★ À maîtriser
Compléments
★ À maîtriser
📌 Le soi comprend le Moi, qui intériorise les attitudes d’autrui et de l’Autrui généralisé, et le Je, qui constitue la réponse et l’interprétation individuelle de la société intériorisée. - George Herbert Mead
Compléments
📌 Le comportement de rôle répond aux prescriptions sociales, mais celles-ci ne sont jamais entièrement codifiées et laissent à l’individu des marges de liberté. - George Herbert Mead
Le Moi intériorise ; le Je répond.
★ À maîtriser
📌 La sociologie de Mead est présentée comme une sociologie du Moi, tandis que celle de Blumer est une sociologie du Je. - Herbert Blumer
Compléments
Blumer, élève puis collaborateur de Mead, développe l’étude de l’activité interprétative des sujets. - Herbert Blumer
Pour Blumer, la culture et l’organisation sociale constituent surtout des cadres de référence au sein desquels se développent les lignes d’action individuelles. - Herbert Blumer
Mead : société de l’esprit ; Blumer : société des esprits.
★ À maîtriser
Schutz distingue quatre dimensions de compréhension de l’action : (Alfred Schutz) :
Alfred Schutz est reconnu comme le fondateur de la sociologie phénoménologique.
Pour Schutz, l’action dotée de sens est un projet conscient et volontaire qui comprend l’anticipation, le vécu de l’action par le sujet et l’action exécutée, ensuite interprétable. - Alfred Schutz
Compléments
📌 Schutz distingue les causes d’une action de ses raisons, ainsi que son sens subjectif, seulement partiellement interprétable de l’extérieur, de son sens objectif. - Alfred Schutz
★ À maîtriser
Schutz décrit la structure du monde social par l’intentionnalité de la conscience, l’intersubjectivité et le monde de la vie concret des acteurs. - Alfred Schutz
Pour Schutz, la réalité du monde social résulte des relations intersubjectives et constitue une construction de significations partagées entre les individus. - Alfred Schutz
Pour Berger et Luckmann, la société possède une objectivité factuelle, est produite par l’activité humaine porteuse de significations et est intériorisée par la socialisation. - Peter L. Berger et Thomas Luckmann
Compléments
Berger et Luckmann cherchent à dépasser la dichotomie entre les aspects objectifs et subjectifs de la réalité par une perspective phénoménologique. - Peter L. Berger et Thomas Luckmann
La réalité de la vie quotidienne est tenue pour acquise par les individus, qui ne s’interrogent généralement pas sur l’essence du monde social. - Peter L. Berger et Thomas Luckmann
Le langage objectifie les significations → la réalité quotidienne devient intelligible.
★ À maîtriser
📌 Les micro-pratiques ethnométhodologiques sont indexicales, réflexives et intelligibles : elles dépendent du contexte, contribuent à produire ce contexte et peuvent être décrites, communiquées et analysées.
Pour l’ethnométhodologie, le bon sens constitue la trame de significations qui rend possibles les interactions sociales et participe à la construction de la réalité sociale.
Les expériences de rupture de Garfinkel brisent les attentes ordinaires afin de rendre visibles les croyances et les attentes qui soutiennent les interactions sociales. - Harold Garfinkel
Compléments
📌 Les ethnométhodologues expliquent la compréhensibilité du monde social par des micro-pratiques quotidiennes plutôt que par des processus psychologiques obscurs, et font de ces méthodes un objet de recherche empirique.
En 1954, Harold Garfinkel invente le terme « ethnométhodologie » en étudiant les stratégies de création de sens de jurys.
Le cas d’Agnès montre qu’une personne transsexuelle a dû apprendre et contrôler réflexivement des micro-pratiques quotidiennes pour rendre intelligible son nouveau statut sexuel et de genre.
★ À maîtriser
Goffman porte attention aux signaux ordinaires souvent vus sans être observés et aux connaissances implicites exprimées par les mots et le corps. - Erving Goffman
Goffman réélabore l’idée durkheimienne de rituel pour expliquer comment les interactions quotidiennes organisent la cohérence et l’intelligibilité de la vie sociale. - Erving Goffman
Compléments
Erving Goffman, Canadien de Toronto, s’installe à Chicago en 1946, où il rencontre Herbert Blumer et Everett C. Hughes.
Goffman étudie la communication verbale et non verbale ainsi que les relations entre le Je et le Moi dans la construction du soi. - Erving Goffman
La vie sociale comme une scène, avec ses coulisses cachées.
