne une place et un rôle, nourrit son appartenance et sa dignité, tandis que son absence peut favoriser l’exclusion

Explication

La reconnaissance contribue à donner une place et un rôle, et nourrit le sentiment d’appartenance ainsi que la dignité. L’éloignement des services et des droits relève plutôt de l’exclusion matérielle et symbolique.

11. Une famille vivant dans un hébergement d’urgence rencontre des obstacles pour accéder aux soins, aux droits et à la scolarité : quelle forme d’exclusion cette situation illustre-t-elle ?

Une exclusion associative liée à une faible participation des jeunes sans diplôme
Une perte de reconnaissance qui se manifeste principalement par un manque de confiance en soi
Une exclusion matérielle et symbolique liée à l’éloignement des services, des droits et des circuits scolaires ou de santé
Une difficulté d’insertion professionnelle résolue par une mission de Service Civique

Une exclusion matérielle et symbolique liée à l’éloignement des services, des droits et des circuits scolaires ou de santé

Explication

Les habitants d’hébergements d’urgence peuvent être éloignés des services, des droits et des circuits scolaires ou de santé, ce qui constitue une exclusion matérielle et symbolique. Une faible participation associative concerne un autre aspect de l’engagement social.

12. Quels éléments l’indice de développement humain combine-t-il pour mesurer le développement global d’un pays ?

L’espérance de vie, l’éducation et le revenu
La durée moyenne de vie, la fécondité et la mortalité infantile
La croissance économique, les inégalités de revenus et le chômage
La pauvreté, la malnutrition et l’accès à l’eau potable

L’espérance de vie, l’éducation et le revenu

Explication

L’IDH est un indicateur composite qui associe l’espérance de vie, l’éducation et le revenu. L’espérance de vie seule mesure la durée moyenne de vie et ne constitue pas l’IDH.

13. En 2022, quelle part de la population malgache vivait sous le seuil international de pauvreté fixé à 2,15 dollars par jour ?

75,2 %
50 %
25,2 %
2,15 %

75,2 %

Explication

En 2022, 75,2 % de la population malgache vivait sous le seuil international de pauvreté de 2,15 dollars par jour. La valeur de 2,15 désigne le seuil quotidien, et non la part de la population.

14. Une école cherche à réduire les obstacles à la scolarisation des filles : quelle mesure répond directement à l’un des obstacles recensés ?

Remplacer l’enseignement inclusif par des parcours distincts selon le niveau scolaire
Rendre les écoles plus sûres et plus hygiéniques et adopter des pratiques d’enseignement inclusives
Concentrer l’action sur l’accès à l’eau potable et la prise en charge de la malnutrition
Réserver les ressources scolaires aux zones épargnées par les catastrophes naturelles

Rendre les écoles plus sûres et plus hygiéniques et adopter des pratiques d’enseignement inclusives

Explication

Les écoles insuffisamment sûres ou hygiéniques et les pratiques d’enseignement non inclusives font partie des obstacles cités à la scolarisation des filles. Les difficultés d’accès à l’eau et la malnutrition sont des défis importants, mais ne correspondent pas à ces obstacles scolaires précis.

15. Qu’est-ce qu’un indicateur dans l’étude des phénomènes sociaux ?

Une opinion recueillie auprès d’un groupe afin d’expliquer ses comportements sociaux
Une donnée brute qui n’a pas encore été traitée ni interprétée
Une décision publique destinée à modifier les conditions de vie d’une population
Une donnée statistique permettant de mesurer un phénomène précis, comme la santé ou la cohésion sociale

Une donnée statistique permettant de mesurer un phénomène précis, comme la santé ou la cohésion sociale

Explication

Un indicateur est une donnée statistique utilisée pour mesurer un phénomène précis et décrire notamment la santé, le bien-être ou la cohésion sociale. Une donnée brute, en revanche, n’a pas encore été transformée en indicateur par un traitement statistique.

16. Pour comparer la fréquence d’un phénomène social entre deux populations de tailles différentes, quel type de mesure est le plus adapté ?

