QCM : Introduction à la psychologie et à la sociologie — 58 questions

Questions et réponses du QCM

1. Depuis quelle année les psychologues et les soignants intervenant en prison ne dépendent-ils plus de l’administration pénitentiaire et sont-ils détachés de l’hôpital de secteur ?

Depuis 1998
Depuis 1994
Depuis 1981
Depuis 2002

Depuis 1994

Explication

À partir de 1994, les professionnels de santé intervenant en prison sont détachés de l’hôpital de secteur et ne relèvent plus de l’administration pénitentiaire. La loi de 1998 concerne plutôt le suivi sociojudiciaire et l’injonction de soins.

2. Quelle mesure la loi du 17 juin 1998 a-t-elle instaurée dans le cadre du suivi des auteurs d’infractions ?

Le suivi sociojudiciaire et l’injonction de soins
Le détachement des soignants vers l’hôpital de secteur
La confusion entre peine et traitement médical
La suppression de toute expertise psychiatrique

Le suivi sociojudiciaire et l’injonction de soins

Explication

La loi du 17 juin 1998 a créé le suivi sociojudiciaire ainsi que l’injonction de soins. Le détachement des soignants relève d’une réforme intervenue en 1994.

3. Quelle opposition caractérise le rapport entre la philosophie pénale et les approches déterministes de l’action humaine ?

La philosophie pénale mobilise la responsabilité et le libre arbitre, tandis que le déterminisme invoque des causes conditionnantes.
La philosophie pénale refuse la responsabilité, tandis que le déterminisme considère chaque décision comme entièrement volontaire.
La philosophie pénale attribue les actes à l’inconscient, tandis que le déterminisme fonde la responsabilité sur le choix individuel.
La philosophie pénale explique les conduites par le milieu social, tandis que le déterminisme affirme l’absence de toute cause.

La philosophie pénale mobilise la responsabilité et le libre arbitre, tandis que le déterminisme invoque des causes conditionnantes.

Explication

La philosophie pénale associe la responsabilité à la capacité de choisir, alors que les approches déterministes rapportent l’action à des causes internes, inconscientes ou sociales. Confondre déterminisme et libre choix inverse précisément cette distinction.

4. Comment Spinoza conçoit-il la liberté humaine ?

Comme l’absence complète de toute détermination dans les décisions individuelles.
Comme la possibilité de choisir indépendamment de la nature et des causes qui influencent l’action.
Comme une obéissance aux contraintes sociales permettant d’éviter toute responsabilité personnelle.
Comme le fait d’être déterminé de l’intérieur par sa propre nature plutôt que par des causes extérieures contraires.

Comme le fait d’être déterminé de l’intérieur par sa propre nature plutôt que par des causes extérieures contraires.

Explication

Pour Spinoza, tous les êtres humains sont déterminés, mais la liberté consiste à agir selon sa propre nature plutôt que sous l’effet de causes extérieures opposées. Cette conception ne correspond donc pas à un libre arbitre conçu comme absence de détermination.

5. Quel objet caractérise la psychanalyse fondée notamment sur les travaux de Sigmund Freud ?

L’étude des stigmates physiques permettant d’identifier un criminel dès la naissance.
La mesure statistique des taux de récidive dans différentes populations pénales.
L’analyse des sanctions juridiques destinées à dépasser le bénéfice attendu d’une infraction.
L’exploration des conflits psychiques, des désirs, du passé et des processus inconscients.

L’exploration des conflits psychiques, des désirs, du passé et des processus inconscients.

Explication

La psychanalyse cherche notamment à comprendre les conflits psychiques, les désirs, les expériences passées et l’influence de l’inconscient sur les conduites. Les stigmates physiques relèvent plutôt de la conception anthropologique associée à Lombroso.

6. Selon Beccaria, quelle relation la peine doit-elle entretenir avec le gain attendu d’un crime ?

Elle doit être indépendante de tout calcul concernant l’intérêt attendu de l’infraction.
Elle doit correspondre exactement au gain attendu pour rendre la décision pénale prévisible.
Elle doit le dépasser légèrement afin d’inciter l’auteur potentiel à renoncer à l’infraction.
Elle doit lui être inférieure afin de préserver une proportion favorable à l’auteur condamné.

Elle doit le dépasser légèrement afin d’inciter l’auteur potentiel à renoncer à l’infraction.

Explication

Dans la préface de Des délits et des peines, Beccaria estime que la peine doit excéder légèrement le gain attendu du crime pour rendre celui-ci moins attrayant. Une peine inférieure ou équivalente ne produirait pas le même effet dissuasif.

7. Quelle conception du crime Cesare Lombroso développe-t-il en 1876 dans L’Uomo delinquente ?

Une conception principalement sociale attribuant la criminalité aux conditions du milieu et aux inégalités collectives.
Une conception thérapeutique expliquant les infractions par l’efficacité variable des traitements médicaux.
Une conception juridique définissant le crime par la seule gravité de la peine prononcée.
Une conception anthropologique fondée sur l’idée d’un criminel né présentant des stigmates physiques et psychiques.

Une conception anthropologique fondée sur l’idée d’un criminel né présentant des stigmates physiques et psychiques.

Explication

Lombroso défend en 1876 l’idée d’un criminel né et associe la criminalité à une constitution présentant des stigmates physiques et psychiques. L’importance première accordée au milieu social correspond davantage à l’approche attribuée à Lacassagne.

8. Comment Enrico Ferri distingue-t-il le crime de la criminalité ?

Le crime concerne la récidive, tandis que la criminalité correspond au premier passage à l’acte.
Le crime correspond à une pathologie mentale, tandis que la criminalité désigne une sanction judiciaire.
Le crime est un phénomène social, tandis que la criminalité désigne une décision individuelle isolée.
Le crime est un fait individuel, tandis que la criminalité constitue un phénomène social.

Le crime est un fait individuel, tandis que la criminalité constitue un phénomène social.

Explication

Pour Ferri, le crime renvoie à un fait individuel alors que la criminalité doit être comprise comme un phénomène social. Cette distinction permet de justifier des mesures sociales destinées à prévenir la récidive.

9. Quelle conséquence pénale découle de l’article 122-1 du Code pénal de 1994 selon l’état du discernement ?

L’abolition et l’altération du discernement entraînent toutes deux une irresponsabilité pénale complète.
L’abolition du discernement entraîne l’irresponsabilité pénale, tandis que son altération maintient la responsabilité et influe sur la peine.
L’altération du discernement n’a aucun effet sur la responsabilité ni sur la détermination de la peine.
L’abolition du discernement maintient la responsabilité, tandis que son altération entraîne automatiquement l’irresponsabilité pénale.

L’abolition du discernement entraîne l’irresponsabilité pénale, tandis que son altération maintient la responsabilité et influe sur la peine.

Explication

L’article 122-1 distingue l’abolition du discernement, qui entraîne l’irresponsabilité pénale, de son altération, qui maintient la responsabilité tout en devant être prise en compte dans la peine. Assimiler ces deux situations efface leur différence juridique essentielle.

10. Selon Gabriel Tarde, quel mécanisme joue un rôle fondamental dans l’explication des phénomènes criminels et du lien social ?

La diminution des contacts entre les groupes sociaux
La réaction individuelle face aux sanctions pénales
L’imitation au sein des interactions sociales
La transmission héréditaire de dispositions criminelles

L’imitation au sein des interactions sociales

Explication

Tarde met l’accent sur l’imitation, les interactions sociales et le milieu pour expliquer les phénomènes criminels. L’explication par la transmission héréditaire relève plutôt d’une approche strictement biologique, que Tarde ne privilégie pas.

11. Dans quelle situation la dissociation traumatique peut-elle apparaître ?

Lorsqu’une personne assimile progressivement une expérience difficile
Lorsqu’un événement dépasse les capacités d’intégration psychologique
Lorsqu’une émotion renforce la continuité de la conscience habituelle
Lorsqu’un souvenir est relié aux représentations déjà intégrées

Lorsqu’un événement dépasse les capacités d’intégration psychologique

Explication

La dissociation traumatique apparaît lorsqu’un événement excède les capacités d’intégration psychologique et sépare une expérience de la conscience habituelle. L’assimilation progressive d’une expérience correspond au contraire à un processus d’intégration psychique.

12. Quelle situation correspond à une anomie au sens de Durkheim ?

Des règles partagées qui organisent clairement les conduites sociales
Une sanction collective qui réaffirme les valeurs communes
Des normes affaiblies qui encadrent difficilement les comportements
Une imitation sociale qui facilite l’apprentissage des comportements

Des normes affaiblies qui encadrent difficilement les comportements

Explication

L’anomie désigne une situation où les normes sont affaiblies, peu claires ou perdent leur capacité d’encadrement. Des règles claires et partagées décrivent plutôt un fonctionnement normatif stable.

13. Pourquoi Durkheim considère-t-il le crime comme un fait social normal et universel ?

Parce que sa répression réaffirme les valeurs et renforce la conscience collective
Parce qu’il disparaît lorsque les normes sociales deviennent suffisamment précises
Parce qu’il résulte principalement de caractéristiques biologiques présentes chez certains individus
Parce qu’il exprime une rupture individuelle sans effet sur l’organisation sociale

Parce que sa répression réaffirme les valeurs et renforce la conscience collective

Explication

Pour Durkheim, le crime existe dans toutes les sociétés et sa répression contribue à réaffirmer leurs valeurs ainsi qu’à renforcer la conscience collective. Une explication fondée principalement sur la biologie ne correspond pas à cette analyse sociologique.

14. Comment Michel Foucault caractérise-t-il la prison moderne dans Surveiller et punir ?

Comme une institution centrée sur l’examen médical des troubles mentaux
Comme un lieu où la peine repose principalement sur la réparation matérielle
Comme un dispositif disciplinaire fondé sur surveillance, normalisation et correction
Comme un espace destiné à isoler les détenus de toute influence sociale

Comme un dispositif disciplinaire fondé sur surveillance, normalisation et correction

Explication

Foucault analyse la prison moderne comme un dispositif de pouvoir disciplinaire articulant surveillance, normalisation et correction. L’isolement social ou l’examen médical ne résument pas le fonctionnement disciplinaire qu’il décrit.

15. Dans le modèle du Panoptique, quel effet produit progressivement la surveillance visible et permanente ?

Le détenu intériorise la surveillance et contrôle lui-même son comportement
Le détenu apprend à distinguer les surveillants selon leurs fonctions
Le détenu cesse de percevoir les règles parce que la surveillance devient invisible
Le détenu obéit aux règles après avoir reçu une récompense matérielle

Le détenu intériorise la surveillance et contrôle lui-même son comportement

Explication

Dans le Panoptique, la surveillance visible et permanente est progressivement intériorisée, de sorte que le détenu finit par contrôler lui-même sa conduite. Le mécanisme repose donc sur l’autocontrôle produit par la surveillance, plutôt que sur une récompense matérielle.

16. Quelle distinction oppose correctement psychose et psychopathie ?

La psychose et la psychopathie correspondent toutes deux à une déconnexion nécessaire de la réalité
La psychose altère le rapport à la réalité, tandis que la psychopathie peut exister sans délire
La psychose désigne des traits antisociaux durables, tandis que la psychopathie implique des hallucinations
La psychose concerne les conduites observables, tandis que la psychopathie désigne les conflits inconscients

La psychose altère le rapport à la réalité, tandis que la psychopathie peut exister sans délire

Explication

La psychose comporte une altération importante du rapport à la réalité, avec notamment des délires ou des hallucinations, tandis que la psychopathie renvoie à une personnalité antisociale durable. La psychopathie peut exister sans délire ni déconnexion de la réalité.

17. Quel objet correspond à la définition de la psychologie proposée ici ?

La prise en charge médicale des troubles mentaux diagnostiqués chez les patients
L’étude des normes sociales qui structurent les conduites des groupes humains
L’analyse exclusive des comportements observables dans des situations expérimentales
L’étude des conduites et des opérations physiologiques, motrices, verbales et mentales

L’étude des conduites et des opérations physiologiques, motrices, verbales et mentales

Explication

La psychologie étudie les conduites ainsi que les opérations physiologiques, motrices, verbales et mentales par lesquelles l’individu cherche à se développer. La prise en charge médicale des troubles mentaux relève plutôt de la psychiatrie.

18. Quelle opposition caractérise correctement la psychanalyse et le behaviorisme ?

La psychanalyse privilégie l’environnement, tandis que le behaviorisme explique les conduites par les pulsions
La psychanalyse mesure les récompenses, tandis que le behaviorisme interprète les conflits inconscients
La psychanalyse explore l’inconscient, tandis que le behaviorisme étudie le comportement observable
La psychanalyse décrit les comportements visibles, tandis que le behaviorisme analyse les rêves et les fantasmes

La psychanalyse explore l’inconscient, tandis que le behaviorisme étudie le comportement observable

Explication

La psychanalyse explique le comportement par l’inconscient, les pulsions et les conflits psychiques, alors que le behaviorisme se concentre sur les comportements observables et leur apprentissage par l’environnement. L’analyse des conflits inconscients appartient donc à la psychanalyse, et non au behaviorisme.

19. Que cherche principalement à étudier la psychopathologie ?

Les troubles psychiques, leurs causes, leurs mécanismes et leurs manifestations
Les conduites sociales étudiées indépendamment de toute dimension psychique
Les comportements adaptés sans examiner les écarts au fonctionnement habituel
Les traitements médicaux des maladies somatiques et de leurs symptômes

Les troubles psychiques, leurs causes, leurs mécanismes et leurs manifestations

Explication

La psychopathologie étudie scientifiquement les troubles psychiques et les comportements qui s’écartent du fonctionnement psychologique habituel, ainsi que leurs causes, mécanismes et manifestations. Les maladies somatiques relèvent d’un autre champ, tandis que la psychopathologie porte sur les phénomènes psychiques.

20. Quel est l’objectif central de la psychopathologie ?

Établir les traitements médicaux adaptés aux troubles mentaux
Décrire les comportements criminels à partir de leur contexte social
Mesurer les capacités intellectuelles des personnes sans trouble
Comprendre les mécanismes et les manifestations des troubles psychiques

Comprendre les mécanismes et les manifestations des troubles psychiques

Explication

La psychopathologie étudie scientifiquement les troubles psychiques, leurs mécanismes et leurs manifestations. La prise en charge médicale relève plutôt de la psychiatrie, même si les deux disciplines peuvent être complémentaires.

21. Quelle distinction décrit correctement les rapports entre psychologie, psychopathologie et psychiatrie ?

La psychologie analyse les conduites criminelles, la psychopathologie étudie le fonctionnement normal, et la psychiatrie observe les comportements sociaux
La psychologie étudie le fonctionnement normal et pathologique, la psychopathologie se concentre sur le pathologique, et la psychiatrie prend en charge les troubles mentaux
La psychologie et la psychopathologie étudient le fonctionnement normal, tandis que la psychiatrie recherche les mécanismes inconscients
La psychologie diagnostique les troubles, la psychopathologie prescrit les traitements, et la psychiatrie étudie le fonctionnement psychique normal

La psychologie étudie le fonctionnement normal et pathologique, la psychopathologie se concentre sur le pathologique, et la psychiatrie prend en charge les troubles mentaux

Explication

La psychologie couvre le fonctionnement psychique normal et pathologique, tandis que la psychopathologie se concentre sur le fonctionnement pathologique et que la psychiatrie, discipline médicale, diagnostique et prend en charge les troubles. La confusion principale consiste à attribuer à la psychopathologie les fonctions médicales de la psychiatrie.

22. Selon Jean Bergeret, quelle différence oppose une structure de personnalité à un trait de caractère ?

La structure correspond à un symptôme conscient, tandis que le trait désigne une défense inconsciente durable
La structure varie selon les situations, tandis que le trait reste fixé par une organisation psychique établie précocement
La structure est un comportement observable et temporaire, tandis que le trait constitue une organisation psychique précoce
La structure est une organisation psychique stable et inconsciente, tandis que le trait est une manifestation comportementale plus instable

La structure est une organisation psychique stable et inconsciente, tandis que le trait est une manifestation comportementale plus instable

Explication

Jean Bergeret distingue la structure de personnalité, organisation stable et inconsciente établie précocement, du trait de caractère, manifestation comportementale instable pouvant être empruntée à d’autres structures. Un comportement observable et variable correspond donc davantage au trait qu’à la structure.

23. Quel ensemble de caractéristiques distingue le mieux les structures psychotique et névrotique ?

La structure psychotique altère le rapport à la réalité et peut produire un délire, tandis que la structure névrotique s’accompagne d’angoisse et de refoulement
La structure psychotique exprime un conflit conscient, tandis que la structure névrotique se caractérise par une perte durable du contact avec la réalité
La structure psychotique repose sur l’angoisse et le refoulement, tandis que la structure névrotique entraîne une altération de la réalité et un délire
La structure psychotique se définit par une inhibition sociale, tandis que la structure névrotique repose sur une désorganisation de la pensée

La structure psychotique altère le rapport à la réalité et peut produire un délire, tandis que la structure névrotique s’accompagne d’angoisse et de refoulement

Explication

La psychose implique une rupture ou une altération du rapport à la réalité et peut s’exprimer par le délire, alors que la névrose se caractérise notamment par l’angoisse et le refoulement. Inverser ces caractéristiques constitue la confusion diagnostique centrale entre les deux structures.

24. Quelle description correspond au complexe d’Œdipe dans le développement psychique de l’enfant ?

À l’adolescence, l’enfant rejette ses deux parents afin de construire une identité séparée par opposition familiale
Entre environ 3 et 6 ans, l’enfant éprouve un désir envers un parent et une rivalité avec l’autre, avant un renoncement et une identification
À l’âge scolaire, l’enfant choisit un parent comme modèle et abandonne progressivement toute relation affective avec l’autre
Durant la première année, l’enfant développe un attachement indifférencié aux deux parents, sans rivalité ni désir privilégié

Entre environ 3 et 6 ans, l’enfant éprouve un désir envers un parent et une rivalité avec l’autre, avant un renoncement et une identification

Explication

Le complexe d’Œdipe est situé approximativement entre 3 et 6 ans et comprend un désir envers un parent ainsi qu’une rivalité avec l’autre, puis une résolution par renoncement et identification. Il ne désigne donc pas un attachement indifférencié aux deux parents.

25. Quelle fonction caractérise le DSM dans le champ de la santé mentale ?

Étudier les conduites criminelles afin d’identifier leurs déterminants psychologiques
Classer et décrire les troubles mentaux au moyen d’une classification diagnostique et statistique
Expliquer les mécanismes psychiques inconscients à l’origine de chaque trouble mental
Organiser la prise en charge médicale des patients selon leur histoire personnelle

Classer et décrire les troubles mentaux au moyen d’une classification diagnostique et statistique

Explication

Le DSM est une classification diagnostique et statistique des troubles mentaux, publiée par l’American Psychiatric Association et utilisée notamment en psychiatrie et en psychologie clinique. L’étude des mécanismes psychiques relève plutôt de la psychopathologie.

26. Que marque la publication du DSM-III en 1980 dans l’histoire des classifications des troubles mentaux ?

Le retour à une classification principalement fondée sur une théorie unique et sur des interprétations psychodynamiques
Le passage à une classification plus descriptive et standardisée, fondée sur des critères précis et moins liée à une théorie particulière
La transformation du DSM en modèle explicatif des mécanismes psychiques plutôt qu’en outil de classification
L’abandon des critères diagnostiques précis au profit d’une description libre des symptômes par chaque clinicien

Le passage à une classification plus descriptive et standardisée, fondée sur des critères précis et moins liée à une théorie particulière

Explication

Publié en 1980, le DSM-III introduit une classification plus descriptive et standardisée, reposant sur des critères diagnostiques précis et moins dépendante d’une théorie particulière. Il ne remplace pas la classification par une théorie explicative des mécanismes psychiques.

27. Quelle distinction caractérise le conditionnement classique par rapport au conditionnement opérant ?

Le conditionnement classique associe des stimuli, tandis que l’opérant dépend des conséquences du comportement.
Le conditionnement classique dépend des conséquences, tandis que l’opérant associe des stimuli.
Le conditionnement classique modifie les pensées, tandis que l’opérant régule les émotions.
Le conditionnement classique explore le milieu naturel, tandis que l’opérant mesure les capacités mentales.

Le conditionnement classique associe des stimuli, tandis que l’opérant dépend des conséquences du comportement.

Explication

Le conditionnement classique repose sur l’association entre des stimuli, alors que le conditionnement opérant repose sur les effets d’un comportement. La deuxième proposition inverse précisément ces deux mécanismes.

28. Un comportement devient plus fréquent après l’ajout d’une conséquence favorable : quel processus décrit cette situation ?

Un renforcement opérant qui augmente la probabilité de répétition du comportement.
Une exposition clinique qui explore la signification singulière du comportement.
Une association classique qui relie deux stimuli indépendamment du comportement.
Une accommodation cognitive qui modifie une structure interne de pensée.

Un renforcement opérant qui augmente la probabilité de répétition du comportement.

Explication

Dans le conditionnement opérant, une conséquence favorable peut augmenter la probabilité qu’un comportement se reproduise. L’association classique concerne plutôt le lien entre stimuli et ne dépend pas des conséquences du comportement.

29. Quel objectif correspond à la thérapie cognitivo-comportementale ?

Mesurer des phénomènes mentaux afin de comparer les performances individuelles.
Modifier des pensées et des comportements inadaptés afin d’équilibrer les réactions émotionnelles.
Interpréter les rêves anciens afin de révéler les conflits psychiques inconscients.
Observer les comportements animaux afin de comprendre leur adaptation au milieu.

Modifier des pensées et des comportements inadaptés afin d’équilibrer les réactions émotionnelles.

Explication

La thérapie cognitivo-comportementale aide le patient à modifier ses pensées et comportements inadaptés pour rééquilibrer ses réactions émotionnelles. La mesure des phénomènes mentaux relève plutôt de la psychométrie.

30. Quelle fonction définit le mieux la psychométrie dans l’évaluation psychologique ?

Estimer statistiquement la récidive violente à partir de facteurs associés au risque.
Créer et valider des tests pour quantifier les phénomènes mentaux en complément de l’examen clinique.
Évaluer les traits psychopathiques au moyen de critères cotés sur une échelle.
Explorer qualitativement l’histoire singulière d’une personne au moyen d’un entretien clinique.

Créer et valider des tests pour quantifier les phénomènes mentaux en complément de l’examen clinique.

Explication

La psychométrie crée et valide des tests destinés à quantifier les phénomènes mentaux et à compléter l’examen clinique. L’entretien clinique privilégie davantage l’exploration qualitative et singulière de la personne.

31. Quel est l’objectif principal de la VRAG ?

Estimer statistiquement le risque de récidive violente à partir de facteurs associés à cette récidive.
Décrire qualitativement la personnalité d’une personne au cours d’un entretien clinique.
Mesurer la présence de symptômes anxieux à partir de réponses à un questionnaire.
Évaluer les capacités cognitives générales selon plusieurs domaines de fonctionnement.

Estimer statistiquement le risque de récidive violente à partir de facteurs associés à cette récidive.

Explication

La VRAG est une échelle actuarielle qui estime le risque de récidive violente à partir de facteurs statistiquement associés à ce risque. L’entretien clinique vise plutôt la singularité de la personne et ne constitue pas la fonction spécifique de cette échelle.

32. Quelle caractéristique correspond à la PCL-R ?

Elle cote 10 critères de 0 à 4 pour un score total compris entre 0 et 40.
Elle cote 40 critères de 0 à 1 pour un score total compris entre 0 et 40.
Elle cote 20 critères de 0 à 2 pour un score total compris entre 0 et 40.
Elle cote 30 critères de 0 à 3 pour un score total compris entre 0 et 90.

Elle cote 20 critères de 0 à 2 pour un score total compris entre 0 et 40.

Explication

La PCL-R comprend 20 critères cotés de 0 à 2, ce qui produit un score total de 0 à 40. Le seuil traditionnel de forte présence de traits psychopathiques se situe ensuite entre 30 et 40, et non dans les autres configurations proposées.

33. Que cherche à étudier l’éthologie ?

Les phénomènes mentaux humains au moyen de tests standardisés et validés.
Le comportement des espèces animales dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental.
Les pensées et comportements inadaptés dans une psychothérapie active et brève.
Les conséquences d’un comportement afin d’en modifier la probabilité de répétition.

Le comportement des espèces animales dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental.

Explication

L’éthologie est l’étude scientifique du comportement des espèces animales dans leur milieu naturel ou dans un environnement expérimental. Les tests standardisés relèvent de la psychométrie, qui constitue une démarche différente.

34. Dans le modèle du cerveau triunique de Paul MacLean, quelle fonction est principalement associée au néocortex ?

La privation affective et relationnelle responsable de troubles du développement.
Le raisonnement, le langage, la planification et la décision.
Les comportements instinctifs liés à la survie et aux réactions fondamentales.
Les émotions et la mémoire impliquées dans les réponses affectives.

Le raisonnement, le langage, la planification et la décision.

Explication

Dans ce modèle, le néocortex est associé aux fonctions cognitives supérieures comme le raisonnement, le langage, la planification et la décision. Les émotions et la mémoire sont plutôt attribuées au système limbique.

35. Quel phénomène décrit l’hospitalisme chez le jeune enfant ?

Une progression cognitive fondée sur l’intégration de nouveaux éléments dans les structures existantes.
Une association entre des stimuli qui provoque progressivement une réponse conditionnée.
Des troubles du développement liés à une privation affective prolongée malgré la satisfaction des besoins physiques.
Une augmentation de la probabilité d’un comportement après une conséquence favorable.

Des troubles du développement liés à une privation affective prolongée malgré la satisfaction des besoins physiques.

Explication

L’hospitalisme désigne des troubles du développement provoqués par une privation affective et relationnelle prolongée, même lorsque les besoins physiques sont satisfaits. Les autres propositions décrivent respectivement des mécanismes piagétiens ou comportementaux.

36. Selon Piaget, que se produit-il lorsqu’un enfant assimile puis accommode une nouvelle expérience ?

Il associe deux stimuli puis augmente la fréquence d’un comportement par récompense.
Il intègre de nouveaux éléments puis modifie ses structures internes pour s’y adapter.
Il exprime une privation affective puis développe des troubles relationnels durables.
Il distingue les émotions du raisonnement en séparant le système limbique du néocortex.

Il intègre de nouveaux éléments puis modifie ses structures internes pour s’y adapter.

Explication

L’assimilation intègre de nouveaux éléments dans les structures existantes, tandis que l’accommodation modifie ces structures internes. Le renforcement par récompense appartient au conditionnement opérant et ne décrit pas le processus piagétien.

37. Quelle caractéristique définit le stade sensorimoteur, situé approximativement entre 0 et 2 ans ?

L’enfant utilise principalement des symboles pour représenter les objets
L’enfant coordonne plusieurs points de vue dans un raisonnement logique
L’enfant raisonne grâce à des concepts abstraits et hypothétiques
Le bébé découvre le monde par ses perceptions et ses actions motrices

Le bébé découvre le monde par ses perceptions et ses actions motrices

Explication

Durant le stade sensorimoteur, le bébé explore son environnement par ses sens et ses mouvements, tout en développant progressivement le contrôle musculaire. La pensée symbolique caractérise davantage le stade préopératoire.

38. Quel progrès caractérise principalement le stade préopératoire, qui s’étend approximativement de 2 à 6 ans ?

La compréhension stable de la conservation malgré les transformations perceptives
La maîtrise d’un raisonnement hypothético-déductif appliqué à des idées abstraites
Le développement de la pensée symbolique et une meilleure compréhension du langage
La coordination logique de plusieurs perspectives spatiales et temporelles

Le développement de la pensée symbolique et une meilleure compréhension du langage

Explication

Le stade préopératoire se caractérise par le développement du langage, de la pensée symbolique et d’une intelligence progressivement conceptuelle. Le raisonnement hypothético-déductif appartient au stade des opérations formelles.

39. Un enfant reconnaît que deux portions de pâte restent quantitativement égales après que l’une a été aplatie : quelle notion manifeste-t-il ?

La coordination des perspectives
La pensée hypothético-déductive
La représentation symbolique
La conservation des quantités

La conservation des quantités

Explication

La conservation des quantités correspond à la compréhension qu’une quantité demeure identique malgré une modification de la forme ou de l’apparence. La pensée hypothético-déductive concerne plutôt le raisonnement abstrait des opérations formelles.

40. Quelle capacité apparaît avec le stade des opérations formelles, à partir d’environ 12 ans ?

Réfléchir à des concepts abstraits par un raisonnement hypothético-déductif
Employer surtout des symboles sans raisonnement logique suffisamment flexible
Explorer le monde principalement grâce aux perceptions et aux mouvements
Comprendre les relations spatiales et temporelles à partir d’objets concrets

Réfléchir à des concepts abstraits par un raisonnement hypothético-déductif

Explication

Le stade des opérations formelles permet de raisonner sur des idées abstraites et de tirer des conséquences à partir d’hypothèses. L’exploration sensorimotrice relève du premier stade, tandis que le raisonnement lié aux objets concrets caractérise un stade antérieur.

41. Comment Freud définit-il la pulsion ?

Une règle morale intériorisée qui impose une limite aux désirs individuels
Une représentation consciente qui organise les perceptions du monde extérieur
Une force inconsciente issue du corps qui vise la décharge de son énergie
Une conduite biologique programmée qui déclenche directement une réponse adaptée

Une force inconsciente issue du corps qui vise la décharge de son énergie

Explication

Pour Freud, la pulsion est une force inconsciente située entre le psychique et le somatique, provenant d’une source corporelle et orientée vers une décharge. Une conduite directement biologique correspond davantage à la notion d’instinct.

42. Quelle opposition décrit correctement la pulsion de vie et la pulsion de mort ?

La première impose les interdits sociaux, tandis que la seconde adapte les désirs aux contraintes extérieures
La première organise et maintient la vie, tandis que la seconde tend à désorganiser et réduire la tension
La première provient du monde extérieur, tandis que la seconde résulte de l’intériorisation des règles parentales
La première recherche la satisfaction immédiate, tandis que la seconde produit une pensée logique et différée

La première organise et maintient la vie, tandis que la seconde tend à désorganiser et réduire la tension

Explication

La pulsion de vie tend à unir, organiser et préserver la vie, alors que la pulsion de mort vise la réduction des tensions et une tendance désorganisatrice. Les autres propositions attribuent à ces pulsions des fonctions relevant plutôt des instances psychiques.

43. Quelle fonction caractérise principalement le Ça dans la théorie freudienne ?

Organiser la pensée consciente selon des raisonnements logiques et différés
Réguler les conflits psychiques en tenant compte des exigences de la réalité
Intérioriser les interdits parentaux et les normes sociales
Chercher la satisfaction immédiate des pulsions selon le principe de plaisir

Chercher la satisfaction immédiate des pulsions selon le principe de plaisir

Explication

Le Ça est le réservoir pulsionnel archaïque qui cherche une satisfaction immédiate sous la domination du principe de plaisir. La prise en compte de la réalité relève plutôt du Moi.

44. Pourquoi le Moi est-il considéré comme une instance régulatrice et défensive ?

Parce qu’il rassemble les interdits parentaux et les règles sociales intériorisées
Parce qu’il réduit les tensions en orientant l’organisme vers un état inorganique
Parce qu’il cherche à équilibrer les exigences du Ça, du Surmoi et du monde extérieur
Parce qu’il exprime directement les pulsions sans considération pour la morale ou la réalité

Parce qu’il cherche à équilibrer les exigences du Ça, du Surmoi et du monde extérieur

Explication

Le Moi régule les conflits entre les pulsions, les interdits et les contraintes du monde extérieur, tout en mobilisant des défenses. La recherche d’une satisfaction pulsionnelle immédiate décrit plutôt le fonctionnement du Ça.

45. Quels systèmes la première topique freudienne distingue-t-elle ?

L’inconscient, le préconscient et le conscient
La pulsion de vie, la pulsion de mort et l’instinct
Le désir, l’angoisse et le symptôme
Le Ça, le Moi et le Surmoi

L’inconscient, le préconscient et le conscient

Explication

La première topique décrit trois systèmes liés aux niveaux de conscience : l’inconscient, le préconscient et le conscient. Le Ça, le Moi et le Surmoi appartiennent à la deuxième topique.

46. Quelle distinction correspond à la deuxième topique freudienne ?

Elle distingue le Ça, le Moi et le Surmoi comme instances psychiques en conflit possible
Elle distingue le désir, l’angoisse et le symptôme comme manifestations observables
Elle distingue l’inconscient, le préconscient et le conscient comme systèmes de conscience
Elle distingue la pulsion de vie, la pulsion de mort et l’instinct comme conduites biologiques

Elle distingue le Ça, le Moi et le Surmoi comme instances psychiques en conflit possible

Explication

La deuxième topique distingue les trois instances psychiques que sont le Ça, le Moi et le Surmoi, susceptibles d’entrer en conflit. La distinction entre inconscient, préconscient et conscient appartient à la première topique.

47. Que se produit-il lorsqu’un contenu inconscient fait irruption et provoque de l’angoisse ?

Le Surmoi abandonne les interdits afin de permettre une satisfaction immédiate des pulsions
Le préconscient supprime toute tension en empêchant durablement l’accès aux représentations
Le Ça transforme directement le contenu inconscient en raisonnement logique et conscient
Le Moi mobilise des mécanismes de défense comme le déni, le refoulement ou le clivage

Le Moi mobilise des mécanismes de défense comme le déni, le refoulement ou le clivage

Explication

L’irruption d’un contenu inconscient peut susciter de l’angoisse, ce qui conduit le Moi à mobiliser des défenses comme le déni, le refoulement ou le clivage. Le Ça ne régule pas cette angoisse et le Surmoi ne renonce pas pour autant à ses interdits.

48. Quelle caractéristique décrit le mieux la phase orale du développement psychosexuel freudien ?

Elle se centre sur la propreté, la rétention et l’expulsion des selles.
Elle se centre sur la bouche, la succion et la dépendance à la mère.
Elle se centre sur les apprentissages, les relations sociales et la sublimation.
Elle se centre sur la curiosité génitale et la différence des sexes.

Elle se centre sur la bouche, la succion et la dépendance à la mère.

Explication

La phase orale, située approximativement durant la première année, s’organise autour de la bouche, de la succion, de l’alimentation et de la dépendance à la mère. La propreté et le contrôle des selles caractérisent plutôt la phase anale.

49. Un enfant âgé d’environ deux ans manifeste une forte opposition pendant l’apprentissage de la propreté ; à quelle phase freudienne cette situation renvoie-t-elle principalement ?

À la phase anale, centrée sur le contrôle du corps et l’autonomie.
À la phase phallique, centrée sur la curiosité génitale et l’Œdipe.
À la période de latence, centrée sur les apprentissages et les relations sociales.
À la phase orale, centrée sur la succion et la dépendance maternelle.

À la phase anale, centrée sur le contrôle du corps et l’autonomie.

Explication

La phase anale, située approximativement entre un et trois ans, concerne la rétention, l’expulsion, la propreté, l’autonomie et l’opposition. La curiosité concernant les organes génitaux et le complexe d’Œdipe appartiennent plutôt à la phase phallique.

50. Quel ensemble de processus caractérise le complexe d’Œdipe dans la théorie freudienne ?

Attachement à un parent, rivalité envers l’autre, identification et intériorisation des interdits.
Exploration de la bouche, dépendance alimentaire, contrôle des sphincters et opposition.
Diminution sexuelle, sublimation, autonomie corporelle et découverte de la différence des sexes.
Curiosité génitale, apprentissage scolaire, relations sociales et déplacement pulsionnel.

Attachement à un parent, rivalité envers l’autre, identification et intériorisation des interdits.

Explication

Le complexe d’Œdipe associe l’attachement au parent du sexe opposé, la rivalité envers celui du même sexe, puis l’identification et l’intériorisation des interdits parentaux. La diminution de l’expression sexuelle et la sublimation relèvent plutôt de la période de latence.

51. Que devient principalement l’énergie pulsionnelle pendant la période de latence ?

Elle s’organise autour de la rétention des selles et de l’apprentissage de la propreté.
Elle s’oriente vers la curiosité génitale et la rivalité entre les parents.
Elle se déplace vers les apprentissages, les relations sociales et la sublimation.
Elle se concentre sur la succion, l’alimentation et la dépendance à la mère.

Elle se déplace vers les apprentissages, les relations sociales et la sublimation.

Explication

Pendant la période de latence, l’expression sexuelle diminue et l’énergie pulsionnelle est investie dans les apprentissages, les relations sociales et la sublimation. La succion et l’alimentation appartiennent à la phase orale, tandis que la propreté relève de la phase anale.

52. Comment Winnicott définit-il la fonction d’une mère suffisamment bonne ?

Elle protège l’enfant de toute frustration afin de maintenir une présence constamment satisfaisante.
Elle transforme directement les expériences émotionnelles brutes en représentations intégrables.
Elle répond aux besoins de l’enfant puis lui permet progressivement d’éprouver l’absence.
Elle impose rapidement la séparation pour favoriser l’autonomie et limiter la dépendance.

Elle répond aux besoins de l’enfant puis lui permet progressivement d’éprouver l’absence.

Explication

La mère suffisamment bonne s’adapte d’abord aux besoins de l’enfant, puis introduit progressivement l’absence et le manque nécessaires au désir et aux représentations. La transformation d’expériences brutes en éléments intégrables relève plutôt de la rêverie maternelle décrite par Bion.

53. Quelle distinction oppose correctement le vrai self et le faux self chez Winnicott ?

Le vrai self exprime l’authenticité, tandis que le faux self protège par adaptation défensive.
Le vrai self protège par conformité, tandis que le faux self exprime l’authenticité personnelle.
Le vrai self transforme les éléments bêta, tandis que le faux self organise la triangulation œdipienne.
Le vrai self dépend de la propreté, tandis que le faux self apparaît durant la période de latence.

Le vrai self exprime l’authenticité, tandis que le faux self protège par adaptation défensive.

Explication

Le vrai self correspond au noyau authentique de la personnalité, alors que le faux self constitue une façade défensive adaptée à un environnement peu fiable ou hostile. La transformation des éléments bêta appartient au modèle de Bion, et non à cette distinction winnicottienne.

54. Dans le modèle de Bion, que se passe-t-il lorsque la mère exerce sa fonction de rêverie ?

Elle renforce le faux self afin que l’enfant s’adapte à un environnement vécu comme hostile.
Elle transforme les éléments bêta bruts du bébé en éléments alpha progressivement intégrables.
Elle remplace les éléments alpha par des sensations corporelles destinées à maintenir la dépendance.
Elle organise les interdits parentaux pour permettre la séparation et la triangulation œdipiennes.

Elle transforme les éléments bêta bruts du bébé en éléments alpha progressivement intégrables.

Explication

Selon Bion, le bébé éprouve des éléments bêta bruts que la mère transforme psychiquement avant de les restituer sous forme d’éléments alpha intégrables. Le faux self relève de Winnicott, tandis que la séparation et la triangulation concernent la dynamique œdipienne.

55. Quelle condition permet de distinguer l’inceste de l’incestuel ?

L’inceste correspond à une domination entre générations, alors que l’incestuel renvoie à toute rivalité entre parents.
L’inceste comporte une relation sexuelle interdite par le lien de parenté, alors que l’incestuel désigne une atmosphère familiale.
L’inceste désigne une confusion des générations sans acte sexuel, alors que l’incestuel comporte une relation sexuelle interdite.
L’inceste décrit une violence psychique, alors que l’incestuel désigne une relation sexuelle autorisée entre proches.

L’inceste comporte une relation sexuelle interdite par le lien de parenté, alors que l’incestuel désigne une atmosphère familiale.

Explication

L’inceste est défini par une relation sexuelle interdite en raison d’un lien de parenté, tandis que l’incestuel renvoie au brouillage familial des limites et des places. L’incestuel ne nécessite donc pas le passage à l’acte sexuel.

56. Quelle conception de l’inceste Dorothée Dussy met-elle en avant ?

Elle le décrit comme une atmosphère familiale diffuse pouvant exister sans relation sexuelle entre proches.
Elle le décrit comme une organisation où le fantasme sexuel devient central sans nécessairement impliquer un rapport familial.
Elle le décrit comme une étape de différenciation permettant à l’enfant d’intérioriser les interdits.
Elle le décrit comme une relation de domination d’un aîné sur un cadet, sans inceste heureux et consenti.

Elle le décrit comme une relation de domination d’un aîné sur un cadet, sans inceste heureux et consenti.

Explication

Pour Dorothée Dussy, l’inceste est une relation de domination et de pouvoir exercée par un aîné sur un cadet, et il n’existe pas d’inceste heureux et consenti. L’atmosphère familiale sans acte sexuel correspond plutôt à la notion d’incestuel.

57. Pourquoi l’inceste produit-il une double violence selon cette distinction ?

Il associe un traumatisme psychique à une disqualification qui fragilise la confiance et la capacité de penser.
Il associe une confusion des générations à une absence de relation sexuelle dans l’espace familial.
Il associe une dépendance maternelle à un apprentissage de la propreté vécu comme une opposition.
Il associe une rivalité œdipienne à une identification permettant l’intériorisation des interdits parentaux.

Il associe un traumatisme psychique à une disqualification qui fragilise la confiance et la capacité de penser.

Explication

L’inceste provoque une violence traumatique que l’enfant ne peut pas psychiquement traiter et une violence de disqualification qui atteint sa confiance, ses perceptions et sa pensée. La confusion des générations sans relation sexuelle décrit plutôt l’incestuel.

58. Quelle opposition Racamier établit-il entre l’Œdipe et l’anti-Œdipe ?

L’Œdipe décrit une relation sexuelle interdite, tandis que l’anti-Œdipe décrit une atmosphère familiale sans acte sexuel.
L’Œdipe organise la sexualité et le fantasme, tandis que l’anti-Œdipe désigne le passage à l’acte dans la relation familiale.
L’Œdipe favorise la séparation et la différenciation des places, tandis que l’anti-Œdipe entretient la fusion et la confusion.
L’Œdipe entretient la fusion et l’absence de triangulation, tandis que l’anti-Œdipe favorise les interdits et la séparation.

L’Œdipe favorise la séparation et la différenciation des places, tandis que l’anti-Œdipe entretient la fusion et la confusion.

Explication

Chez Racamier, l’Œdipe permet la séparation, la différenciation des places et l’intériorisation des interdits, alors que l’anti-Œdipe maintient la fusion et empêche la triangulation. La distinction entre relation sexuelle interdite et atmosphère familiale relève plutôt de l’inceste et de l’incestuel.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 70 flashcards sur Introduction à la psychologie et à la sociologie.

Depuis quelle année les psychologues en prison dépendent-ils de l'hôpital de secteur?

Depuis 1994.

Quelle loi a instauré le suivi sociojudiciaire en France?

La loi du 17 juin 1998.

Quelle mesure la loi du 17 juin 1998 a-t-elle instaurée en plus du suivi sociojudiciaire?

L'injonction de soins.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Introduction à la psychologie et à la sociologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM