QCM : Inégalités spatiales et classes sociales (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. En moyenne, de combien le salaire des femmes est-il inférieur à celui des hommes ?

De 9 %
De 17 %
De 24 %
De 6 %

De 24 %

Explication

L’écart moyen de salaire entre les femmes et les hommes est de 24 %. Le chiffre de 6 % concerne un poste et une compétence égaux ; 17 % et 9 % se rapportent à des dépenses publiques en part du PIB.

2. Une femme consacre en moyenne 3 h 57 par jour aux tâches domestiques, contre 53 minutes pour son conjoint. Quelle notion décrit cette charge qui s’ajoute à son travail professionnel ?

Le temps partiel professionnel
Le plafond de verre
La discrimination salariale
La double journée de travail

La double journée de travail

Explication

La double journée désigne le cumul du travail professionnel et d’une part importante des tâches domestiques. Le temps partiel concerne la durée d’emploi, la discrimination salariale la rémunération, et le plafond de verre l’accès aux postes élevés.

3. Dans une famille, les enfants voient régulièrement leur mère effectuer les tâches ménagères tandis que leur père s’en charge peu. Quel effet de la socialisation genrée peut en résulter ?

Ils peuvent tenir cette répartition inégale pour normale
Ils peuvent conclure que les salaires sont nécessairement égaux
Ils peuvent associer cette observation au plafond de verre
Ils peuvent considérer que les tâches sont réparties également

Ils peuvent tenir cette répartition inégale pour normale

Explication

La socialisation genrée peut conduire les enfants à intérioriser comme normale la répartition inégale qu’ils observent chez leurs parents. L’écart salarial et le plafond de verre désignent d’autres mécanismes, tandis que l’égalité des tâches contredit la situation décrite.

4. Deux personnes ont le même poste et les mêmes compétences, mais l’homme est mieux rémunéré. Quel écart salarial correspond à cette situation ?

Un écart moyen de 24 % en faveur de la femme
Un écart moyen de 9 % en faveur de la femme
Un écart de 6 % en faveur de l’homme
Un écart de 17 % en faveur de l’homme

Un écart de 6 % en faveur de l’homme

Explication

À poste et compétence égaux, l’écart indiqué est de 6 % en faveur des hommes. Le chiffre de 24 % concerne le salaire moyen, et les taux de 17 % et 9 % ne décrivent pas cet écart salarial.

5. Quel était, en France en 2016, le taux approximatif de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans ?

Environ 6 %
Environ un tiers
Environ 24 %
Environ 45 %

Environ 24 %

Explication

Le taux de chômage des jeunes actifs de moins de 25 ans était d’environ 24 % en France en 2016. Les chiffres de 45 % et d’un tiers concernent des étudiants interrogés sur leur précarité, tandis que 6 % désigne un écart salarial à poste égal.

6. Une personne de moins de 25 ans demande le RSA après avoir travaillé à temps plein pendant deux ans au cours des trois années précédentes. Quelle condition déterminante remplit-elle ?

Avoir travaillé au moins deux ans à temps partiel sur les trois années précédentes
Avoir travaillé trois ans à temps plein au cours des deux années précédentes
Avoir travaillé au moins deux ans à temps plein sur les trois années précédentes
Avoir moins de 25 ans et être au chômage depuis trois ans

Avoir travaillé au moins deux ans à temps plein sur les trois années précédentes

Explication

L’accès des jeunes au RSA est soumis à la condition d’avoir travaillé au moins deux ans à temps plein pendant les trois années précédant la demande. Le travail à temps partiel ne correspond pas à la règle, et les autres réponses modifient l’âge ou les périodes requises.

7. En comparant les dépenses publiques en 2011, quelle différence observe-t-on entre les sommes destinées aux plus de 60 ans et celles consacrées aux moins de 25 ans ?

17 % du PIB pour les plus de 60 ans, contre environ 9 % pour les moins de 25 ans
17 % du PIB pour les moins de 25 ans, contre environ 9 % pour les plus de 60 ans
Environ 9 % du PIB pour les plus de 60 ans, contre 17 % pour les moins de 25 ans
Une hausse de 17 % pour les plus de 60 ans, contre une hausse de 9 % pour les moins de 25 ans

17 % du PIB pour les plus de 60 ans, contre environ 9 % pour les moins de 25 ans

Explication

En 2011, les dépenses destinées aux plus de 60 ans atteignent 17 % du PIB, tandis que celles consacrées aux moins de 25 ans restent autour de 9 %. L’inversion des groupes est une confusion fréquente, et la hausse de 50 % concerne l’évolution des dépenses pour les plus âgés entre 1979 et 2011.

8. D’après l’enquête de l’Ifop sur la précarité étudiante, quelle proportion des étudiants craignait de tomber dans la pauvreté ?

45 %
Un tiers
49 %
24 %

45 %

Explication

Selon l’enquête de l’Ifop, 45 % des étudiants craignent de tomber dans la pauvreté. Un tiers correspond à ceux qui sautent parfois ou souvent un repas, 49 % à ceux qui limitent ou abandonnent des achats alimentaires, et 24 % au chômage des jeunes actifs.

9. Dans un quartier de la politique de la ville, quel pourcentage des adultes ayant terminé leurs études est sans diplôme ou possède un diplôme inférieur au bac ?

55 %
42 %
24 %
75 %

75 %

Explication

Dans ces quartiers, la proportion est de 75 %, contre 55 % dans les villes où ils se situent. Le taux de 55 % correspond aux villes environnantes, 42 % à la pauvreté des foyers et 24 % au logement social dans ces villes.

10. Une enquête porte sur 200 foyers d’un quartier de la politique de la ville. En appliquant la proportion observée dans ces quartiers, combien de foyers sont pauvres ?

150 foyers
152 foyers
32 foyers
84 foyers

84 foyers

Explication

La pauvreté concerne 42 % des foyers : 200×0,42=84200 \times 0{,}42 = 84. Le résultat de 32 correspond au taux de 16 % des villes environnantes, tandis que 150 et 152 proviennent d’autres proportions du tableau.

11. Quel contraste décrit correctement la part des personnes vivant dans un logement social entre les quartiers de la politique de la ville et les villes où ils se trouvent ?

42 % dans les quartiers, contre 16 % dans les villes
24 % dans les quartiers, contre 76 % dans les villes
75 % dans les quartiers, contre 55 % dans les villes
76 % dans les quartiers, contre 24 % dans les villes

76 % dans les quartiers, contre 24 % dans les villes

Explication

La part des personnes vivant dans un logement social atteint 76 % dans les quartiers, contre 24 % dans les villes où ils se trouvent. L’inversion 24 %–76 % attribue les valeurs aux mauvais territoires ; 42 %–16 % concerne la pauvreté et 75 %–55 % le niveau de diplôme.

12. Quel événement a eu lieu le 7 septembre 2019 dans le cadre des inégalités entre les banlieues et l’État ?

Cinq maires de Seine-Saint-Denis ont déposé une plainte pénale contre des habitants pour rupture d’égalité
Cinq maires de Paris ont déposé un recours contre l’État pour rupture d’égalité
Cinq maires de Seine-Saint-Denis ont déposé un recours contre l’État pour obtenir un financement supplémentaire
Cinq maires de Seine-Saint-Denis ont déposé un recours contre l’État pour rupture d’égalité

Cinq maires de Seine-Saint-Denis ont déposé un recours contre l’État pour rupture d’égalité

Explication

Le 7 septembre 2019, cinq maires de Seine-Saint-Denis ont saisi l’État au motif d’une rupture d’égalité. Une plainte pénale contre des habitants confond le recours, les maires parisiens ne sont pas les élus concernés, et une demande de financement ne reprend pas le motif indiqué.

13. Une personne compare les délais d’audience au tribunal à Aubervilliers et à Paris. Quel écart doit-elle constater ?

Dix mois de plus à Aubervilliers
Douze mois de plus à Paris
Deux mois de plus à Aubervilliers
Dix mois de plus à Paris

Dix mois de plus à Aubervilliers

Explication

Le délai est de douze mois à Aubervilliers et de deux mois à Paris, soit dix mois de plus à Aubervilliers. L’inversion place à tort le délai supérieur à Paris ; les données de police et de scolarité portent sur d’autres inégalités.

14. Dans une commune rurale, les habitants doivent parcourir plusieurs kilomètres pour consulter un généraliste, acheter des produits alimentaires ou envoyer du courrier. Quelle combinaison correspond aux services souvent absents dans de nombreuses communes françaises ?

École élémentaire, point d’alimentation et musée
Médecin généraliste, point d’alimentation et bureau ou relais-poste
Réseau téléphonique, musée et école élémentaire
Boulangerie, bibliothèque et réseau téléphonique

Médecin généraliste, point d’alimentation et bureau ou relais-poste

Explication

Les données indiquent que 25 728 communes n’ont pas de médecin généraliste, 24 381 pas de point d’alimentation et 21 128 pas de bureau ou relais-poste. Le réseau téléphonique concerne 541 communes, tandis que les musées et bibliothèques ne figurent pas dans ce décompte.

15. Quelle comparaison rend compte de l’écart de fréquentation des musées entre les habitants des communes rurales et ceux de Paris intramuros ?

14 % dans les communes rurales contre 31 % à Paris intramuros
22 % dans les communes rurales contre 63 % à Paris intramuros
30 % dans les communes rurales contre 63 % à Paris intramuros
63 % dans les communes rurales contre 22 % à Paris intramuros

22 % dans les communes rurales contre 63 % à Paris intramuros

Explication

La fréquentation des musées concerne 22 % des habitants des communes rurales et 63 % de ceux de Paris intramuros. Les valeurs 14 % et 31 % concernent la lecture, tandis que 30 % correspond aux communes de plus de 100 000 habitants.

16. Une analyse de l’espace social veut prendre en compte des facteurs de hiérarchisation autres que la classe sociale. Quel ensemble de facteurs correspond à cette approche ?

Le genre, les discriminations, le lieu de résidence, l’âge et le statut de jeune ou d’étudiant
Le revenu, le diplôme, le lieu de travail, le patrimoine et la profession
La profession, le revenu, le diplôme, le patrimoine et la consommation
Le genre, les loisirs, le niveau de consommation, le diplôme et le patrimoine

Le genre, les discriminations, le lieu de résidence, l’âge et le statut de jeune ou d’étudiant

Explication

Parmi les facteurs autres que la classe figurent le genre, l’appartenance à un groupe victime de discriminations, le lieu de résidence, l’âge et le statut de jeune ou d’étudiant. Les revenus, diplômes et professions ne constituent pas l’ensemble demandé ici.

17. Un étudiant éprouve des difficultés financières, peine à trouver un emploi et s’inquiète du réchauffement climatique, dont il estime ne pas être responsable. À quelles préoccupations cette situation correspond-elle ?

La dégradation des soins, le manque de médecins et l’isolement résidentiel
L’éloignement des commerces, la fermeture des écoles et l’accès aux musées
La précarité économique, les difficultés d’insertion professionnelle et l’inquiétude climatique
Le plafond de verre, la double journée de travail et les discriminations de genre

La précarité économique, les difficultés d’insertion professionnelle et l’inquiétude climatique

Explication

Les jeunes et les étudiants peuvent connaître une précarité économique, rencontrer des difficultés à trouver un emploi et s’inquiéter du réchauffement climatique. Les problèmes de santé renvoient plutôt aux préoccupations des personnes âgées, tandis que les autres réponses décrivent d’autres formes d’inégalités.

18. Des salariés ont des métiers et des conditions de vie similaires, mais ne se reconnaissent pas d’intérêts communs et ne mènent pas de lutte collective. Quelle notion décrit leur situation commune ?

La classe pour soi
Une communauté d’intérêts
Un groupe mobilisé
La classe en soi

La classe en soi

Explication

La classe en soi repose sur une situation professionnelle et des conditions de vie similaires, sans exiger une conscience d’intérêts communs ni une lutte collective. La classe pour soi suppose cette conscience et cette lutte ; le groupe mobilisé implique une action collective, tandis que la communauté d’intérêts attribue à tort une conscience partagée.

19. Quelle évolution résume la part des personnes déclarant appartenir à la classe ouvrière entre 1966 et 2015 ?

Une hausse de 23 % à 29 %
Une baisse de 23 % à 6 %
Une hausse de 6 % à 23 %
Une stabilité autour de 23 %

Une baisse de 23 % à 6 %

Explication

La proportion déclarée est passée de 23 % en 1966 à 6 % en 2015, ce qui indique un recul. La hausse de 6 % à 23 % inverse les dates, la hausse à 29 % inverse le sens de l’évolution, et la stabilité autour de 23 % ignore le chiffre de 2015.

20. Dans une enquête, la part des salariés du secteur privé syndiqués est de 10 % en 2015. Quelle proportion était observée en 1970, et dans quel sens la syndicalisation a-t-elle évolué ?

Environ 27 %, puis une hausse
Environ 73 %, puis une baisse
Environ 10 %, puis une stabilité
Environ 27 %, puis une baisse

Environ 27 %, puis une baisse

Explication

La proportion de salariés syndiqués du secteur privé est passée d’environ 27 % en 1970 à 10 % en 2015, donc elle a diminué. La stabilité à 10 % confond les dates, 73 % correspond à une confusion avec les non-syndiqués, et la hausse inverse le sens de l’évolution.

21. Une comparaison historique indique 3,5 millions de journées de grève en 1975. Quel ordre de grandeur correspond à 2005 ?

Environ 3,5 millions de journées
Environ 5 millions de journées
Moins de 500 000 journées
Environ 1,5 million de journées

Moins de 500 000 journées

Explication

Le nombre annuel de journées de grève est passé de 3,5 millions en 1975 à moins de 500 000 en 2005. Reprendre 3,5 millions suppose une stabilité, 5 millions traduit une hausse, et 1,5 million surestime le niveau atteint en 2005.

22. Dans une entreprise, des salariés issus du même milieu social choisissent des loisirs différents et cherchent chacun à suivre une voie professionnelle qui leur est propre. Quelle conception de la société cette situation illustre-t-elle ?

Une société où les parcours perpétuent les traditions du groupe
Une société de classes, où les comportements sont liés à l’appartenance sociale
Une société fondée sur l’action collective des salariés
Une société des individus, où chacun cherche une trajectoire singulière

Une société des individus, où chacun cherche une trajectoire singulière

Explication

La société des individus se caractérise par la recherche de choix et de trajectoires qui distinguent chacun de son groupe social. L’appartenance de classe renvoie plutôt à des comportements communs, l’action collective à une mobilisation partagée, et la tradition à la continuité du groupe.

23. Dans un lycée, chaque élève choisit des spécialités différentes de celles de ses camarades et suit ainsi un emploi du temps distinct. À quel phénomène cet exemple correspond-il ?

À l’individualisation des parcours
À la diversification des pratiques culturelles
Au maintien du sentiment d’appartenance à un groupe
À la diminution de l’action collective au travail

À l’individualisation des parcours

Explication

Le choix des spécialités au lycée est présenté comme une manifestation de l’individualisation des parcours, car il différencie les expériences scolaires des élèves. Le maintien du groupe, les pratiques culturelles et la syndicalisation désignent d’autres phénomènes.

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De combien le salaire moyen des femmes est-il inférieur à celui des hommes ?

De 24 %.

Combien de temps les femmes consacrent-elles en moyenne chaque jour aux tâches domestiques ?

3 h 57.

Combien de temps les hommes consacrent-ils en moyenne chaque jour aux tâches domestiques ?

53 minutes.

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