Une suite se note (u_n) ou u, et le terme qui suit u_n est u_{n+1}, tandis que celui qui le précède est u_{n-1}.
La suite des nombres impairs 1, 3, 5, 7, … a pour terme initial u_0=1 et son terme de rang 3 est u_3=7.
u_n désigne un nombre ; (u_n) désigne la suite entière.
Pour calculer un terme avec une formule explicite, on remplace n par le rang voulu dans la formule.
Pour u_n=3n−1, on obtient u_0=−1, u_5=14 et u_{n+1}=3n+2.
Pour v_0=2 et v_{n+1}=2v_n−1, les premiers termes calculés de proche en proche sont v_1=3, v_2=5 et v_3=9.
Explicite : rang → terme ; récurrence : terme précédent → terme suivant.
📌 Dans la représentation graphique d’une suite, on ne relie pas les points ; une suite définie par récurrence peut aussi être représentée en escalier.
📌 Si la relation de croissance ou de décroissance n’est vraie que pour n≥p, la suite est dite croissante ou décroissante à partir du rang p.
Croissante : le terme suivant est au moins égal ; décroissante : il est au plus égal.
★ À maîtriser
📌 Si u_n=f(n) pour n≥p et si f est croissante sur [p;+∞[, alors (u_n) est croissante à partir du rang p ; la propriété analogue vaut pour une fonction décroissante.
📌 Lorsque tous les termes u_n sont strictement positifs, comparer u_{n+1}/u_n à 1 permet de déterminer le sens de variation de la suite.
Compléments
📌 La propriété reliant les variations de f à celles de u_n=f(n) ne s’applique pas à une suite définie par récurrence u_{n+1}=f(u_n).
Si v_0=2 et v_{n+1}=v_n+2n+1, alors v_{n+1}−v_n=2n+1>0 pour tout n∈ℕ, donc v est strictement croissante.
Pour t_n=3/2^n, les termes sont positifs et t_{n+1}/t_n=1/2<1, donc t est strictement décroissante.
Fonction associée → différence u_{n+1}−u_n → quotient u_{n+1}/u_n si les termes sont positifs.
La suite u_n=1/n, définie pour n≥1, a pour limite conjecturée 0 lorsque n tend vers +∞.
La suite v_n=1+(−1/2)^n a pour limite conjecturée 1, bien qu’elle ne soit ni croissante ni décroissante.
La suite u_n=n² tend vers +∞ lorsque n tend vers +∞.
La suite w_n=(−1)^n alterne entre 1 et −1 et n’a pas de limite.
Converger, c’est se rapprocher d’un réel ; diverger peut signifier partir vers ±∞ ou ne pas avoir de limite.
Pour conjecturer la limite d’une suite, on peut calculer des termes de rangs très grands à l’aide d’un tableau, d’un tableur ou d’un programme, ou observer son nuage de points.
Une boucle while peut déterminer le premier rang à partir duquel les termes d’une suite dépassent un seuil donné.
Pour u_0=1 et u_{n+1}=2u_n+1, le premier rang tel que u_n>1000 est n=9, car u_8=511 et u_9=1023.
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