Fiche de révision : Introduction à la mémoire et ses mécanismes

Plan du Cours

  1. Présentation du cours et axes de recherche
  2. Validité écologique et validité interne
  3. Interférence rétroactive dans la mémorisation
  4. Effet des informations verbales sur le souvenir
  5. Problèmes d’encodage et de sondage mnésique
  6. Notions temporelles de l’amnésie
  7. Causes lésionnelles et syndromes amnésiques
  8. Amnésies transitoires et facteurs déclenchants
  9. Mémoire normale et fonctions étudiées
  10. Oubli en mémoire et tâche de Peterson
  11. Méthode des lieux pour la mémorisation
  12. Méthode des pinces-à-linges et mots-clés

1. Présentation du cours et axes de recherche

Notions clés & Définitions

  • Steve Bueno-Martin : Personne responsable du cours, Maître de Conférences et enseignant-chercheur en psychologie cognitive.
  • Mémoire : Thème de recherche central portant sur les mécanismes cognitifs impliqués dans le stockage et l’utilisation de l’information.
  • Langage : Thème de recherche étudié pour comprendre les liens entre traitement linguistique et processus cognitifs.
  • Psychologie Cognitive : Domaine du cours centré sur les mécanismes mentaux permettant de percevoir, comprendre et utiliser l’information.

Points essentiels

  • Le cours est présenté par Steve Bueno-Martin, Maître de Conférences, enseignant-chercheur.
  • Steve Bueno-Martin est responsable de la mention Licence de Psychologie.
  • Il est co-responsable des enseignements de Psychologie Cognitive à Paris 13.
  • Ses travaux portent sur la mémoire et le langage.
  • Son bureau est indiqué comme F 304 et un contact mail est fourni pour les étudiants Paris 13 ([email protected]).
  • Il est responsable des relations internationales, notamment pour les départs Erasmus.

Astuce mémo

Mémoire + Langage = le duo de recherche de Bueno-Martin (et Paris 13 : bureau F304, Erasmus via relations internationales).

2. Validité écologique et validité interne

Notions clés & Définitions

  • Validité interne : La validité interne désigne la capacité d’une étude à montrer que l’effet observé provient bien de la variable manipulée, et non d’autres facteurs.
  • Validité écologique : La validité écologique indique dans quelle mesure les résultats d’une étude se généralisent à des situations réelles et quotidiennes.
  • Généralisation : La généralisation correspond au degré auquel on peut étendre les résultats d’un contexte expérimental vers d’autres contextes, personnes ou environnements.
  • Contrôle expérimental : Le contrôle expérimental regroupe les procédures qui limitent les explications alternatives et stabilisent les conditions de l’étude.

Points essentiels

  • La validité interne augmente quand les facteurs confondants sont contrôlés et que la relation cause→effet est défendable.
  • La validité écologique augmente quand la tâche et le contexte ressemblent à la réalité vécue par les participants.
  • Une étude peut avoir une forte validité interne tout en restant peu écologique si elle utilise des tâches artificielles.
  • Une étude peut avoir une forte validité écologique mais une validité interne plus faible si le contexte réel rend le contrôle des variables plus difficile.
  • La généralisation dépend à la fois du réalisme du contexte (écologie) et de la solidité de l’attribution causale (interne).

Astuce mémo

Interne = cause maîtrisée ; Écologique = vie réelle.

3. Interférence rétroactive dans la mémorisation

Notions clés & Définitions

  • Mémoire immédiate : La mémoire immédiate désigne la capacité de retenir un petit nombre d’éléments sur une très courte durée, avant que l’information ne soit remplacée ou perturbée.
  • Nombre magique 7±2 : Le nombre magique 7±2 correspond à une limite quantitative de la mémoire immédiate, observée après une seule mémorisation d’éléments simples.
  • Chunking : Le chunking est un regroupement d’éléments en unités plus larges afin de réduire le nombre d’unités à retenir.
  • Tâche de rappel : Une tâche de rappel consiste à récupérer une information apprise sans qu’on la fournisse sous forme de choix.
  • Tâche de reconnaissance : Une tâche de reconnaissance consiste à identifier un matériel appris parmi un ensemble contenant aussi des éléments nouveaux.