Une estimation du coût total associé au phénomène dans chaque population
Un nombre brut de réponses recueillies, sans tenir compte de la taille des populations
Une valeur absolue, comme le nombre total de personnes concernées dans chaque population
Une valeur relative, comme un pourcentage ou un taux pour mille rapporté à chaque population

Une valeur relative, comme un pourcentage ou un taux pour mille rapporté à chaque population

Explication

Une valeur relative rapporte le phénomène à la taille de la population et facilite ainsi les comparaisons. Les nombres absolus indiquent des effectifs, mais leur comparaison peut être trompeuse lorsque les populations ont des tailles différentes.

17. Quelle succession d’étapes correspond à la construction d’un indicateur ?

Collecter les données, les traiter et les analyser, puis valider et publier les résultats
Valider les données, publier les résultats, puis effectuer leur collecte et leur analyse
Analyser les résultats, les publier, puis collecter et valider les données utilisées
Collecter les données, publier des résultats provisoires, puis éviter leur traitement

Collecter les données, les traiter et les analyser, puis valider et publier les résultats

Explication

La construction d’un indicateur passe par la collecte, le traitement et l’analyse des données, avant la validation et la publication des résultats. Publier les résultats avant leur traitement et leur analyse inverse l’ordre nécessaire à leur interprétation.

18. Une équipe municipale veut suivre l’évolution d’un problème social et juger les effets de son programme de prévention. À quoi les indicateurs peuvent-ils contribuer ?

À décrire les objectifs du programme sans permettre de comparer son évolution
À garantir que le programme produira les mêmes résultats dans toutes les communes
À remplacer le débat politique par une mesure statistique considérée comme une décision
À éclairer ses décisions et à évaluer les effets de la politique publique dans le temps

À éclairer ses décisions et à évaluer les effets de la politique publique dans le temps

Explication

Les indicateurs aident à éclairer les décisions politiques, à comparer les phénomènes dans le temps et à évaluer les politiques publiques. Ils ne garantissent pas les mêmes résultats dans des contextes locaux différents.

19. Quel est l’objet général de l’épidémiologie ?

L’étude des dépenses consacrées aux soins dans les établissements de santé
L’étude des décisions individuelles prises par les professionnels de santé
L’étude des ressources économiques produites par le secteur médical
L’étude de l’état de santé de la population

L’étude de l’état de santé de la population

Explication

L’épidémiologie étudie l’état de santé de la population. L’analyse des dépenses de soins peut relever d’autres domaines et ne définit pas cet objet général.

20. Des chercheurs décrivent comment la fréquence d’une maladie varie selon les régions et les périodes, ainsi que selon certains déterminants de santé. De quelle approche s’agit-il ?

De l’épidémiologie descriptive, qui étudie la fréquence et la répartition des problèmes de santé
De l’épidémiologie clinique, qui compare les réponses aux traitements chez des patients suivis
De l’épidémiologie analytique, qui recherche des liens entre l’exposition à des facteurs et la maladie
De l’épidémiologie économique, qui estime le coût des maladies pour les systèmes de soins

De l’épidémiologie descriptive, qui étudie la fréquence et la répartition des problèmes de santé

Explication

L’épidémiologie descriptive examine la fréquence et la répartition des problèmes de santé dans le temps et l’espace, ainsi que le rôle des déterminants. L’approche analytique vise plutôt à mettre en évidence des liens entre l’exposition à des facteurs et la survenue de problèmes de santé.

21. Pour déterminer si l’exposition à un facteur est liée à la survenue d’un problème de santé, quelle approche épidémiologique convient ?

L’épidémiologie démographique, qui mesure les changements de taille des populations
L’épidémiologie analytique, qui met en évidence des liens entre facteurs et problèmes de santé
L’épidémiologie administrative, qui classe les actes réalisés par les services de santé
L’épidémiologie descriptive, qui répartit les cas selon le temps et l’espace

L’épidémiologie analytique, qui met en évidence des liens entre facteurs et problèmes de santé

Explication

L’épidémiologie analytique cherche à mettre en évidence le lien entre l’exposition à des facteurs et la survenue de problèmes de santé. L’approche descriptive caractérise plutôt la fréquence et la répartition des problèmes.

