QCM : Introduction à la science politique (16 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel objet correspond à la science politique ?

L’observation et la théorisation des faits politiques et de l’exercice du pouvoir
L’analyse de l’organisation des territoires et des espaces à plusieurs échelles
L’étude principalement chronologique des faits passés et de leur succession
La description des comportements individuels sans rapport avec les institutions

L’observation et la théorisation des faits politiques et de l’exercice du pouvoir

Explication

La science politique observe, analyse et théorise les faits politiques, l’organisation des pouvoirs, la régulation des conflits et l’exercice du pouvoir. L’étude principalement chronologique du passé relève plutôt de l’histoire, ce qui constitue une distinction importante entre les deux disciplines.

2. Quelle pratique caractérise la démarche des politistes ?

Une opinion politique personnelle formulée à partir d’impressions et de préférences
Une prise de position militante destinée à défendre un programme politique
Une interprétation spontanée des événements sans recours à une méthode explicite
Une analyse objective fondée sur des méthodes rigoureuses et des concepts théoriques

Une analyse objective fondée sur des méthodes rigoureuses et des concepts théoriques

Explication

Les politistes s’appuient sur des méthodes rigoureuses, une analyse objective et la construction de concepts théoriques. Une opinion personnelle peut porter sur la politique, mais elle ne repose pas nécessairement sur une démarche scientifique méthodique.

3. Comment définir l’État dans l’analyse des structures politiques ?

Une communauté culturelle définie par une histoire et des traditions communes
Un principe d’organisation politique et de domination fondé sur une autorité légitime
Une institution administrative chargée de gérer les territoires sans exercer de domination
Un ensemble de mobilisations collectives visant à contester les décisions publiques

Un principe d’organisation politique et de domination fondé sur une autorité légitime

Explication

L’État est un principe d’organisation politique et de domination reposant sur un ordre établi et une autorité légitime. Une simple administration territoriale ne rend pas compte de sa dimension d’organisation politique et de domination.

4. Quelle propriété Max Weber attribue-t-il à l’État moderne ?

La suppression des conflits par l’adhésion spontanée de toute la population
La revendication réussie du monopole de la violence physique légitime
La détention du monopole des ressources économiques produites sur son territoire
La limitation de son autorité aux décisions prises par les organisations privées

La revendication réussie du monopole de la violence physique légitime

Explication

Pour Max Weber, l’État revendique avec succès le monopole de la violence physique légitime. Cette définition concerne l’usage légitime de la contrainte physique, et non la maîtrise de toutes les ressources économiques ou la disparition des conflits.

5. Dans Le Léviathan, quelle fonction Thomas Hobbes attribue-t-il à l’État ?

Assurer l’égalité économique par la suppression de toute propriété privée
Garantir l’ordre et la sécurité en évitant la guerre de tous contre tous
Organiser la compétition électorale entre plusieurs partis politiques concurrents
Préserver les traditions nationales en limitant l’autorité du pouvoir commun

Garantir l’ordre et la sécurité en évitant la guerre de tous contre tous

Explication

Dans Le Léviathan, publié en 1651, Hobbes présente l’État comme une construction destinée à garantir l’ordre et la sécurité. L’absence de pouvoir commun conduit selon lui à la guerre de tous contre tous, et non à une compétition électorale organisée.

6. Quelle proposition décrit correctement les acteurs de la vie politique ?

Les partis politiques et les citoyens constituent les seuls acteurs qui influencent les décisions publiques
Les administrations exécutent des tâches techniques sans prendre de décisions ni exercer de pouvoir
Les groupes de pression contestent les politiques publiques sans pouvoir influencer leur élaboration
Les citoyens, partis, syndicats, groupes de pression, États et administrations peuvent y participer

Les citoyens, partis, syndicats, groupes de pression, États et administrations peuvent y participer

Explication

La vie politique implique des acteurs variés, notamment les citoyens, les partis, les syndicats, les groupes de pression, les États et les administrations. Les administrations et les États peuvent aussi prendre des décisions et exercer directement le pouvoir, tandis que les groupes de pression peuvent influencer les politiques.

7. Qu’est-ce que l’action politique ?

Une opération administrative consistant à appliquer des règles sans participer au pouvoir
Une activité réservée aux citoyens qui manifestent contre les décisions des gouvernements
L’activité de ceux qui participent au gouvernement, au pouvoir ou aux décisions publiques
Une mobilisation collective cherchant à renverser un régime par la contestation

L’activité de ceux qui participent au gouvernement, au pouvoir ou aux décisions publiques

Explication

L’action politique désigne l’activité de ceux qui agissent dans ou pour le gouvernement et participent à la construction du pouvoir ou aux décisions publiques. La manifestation et la contestation relèvent plutôt de formes d’action destinées à influencer ou à renverser des décisions.

8. Quelle forme d’action collective peut exercer une pression sur un gouvernement et parfois renverser un régime ?

Une étude scientifique, une enquête sociale ou une analyse des institutions
Une consultation administrative, une nomination officielle ou une décision réglementaire
Une manifestation, une grève, un mouvement contestataire, une révolte ou une révolution
Une campagne électorale, une réunion parlementaire ou une négociation diplomatique

Une manifestation, une grève, un mouvement contestataire, une révolte ou une révolution

Explication

Les manifestations, les grèves, les mouvements contestataires, les révoltes et les révolutions sont des formes collectives de contestation politique. Elles peuvent peser sur les gouvernements et, dans certains cas, contribuer au renversement des régimes.

9. Laquelle de ces propositions distingue correctement les acteurs étatiques des acteurs non étatiques des relations internationales ?

Les mafias sont des acteurs publics étatiques, tandis que les régions et les villes sont des acteurs privés transnationaux.
Les organisations internationales sont des acteurs étatiques, tandis que les États appartiennent aux acteurs non étatiques.
Les États sont des acteurs privés transnationaux, tandis que les ONG représentent les acteurs publics étatiques.
Les États sont des acteurs publics étatiques, tandis que les ONG et les multinationales sont des acteurs non étatiques.

Les États sont des acteurs publics étatiques, tandis que les ONG et les multinationales sont des acteurs non étatiques.

Explication

Les États relèvent des acteurs publics étatiques, alors que les ONG, les multinationales et les mafias appartiennent aux acteurs non étatiques. Confondre les organisations internationales avec les États revient à négliger la distinction entre institutions interétatiques et acteurs étatiques eux-mêmes.

10. Un conflit entre deux États est soumis à un tribunal qui rend une décision juridique destinée à régler leur différend : quelle pratique est mobilisée ?

La guerre, car le règlement repose sur une démonstration de force militaire.
La médiation sociale, car des acteurs privés organisent une concertation.
La diplomatie, car les gouvernements négocient directement un compromis.
L’arbitrage, car le différend est confié à une procédure juridique.

L’arbitrage, car le différend est confié à une procédure juridique.

Explication

L’arbitrage cherche à régler un conflit par une procédure juridique et une décision applicable aux parties. La diplomatie repose plutôt sur une négociation, tandis que la guerre recourt à la force.

11. Quelle définition correspond à la puissance politique selon Raymond Aron ?

La supériorité militaire mesurée par la quantité d’armes détenues par un État dans une région.
La faculté de contrôler durablement un territoire sans interaction avec les unités politiques voisines.
La possession d’un volume élevé de ressources économiques indépendamment des relations avec les autres acteurs.
La capacité d’influer sur la conduite des autres et d’imposer sa volonté dans les relations internationales.

La capacité d’influer sur la conduite des autres et d’imposer sa volonté dans les relations internationales.

Explication

Pour Raymond Aron, la puissance est une capacité d’influencer la conduite d’autrui et d’imposer sa volonté ; elle constitue donc une relation humaine. La richesse ou la force militaire peuvent contribuer à cette capacité, mais ne la définissent pas à elles seules.

12. Quelle distinction entre géographie et géopolitique est correcte ?

La géographie étudie les conflits entre puissances, tandis que la géopolitique décrit la répartition physique des territoires et des populations.
La géographie observe les relations internationales, tandis que la géopolitique classe les sociétés selon leurs traditions historiques et culturelles.
La géographie analyse les institutions politiques, tandis que la géopolitique reconstitue les événements passés à partir de leurs conséquences territoriales.
La géographie étudie l’organisation des espaces, tandis que la géopolitique analyse les conflits et les rapports de pouvoir qui s’y déploient.

La géographie étudie l’organisation des espaces, tandis que la géopolitique analyse les conflits et les rapports de pouvoir qui s’y déploient.

Explication

La géographie porte sur l’organisation des territoires et des espaces, tandis que la géopolitique étudie les conflits et les rapports de pouvoir dans ces espaces. Réduire la géopolitique à une description territoriale confond son objet avec celui de la géographie.

13. Quelle succession présente correctement les niveaux d’analyse, du plus proche au plus large ?

Locale, régionale, nationale, internationale et mondiale.
Nationale, locale, mondiale, régionale et internationale.
Régionale, internationale, locale, mondiale et nationale.
Mondiale, internationale, nationale, locale et régionale.

Locale, régionale, nationale, internationale et mondiale.

Explication

Les niveaux d’analyse s’étendent de l’échelle locale aux échelles régionale, nationale, internationale et mondiale. Cette progression permet d’élargir l’espace étudié, plutôt que de le limiter à une seule dimension.

14. Comment faut-il analyser un texte rédigé par un spécialiste dans le cadre d’une analyse politique ?

En dégageant ses idées essentielles et en organisant leur articulation plutôt qu’en le traitant comme un document source.
En vérifiant principalement l’authenticité du document et les circonstances matérielles de sa conservation.
En résumant chaque phrase dans son ordre d’apparition sans reconstruire la logique générale de l’auteur.
En recherchant les données statistiques absentes du texte afin de remplacer son argumentation par des chiffres.

En dégageant ses idées essentielles et en organisant leur articulation plutôt qu’en le traitant comme un document source.

Explication

L’analyse d’un texte de spécialiste vise à faire ressortir les idées essentielles et leur organisation argumentative. Le traiter comme un document source conduirait à privilégier son statut documentaire au lieu d’examiner sa construction intellectuelle.

15. Dans une analyse politique, quelle démarche associe correctement deux étapes de la méthodologie ?

Relier le sujet à l’actualité pour conclure, puis organiser les idées afin de remplacer la question posée.
Rédiger l’introduction pour repérer les concepts, puis analyser les exemples afin de formuler les mots-clés.
Vérifier les mots-clés pour comprendre le sujet, puis citer des exemples précis pour étayer la réponse.
Vérifier les mots-clés pour illustrer la réponse, puis citer des exemples précis pour définir le sujet.

Vérifier les mots-clés pour comprendre le sujet, puis citer des exemples précis pour étayer la réponse.

Explication

Les mots-clés servent à analyser et comprendre le sujet, tandis que les exemples précis permettent d’étayer la réponse. Inverser ces fonctions conduit à utiliser les illustrations pour définir le problème au lieu de soutenir l’argumentation.

16. Pour analyser un sujet politique, que signifient les questions « de quoi » et « d’où » ?

« De quoi » concerne les exemples mobilisés, tandis que « d’où » précise les concepts théoriques utilisés.
« De quoi » désigne le phénomène étudié, tandis que « d’où » indique le niveau d’analyse choisi.
« De quoi » renvoie à l’auteur du sujet, tandis que « d’où » identifie la période historique retenue.
« De quoi » indique l’échelle d’analyse, tandis que « d’où » désigne le problème de société étudié.

« De quoi » désigne le phénomène étudié, tandis que « d’où » indique le niveau d’analyse choisi.

Explication

Identifier « de quoi » revient à déterminer le phénomène ou le problème de société étudié, tandis qu’identifier « d’où » revient à préciser l’échelle d’analyse. La confusion entre ces deux questions mélange l’objet du sujet et le point de vue spatial adopté.

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Qu'observe et analyse la science politique ?

Les faits politiques, les sociétés politiques, l’organisation des pouvoirs, la régulation des conflits et l’exercice du pouvoir.

Qu'est-ce que l'État selon sa définition politique ?

Un principe d'organisation politique et de domination fondé sur un ordre établi et une autorité légitime.

Que revendique avec succès l'État selon Max Weber ?

Le monopole de la violence physique légitime.

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