QCM : PSYCHOLOGIE « Support de cours complet » (36 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet d’étude distingue principalement la psychologie du développement de la psychologie de l’enfant ?

Les comportements sociaux étudiés dans quelques tranches d’âge
Les troubles psychologiques apparaissant principalement à l’âge adulte
Les apprentissages scolaires observés durant l’enfance
Les changements psychologiques de l’individu tout au long de sa vie

Les changements psychologiques de l’individu tout au long de sa vie

Explication

La psychologie du développement analyse les transformations psychologiques qualitatives et quantitatives durant l’ensemble de la vie. La psychologie de l’enfant se concentre davantage sur certaines périodes de l’enfance, ce qui ne couvre pas tout le parcours individuel.

2. Quelle situation illustre un changement qualitatif plutôt qu’un changement quantitatif ?

Une augmentation du nombre de mots mémorisés
Une hausse de la vitesse de résolution des exercices
Une croissance mesurable de la taille corporelle
Une transformation de l’organisation interne de la personne

Une transformation de l’organisation interne de la personne

Explication

Un changement qualitatif modifie la nature d’une personne ou son organisation interne, et pas simplement une quantité mesurable. Les autres situations décrivent des variations quantitatives puisqu’elles portent sur une mesure ou une performance chiffrable.

3. Quelles dimensions sont prises en compte dans le développement humain ?

Les dimensions physique, affective, sociale et cognitive
Les dimensions biologique, scolaire, professionnelle et économique
Les dimensions sensorielle, morale, juridique et culturelle
Les dimensions motrice, linguistique, familiale et politique

Les dimensions physique, affective, sociale et cognitive

Explication

Le développement humain comprend les dimensions physique, affective, sociale et cognitive. La dimension cognitive concerne les habiletés mentales, tandis que les autres propositions regroupent des domaines qui ne constituent pas l’ensemble défini ici.

4. Quelle distinction Darwin établit-il entre ontogenèse et phylogenèse ?

L’ontogenèse concerne l’éducation et la phylogenèse concerne la société
L’ontogenèse concerne l’individu et la phylogenèse concerne les espèces
L’ontogenèse concerne les espèces et la phylogenèse concerne l’individu
L’ontogenèse concerne l’esprit et la phylogenèse concerne le corps

L’ontogenèse concerne l’individu et la phylogenèse concerne les espèces

Explication

Darwin distingue l’ontogenèse, qui désigne le développement d’un individu, de la phylogenèse, qui renvoie à l’évolution des espèces. Les autres réponses attribuent à ces notions des domaines qui ne correspondent pas à cette distinction.

5. Quelle conception de l’enfant Locke défend-il en 1690 ?

L’enfant est naturellement innocent, puis altéré par la société
L’enfant développe ses capacités par l’évolution des espèces
L’enfant est une tabula rasa transformée par l’éducation
L’enfant possède une structure psychosexuelle façonnée par l’inconscient

L’enfant est une tabula rasa transformée par l’éducation

Explication

Locke décrit l’enfant comme une « tabula rasa », dépourvue de connaissances et de prédispositions, que les pratiques éducatives contribuent à transformer. La conception de l’innocence naturelle et des effets néfastes de la société est associée à Rousseau, non à Locke.

6. Quel domaine Binet étudie-t-il en 1900 parmi les premiers travaux sur le développement ?

Les mesures de l’intelligence et de la personnalité ainsi que les différences individuelles
Les sensations et les perceptions dans une psychologie expérimentale et statistique
Les processus ontogénétiques et phylogénétiques dans le développement cognitif et social
Les processus inconscients liés aux expériences précoces et au développement psychosexuel

Les mesures de l’intelligence et de la personnalité ainsi que les différences individuelles

Explication

Binet étudie les mesures de l’intelligence et de la personnalité ainsi que la variabilité entre les individus dans la résolution de tâches. L’étude des sensations et des perceptions renvoie à Wundt, tandis que les autres propositions correspondent à Freud ou à Baldwin.

7. Quel objet caractérise principalement les travaux de Wundt en 1879 ?

Les relations socio-affectives et les expériences précoces
Les effets de l’éducation sur les connaissances de l’enfant
Les sensations, les perceptions et la structure des pensées
Les différences individuelles dans les performances et les capacités

Les sensations, les perceptions et la structure des pensées

Explication

Wundt développe une psychologie expérimentale et statistique centrée sur les sensations, les perceptions et la structure des pensées. Les différences individuelles sont davantage associées à Galton, tandis que les autres réponses renvoient à Locke ou à Freud.

8. Quel repère chronologique concernant les sens du fœtus est exact ?

Le goût apparaît vers 24 semaines, tandis que l’odorat apparaît vers 25 semaines et reste immature à la naissance.
L’audition apparaît vers 24 semaines, tandis que la vision apparaît vers 25 semaines et reste immature à la naissance.
La vision apparaît vers 24 semaines, tandis que l’audition apparaît vers 25 semaines et reste immature à la naissance.
L’odorat apparaît vers 12 semaines, tandis que le goût apparaît entre 24 et 28 semaines et reste immature à la naissance.

L’audition apparaît vers 24 semaines, tandis que la vision apparaît vers 25 semaines et reste immature à la naissance.

Explication

L’audition apparaît vers 24 semaines et la vision vers 25 semaines, cette dernière demeurant immature à la naissance. La confusion entre ces deux repères inverse leurs dates d’apparition.

9. Pourquoi les réflexes observables à la naissance sont-ils examinés chez le nouveau-né ?

Ils permettent d’estimer la maturité de la vision binoculaire du nouveau-né.
Ils permettent d’évaluer l’état neurologique du nouveau-né.
Ils permettent de mesurer la vitesse d’acquisition de la marche du nouveau-né.
Ils permettent de déterminer la capacité du nouveau-né à reconnaître les sons.

Ils permettent d’évaluer l’état neurologique du nouveau-né.

Explication

Les réflexes présents à la naissance fournissent des indications sur l’état neurologique du nouveau-né. Ils ne servent pas directement à mesurer la vision, la marche ou la reconnaissance auditive.

10. Quelle capacité devient possible lorsque la vision binoculaire s’établit vers 4 à 5 mois ?

Contrôler volontairement la marche dans des environnements variés.
Reconnaître les odeurs avec une précision comparable à celle de l’adulte.
Comprendre les relations symboliques entre les objets observés.
Percevoir la distance et la profondeur dans l’espace.

Percevoir la distance et la profondeur dans l’espace.

Explication

La vision binoculaire, établie vers 4 à 5 mois, permet au bébé de percevoir la distance et la profondeur. Les autres capacités proposées ne définissent pas la fonction de cette organisation visuelle.

11. À quel moment la marche est-elle bien maîtrisée par environ 90 % des bébés ?

Vers 24 mois.
Vers 15 mois.
Vers 12 mois.
Vers 4 à 5 mois.

Vers 15 mois.

Explication

La marche bien maîtrisée est observée chez environ 90 % des bébés vers 15 mois. Vers 12 mois, elle concerne plutôt 50 % des bébés, ce qui rend ce repère moins avancé incorrect pour la proportion demandée.

12. Comment le constructivisme explique-t-il la formation des structures de l’intelligence ?

Elles se développent par accumulation de réponses apprises sans réorganisation des connaissances.
Elles se construisent progressivement par l’interaction entre l’individu et son environnement.
Elles apparaissent principalement à la naissance sous l’effet de dispositions biologiques déjà organisées.
Elles résultent surtout de propriétés présentes dans l’environnement avant toute activité du sujet.

Elles se construisent progressivement par l’interaction entre l’individu et son environnement.

Explication

Le constructivisme décrit les structures de l’intelligence comme le résultat progressif des interactions entre l’individu et son environnement. Cette conception s’oppose à l’idée de structures entièrement innées ou déjà préexistantes.

13. Dans la perspective piagétienne, que désigne l’adaptation ?

L’ajustement des connaissances à un environnement en changement constant.
L’intégration d’un objet dans un schème déjà disponible sans transformation.
La modification précise d’une structure du sujet face à un objet nouveau.
Le retour à un équilibre stable après une perturbation des connaissances.

L’ajustement des connaissances à un environnement en changement constant.

Explication

L’adaptation correspond à l’ajustement des connaissances d’un individu à un environnement qui change. La modification précise d’une structure renvoie davantage à l’accommodation, tandis que le retour à l’équilibre définit l’équilibration.

14. Un enfant applique un schème familier à un nouvel objet sans modifier ce schème : quel processus illustre-t-il ?

L’accommodation, parce que le schème est transformé pour convenir à l’objet.
L’assimilation, parce que l’objet est incorporé dans un schème existant.
L’équilibration, parce qu’un nouvel état d’équilibre est atteint après une perturbation.
La généralisation, parce qu’une structure d’action se transfère entre plusieurs situations.

L’assimilation, parce que l’objet est incorporé dans un schème existant.

Explication

L’assimilation consiste à incorporer un objet dans un schème déjà existant. L’accommodation serait nécessaire si l’enfant devait modifier ce schème pour s’ajuster à la situation nouvelle.

15. Que se produit-il au cours de l’équilibration après un déséquilibre cognitif ?

Le sujet conserve un déséquilibre afin de maintenir ses connaissances initiales.
Le sujet incorpore les objets nouveaux dans ses schèmes sans tenir compte de la situation.
Le sujet réajuste ou restructure ses structures internes pour atteindre un nouvel équilibre.
Le sujet reproduit une action familière sans modifier ses structures internes.

Le sujet réajuste ou restructure ses structures internes pour atteindre un nouvel équilibre.

Explication

L’équilibration est un processus de réajustement ou de restructuration interne qui conduit à un nouvel état d’équilibre. La simple répétition d’une action correspond plutôt au fonctionnement d’un schème, et non à la résolution d’un déséquilibre.

16. Quelle caractéristique permet de distinguer un stade piagétien d’une simple juxtaposition de propriétés ?

Il correspond à une addition de comportements observables sans organisation commune.
Il forme une structure d’ensemble organisée selon un ordre de succession constant.
Il décrit une compétence isolée qui apparaît sans préparation ni niveau d’achèvement.
Il rassemble des acquisitions indépendantes dont l’ordre peut varier selon les enfants.

Il forme une structure d’ensemble organisée selon un ordre de succession constant.

Explication

Un stade piagétien constitue une structure d’ensemble inscrite dans un ordre de succession constant, avec préparation et achèvement. Une simple juxtaposition de propriétés ne possède pas cette organisation structurée.

17. Quelle description correspond au stade sensorimoteur de Piaget ?

Il s’étend de 0 à 2 ans et repose sur l’action et la perception à partir des réflexes.
Il s’étend de 2 à 6 ans et repose principalement sur la représentation symbolique et l’égocentrisme.
Il débute vers 12 ans et repose sur la formulation d’hypothèses détachées du concret.
Il s’étend de 6 à 12 ans et repose sur la conservation et la réversibilité mentales.

Il s’étend de 0 à 2 ans et repose sur l’action et la perception à partir des réflexes.

Explication

Le stade sensorimoteur couvre la période de 0 à 2 ans et se construit par les sens, la motricité et l’exercice des réflexes. Les autres descriptions correspondent respectivement aux stades préopératoire, des opérations concrètes et des opérations formelles.

18. Quel comportement caractérise principalement le stade préopératoire, situé entre 2 et 6 ans ?

La formulation d’hypothèses portant sur des possibilités détachées de l’expérience concrète.
La résolution de problèmes concrets grâce à la réversibilité et à la conservation.
L’utilisation croissante des symboles, accompagnée d’égocentrisme et d’absence de conservation.
L’appréhension du monde par l’exercice des réflexes et la coordination sensorimotrice.

L’utilisation croissante des symboles, accompagnée d’égocentrisme et d’absence de conservation.

Explication

Le stade préopératoire se caractérise par le développement des symboles, l’égocentrisme et l’absence de conservation entre 2 et 6 ans. La conservation et la réversibilité appartiennent au stade des opérations concrètes, tandis que les hypothèses relèvent des opérations formelles.

19. Quelle possibilité cognitive apparaît avec le stade des opérations formelles, qui débute vers 12 ans ?

Explorer le monde principalement par les réflexes, les sens et les mouvements.
Utiliser des symboles tout en restant centré sur son propre point de vue.
Résoudre des problèmes concrets grâce à la conservation et à la réversibilité.
Se détacher du concret pour formuler des hypothèses et envisager le possible.

Se détacher du concret pour formuler des hypothèses et envisager le possible.

Explication

Le stade des opérations formelles permet de dépasser les données concrètes, de formuler des hypothèses et d’envisager le possible. La conservation et la réversibilité caractérisent plutôt les opérations concrètes, tandis que l’activité réflexe appartient au stade sensorimoteur.

20. Comment Wallon conçoit-il le rapport entre les dimensions biologique et sociale du développement ?

Elles évoluent séparément avant de s’influencer à l’âge adulte
Elles sont étroitement complémentaires dans le développement de la personne
La dimension biologique détermine progressivement les relations sociales
La dimension sociale remplace les mécanismes biologiques au cours de l’enfance

Elles sont étroitement complémentaires dans le développement de la personne

Explication

Wallon considère le biologique et le social comme étroitement complémentaires, tandis que le développement de l’intelligence participe à celui de la personne totale. L’idée d’une évolution séparée ou d’un remplacement d’une dimension par l’autre ne correspond pas à cette conception intégrée.

21. Quel milieu, chez Wallon, comprend les représentations et les acquis culturels donnant accès aux concepts ?

Le milieu symbolique
Le milieu humain
Le milieu physique
Le milieu moteur

Le milieu symbolique

Explication

Le milieu symbolique regroupe les représentations et les acquis culturels qui permettent l’accès aux concepts. Le milieu physique renvoie aux objets, tandis que le milieu humain médiatise les relations.

22. Un enfant sourit, adopte une posture et utilise des mimiques pour obtenir une réaction d’un adulte : de quel mode d’action s’agit-il selon Wallon ?

De la préhension, qui organise la manipulation des objets
De l’effection, qui agit sur le milieu physique
De l’expression, qui agit sur le milieu humain
De la locomotion, qui transforme l’espace environnant

De l’expression, qui agit sur le milieu humain

Explication

L’expression agit sur le milieu humain au moyen des sourires, des mimiques et des postures. L’effection concerne plutôt l’action sur le milieu physique par la préhension, la manipulation ou la locomotion.

23. Quel rôle Wallon attribue-t-il aux émotions dans le développement psychologique ?

Elles indiquent une maturation biologique sans modifier l’environnement humain
Elles apparaissent après le langage et structurent ensuite les conduites motrices
Elles perturbent les relations sociales avant d’être remplacées par la pensée
Elles constituent un premier mode d’action sur autrui et organisent les échanges

Elles constituent un premier mode d’action sur autrui et organisent les échanges

Explication

Pour Wallon, les émotions sont un premier mode d’action sur autrui et contribuent à organiser le développement par les échanges avec l’entourage. Elles ne sont donc pas considérées comme de simples perturbations ni comme un phénomène apparaissant après le langage.

24. Comment évolue le rapport entre le moi et autrui au cours du stade émotionnel décrit par Wallon, de 0 à 3 ans ?

Il passe progressivement de l’indifférenciation à la différenciation
Il reste indifférencié pendant toute la période émotionnelle
Il devient différencié dès les premières réactions émotionnelles
Il passe de la différenciation à une indifférenciation vers 3 ans

Il passe progressivement de l’indifférenciation à la différenciation

Explication

Le stade émotionnel conduit progressivement de l’indifférenciation entre le moi et autrui à leur différenciation vers 3 ans. La différenciation n’est donc ni immédiate ni suivie d’un retour à l’indifférenciation.

25. Quelle séquence caractérise la période d’impulsivité motrice de 0 à 12 mois chez Wallon ?

Imitation différée, langage, puis projection de la pensée dans le geste
Marche, manipulation des objets, puis apparition de l’intelligence pratique
Différenciation du moi, exploration symbolique, puis raisonnement conceptuel
Réflexes, agitation émotionnelle, puis adaptation sociale des réponses motrices

Réflexes, agitation émotionnelle, puis adaptation sociale des réponses motrices

Explication

L’impulsivité motrice comprend une activité réflexe, une agitation liée aux émotions, puis une adaptation sociale progressive des réponses motrices. La marche et la manipulation appartiennent davantage à la période sensorimotrice, tandis que l’imitation différée caractérise la période projective.

26. Quelle conduite est particulièrement caractéristique de la période sensorimotrice située vers 1 à 2 ans chez Wallon ?

L’activité réflexe dominée par l’agitation liée aux émotions
L’imitation différée accompagnée d’une projection de la pensée dans le geste
La différenciation progressive du moi et d’autrui par les échanges affectifs
La marche associée à la manipulation des objets et à l’intelligence pratique

La marche associée à la manipulation des objets et à l’intelligence pratique

Explication

La période sensorimotrice se caractérise notamment par la marche, la parole, la manipulation des objets et l’émergence de l’intelligence pratique. L’activité réflexe relève de l’impulsivité motrice, tandis que l’imitation différée appartient à la période projective.

27. Quel phénomène marque la période projective de 2 à 3 ans dans la théorie de Wallon ?

L’apparition des réflexes et de l’agitation associée aux émotions
La découverte des objets par la marche et la manipulation pratique
L’émergence de la pensée symbolique par le langage et l’imitation différée
L’adaptation progressive des réponses motrices aux exigences de l’entourage

L’émergence de la pensée symbolique par le langage et l’imitation différée

Explication

La période projective correspond à l’émergence de la pensée symbolique, notamment grâce à l’imitation différée, au langage et à la projection de la pensée dans le geste. Les réflexes et l’agitation relèvent d’une période antérieure, tandis que la marche et la manipulation caractérisent la période sensorimotrice.

28. Comment l’approche historico-culturelle de Vygotski explique-t-elle l’apparition des fonctions psychiques supérieures ?

Elles résultent de l’évolution culturelle et de l’appropriation d’instruments psychologiques
Elles se développent grâce aux réflexes qui deviennent progressivement symboliques
Elles apparaissent par l’exercice individuel avant toute influence de la société
Elles proviennent principalement de la maturation biologique des capacités initiales

Elles résultent de l’évolution culturelle et de l’appropriation d’instruments psychologiques

Explication

Vygotski explique les fonctions psychiques supérieures par l’évolution historique et culturelle ainsi que par l’appropriation des instruments psychologiques de la société. Les réduire à la maturation biologique ou à l’exercice individuel néglige leur médiation culturelle.

29. Quelle distinction Vygotski établit-il entre développement naturel et développement culturel ?

Le naturel désigne la pensée symbolique, tandis que le culturel concerne les réflexes précoces
Le naturel concerne les capacités initiales, tandis que le culturel vient de l’appropriation sociale
Le naturel vient de l’apprentissage social, tandis que le culturel dépend des capacités initiales
Le naturel apparaît après le langage, tandis que le culturel précède toute capacité de l’enfant

Le naturel concerne les capacités initiales, tandis que le culturel vient de l’appropriation sociale

Explication

Le développement naturel est lié aux capacités initiales de l’enfant, alors que le développement culturel résulte de l’appropriation des outils et des pratiques sociales. Les autres formulations inversent cette distinction ou attribuent aux deux développements des caractéristiques qui ne leur correspondent pas.

30. Selon Vygotski, dans quel ordre une capacité psychique se développe-t-elle ?

Elle apparaît d’abord entre les personnes, puis s’intériorise au niveau individuel
Elle apparaît d’abord individuellement, puis se diffuse progressivement entre les personnes
Elle se développe d’abord par maturation autonome, puis reçoit une influence sociale
Elle apparaît simultanément dans les échanges sociaux et dans la pensée individuelle

Elle apparaît d’abord entre les personnes, puis s’intériorise au niveau individuel

Explication

Pour Vygotski, chaque capacité psychique apparaît d’abord au niveau social, entre les personnes, avant de devenir individuelle par intériorisation. Le développement autonome ou l’apparition simultanée ne rendent pas compte de la priorité de l’interpsychique sur l’intrapsychique.

31. Laquelle décrit correctement la zone proximale de développement chez l’enfant ?

La différence entre les connaissances scolaires de l’enfant et celles qu’il pourra acquérir à l’âge adulte
L’ensemble des problèmes que l’enfant réussit déjà à résoudre seul dans une situation donnée
L’écart entre ce que l’enfant réussit seul et ce qu’il réussit avec l’aide d’un partenaire plus compétent
La période durant laquelle l’enfant acquiert spontanément des stratégies sans interaction sociale

L’écart entre ce que l’enfant réussit seul et ce qu’il réussit avec l’aide d’un partenaire plus compétent

Explication

La zone proximale de développement correspond à la distance entre le niveau de résolution autonome et le niveau atteint avec une aide compétente. Le niveau actuel désigne, lui, ce que l’enfant parvient déjà à faire seul.

32. Quel est l’objectif principal de l’étayage dans une situation d’apprentissage ?

Fournir à l’enfant la solution complète afin qu’il puisse reproduire immédiatement la procédure
Évaluer les connaissances de l’enfant en limitant les échanges avec son partenaire
Remplacer l’activité de l’enfant par une démonstration experte réalisée pendant toute la tâche
Permettre à l’enfant d’organiser progressivement ses conduites afin de résoudre seul un problème

Permettre à l’enfant d’organiser progressivement ses conduites afin de résoudre seul un problème

Explication

L’étayage constitue un soutien cognitif guidé qui aide progressivement l’enfant à devenir autonome face à un problème initialement trop difficile. Une démonstration ou une solution fournie peut soutenir l’apprentissage, mais ne résume pas l’objectif général de l’étayage.

33. Quelle succession correspond le mieux à certaines étapes du développement précoce du langage ?

Premiers mots vers 1 à 4 mois, syntaxe vers 10 mois, puis explosion du vocabulaire vers 20 mois
Premiers mots vers 10 à 14 mois, explosion du vocabulaire vers 18 mois, puis syntaxe vers 20 mois
Explosion du vocabulaire vers 10 mois, premiers mots vers 18 mois, puis phonèmes vers 20 mois
Syntaxe vers 1 à 4 mois, premiers mots vers 10 mois, puis reconnaissance des phonèmes vers 18 mois

Premiers mots vers 10 à 14 mois, explosion du vocabulaire vers 18 mois, puis syntaxe vers 20 mois

Explication

Les premiers mots apparaissent généralement vers 10 à 14 mois, suivis d’une forte expansion du vocabulaire autour de 18 mois et de l’apparition de la syntaxe vers 20 mois. La reconnaissance fine des phonèmes précède ces étapes, entre 1 et 4 mois.

34. Quelle opposition distingue correctement les théories de Skinner et de Chomsky sur l’acquisition du langage ?

Skinner met l’accent sur une capacité innée, tandis que Chomsky invoque le renforcement
Skinner met l’accent sur le renforcement, tandis que Chomsky invoque une capacité innée
Skinner explique le langage par la maturation cognitive, tandis que Chomsky invoque l’imitation sociale
Skinner explique le langage par la coopération, tandis que Chomsky invoque la résolution de conflits

Skinner met l’accent sur le renforcement, tandis que Chomsky invoque une capacité innée

Explication

La théorie béhavioriste de Skinner attribue l’acquisition du langage au renforcement environnemental, tandis que la théorie innéiste de Chomsky insiste sur une capacité innée. Les autres oppositions ne correspondent pas à ces deux théories.

35. Comment Bandura décrit-il le fonctionnement psychologique dans son approche sociocognitive ?

Comme une activité mentale indépendante des comportements observables et des conditions de l’environnement
Comme une interaction continue entre comportements, cognitions et environnement, chacun pouvant influencer les autres
Comme une succession déterminée où l’environnement produit les comportements avant de modifier les cognitions
Comme un apprentissage produit principalement par le renforcement, sans influence réciproque entre les facteurs

Comme une interaction continue entre comportements, cognitions et environnement, chacun pouvant influencer les autres

Explication

Pour Bandura, les comportements, les cognitions et l’environnement s’influencent mutuellement au sein d’une interaction continue. Cette conception s’oppose à une causalité unique venant de l’environnement ou à une séparation entre activité mentale et conduite.

36. Dans l’approche de Bandura, de quoi dépend la force respective des influences entre comportements, cognitions et environnement ?

D’un ordre fixe où l’environnement domine les cognitions et les comportements
Du niveau de langage atteint avant l’apparition des conduites observables
De la quantité de renforcement reçue, indépendamment du contexte et de la personne
Des caractéristiques de chaque individu et de la situation qu’il vit

Des caractéristiques de chaque individu et de la situation qu’il vit

Explication

Bandura considère que l’influence respective des comportements, des cognitions et de l’environnement varie selon les individus et les situations vécues. Elle n’est donc pas organisée selon une hiérarchie fixe ni déterminée par un seul facteur.

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Qu'étudie la psychologie du développement ?

Les changements psychologiques qualitatifs et quantitatifs tout au long de la vie.

Que mesurent les changements quantitatifs en psychologie du développement ?

Ce que l’on peut mesurer.

Que modifient les changements qualitatifs chez une personne ?

La nature de la personne ou son organisation interne.

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