Points essentiels

  • Miller observe une limite autour de 7 éléments, avec une marge de ±2, après une seule mémorisation.
  • Les stimuli utilisés dans les travaux de Miller incluent chiffres, lettres, pseudo-mots et mots monosyllabiques.
  • Le chunking permet de contourner la limite de 7 éléments en transformant une suite en unités de regroupement.
  • L’exemple de regroupement transforme 1-9-7-4-1-4-9-2 en deux unités cognitives de regroupement (1974 et 1492).
  • L’expertise peut exploiter le chunking, comme dans les travaux de Chase & Simon (1973) sur les joueurs d’échecs.
  • Une taxonomie mnésique distingue rappel immédiat, rappel différé et rappel indicé, ainsi que reconnaissance avec une phase d’apprentissage puis une phase de décision parmi des éléments anciens et nouveaux.

Astuce mémo

7±2 = 7 “briques” max, mais le chunking les transforme en “blocs” plus gros.

4. Effet des informations verbales sur le souvenir

Notions clés & Définitions

  • p-value : La p-value est la probabilité que l’écart observé soit dû au hasard seul, dans un test statistique.
  • Résultat significatif : Un résultat est dit significatif quand la p-value est suffisamment faible pour exclure l’explication par le hasard.
  • Résultat tendanciel : Un résultat est tendanciel quand la p-value est intermédiaire, sans preuve solide contre l’hypothèse du hasard.
  • Résultat non significatif : Un résultat est non significatif quand la p-value est trop élevée pour distinguer l’effet réel du hasard.
  • Technique de Brown-Peterson : La technique de Brown-Peterson mesure la durée de la mémoire à court terme en imposant une tâche de distraction avant rappel.

Points essentiels

  • Le test statistique compare deux moyennes pour estimer si la différence vient du hasard ou d’une variation volontaire.
  • Si p<.001 à p=.05 (0,1% à 5%), la différence est qualifiée de SIGNIFICATIVE.
  • Si p>.05 à p<.10 (5% à 10%), la différence est qualifiée de TENDANCIEL.
  • Si p>.10 (>10%), la différence est qualifiée de N’EST PAS SIGNIFICATIF.
  • Dans Brown-Peterson, on présente un trio de consonnes puis un comptage à rebours de 3 en 3 pendant une durée fixée avant rappel.
  • Le rappel correct diminue avec la durée de comptage : 95% à 0 s, 60% à 3 s, 40% à 6 s, 20% à 9 s, 10% à 12 s, puis 9% à 15 s, 8% à 18 s.

Astuce mémo

p-value = « hasard » : petit p → effet réel ; grand p → hasard plausible.

5. Problèmes d’encodage et de sondage mnésique

Notions clés & Définitions

  • Rotation mentale : La rotation mentale est une tâche où l’on juge l’orientation d’objets en effectuant mentalement une rotation.
  • Mémoire à court terme : La mémoire à court terme désigne le stockage temporaire limité utilisé pendant des tâches de maintien et de rappel.
  • Codage visuel : Le codage visuel correspond au fait que des informations sont représentées mentalement sous une forme proche de l’image.
  • Théorie du double codage : La théorie du double codage propose que l’information peut être encodée à la fois verbalement et sous forme imagée.
  • Technique de Brown-Peterson : La technique de Brown-Peterson est une procédure de mesure de la durée de la mémoire à court terme via un comptage à rebours.

Points essentiels

  • Dans la tâche de rotation mentale, une rotation importante augmente le temps et la difficulté, ce qui suggère un traitement de type spatial.
  • Dans la tâche de Kosslyn et al. (1978), la corrélation entre temps de parcours mental et longueur n’implique pas automatiquement une cause, mais peut devenir causale quand des variables confondantes sont contrôlées.
  • Corrélation = causalité quand la logique expérimentale et le contrôle des variables confondantes rendent l’explication alternative peu plausible.
  • Dans le double codage de Paivio (1969), les mots concrets/imagés s’appuient fortement sur le codage imagé, tandis que les mots abstraits reposent davantage sur le codage verbal.
  • Dans la technique de Brown-Peterson, on présente un trio de consonnes puis on fait compter à rebours pendant un délai avant de rappeler le trio.
  • Résultats Brown-Peterson : rappel correct moyen de 95% à 0 seconde, 60% à 3 secondes, 40% à 6 secondes, 20% à 9 secondes, 10% à 12 secondes, 9% à 15 secondes, 8% à 18 secondes.

Astuce mémo

Rotation mentale : plus c’est long à parcourir, plus c’est long à “faire” mentalement.

6. Notions temporelles de l’amnésie

Notions clés & Définitions

  • Amnésie rétrograde : L’amnésie rétrograde correspond à une perte de mémoire pour des informations apprises avant la lésion, avec un gradient temporel possible.
  • Amnésie antérograde : L’amnésie antérograde correspond à une difficulté à former de nouveaux souvenirs après l’événement causal, ce qui dégrade l’encodage.
  • Amnésie rétro-antérograde : L’amnésie rétro-antérograde combine une atteinte des souvenirs antérieurs et une difficulté à acquérir de nouveaux souvenirs.
  • Interférence rétroactive : L’interférence rétroactive désigne la baisse de performance due à des informations apprises après l’événement cible, qui perturbent le souvenir en mémoire à long terme.
  • Validité écologique : La validité écologique mesure dans quelle mesure un résultat obtenu en laboratoire se généralise au monde réel.

Points essentiels

  • Dans l’étude de Shepard (1967), l’interférence rétroactive n’entraîne pas de baisse significative quand les performances restent stables, mais elle peut diminuer quand l’interférence est efficace.
  • La validité interne renvoie à la capacité d’expliquer l’effet par la variable étudiée, en contrôlant les variables confondues.
  • Exemple de variable confondue : le temps d’identification des mots varie avec la fréquence, ce qui peut masquer ou imiter un effet expérimental.
  • Loftus et Palmer (1974) montrent que le vocabulaire utilisé pour décrire l’accident (ex. smashed, colided, bumped, hit, contacted) modifie la vitesse estimée.
  • Dans Loftus et Palmer (1974), la vitesse estimée passe d’environ 65 km/h (smashed) à environ 51 km/h (contacted), avec une tendance générale à la baisse selon le verbe.
  • Loftus (1993) illustre que l’introduction d’un élément erroné dans la narration (ex. « Cédez le passage ») peut influencer la reconnaissance ultérieure, soulevant des explications liées à l’encodage, au sondage et à la (

Astuce mémo

Rétro = avant, Antéro = après, Rétro-antéro = les deux ; Interférence rétroactive = « le nouveau brouille l’ancien ».

7. Causes lésionnelles et syndromes amnésiques

Notions clés & Définitions

  • Mémoire à court terme : La mémoire à court terme stocke provisoirement une petite quantité d’informations perçues, pendant une durée très limitée.
  • Mémoire de travail : La mémoire de travail est un système à capacité réduite qui stocke et manipule l’information sur une courte période.
  • Mémoire à court terme (MCT) : La MCT désigne la mémoire à très court délai, sensible aux interruptions et aux interférences.
  • Mémoire extensive : La mémoire extensive correspond à une performance exceptionnelle de rappel, illustrée par des cas décrits dans les mémoires extraordinaires.
  • Imagerie eidétique : L’imagerie eidétique renvoie à une forme de représentation mentale très vive, associée à une “mémoire photographique” dans les descriptions de cas.

Points essentiels

  • La mémoire à court terme dure environ une vingtaine de secondes sans répétition et stocke environ 7 ±2 bits d’information.
  • La mémoire à court terme recode l’information (lettres, mots) et peut la regrouper en chunks.
  • Le maintien en mémoire à court terme repose sur une répétition silencieuse et sur des liens avec la mémoire à long terme.
  • La mémoire à court terme est très sensible aux interruptions et aux interférences.
  • La mémoire de travail est modélisée par Baddeley & Hitch (1974) avec boucle phonologique, calepin visuo-spatial et centre exécutif.
  • Le terme “mémoire de travail” est présenté comme plus approprié car il insiste sur le stockage ET la manipulation simultanés.

Astuce mémo

MCT = “Trop court, ça s’interrompt” ; Mémoire de travail = “Stocke + manipule” (phonologique, visuo-spatial, exécutif).

8. Amnésies transitoires et facteurs déclenchants

Notions clés & Définitions

  • Mémoire de travail : Système à capacité limitée qui, sur une courte durée, stocke et manipule l’information pour réaliser des tâches mentales comme le calcul mental ou la prise de notes.
  • Boucle phonologique : Composant de la mémoire de travail spécialisé dans le stockage provisoire des informations verbales, avec possibilité de répétition pour les maintenir.
  • Calepin visuo-spatial : Composant de la mémoire de travail dédié au maintien et au traitement d’informations visuelles et spatiales pendant l’exécution d’une tâche.
  • Centre exécutif : Composant de la mémoire de travail qui sélectionne, coordonne et contrôle les opérations de traitement afin de guider le comportement en cours de tâche.
  • Courbes des effets sériels : Résultats expérimentaux montrant que la position des items dans une liste influence différemment leur rappel, ce qui sert à distinguer des mécanismes de mémoire.

Points essentiels

  • La mémoire de travail est particulièrement sensible aux interruptions et aux interférences, ce qui réduit la quantité d’information maintenue et manipulée.
  • Le modèle initial de Baddeley & Hitch (1974) distingue boucle phonologique, calepin visuo-spatial et centre exécutif.
  • La mémoire de travail fonctionne comme un « espace mental de travail » à contenu limité, souvent voué à l’oubli.
  • Les limitations de capacité et de durée varient selon les individus et évoluent avec le développement.
  • Chez les enfants de 5 ans à l’adolescence, les performances de mémoire de travail progressent fortement puis atteignent un palier.
  • Une faible mémoire de travail est associée à des performances scolaires ralenties, à des difficultés de compréhension des énoncés et à une perte rapide dès que les instructions deviennent complexes.

Astuce mémo

MDT = « Manipule Données Très vite » : si ça s’interrompt, ça s’efface.

9. Mémoire normale et fonctions étudiées

Notions clés & Définitions

  • Mémoire à courte terme : La mémoire à courte terme est un stockage temporaire qui permet de maintenir l’information le temps de la traiter avant oubli ou transfert vers la mémoire à long terme.
  • Mémoire à long terme : La mémoire à long terme est un stockage durable qui conserve des informations après encodage et qui permet leur récupération pour guider le comportement.
  • Patient HM : Le patient HM est un cas clinique utilisé pour montrer que l’atteinte de l’hippocampe empêche l’apprentissage de nouvelles informations tout en laissant certaines capacités cognitives relativement préservées.
  • Hippocampe : L’hippocampe est une structure cérébrale impliquée dans l’enregistrement et la consolidation des souvenirs permettant l’apprentissage de nouvelles informations.
  • Mémoire sémantique : La mémoire sémantique est un type de mémoire à long terme qui regroupe des connaissances sur les mots, les concepts et le monde indépendamment du moment d’acquisition.

Points essentiels

  • Le modèle d’Atkinson et Shiffrin (1968) distingue mémoire sensorielle, mémoire à courte terme et mémoire à long terme, avec une sélection attentionnelle avant traitement en MCT.
  • L’information est oubliée si elle n’est pas sélectionnée, puis oubliée si elle n’est pas encodée en mémoire à long terme, ce qui conditionne la récupération ultérieure.
  • Dans le cas HM, une ablation incluant l’hippocampe entraîne une incapacité à apprendre de nouvelles informations, notamment sur des tâches inter-sessions comme la Tour de Hanoi.
  • Chez HM, l’intelligence et le vocabulaire restent rapportés comme préservés, et la mémoire à courte terme n’est pas altérée selon les performances de rappel mentionnées.
  • La solution de la Tour de Hanoi suit la règle Xn=2n1X_n=2^n-1 avec un seul disque déplacé à la fois et jamais un plus grand sur un plus petit.
  • La mémoire à long terme n’a pas de zone unique de stockage : les souvenirs sont inscrits près des zones impliquées dans leur traitement initial, ce qui reflète une proximité fonctionnelle.

Astuce mémo

HM : Hippocampe = Mémorisation Impossible (nouvelles infos) ; MCT OK (rappel immédiat).

10. Oubli en mémoire et tâche de Peterson

Notions clés & Définitions

  • Mémoire sémantique : La mémoire sémantique stocke des connaissances sur le monde et des concepts, indépendamment du moment où on les a appris.
  • Mémoire épisodique : La mémoire épisodique conserve des souvenirs d’événements personnels, avec une forte conscience du vécu.
  • Mémoire noétique : La mémoire noétique correspond à l’accès conscient à des informations, notamment dans le rappel d’expériences passées.
  • Tâche de Peterson : La tâche de Peterson mesure l’oubli en empêchant la répétition via un décompte pendant un intervalle avant le rappel.
  • Hypothèse opérationnelle : L’hypothèse opérationnelle prédit que le rappel correct diminue quand l’intervalle de décompte augmente.

Points essentiels

  • La tâche de Peterson consiste à présenter un triplet de lettres neutres puis à compter à rebours par pas de 3 à partir d’un chiffre avant le rappel.
  • Le décompte sert à empêcher la répétition mentale, afin de mesurer l’oubli lié au passage du temps sur la trace.
  • La variable principale est l’intervalle de décompte (3s, 6s, 12s, 18s), appelée « principale » car elle teste directement l’hypothèse opérationnelle.
  • Le pourcentage de lettres correctement rappelées diminue globalement quand l’intervalle augmente, ce qui confirme l’hypothèse opérationnelle.
  • Dans les résultats Brown/Peterson, le rappel passe d’environ 60% à 3s à environ 8% à 18s, avec une baisse marquée entre les plus petits et plus grands intervalles.
  • Interprétation possible : le déclin peut venir d’un déclin passif de la trace, ou d’une interférence due à l’entrée d’un nouveau matériel pendant le décompte (interférence rétroactive).

Astuce mémo

Décompte = « empêcher de répéter » : plus tu comptes longtemps, moins tu rappelles (3s ≫ 18s).

11. Méthode des lieux pour la mémorisation

Notions clés & Définitions

  • Intervalle de décomptage : Intervalle de décomptage : durée entre l’apprentissage et le rappel, qui influence le pourcentage de réponses correctes.
  • Déclin passif de la trace : Déclin passif de la trace : hypothèse selon laquelle la trace mnésique s’affaiblit si l’on ne fait rien pour l’activer pendant l’intervalle.
  • Interférence rétroactive : Interférence rétroactive : arrivée d’un nouvel élément après l’apprentissage qui perturbe le rappel du matériel passé.
  • Interférence proactive : Interférence proactive : effet d’un ancien matériel sur le rappel du présent, car les éléments antérieurs gênent l’accès aux nouveaux.
  • Catégories sémantiques : Catégories sémantiques : regroupements de mots par sens (ex. professions, vêtements) utilisés pour organiser le rappel.

Points essentiels

  • Plus l’intervalle de décomptage augmente, plus le rappel diminue, ce qui confirme l’hypothèse opérationnelle du déclin avec le temps.
  • À 3 s, le rappel est très élevé (≈85%), alors qu’à 18 s il chute fortement (≈8%), montrant un écart majeur entre petits et grands intervalles.
  • Hypothèse du déclin passif : si le sujet n’active pas la trace, l’accès à la connaissance diminue, ce qui peut être confondu avec l’interférence.
  • Interférence rétroactive : un nouvel élément pendant l’intervalle réduit la performance sur le matériel appris avant.
  • Interférence proactive : des éléments anciens peuvent perturber le rappel du matériel appris plus récemment.
  • Hypothèse active : la mémorisation dépend d’un traitement actif (répétitions, éléments personnels, images mentales, attention aux catégories sémantiques).

Astuce mémo

Intervalle ↑ → rappel ↓ (trace qui s’éteint si on n’agit pas).

12. Méthode des pinces-à-linges et mots-clés

Notions clés & Définitions

  • Plan à 2 VI : Plan expérimental où deux variables indépendantes sont manipulées, ce qui permet d’obtenir des relations binaires ou ternaires selon leur articulation.
  • Relation ternaire : Relation à 3 variables où l’effet d’une combinaison de modalités dépend simultanément des deux VI, au lieu d’être décomposable en deux effets séparés.
  • Emboitement : Type de relation entre deux VI où les modalités d’une VI sont organisées à l’intérieur des modalités de l’autre, produisant une structure hiérarchique.
  • Croisement : Type de relation entre deux VI où les modalités de chaque VI se combinent entre elles, créant toutes les combinaisons possibles.
  • Structure mixte : Structure combinant un emboitement et un croisement, selon la façon dont les modalités des VI sont organisées entre elles.

Points essentiels

  • Avec 2 VI, on peut obtenir 3 structures : deux emboitements, deux croisements ou une structure mixte, écrites avec S<VI1VI2>, SVI1*VI2 ou S<VI1>*VI2.
  • Pour trouver le bon plan, on commence par les relations binaires possibles : S-VI1, S-VI2 et VI1-VI2.
  • Relation croisée : si VI1 a M2 et VI2 a R2, alors on forme M2R2 et on obtient SM2*R2.
  • Relation d’emboitement : si VI1 a A2 et VI2 a G2, alors on obtient S<A2*G2> et on a 4 groupes différents.
  • Structure mixte : si VI1 a M2 et VI2 a A2, alors on obtient S<A2>*M2 (combinaison d’un emboitement et d’un croisement).
  • Dans l’analyse des effets, l’encodage dépend du type de traitement au moment de l’apprentissage (hypothèse de Tulving et Craik, 1975).

Astuce mémo

Pinces-à-linges = on “pince” d’abord en binaire (S-VI1, S-VI2, VI1-VI2), puis on “assemble” en ternaire (emboitement/croisement/mixte) avec le bon S<...>.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1960Expériences de Sperling sur la mémoire sensorielle (présentation brève de séries de lettres)
1956Miller : chiffre magique 7±2 (capacité de la mémoire immédiate)
1968Modèle d’Atkinson & Shiffrin : registres de mémoire (mémoire sensorielle, MCT, MLT)

Tableaux de synthèse

Seuils de décision avec la p-value

Intervalle de pConclusion
p<.001 à p=.05SIGNIFICATIF
p>.05 à p<.10TENDANCIEL
p>.10N’EST PAS SIGNIFICATIF

Codage en mémoire à court terme : verbal vs visuel

Type de tâcheIndice attendu
Conrad (1964) : confusions entre lettresSi confusions phonologiquement/visuellement proches → codage verbal ou visuel selon la nature des confusions
Shepard & Metzler (1971) : rotation mentaleRotation peu importante vs rotation importante (et miroir) → suggère codage visuel
Kosslyn et al. (1978) : parcours mentalTemps de parcours mental corrélé à la longueur (causalité seulement si variables confondantes contrôlées)

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre validité interne et validité écologique : une étude peut être très contrôlée (interne) mais peu réaliste (écologique).
  2. Croire que corrélation implique causalité : dans le cours, elle devient causale seulement avec logique expérimentale et contrôle des variables confondantes.
  3. Mélanger rappel et reconnaissance : le rappel récupère sans choix, la reconnaissance implique une phase d’apprentissage puis une décision parmi anciens et nouveaux.
  4. Interpréter 7±2 comme une limite absolue non contournable : le chunking permet de regrouper et d’augmenter la performance.
  5. Confondre interférence rétroactive et proactive : rétroactive = nouveau matériel perturbe le passé ; proactive = ancien matériel gêne le présent.
  6. Inverser les amnésies : rétrograde = perte avant la lésion, antérograde = difficulté à former de nouveaux souvenirs après l’événement.
  7. Oublier que la tâche de Brown-Peterson combine distraction et délai : le comptage à rebours réduit le rappel, mais l’explication peut relever du déclin de trace ou de l’interférence.

Checklist Examen

  1. Présenter les rôles de Steve Bueno-Martin (responsable mention Licence, co-responsable Paris 13, travaux mémoire et langage, bureau F 304, contact mail Paris 13, relations internationales Erasmus).
  2. Définir validité interne, validité écologique, généralisation et contrôle expérimental, puis donner les 4 combinaisons typiques (interne forte/écologique faible, etc.).
  3. Expliquer la mémoire immédiate et le chiffre magique 7±2 (après une seule mémorisation) et citer les types de stimuli (chiffres, lettres, pseudo-mots, mots monosyllabiques).
  4. Décrire le chunking et l’exemple 1-9-7-4-1-4-9-2 → 1974 et 1492, puis relier à l’expertise (Chase & Simon).
  5. Maîtriser la taxonomie mnésique : rappel immédiat/différé/indiqué et reconnaissance (phase d’apprentissage puis décision).
  6. Savoir interpréter une p-value : distinguer SIGNIFICATIF, TENDANCIEL et N’EST PAS SIGNIFICATIF avec les seuils p<.001 à p=.05, p>.05 à p<.10, p>.10.
  7. Décrire Brown-Peterson : trio de consonnes, comptage à rebours de 3 en 3, et donner la décroissance du rappel correct (95% à 0 s, 60% à 3 s, 40% à 6 s, 20% à 9 s, 10% à 12 s, 9% à 15 s, 8% à 18 s).
  8. Expliquer rotation mentale et ce que suggère l’augmentation du temps (traitement spatial), puis distinguer corrélation vs causalité (Kosslyn et al. et contrôle des variables confondantes).
  9. Expliquer le double codage (Paivio 1969) : mots concrets/imagés vs mots abstraits/verbal, et relier à la logique encodage verbal vs imagé.
  10. Définir amnésie rétrograde, antérograde et rétro-antérograde, puis relier interférence rétroactive et validité écologique (Shepard 1967 et Loftus & Palmer 1974).
  11. Décrire les modèles de mémoire de travail : Baddeley & Hitch (1974) avec boucle phonologique, calepin visuo-spatial et centre exécutif, et rappeler les effets développementaux et scolaires d’une faible MDT.
  12. Connaître les méthodes et mécanismes : méthode des lieux, pinces-à-linges (rime puis association épingle→mot), mots-clés (Atkinson & Raugh), et rôle de la profondeur du traitement (Tulving & Craik) et de la prégnance (ex
  13. dateRange? no) ]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]}]
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Steve Bueno-Martin — rôle ?

Responsable du cours, enseignant-chercheur en psychologie cognitive.

Validité interne

Capacité à montrer que la variable cause l'effet

Validité interne — définition ?

Capacité à montrer que l’effet vient de la variable manipulée.

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