★ À maîtriser
📌 La scène est le lieu où se déroule la représentation, tandis que les coulisses sont l’espace où elle se prépare et où l’acteur peut quitter son rôle. - Erving Goffman
Les individus confirment par leurs expressions verbales et gestuelles que le rôle joué ne constitue pas toute leur identité, ce qui leur laisse une marge d’autonomie dans l’interaction. - Erving Goffman
Goffman interprète la déviance comme pouvant découler des caractéristiques et des exigences fonctionnelles de l’institution plutôt que d’une volonté individuelle consciente de transgresser les normes. - Erving Goffman
Compléments
📌 Sur scène, les acteurs suivent les rituels de courtoisie et les règles de bienséance adaptées au contexte. - Erving Goffman
📌 Les coulisses permettent de préparer la façade personnelle et de quitter le masque, et leur séparation avec la scène doit empêcher l’accès du public extérieur. - Erving Goffman
La division entre scène et coulisses peut être organisée dans le temps aussi bien que dans l’espace. - Erving Goffman
Les normes sont agies et jouées par trois moyens : (Erving Goffman) :
Les comportements déviants révèlent les règles et la fragilité des institutions, ce qui contribue aux réactions de violence et de stigmatisation envers ceux qui s’écartent des normes. - Erving Goffman
Sur scène, on joue le rôle ; en coulisses, on peut retirer le masque.
Le théâtre peut être envisagé selon trois approches :
Le théâtre social comprend notamment le psychodrame et le sociodrame associés à Jacob Lévy Moreno, ainsi que le théâtre de l’opprimé d’Augusto Boal.
Les individus cadrent et recadrent les situations en définissant ce dont il s’agit et en sélectionnant les éléments qu’ils jugent significatifs. - Erving Goffman
Un match de boxe est cadré comme un événement sportif plutôt que comme une manifestation de violence physique.
★ À maîtriser
L’approche interactionniste étudie le sport comme une activité à laquelle les individus donnent sens par leurs interactions et leurs expériences.
Dans le sport, la reconnaissance de l’athlète par son entourage et les médias dépend de ses succès ou de ses échecs en performance.
L’identité sportive se construit en relation avec les groupes, les rôles spécifiques et les individus engagés dans la pratique.
Compléments
L’analyse interactionniste du sport éclaire notamment le sexisme, le racisme, la classe sociale et les situations de handicap.
Les recherches interactionnistes portent sur l’engagement sportif et ses changements, la construction de l’identité d’athlète, les significations du sport et les sous-cultures sportives.
★ À maîtriser
📌 L’approche interactionniste explique mal les liens entre le sens, l’identité, l’interaction, les structures sociales et les conditions matérielles.
Compléments
Véronique, R. et Wayne, H. (2014) proposent une approche interactionniste pour penser le développement de l’excellence sportive et relier les axes environnemental, biologique et psychologique. - Véronique, R. & Wayne, H., Vers une explication interactionniste du développement de l'excellence sportive
Schotté (2008) montre que la carrière de coureurs marocains dans l’athlétisme français est indissociable de leur trajectoire d’immigrés et que le sport n’est pas nécessairement une voie d’ascension sociale pour les populations dominées. - Schotté, M., La condition athlétique: Ethnographie du quotidien de coureurs professionnels immigrés
Dans l’analyse de Pascal Duret (1998), les « grands frères » médiatisent les relations entre les jeunes, les familles et les institutions, tandis que les « grandes sœurs », parfois sportives de haut niveau, soutiennent l’émancipation des filles et gagnent la confiance des familles. - Anthropologie de la fraternité dans les cités
Pascal Duret (1998) compare le basket, la boxe et le football selon leurs capacités d’intégration sociale. - Anthropologie de la fraternité dans les cités
Teste tes connaissances sur Interactionnisme, Goffman et sport avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Dans une perspective interactionniste symbolique, comment expliquer la formation de la société ?
2. Une personne interprète mentalement une réunion comme une occasion de négocier, l’évalue dans son ensemble, puis décide de prendre la parole plutôt que de rester en retrait. Quel processus décrit cette démarche ?
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Selon l’interactionnisme symbolique, de quoi résulte la société ?
Des interactions sociales et des symboles qui leur sont associés.
Qui est associé à l’Autrui généralisé, et comment le théorème de Thomas formule-t-il ses conséquences ?
Charles H. Cooley ; si des personnes définissent des situations comme réelles, celles-ci sont réelles dans leurs conséquences.
Selon George Herbert Mead, que désignent l’esprit, le soi et la société ?
L’esprit est l’activité cognitive et perceptive, le soi l’unité subjective de la personnalité individuelle-sociale, et la société une organisation donnée et reconstruite par les interactions.
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