22. Quelle limite du PIB faut-il garder à l’esprit lorsqu’on l’utilise pour caractériser une société ?

Il combine la santé, l’éducation et le niveau de vie pour mesurer le développement humain
Il mesure la richesse produite, mais ne reflète pas directement le bien-être social ni certaines activités non marchandes
Il exprime la part de la population sans emploi et ne mesure pas la production économique
Il mesure principalement le bien-être social, mais exclut la production réalisée par les entreprises

Il mesure la richesse produite, mais ne reflète pas directement le bien-être social ni certaines activités non marchandes

Explication

Le PIB mesure la richesse produite par un pays en un an, mais ne traduit pas directement le bien-être social et ne comptabilise pas les activités non marchandes qui l’influencent. L’association de la santé, de l’éducation et du niveau de vie caractérise plutôt l’IDH.

23. Un pays veut évaluer le développement humain en intégrant la santé, l’éducation et le niveau de vie. Quel indicateur correspond à cet objectif ?

Le taux de chômage, calculé à partir de la proportion de personnes sans emploi
Le produit intérieur brut, calculé à partir de la production totale de biens et de services
L’indice de développement humain, calculé à partir de l’espérance de vie, de l’éducation et du PIB par habitant
L’indicateur de santé sociale, calculé à partir des seules dépenses consacrées aux soins

L’indice de développement humain, calculé à partir de l’espérance de vie, de l’éducation et du PIB par habitant

Explication

L’IDH combine l’espérance de vie à la naissance, le niveau d’éducation et le PIB par habitant, et varie entre zéro et un. Le PIB mesure la richesse produite, mais ne réunit pas directement ces trois dimensions du développement humain.

24. Après une campagne de vaccination, une équipe compare les taux d’infection avant et après son lancement pour déterminer si elle a été efficace. De quel type d’épidémiologie s’agit-il ?

D’épidémiologie analytique, qui étudie les liens entre facteurs et problèmes de santé
D’épidémiologie prédictive, qui estime l’évolution future des infections
D’épidémiologie descriptive, qui caractérise la fréquence des problèmes de santé
D’épidémiologie évaluative, qui mesure les résultats d’une action de santé publique

D’épidémiologie évaluative, qui mesure les résultats d’une action de santé publique

Explication

Cette comparaison sert à vérifier les résultats d’une action de santé publique, ce qui caractérise l’épidémiologie évaluative. L’épidémiologie analytique porte plutôt sur les liens entre facteurs et problèmes de santé.

25. Quelle démarche distingue l’épidémiologie évaluative de l’épidémiologie analytique ?

Elle décrit la répartition des maladies, tandis que l’analytique vérifie les effets d’une politique publique
Elle estime les besoins de soins, tandis que l’analytique compare les taux avant et après une intervention
Elle étudie les liens entre facteurs, tandis que l’analytique mesure les résultats d’une action de santé
Elle mesure les résultats d’une action, tandis que l’analytique étudie les liens entre facteurs et problèmes de santé

Elle mesure les résultats d’une action, tandis que l’analytique étudie les liens entre facteurs et problèmes de santé

Explication

L’épidémiologie évaluative vérifie les résultats d’une action, tandis que l’analytique examine les liens entre facteurs et problèmes de santé. La deuxième démarche inverse précisément ces rôles.

26. Pourquoi un indicateur de santé peut-il donner des résultats différents d’un pays à l’autre ?

Sa définition peut varier, son interprétation dépend du contexte et les méthodes de collecte influencent les résultats
Sa définition reste identique, mais les besoins de santé et les méthodes de traitement modifient les résultats
Son interprétation dépend du contexte, mais les méthodes de collecte ne changent pas les résultats obtenus
Les méthodes de collecte varient, mais le contexte et la définition n’influencent pas son interprétation

Sa définition peut varier, son interprétation dépend du contexte et les méthodes de collecte influencent les résultats

Explication

Les indicateurs sont relatifs car leur définition, leur contexte d’interprétation et leurs méthodes de collecte peuvent varier. La troisième réponse néglige l’influence des méthodes de collecte sur les résultats.

27. Pour évaluer une situation de santé complexe, pourquoi est-il utile de combiner plusieurs indicateurs ?

Parce qu’un indicateur unique décrit la situation entière, tandis que les autres servent à confirmer sa valeur
Parce que combiner des indicateurs permet de remplacer l’interprétation par une mesure entièrement objective
Parce que plusieurs indicateurs garantissent que chaque aspect de la situation est mesuré sans incertitude
Parce que chaque indicateur ne révèle qu’une partie de la réalité et que plusieurs apportent des éclairages complémentaires

Parce que chaque indicateur ne révèle qu’une partie de la réalité et que plusieurs apportent des éclairages complémentaires

Explication

Une situation complexe exige plusieurs indicateurs complémentaires, puisqu’un indicateur isolé n’en montre qu’une partie. Combiner les mesures ne garantit toutefois pas une évaluation sans incertitude.

28. Quelle différence distingue une disparité de santé d’une inégalité de santé ?

Une disparité est un écart observable, tandis qu’une inégalité est durable, évitable et socialement injuste
Une disparité est durable et évitable, tandis qu’une inégalité désigne tout écart observable entre groupes
Une disparité concerne les territoires, tandis qu’une inégalité concerne les différences entre personnes
Une disparité est socialement injuste, tandis qu’une inégalité désigne un écart temporaire entre groupes

Une disparité est un écart observable, tandis qu’une inégalité est durable, évitable et socialement injuste

Explication

Une disparité désigne un écart observable, alors qu’une inégalité implique un écart durable, évitable et socialement injuste. La deuxième réponse attribue à la disparité les caractéristiques propres à l’inégalité.

29. Une étude constate que l’état de santé se dégrade à mesure que diminuent le revenu, le niveau d’éducation et la sécurité d’emploi. Quel phénomène décrit-elle ?

Une disparité territoriale, où les différences de santé sont principalement liées au lieu de résidence
Une inégalité d’accès aux soins, où les écarts concernent principalement la disponibilité des services
Le gradient social de santé, où une plus grande défavorisation est associée à un état de santé dégradé
Une évolution épidémiologique, où les maladies changent de fréquence au fil du temps

Le gradient social de santé, où une plus grande défavorisation est associée à un état de santé dégradé

Explication

Le gradient social de santé décrit la dégradation de l’état de santé à mesure que la défavorisation sociale augmente. Une inégalité d’accès aux soins peut contribuer aux écarts, mais elle ne désigne pas à elle seule ce gradient général.

30. Quelles conséquences peuvent résulter des inégalités sociales et territoriales de santé ?

Un meilleur accès aux soins accompagné d’un sentiment accru de sécurité
Une amélioration du lien social malgré des écarts persistants de santé
Des vies plus courtes, des maladies plus fréquentes et un accès aux soins plus difficile
Une hausse de l’espérance de vie et une diminution des maladies fréquentes

Des vies plus courtes, des maladies plus fréquentes et un accès aux soins plus difficile

Explication

Ces inégalités peuvent réduire la durée de vie, augmenter la fréquence des maladies et rendre les soins plus difficiles à obtenir, tout en fragilisant le lien social. Une amélioration de l’espérance de vie ne correspond pas aux conséquences décrites.

31. Une politique visant à réduire les inégalités doit combiner quels types de mesures ?

La reconnaissance sociale et des actions limitées à l’éducation et au logement
L’accès effectif aux droits essentiels et des politiques de prévention, d’accompagnement et de redistribution
La croissance de l’offre de soins et des mesures centrées sur la redistribution des revenus
L’accès aux services publics et des dispositifs reposant surtout sur la responsabilisation individuelle

L’accès effectif aux droits essentiels et des politiques de prévention, d’accompagnement et de redistribution

Explication

La lutte contre les inégalités associe l’accès effectif à la santé, à l’éducation, au logement et à un environnement sain, ainsi que la reconnaissance et la participation sociale, à la prévention, à l’accompagnement et à la redistribution. Se concentrer sur les soins et la redistribution laisse de côté plusieurs droits et leviers importants.

32. Quelle estimation décrit la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les personnes de plus de 75 ans en France ?

Elle atteint environ 2 % dans cette tranche d’âge
Elle atteint environ 17,8 % dans cette tranche d’âge
Elle représente environ 1,2 million de personnes dans cette tranche d’âge
Elle correspond à environ 225 000 nouveaux cas dans cette tranche d’âge

Elle atteint environ 17,8 % dans cette tranche d’âge

Explication

La prévalence de la maladie atteint 17,8 % chez les personnes de plus de 75 ans. Le chiffre de 2 % correspond à la part estimée dans l’ensemble de la population, et non à cette tranche d’âge.

33. Une équipe compte les nouveaux diagnostics d’Alzheimer apparus en France au cours d’une année : quel indicateur mesure-t-elle ?

L’incidence, estimée à environ 225 000 nouveaux cas par an
L’incidence, estimée à environ 1,2 million de nouveaux cas par an
La prévalence, estimée à 17,8 % des nouveaux diagnostics chaque année
La prévalence, estimée à environ 225 000 personnes déjà atteintes

L’incidence, estimée à environ 225 000 nouveaux cas par an

Explication

L’incidence désigne les nouveaux cas sur une période et s’élève à environ 225 000 cas par an. La prévalence porte sur les personnes déjà atteintes, ce qui explique pourquoi elle ne désigne pas les nouveaux diagnostics annuels.

34. Dans l’estimation du coût annuel de la prise en charge des démences en France, quelle somme correspond à l’aide non rémunérée des proches ?

Environ 14 milliards d’euros, auxquels s’ajoutent 32 milliards de dépenses publiques
Environ 32 milliards d’euros sur un total estimé à 14 milliards
Environ 14 milliards d’euros sur un total estimé à 32 milliards
Environ 225 000 euros sur un total estimé à 32 milliards

Environ 14 milliards d’euros sur un total estimé à 32 milliards

Explication

Le coût global estimé est de 32 milliards d’euros par an, dont 14 milliards correspondent à l’aide non rémunérée des proches. Les 32 milliards représentent le total global, et non le montant attribué à cette aide.

35. En 2023, quelle différence était observée entre les femmes et les hommes ayant renoncé à des soins pour des raisons économiques ?

22 % des femmes contre 15 % des hommes
22 % des femmes contre 17,8 % des hommes
15 % des femmes contre 2 % des hommes
15 % des femmes contre 22 % des hommes

22 % des femmes contre 15 % des hommes

Explication

Les données de l’Insee indiquent que 22 % des femmes ont renoncé à des soins pour des raisons économiques, contre 15 % des hommes. Inverser ces deux proportions attribue à tort le taux le plus élevé aux hommes.

36. Parmi les victimes de violences conjugales recensées en France en 2022, quelle part étaient des femmes ?

22 % des 244 301 victimes recensées
86 % des 244 301 victimes recensées
86 % des 225 000 victimes recensées
15 % des 244 301 victimes recensées

86 % des 244 301 victimes recensées

Explication

En 2022, 244 301 victimes de violences conjugales ont été recensées, et 86 % d’entre elles étaient des femmes. Le chiffre de 225 000 concerne les nouveaux cas annuels de maladie d’Alzheimer, pas les violences conjugales.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 80 flashcards sur Indicateurs et inégalités sociales de santé.

Qu’est-ce qu’une disparité entre groupes ou territoires ?

Un écart observable qui n’est pas nécessairement injuste.

Qu’est-ce qu’une inégalité sociale ?

Une différence durable et injuste qui désavantage l’accès à des ressources ou à des droits valorisés.

Que décrit le gradient social de santé ?

La dégradation progressive de la santé lorsque la position sociale baisse, sur toute l’échelle sociale.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Indicateurs et inégalités sociales de santé.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM