Fiche de révision : Introduction à la psychologie et ses courants

Plan du Cours

  1. Qu’est-ce que la psychologie
  2. Courants de la psychologie au vingtième siècle
  3. Psychanalyse et concept d’inconscient
  4. Behaviorisme et psychologie du comportement
  5. Psychologie cognitive de Jean Piaget
  6. Hérédité et milieu : définitions et enjeux
  7. L’inné dans le comportement humain
  8. L’enfant avant la naissance : désir et limites
  9. L’enfant de 0 à 18 mois : réflexes et réactions
  10. L’enfant de 1 à 3 ans : autonomie et langage
  11. L’enfant de 3 à 5 ans : perception et raisonnement
  12. Période de latence et refoulement de l’Œdipe

1. Qu’est-ce que la psychologie

Notions clés & Définitions

  • Psychologie : La psychologie est une discipline qui étudie le comportement humain en cherchant ce qui ne s’explique pas uniquement par la physiologie.
  • Psuchè et logos : L’étymologie relie psuchè (âme ou esprit) et logos (raison, science, discours) et suggère une origine liée à l’esprit.
  • Psychologie scientifique : La psychologie scientifique se définit par opposition à une explication purement métaphysique de l’âme, en privilégiant l’observation.
  • Psychosociologie : La psychosociologie étudie comment l’environnement social immédiat peut influencer le comportement et les opinions d’un individu.
  • Observation : L’observation est la base du travail scientifique en psychologie pour comprendre le comportement humain.

Points essentiels

  • La psychologie aborde notamment la motricité et son développement, l’évolution de l’intelligence, la vie sexuelle et affective, la relation inné/acquis et l’influence des groupes.
  • La psychologie scientifique ne s’installe pas sur le terrain métaphysique de l’âme, mais cherche ce qui, dans le comportement, ne relève pas d’une explication strictement physiologique.
  • Le travail scientifique en psychologie s’appuie principalement sur l’observation et vise à la fois la connaissance et des applications en éducation et en thérapie.
  • L’étymologie de psychologie (psuchè + logos) renvoie à l’âme ou l’esprit, ce qui implique une hypothèse de principe immatériel distinct du corps.
  • La psychosociologie traite l’effet du contexte social immédiat sur le comportement et l’opinion de l’individu.
  • Le cours annonce une initiation centrée sur l’évolution psychologique de l’être humain, sans traiter en détail la psychopathologie.

Astuce mémo

Mot-clés : Corps + Intelligence + Affectif + Inné/Acquis + Groupes (psychologie = comportement, pas seulement physiologie).

2. Courants de la psychologie au vingtième siècle

Notions clés & Définitions

  • Psychanalyse : La psychanalyse est une théorie fondée par Sigmund Freud qui postule l’existence d’un inconscient influençant la personnalité et le comportement.
  • Inconscient : L’inconscient est le siège des désirs et souvenirs refoulés, avec une résistance à leur retour dans la conscience.
  • Behaviorisme : Le behaviorisme est un courant qui étudie scientifiquement le comportement en se limitant aux relations entre stimuli et réponses.
  • Psychologie cognitive : La psychologie cognitive étudie les fonctions mentales comme la perception, l’attention, la mémoire, le langage et les activités intellectuelles.
  • Psychologie génétique : La psychologie génétique est l’approche de Piaget qui cherche, à partir de l’étude de l’enfant, des mécanismes généraux de l’intelligence et de la perception.

Points essentiels

  • Freud élabore la psychanalyse au début du XXe siècle et relie l’inconscient à des troubles psychiques et à la thérapie des névroses.
  • Les cas d’hystérie décrits par Freud présentent souvent des troubles fonctionnels sans lésion organique observable, interprétés comme des souvenirs pénibles déguisés en symptômes.
  • Le refoulement est une défense contre des dangers liés à des conflits internes entre désirs profonds et aspirations morales.
  • La cure psychanalytique repose sur la libre parole, où résistances, silences et lapsus laissent émerger progressivement l’inconscient.
  • Le complexe d’Œdipe est nommé par Freud en référence à Œdipe Roi et renvoie à une sexualité infantile avec désir du parent de sexe opposé et rivalité avec le parent du même sexe.
  • La sexualité infantile se répartit sur des zones érogènes (bouche, anus, urètre, épiderme) et non seulement sur la zone génitale comme chez l’adulte, d’où la notion de sexualité « perverse » au sens freudien du détournem

Astuce mémo

Psychanalyse = Inconscient + Refoulement ; Behaviorisme = Stimulus-Réponse ; Piaget = Stades de l’intelligence.

3. Psychanalyse et concept d’inconscient

Notions clés & Définitions

  • Inconscient : L’inconscient désigne, en psychanalyse, l’ensemble des contenus psychiques non accessibles directement à la conscience, mais agissants sur les pensées et comportements.
  • Fantasmatisation : La fantasmatisation est l’élaboration imaginaire de l’enfant à naître, qui influence les affects et la relation vécue pendant la grossesse.
  • Enfant imaginaire : L’enfant imaginaire correspond à la représentation construite par les parents avant la naissance, présente comme une “absence” ressentie et projetée.
  • Enfant réel : L’enfant réel est l’enfant tel qu’il existe concrètement, dont l’accueil dépend de la manière dont la relation parentale s’est préparée et ajustée.

Points essentiels

  • La séparation hérédité/milieu est discutée car une potentialité innée ne se manifeste que si le milieu la stimule, et les connexions nerveuses dépendent des stimulations environnementales.
  • Les expériences de Rosenzweig (1966-72) montrent que l’enrichissement social et sensoriel (jeux variés, groupe actif) augmente la mise en place des synapses et s’accompagne d’un cerveau plus lourd après 90 jours.
  • Les réflexes néo-natals (succion, Moro, agrippement, marche automatique) signalent une normalité à la naissance mais ne constituent pas des bases fondamentales du comportement humain.
  • Les besoins affectifs (attachement, reconnaissance mère-enfant) sont présentés comme liés à des prédispositions innées, avec une complémentarité constante entre inné et milieu.
  • Aucun instinct humain “au sens strict” n’est mis en évidence : les comportements ne sont pas décrits comme entièrement inscrits dans l’hérédité, mais certains besoins peuvent être considérés comme innés.
  • Les processus d’identification, les modèles affectifs et le modèle culturel expliquent comment le milieu façonne des comportements à l’âge adulte (ex : langage, lecture/écriture).

Astuce mémo

Inné + milieu = synapses : sans stimulation, le “germe” ne s’active pas.

4. Behaviorisme et psychologie du comportement

Notions clés & Définitions

  • Behaviorisme : Courant psychologique qui explique le comportement surtout par les relations entre stimuli et réponses observables.
  • Conditionnement : Mécanisme d’apprentissage où la répétition de liens entre un stimulus et une conséquence modifie la probabilité d’une réponse.
  • Réflexes néonatals : Réponses automatiques du nouveau-né qui, avec le temps, deviennent moins mécaniques et davantage orientées vers un but.
  • Réactions circulaires : Formes de répétition d’actions qui se renforcent quand elles produisent un résultat satisfaisant pour l’enfant.

Points essentiels

  • Le comportement de l’enfant se comprend comme une réponse à des situations de dépendance, avec des ajustements progressifs aux stimuli rencontrés.
  • Les réflexes néonatals perdent leur caractère mécanique et deviennent de plus en plus finalisés, comme pour le réflexe de succion.
  • Par accommodation, le bébé module ses réactions selon les situations, et par répétition il rejoue des événements connus qui reviennent.
  • Les réactions circulaires primaires coordonnent deux secteurs d’activité, par exemple un cri et un besoin précis, et apparaissent vers environ 1 mois.
  • La contagion des pleurs est observée quand le bébé entend d’autres nouveau-nés pleurer, ce qui montre une influence du stimulus social.
  • Vers 2 mois 1/2, le bébé relie passé et présent et peut agir par identification (comportement déjà maîtrisé) ou par déplacement (comportement comparable adapté à une situation nouvelle).

Astuce mémo

Stimulus → réponse : réflexes d’abord, puis répétition, puis coordination (cri→besoin), enfin adaptation (identification/déplacement).

5. Psychologie cognitive de Jean Piaget

Notions clés & Définitions

  • Fusion de la mère : La fusion de la mère désigne l’unification, chez l’enfant, de la personne maternelle malgré des émotions opposées (soins, gronder, attente).
  • Évitement de l’étranger : L’évitement de l’étranger correspond au comportement par lequel l’enfant se détourne et se réfugie contre sa mère quand un inconnu apparaît.
  • Angoisse de séparation : L’angoisse de séparation est une peur ressentie quand l’enfant anticipe la rupture ou la perte de la relation avec la mère.
  • Objets transitionnels : Les objets transitionnels sont des objets qui relient le monde intérieur de l’enfant au monde extérieur, en rendant la transition moins brutale.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la perception organisée que l’enfant a de son corps, de ses parties et de sa position dans l’espace, en mouvement comme au repos.

Points essentiels

  • Vers le miroir, l’enfant peut comparer des stimulations internes et externes et distinguer présent et passé, mais il confond encore image et réel.
  • Avant de différencier image et réel, l’enfant peut traiter le reflet comme un double, ce qui alimente la construction progressive de la représentation du corps.
  • La fusion de la mère permet à l’enfant de comprendre qu’une même personne peut être à l’origine d’émotions opposées.
  • Après 6 mois, la reconnaissance des visages humains s’accompagne d’une réaction d’évitement de l’étranger et d’une angoisse autour de 8 mois.
  • L’étranger est perçu comme un « troisième terme » pouvant rompre la relation mère-enfant, ce qui déclenche refuge contre la mère et peur de l’inconnu.
  • L’angoisse de séparation apparaît quand l’enfant anticipe et ressent la succession des états de bien-être ou de malaise plutôt que de vivre seulement le présent.

Astuce mémo

Comparaison → miroir (image ≠ réel) ; reconnaissance → étranger (peur) ; anticipation → séparation (angoisse).

6. Hérédité et milieu : définitions et enjeux

Notions clés & Définitions

  • Période anale : Période de développement où l’enfant apprend à maîtriser l’excrétion et où l’éducation à la propreté façonne fortement les réactions affectives.
  • Analité passive : Forme d’analité liée au plaisir ressenti à sentir l’écoulement et à l’excitation de la muqueuse lors de l’expulsion.
  • Analité active : Forme d’analité liée au plaisir de retenir les selles et à l’intérêt porté aux excréments comme objets manipulables.
  • Ambivalence : Tendance à éprouver en même temps des affects opposés envers la même personne ou la même situation, ici dans les relations autour de la propreté.
  • Style de conduite anale : Concept psychanalytique décrivant un style de comportements issus de la période anale et pouvant influencer la personnalité adulte.

Points essentiels

  • Deux conditions expliquent l’apparition de la période anale : la maîtrise progressive des sphincters par le développement psychomoteur et le contexte culturel et affectif de l’éducation à la propreté.
  • Le plaisir peut avoir deux sources : l’expulsion (caractère passif) ou la rétention et la manipulation (caractère actif).
  • La période anale est associée à une prise d’autonomie : l’enfant distingue davantage monde intérieur et monde extérieur et peut dire non.
  • La relation à autrui devient centrale car l’enfant alterne opposition et soumission dans un cadre ambivalent et conflictuel.
  • La valorisation parentale du rejet et de l’obtention des selles renforce le plaisir de retenir et d’expulser, compris comme échange de reconnaissance et d’affection.
  • Certains psychanalystes relient ce stade à la naissance de composantes de personnalité orientées vers l’agression contre le monde ou contre soi-même (sadisme/masochisme).

Astuce mémo

Passif = Expulser, Actif = Retenir : Propreté = Autonomie + Conflit + Échange.

7. L’inné dans le comportement humain

Notions clés & Définitions

  • Jeu d’exercice : Le jeu d’exercice est une activité répétée par plaisir qui aide l’enfant à s’adapter à des situations et à rechercher du plaisir.
  • Jeu symbolique : Le jeu symbolique est une forme de jeu où l’activité ou le jouet renvoie à autre chose que lui-même, grâce à la représentation.
  • Combinaisons symboliques : Les combinaisons symboliques sont des jeux où l’enfant enchaîne des actions imaginaires en transformant des objets ou des rôles.
  • Crise de trois ans : La crise de trois ans est une période de construction de la personnalité marquée par l’opposition, l’affirmation du moi et une meilleure prise en compte d’autrui.

Points essentiels

  • Le jeu peut être interprété comme une décharge d’énergie, comme une préparation aux tâches futures, ou comme une activité gratuite, et ces explications peuvent coexister.
  • Pendant la première année, l’enfant répète par plaisir des actions déjà expérimentées (ex. secouer un hochet, balancer un objet au-dessus du berceau).
  • Entre 8 et 18 mois, l’enfant ne se contente pas d’adapter une situation : il la transforme en variant la position et en essayant plusieurs possibilités.
  • Vers 18 mois, le jeu symbolique apparaît et s’appuie sur la distance au monde réel, liée au développement du langage.
  • Vers 2 ans, l’enfant transforme la fonction d’un objet en l’assimilant à un autre (ex. utiliser un petit bâton comme un crayon).
  • Après 2 ans, l’enfant réalise des combinaisons symboliques en faisant semblant (ex. donner à manger, donner un bain dans une eau imaginaire trop chaude).

Astuce mémo

Jeu d’exercice = répéter; invention = varier; 18 mois = symbole; après 2 ans = combiner.

8. L’enfant avant la naissance : désir et limites

Notions clés & Définitions

  • Prescription absolue : La prescription absolue est un message parental qui impose un devoir sans laisser de marge de choix à l’enfant.
  • Incitation : L’incitation est un conseil parental formulé comme une mise en garde qui pousse l’enfant à éviter un comportement dangereux.
  • Permission : La permission est une autorisation parentale qui permet à l’enfant d’agir, souvent accompagnée d’un encouragement à se sentir capable.
  • Pouvoir maléfique : Le pouvoir maléfique désigne l’effet par lequel une interdiction peut donner à l’enfant l’idée qu’il peut atteindre un point sensible chez ses parents.
  • Autocontrainte : L’autocontrainte est le processus par lequel l’enfant se force à agir selon des exigences internes issues des valeurs parentales.

Points essentiels

  • Les messages parentaux servent de repères sur ce qui est permis, interdit et attendu, avec une intensité variable selon la liberté accordée.
  • La prescription absolue impose un devoir, l’incitation avertit d’un risque, et la permission autorise puis encourage l’enfant à faire par lui-même.
  • Une interdiction formulée sur un ton agacé peut être vécue comme un signe de faiblesse parentale, donnant à l’enfant un levier pour exercer sa puissance.
  • Les interdictions peuvent aussi produire culpabilité et identification à l’image de « coupable », d’où l’intérêt de formuler positivement les demandes.
  • L’éducation positive vise à valoriser les réussites plutôt que dévaloriser les erreurs, sans supprimer l’existence de règles et d’autorité.
  • Vers 3 ans, l’enfant développe une attitude plus conformiste : il se sent sécurisé en obéissant et cherche à plaire, ce qui prépare une nouvelle image de soi.

Astuce mémo

Interdit = levier ; Positif = sécurité : si tu dis « ne fais pas », l’enfant peut viser le point sensible, alors que « fais comme ça » canalise vers la réussite.

9. L’enfant de 0 à 18 mois : réflexes et réactions

Notions clés & Définitions

  • Pulsions œdipiennes refoulées : Notion psychodynamique où des désirs liés à l’Œdipe sont maintenus hors de la conscience, ce qui influence les comportements ultérieurs de l’enfant.
  • Recherche d’égalité avec les parents : Attitude développementale où l’enfant cherche une relation moins hiérarchique, comme s’il voulait être traité sur un pied d’égalité.
  • Besoin de valorisation : Besoin affectif où l’enfant a besoin d’être reconnu et encouragé pour se sentir capable et digne de confiance.
  • Affirmation et quête d’identité : Processus où l’enfant veut s’affirmer et comprendre qui il est, en construisant progressivement son identité.
  • Dialogue avec l’enfant : Mode d’échange où les questions de l’enfant sont accueillies et traitées par la parole, afin de soutenir son développement.

Points essentiels

  • L’enfant cherche à établir avec ses parents une relation d’égalité plutôt qu’une simple soumission hiérarchique.
  • L’enfant a besoin d’être valorisé et de sentir qu’on lui fait confiance pour soutenir son affirmation.
  • L’enfant veut s’affirmer et se construit une identité, ce qui se manifeste par de nombreuses questions.
  • Les questions de l’enfant doivent être traitées par le dialogue, afin de répondre et d’accompagner son développement.
  • Le refoulement des pulsions œdipiennes contribue à orienter la recherche relationnelle de l’enfant vers une dynamique plus apaisée avec les parents.

Astuce mémo

Égalité + confiance + questions = identité en construction (répondre par le dialogue).

10. L’enfant de 1 à 3 ans : autonomie et langage

Notions clés & Définitions

  • Autonomie : L’autonomie désigne la capacité progressive de l’enfant à agir par lui-même, en s’éloignant de la dépendance aux adultes.
  • Langage : Le langage regroupe les moyens verbaux et non verbaux qui permettent à l’enfant d’exprimer ses besoins, ses émotions et ses intentions.
  • Schéma corporel : Le schéma corporel est la représentation mentale du corps qui sert de repère pour se situer et agir dans l’espace.
  • Image de soi : L’image de soi correspond à la façon dont l’enfant se perçoit et se décrit, influencée par son corps et par le regard des autres.

Points essentiels

  • Le développement de l’autonomie passe par une réorganisation progressive des repères internes et des capacités d’action de l’enfant.
  • Le langage sert de support à l’expression des besoins et des émotions, et aide l’enfant à se faire comprendre dans ses interactions.
  • Quand le corps change, la représentation du corps peut devenir moins stable et demander une réadaptation de l’image de soi.
  • Le corps et l’apparence peuvent fonctionner comme frontière entre l’individu et le monde, en stimulant la relation sociale et l’expression de soi.
  • La construction de l’identité implique de comprendre et d’exprimer ce que l’enfant ressent, notamment quand de nouvelles sensations apparaissent.
  • Les interactions sociales et les attitudes socio-éducatives influencent la manière dont l’enfant ose manifester et exprimer ce qu’il ressent.

Astuce mémo

Autonomie = je fais seul ; langage = je dis/je montre ; corps = repère ; image de soi = ce que je renvoie au monde.

11. L’enfant de 3 à 5 ans : perception et raisonnement

Notions clés & Définitions

  • Période orale : Période de développement décrite comme centrée sur la relation fusionnelle, où le nourrisson cherche à maintenir un lien étroit avec la mère.
  • Principe de plaisir : Principe psychique qui privilégie la satisfaction immédiate des désirs plutôt que la prise en compte des contraintes du réel.
  • Principe de réalité : Principe psychique qui impose d’ajuster ses désirs aux conditions concrètes du monde et au temps.
  • Fixation : Mécanisme psychique où une réponse trouvée dans l’enfance se répète durablement face aux mêmes difficultés.
  • Régresion : Mécanisme psychique où, face à une situation déjà vécue enfant, le sujet réagit comme à l’époque.

Points essentiels

  • La personnalité adulte est présentée comme issue en partie des expériences précoces, avec des difficultés partiellement résolues qui laissent des « cicatrices ».
  • Les comportements adultes peuvent correspondre à des mécanismes de fixation ou de régression vers des périodes antérieures, même après passage à un stade suivant.
  • La personnalité orale est décrite comme une tendance, jamais comme un type pur : on observe des dominances et des mélanges de traits.
  • L’oralité est associée à une difficulté à intégrer le principe de réalité, avec une préférence pour le principe de plaisir.
  • L’oralité est décrite comme une recherche de l’unité fusionnelle et une nostalgie de la présence maternelle, pouvant nourrir insatisfaction et quête d’un idéal.
  • Les traits oraux sont reliés à l’incapacité d’attendre et à une logique « tout ou rien », avec une ambivalence peu intégrée (présence totale ou absence cruelle).

Astuce mémo

Plaisir d’abord, Réalité après : oral = « tout, tout de suite » ; Fixation = même réponse ; Régression = retour enfant.

12. Période de latence et refoulement de l’Œdipe

Notions clés & Définitions

  • Période de latence : Période du développement où l’énergie psychique se détourne des conflits sexuels et se stabilise, ce qui rend les manifestations directes moins visibles.
  • Refoulement : Mécanisme psychique qui pousse hors de la conscience des désirs ou représentations jugés inacceptables, afin de réduire l’angoisse.
  • Œdipe : Ensemble de conflits psychiques centrés sur le désir et la rivalité envers les figures parentales, qui servent de base aux tensions infantiles.
  • Hors circuit : Expression décrivant une mise à l’écart des fonctions, notamment quand des changements cognitifs ou affectifs ralentissent ou diminuent l’activité psychique.

Points essentiels

  • Le refoulement vise à rendre « hors circuit » certaines représentations, ce qui explique leur moindre présence consciente.
  • Les changements cognitifs liés au vieillissement peuvent s’accompagner d’une diminution perçue des facultés (mémoire, etc.), ce qui ressemble à une mise à l’écart fonctionnelle.
  • Les changements affectifs à l’âge avancé varient selon les personnes, mais ils sont influencés par des facteurs déterminants.
  • Trois facteurs sont présentés comme déterminants pour la vieillesse affective : la retraite, la solitude et la prise de conscience de la proximité de la mort.
  • La valeur sociale de la personne âgée dépend du rôle social qu’elle occupe, ce qui peut orienter l’expérience vers le positif ou le négatif.

Astuce mémo

Latence = énergie détournée + refoulement = pensées mises hors circuit.

Repères chronologiques

DateÉvénement
1913Fondation du behaviorisme par John Broadus Watson
1966-72Expériences de Rosenzweig sur l’effet de la vie sociale sur la mise en place des connexions nerveuses
1923Seconde topique chez Freud (introduction du Ça, du Moi et du Surmoi)

Tableaux de synthèse

Courants du XXe siècle

CourantObjet d’étudePrincipe central
PsychanalyseInconscient et conflits psychiquesRefoulement et retour à la conscience via la cure
BehaviorismeComportement observableStimulus-réponse et conditionnement
Psychologie cognitive de PiagetFonctions cognitivesStades du développement de l’intelligence

Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre psychologie scientifique et explication métaphysique de l’âme : la première se fonde sur l’observation et ce qui n’est pas réductible à l’explication physiologique.
  2. Mélanger inconscient et préconscient : l’inconscient contient des contenus refoulés, tandis que le préconscient peut accéder à la conscience.
  3. Croire que le refoulement « supprime » les désirs : dans le cours, il évite la conscience mais les désirs cherchent à se manifester sous forme de symptômes.
  4. Interpréter les stades de Piaget comme identiques en âge pour tous : le schéma est constant mais le rythme et la durée varient selon les individus.
  5. Prendre les réflexes néonatals pour des bases fondamentales du comportement humain : le cours insiste sur leur caractère non fondamental et leur disparition progressive.
  6. Réduire l’intelligence au Q.I. comme mesure définitive : le cours souligne l’imprécision, la part culturelle et le caractère relatif des résultats.
  7. Confondre période de latence et absence de conflits : le cours dit que les conflits sont refoulés et restent actifs en sommeil jusqu’à la puberté.

Checklist Examen

  1. Définir la psychologie, expliquer l’étymologie psuchè/logos et distinguer psychologie scientifique (négative) et terrain métaphysique.
  2. Lister les trois courants du XXe siècle vus (psychanalyse, behaviorisme, psychologie cognitive de Piaget) et donner pour chacun l’objet d’étude.
  3. Expliquer comment Freud élabore l’inconscient à partir des cas d’hystérie (troubles fonctionnels sans lésion) et définir l’inconscient comme siège des désirs/souvenirs refoulés avec résistance.
  4. Définir le refoulement (défense contre dangers liés à des conflits internes) et décrire la mission de la cure (libre parole, résurgence à la conscience).
  5. Présenter le complexe d’Œdipe (sexualité infantile, désir du parent de sexe opposé et haine du parent de même sexe) et distinguer sexualité adulte vs sexualité infantile (zones érogènes).
  6. Décrire les stades de la sexualité selon la psychanalyse (orale, sadico-anale, phallique, latence/refoulement, puberté) et relier la latence à la formation de la personnalité morale.
  7. Expliquer la première topique (inconscient / préconscient / conscient) et la seconde topique (Ça / Moi / Surmoi) en indiquant le rôle de la censure et du principe de réalité.
  8. Expliquer le behaviorisme : éliminer l’explication par la vie intérieure, définir stimulus-réponse et conditionnement, et citer l’accoutumance comme forme élémentaire.
  9. Définir la psychologie cognitive de Piaget et résumer l’idée de psychologie génétique (étudier l’enfant pour résoudre des problèmes généraux).
  10. Donner les grandes étapes des stades de l’intelligence chez Piaget (sensori-moteur, préopératoire, opérations concrètes, opérations formelles) et préciser la conséquence pédagogique (adaptation aux stades).
  11. Dans le chapitre hérédité/milieu : définir hérédité et milieu, expliquer les limites de la génétique (support biologique vs part psychologique), et présenter les risques de confusion (jumeaux séparés, potentialité innée/
  12. Dans le chapitre hérédité/milieu : exposer l’exemple Rosenzweig (1966-72) et l’idée de plasticité cérébrale liée aux stimulations, puis rappeler la dialectique inné/acquis (interaction).
  13. Définir les réflexes néo-natals cités (succion, Moro, agrippement, marche automatique) et expliquer pourquoi ils ne constituent pas des bases fondamentales du comportement.
  14. Expliquer l’absence d’instincts humains au sens strict et définir les besoins affectifs (attachement, reconnaissance) comme liés à des prédispositions innées et au milieu (complémentarité).

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2. Quel rôle l’observation joue-t-elle en psychologie scientifique ?

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Psychologie — définition ?

Étude scientifique du comportement humain.

Courants du XXe siècle — principaux ?

Psychanalyse, behaviorisme, psychologie cognitive de Piaget.

Inconscient — rôle ?

Contenus refoulés influençant pensées et comportements.

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